01 · Guide
Comprendre les mycorhizes
Une mycorhize est une association durable entre les racines d’une plante et un champignon. Les mycorhizes à arbuscules concernent de nombreuses cultures herbacées ; d’autres formes existent notamment chez les arbres et certaines plantes de milieux acides.
La symbiose échange du carbone issu de la photosynthèse contre des ressources prélevées dans le sol. Elle ne remplace pas l’analyse de fertilité ni la conduite de la culture.
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Quelles cultures sont concernées?
Maïs, légumineuses, plusieurs légumes et de nombreuses plantes pérennes peuvent héberger des champignons mycorhiziens à arbuscules. Toutes les espèces ne répondent pas de la même façon à une inoculation.
Identifier la culture et le précédent avant de raisonner un couvert ou un inoculant ; une réponse mesurée dans une espèce ne se transpose pas automatiquement à une autre.
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Établissement de la symbiose et cycle biologique
Les CMA sont des biotrophes obligatoires: leur cycle dépend d’un partenaire photosynthétique. La symbiose commence par une phase de signalisation. Les plantes libèrent notamment des signaux dans la rhizosphère; les champignons produisent des lipo-chitooligosaccharides et chitooligosaccharides reconnus par des récepteurs végétaux. Les travaux INRAE publiés en 2025-2026 montrent l’implication de plusieurs groupes de récepteurs LysM-RLK dans la perception de ces signaux et l’établissement de la mycorhize.
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Sol, climat et potentiel mycorhizogène
Le « potentiel mycorhizogène » d’un sol correspond à sa capacité à initier et soutenir une colonisation à partir de propagules indigènes viables: spores, hyphes et fragments racinaires colonisés. Il dépend à la fois de l’histoire culturale et de l’environnement. Un sol peut contenir une diversité moléculaire importante mais peu de propagules infectieuses immédiatement disponibles; inversement, une forte densité de propagules d’un nombre limité de taxons peut coloniser rapidement une culture sans garantir une fonction optimale.
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Ce que la symbiose apporte à la culture
Les hyphes explorent un volume de sol complémentaire de celui des racines et transfèrent notamment du phosphore. Le champignon reçoit en retour du carbone produit par la plante. Le bénéfice observé varie avec l’espèce cultivée, la fertilité du sol et l’environnement.
Un taux de colonisation élevé ne prouve pas à lui seul un gain de rendement : il faut mesurer la réponse de la culture dans les conditions de la parcelle.
| Élément | Sens de l’échange ou origine | Condition du bénéfice |
|---|---|---|
| Carbone | De la plante vers le champignon | Photosynthèse de la culture |
| Phosphore | Du champignon vers la plante | Phosphore disponible dans le sol |
| Potentiel mycorhizogène | Propagules indigènes du sol | Histoire culturale et environnement |
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Rotations, couverts et travail du sol
La présence de plantes hôtes entre deux cultures peut contribuer au maintien du réseau mycorhizien. Les effets d’un couvert ou d’une réduction du travail du sol dépendent toutefois de la rotation, du sol et de la gestion de l’interculture.
Comparer les pratiques à l’échelle de plusieurs campagnes plutôt que d’attribuer une variation de rendement à la seule mycorhization.
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Avant d’utiliser un inoculant
Vérifier d’abord la culture hôte, le phosphore disponible, la qualité du sol et les pratiques qui influencent les champignons déjà présents. Un produit commercial doit être évalué sur ses conditions d’emploi et sur des résultats d’essais comparables au contexte local.
Un inoculant n’équivaut pas à une fertilisation phosphatée et son efficacité ne se déduit pas de la seule présence de spores.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Les mycorhizes concernent-elles toutes les cultures?
Non. Maïs, légumineuses, plusieurs légumes et de nombreuses plantes pérennes peuvent héberger des champignons à arbuscules, mais toutes les espèces ne répondent pas de la même façon à une inoculation.
Un inoculant remplace-t-il une fertilisation phosphatée?
Non. Un inoculant n’équivaut pas à une fertilisation phosphatée, et son efficacité ne se déduit pas de la seule présence de spores.
Un taux de colonisation élevé garantit-il un gain de rendement?
Non. Un taux de colonisation élevé ne prouve pas à lui seul un gain de rendement : il faut mesurer la réponse de la culture dans les conditions de la parcelle.





