01 · Référence
Périmètre, méthode et niveau de preuve
La partie 563 du plan directeur SILLOVA demande une page de référence consacrée aux mycorhizes : types de symbioses, rôle dans la nutrition et l’eau, cultures hôtes, effets des rotations et de la fertilisation, applications agronomiques et limites. Le dossier développe ce cahier des charges en priorité pour les systèmes agricoles français, tout en intégrant les résultats internationaux nécessaires pour quantifier les mécanismes et évaluer l’inoculation. Les informations réglementaires sont datées du 21 août 2026.
La hiérarchie documentaire privilégie INRAE Chambres d’agriculture Agro-Transfert Anses E-Phy Code rural et règlement européen puis les méta-analyses et revues scientifiques à comité de lecture Les résultats issus d’un seul essai ne sont jamais transformés en seuil universel Les chiffres d’effet sont associés à leur contexte type d’étude cultures intervention nombre d’observations et limites Les…
02 · Référence
Définition, histoire et grandes catégories de mycorhizes
Le terme mycorhize désigne l’organe et l’interaction résultant de l’association entre une racine et un champignon symbiotique Le champignon reçoit du carbone photosynthétique - sucres et pour les CMA également des lipides - tandis que la plante accède à un réseau d’hyphes beaucoup plus fins que les racines et poils absorbants Ce réseau explore des pores et des microsites auxquels la racine accède difficilement prélève des ressources puis les transfère à l’interface symbiotique INRAE rappelle…
La symbiose mycorhizienne est ancienne à l’échelle de l’évolution terrestre Des travaux pilotés par des équipes françaises ont consolidé l’hypothèse selon laquelle des partenariats plantes-champignons impliqués dans l’échange de nutriments et de lipides étaient déjà associés aux premières étapes de la colonisation des terres par les plantes il y a environ 450 millions d’années S4…
03 · Référence
Anatomie fonctionnelle des mycorhizes à arbuscules
Une mycorhize arbusculaire possède une phase intraracinaire et une phase extraracinaire Le champignon pénètre la racine sans provoquer une nécrose comparable à celle d’un pathogène Il progresse dans le cortex et forme des arbuscules fortement ramifiés structures éphémères où s’effectuent des échanges intenses Certaines lignées produisent aussi des vésicules de réserve À l’extérieur les hyphes forment un réseau qui relie la racine aux volumes de sol voisins Ce réseau constitue la principale explication physique de…
Le réseau mycélien ne doit pas être résumé par un facteur fixe d’ extension racinaire Les sources techniques rapportent parfois des multiplicateurs très élevés de surface ou de volume exploré ces nombres dépendent cependant de la définition du diamètre d’hyphes du sol de l’espèce et de la méthode SILLOVA doit retenir le mécanisme plutôt qu’un…
04 · Référence
Établissement de la symbiose et cycle biologique
Les CMA sont des biotrophes obligatoires : leur cycle dépend d’un partenaire photosynthétique. La symbiose commence par une phase de signalisation. Les plantes libèrent notamment des signaux dans la rhizosphère ; les champignons produisent des lipo-chitooligosaccharides et chitooligosaccharides reconnus par des récepteurs végétaux. Les travaux INRAE publiés en 2025-2026 montrent l’implication de plusieurs groupes de récepteurs LysM-RLK dans la perception de ces signaux et l’établissement de la mycorhize [S2].
Après reconnaissance un appareil de pré-pénétration s’organise dans les cellules racinaires puis le champignon colonise le cortex et forme des arbuscules La plante reprogramme ses transports de phosphore et d’autres nutriments au niveau de l’interface En contrepartie elle transfère du carbone au champignon Les arbuscules ont une durée de vie courte et se renouvellent la…
05 · Référence
Taxonomie, diversité et principaux genres de CMA
La taxonomie des champignons mycorhiziens à arbuscules reste en évolution Une grande partie de la littérature agronomique les classe dans le phylum Glomeromycota certaines classifications phylogénomiques ont utilisé le rang de sous-phylum Glomeromycotina au sein des Mucoromycota Des travaux récents de 2024 rappellent que les rangs et limites de plusieurs taxons restent fluides et que la classification doit combiner données moléculaires et morphologie S37-S39 Pour une base de connaissances agricole il est donc préférable de…
Les inoculants et publications agricoles citent fréquemment Rhizophagus irregularis anciennement Glomus intraradices dans une partie de la littérature Funneliformis mosseae Claroideoglomus etunicatum ou des espèces de Diversispora Acaulospora et Gigaspora Ces noms ne doivent pas être utilisés comme classement de performance les fonctions varient à l’intérieur des genres et selon l’hôte le sol et le…
06 · Référence
Plantes hôtes, dépendance mycorhizienne et exceptions
La plupart des plantes terrestres sont capables d’une forme de mycorhization mais le caractère hôte n’est pas binaire à l’échelle agronomique Il faut distinguer capacité d’être colonisé intensité de colonisation dépendance de croissance à la symbiose bénéfice en conditions données et compatibilité avec un taxon fongique Maïs sorgho légumineuses oignon poireau carotte tomate poivron laitue cucurbitacées vigne et de nombreuses plantes pérennes sont des hôtes courants Les Brassicaceae et plusieurs Amaranthaceae Chenopodiaceae sont classiquement peu…
La dépendance mycorhizienne augmente souvent lorsque l’architecture racinaire seule explore mal le phosphore lorsque le sol présente une disponibilité modérée en P et lorsque la plante est en phase d’installation À l’inverse un génotype moderne sélectionné sous forte fertilisation peut être moins réactif à l’inoculation La méta-analyse de Zhang et al observe d’ailleurs un effet…
07 · Référence
Sol, climat et potentiel mycorhizogène
Le « potentiel mycorhizogène » d’un sol correspond à sa capacité à initier et soutenir une colonisation à partir de propagules indigènes viables : spores, hyphes et fragments racinaires colonisés. Il dépend à la fois de l’histoire culturale et de l’environnement. Un sol peut contenir une diversité moléculaire importante mais peu de propagules infectieuses immédiatement disponibles ; inversement, une forte densité de propagules d’un nombre limité de taxons peut coloniser rapidement une culture sans garantir une fonction optimale.
08 · Référence
Azote, soufre et oligoéléments
Les CMA peuvent transférer de l’azote minéral et certaines formes organiques transformées par le réseau microbien mais la relation avec l’azote est plus complexe que pour le phosphore Une méta-analyse 2024 de 187 études a rapporté toutes conditions confondues une hausse moyenne de 16 de…
| Type | Structure principale | Hôtes dominants | Intérêt agricole |
|---|---|---|---|
| Mycorhize arbusculaire (AM/CMA) | Hyphes intraracinaires, arbuscules, parfois vésicules + mycélium extraracinaire | Très nombreuses plantes herbacées et cultures | Nutrition P, autres nutriments, eau, résilience ; cœur du dossier |
| Ectomycorhize (ECM) | Manteau fongique externe et réseau de Hartig entre cellules | Nombreux arbres : pins, chênes, hêtres, bouleaux, etc. | Forêt, pépinière, trufficulture et production ligneuse |
| Éricoïde | Pelotons hyphaux dans cellules de racines fines | Ericaceae | Milieux acides/pauvres ; pertinence pour myrtille et espèces proches |
| Orchidoïde | Pelotons intracellulaires ; dépendance forte au stade germination | Orchidaceae | Surtout conservation/horticulture spécialisée |
| Ectendomycorrhizes / autres formes | Caractères intermédiaires ou spécialisés | Groupes ligneux ou habitats spécifiques | Intérêt de niche ; ne pas extrapoler aux CMA |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur périmètre, méthode et niveau de preuve ?
La partie 563 du plan directeur SILLOVA demande une page de référence consacrée aux mycorhizes types de symbioses rôle dans la nutrition et l’eau cultures hôtes effets des rotations et de la fertilisation applications agronomiques et limites Le dossier développe ce cahier des charges en priorité pour les systèmes agricoles français tout en intégrant les résultats internationaux nécessaires pour quantifier les mécanismes et évaluer l’inoculation Les informations réglementaires sont datées du 21 août 2026 La hiérarchie documentaire privilégie INRAE Chambres d’agriculture Agro-Transfert Anses E-Phy Code rural et règlement européen puis… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition, histoire et grandes catégories de mycorhizes ?
Le terme mycorhize désigne l’organe et l’interaction résultant de l’association entre une racine et un champignon symbiotique Le champignon reçoit du carbone photosynthétique - sucres et pour les CMA également des lipides - tandis que la plante accède à un réseau d’hyphes beaucoup plus fins que les racines et poils absorbants Ce réseau explore des pores et des microsites auxquels la racine accède difficilement prélève des ressources puis les transfère à l’interface symbiotique INRAE rappelle La symbiose mycorhizienne est ancienne à l’échelle de l’évolution terrestre Des travaux pilotés par des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur anatomie fonctionnelle des mycorhizes à arbuscules ?
Une mycorhize arbusculaire possède une phase intraracinaire et une phase extraracinaire Le champignon pénètre la racine sans provoquer une nécrose comparable à celle d’un pathogène Il progresse dans le cortex et forme des arbuscules fortement ramifiés structures éphémères où s’effectuent des échanges intenses Certaines lignées produisent aussi des vésicules de réserve À l’extérieur les hyphes forment un réseau qui relie la racine aux volumes de sol voisins Ce réseau constitue la principale explication physique de Le réseau mycélien ne doit pas être résumé par un facteur fixe d’ extension racinaire… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur établissement de la symbiose et cycle biologique ?
Les CMA sont des biotrophes obligatoires leur cycle dépend d’un partenaire photosynthétique La symbiose commence par une phase de signalisation Les plantes libèrent notamment des signaux dans la rhizosphère les champignons produisent des lipo-chitooligosaccharides et chitooligosaccharides reconnus par des récepteurs végétaux Les travaux INRAE publiés en 2025-2026 montrent l’implication de plusieurs groupes de récepteurs LysM-RLK dans la perception de ces signaux et l’établissement de la mycorhize S2 Après reconnaissance un appareil de pré-pénétration s’organise dans les cellules racinaires puis le champignon colonise le cortex et forme des arbuscules La plante… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie, diversité et principaux genres de cma ?
La taxonomie des champignons mycorhiziens à arbuscules reste en évolution Une grande partie de la littérature agronomique les classe dans le phylum Glomeromycota certaines classifications phylogénomiques ont utilisé le rang de sous-phylum Glomeromycotina au sein des Mucoromycota Des travaux récents de 2024 rappellent que les rangs et limites de plusieurs taxons restent fluides et que la classification doit combiner données moléculaires et morphologie S37-S39 Pour une base de connaissances agricole il est donc préférable de Les inoculants et publications agricoles citent fréquemment Rhizophagus irregularis anciennement Glomus intraradices dans une partie… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes, dépendance mycorhizienne et exceptions ?
La plupart des plantes terrestres sont capables d’une forme de mycorhization mais le caractère hôte n’est pas binaire à l’échelle agronomique Il faut distinguer capacité d’être colonisé intensité de colonisation dépendance de croissance à la symbiose bénéfice en conditions données et compatibilité avec un taxon fongique Maïs sorgho légumineuses oignon poireau carotte tomate poivron laitue cucurbitacées vigne et de nombreuses plantes pérennes sont des hôtes courants Les Brassicaceae et plusieurs Amaranthaceae Chenopodiaceae sont classiquement peu La dépendance mycorhizienne augmente souvent lorsque l’architecture racinaire seule explore mal le phosphore lorsque le… [S01][S02][S03]





