Référence agronomique · France

Agronomie · Sols agricoles

Vers de terre

Lumbricidae · groupes écologiques

Les vers de terre remplissent plusieurs fonctions dans le sol. Les observer par groupes écologiques et avec un protocole répété aide à suivre leur activité sans réduire la parcelle à un seul nombre.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Vers de terre — illustration documentaire (Agronomie, Sols agricoles)
Vers de terre · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Groupe

Lombriciens

Observation

Test bêche

Lecture

Abondance et groupes

Suivi

Même protocole

01 · Guide

Identité, diversité et place des lombriciens en France

Les vers de terre sont des annélides oligochètes terrestres, majoritairement rattachés en Europe agricole à la famille des Lumbricidae. Ils ne forment pas un bloc fonctionnel homogène : taille, pigmentation, profondeur d’habitat, alimentation, vitesse de déplacement, architecture des galeries et sensibilité aux pratiques diffèrent fortement entre espèces. Cette diversité explique pourquoi deux parcelles présentant la même abondance totale peuvent fournir des fonctions très différentes.

02 · Guide

Cycle de vie, reproduction et saisonnalité

Les lombriciens sont hermaphrodites : un même individu possède des organes reproducteurs mâles et femelles, mais la reproduction implique généralement un accouplement avec échange de spermatozoïdes. Après maturation, le clitellum sécrète un cocon dans lequel se développent un ou plusieurs jeunes selon l’espèce et les conditions. Durée d’incubation, âge à maturité, fécondité et longévité diffèrent tellement entre espèces qu’un chiffre unique serait trompeur.

03 · Guide

Les quatre groupes OPVT utilisables au champ

Pour faciliter les observations participatives, l’OPVT utilise quatre groupes : épigés, épi-anéciques (souvent appelés « anéciques tête rouge »), anéciques stricts (« tête noire ») et endogés. Cette partition vise la reproductibilité au champ et ne doit pas être confondue avec une taxonomie d’espèces. Les photographies et clés OPVT sont adaptées à ce niveau de décision.

La clé OPVT doit être utilisée pour la détermination réelle ; les critères ci-dessus ne constituent pas une clé exhaustive.

04 · Guide

Abondance, biomasse, richesse et activité : quatre informations différentes

Une parcelle ne se caractérise pas par un seul nombre. L’abondance (individus/m²) mesure combien d’individus sont capturés ; la biomasse (g/m²) pondère davantage les grands anéciques ; la richesse taxonomique ou le nombre de groupes décrit la diversité ; l’activité s’observe indirectement par les galeries, turricules, disparition de résidus ou dispositifs spécifiques. Deux relevés peuvent donc montrer une abondance identique mais des biomasses et fonctions différentes.

Quatre informations à distinguer dans un relevé de vers de terre.
InformationUnité ou signe observéCe qu’elle ne dit pas seule
AbondanceIndividus par m²La biomasse ni les fonctions
BiomasseGrammes par m²Le nombre d’individus capturés
RichesseNombre de groupes ou de taxonsL’activité de la parcelle
ActivitéGaleries, turricules, résidus disparusLe nombre d’individus capturés

05 · Guide

Drilosphère, bioturbation et turricules

La « drilosphère » désigne les volumes de sol influencés par les vers : parois de galeries, turricules, zones de dépôt de mucus et microhabitats enrichis en matière organique et microorganismes. En ingérant un mélange variable de sol et de matière organique, les lombriciens fragmentent, mélangent et redistribuent les constituants. Les déjections deviennent des agrégats dont les propriétés physiques et chimiques diffèrent temporairement du sol environnant.

06 · Guide

Mettre en place un suivi reproductible

Choisir plusieurs points représentatifs de la parcelle, puis appliquer la même méthode à chaque visite. Noter la surface fouillée, la saison, l’humidité du sol, la culture et l’historique récent des interventions.

Identifier les groupes écologiques lorsque c’est possible et comparer abondance, biomasse et activité sans les confondre. Une faible capture lors d’une journée sèche ou froide ne prouve pas une disparition des vers de terre.

07 · Guide

Relier l’observation aux pratiques

Observer aussi les galeries, turricules et résidus en surface pour comprendre où l’activité se manifeste. Le travail du sol, les apports organiques et la couverture peuvent modifier l’habitat, mais les effets dépendent du contexte.

Répéter la mesure au même moment de l’année permet de distinguer une tendance d’une variation météorologique ponctuelle. Les protocoles OPVT donnent un cadre commun pour comparer les campagnes.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quels groupes OPVT utiliser au champ?

L’OPVT utilise quatre groupes : épigés, épi-anéciques, anéciques stricts et endogés. Cette partition sert à observer au champ et ne remplace pas une clé de détermination.

Une faible capture signifie-t-elle une disparition des vers de terre?

Non. Une faible capture lors d’une journée sèche ou froide ne prouve pas une disparition des vers de terre.

Pourquoi deux relevés ayant la même abondance peuvent-ils différer?

L’abondance ne dit ni la biomasse ni les fonctions. Les grands anéciques pèsent davantage dans la biomasse, et les groupes écologiques n’ont pas tous le même rôle.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.

  1. OPVT – Université de Rennes

    Test bêche vers de terre

    s. d.

  2. OPVT – Université de Rennes

    Protocoles de suivi des vers de terre

    s. d.