Référence agronomique · France

Agronomie · Adventices

Véroniques

Référence technique · Véroniques

Les véroniques sont un groupe d’adventices annuelles de la famille des Plantaginaceae En grandes cultures françaises deux espèces structurent l’essentiel du diagnostic Veronica persica capable de lever pratiquement toute l’année et V hederifolia à comportement nettement plus automnal et hivernal Cette différence suffit à modifier la valeur des leviers agronomiques la rotation et l’alternance des dates de semis sont peu discriminantes pour V persica alors qu’elles peuvent réduire la pression de V hederifolia S01 S02 Le groupe est généralement moins concurrentiel que le vulpin le ray-grass ou le gaillet à densité égale mais il peut former des tapis très denses pénaliser la pureté de productions porte-graines survivre à des programmes trop tardifs et entretenir un…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
Commencer la lecture
Vue agricole consacrée à véroniques
Véroniques · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Toute l’année, levées étalées

Fenêtre dominante de levée

Automne-hiver, jusqu’au printemps [S01][S02]

02
Consolidé

Effet faible à irrégulier

Rotation / alternance semis

Effet généralement plus pertinent [S01][S02]

03
Consolidé

Peut être utile très superficiel fin août-début octobre

Faux-semis

Souvent moins fiable ; dormance et levées automnales profondes [S01][S02]

04
Consolidé

Effet moyen à neutre dans Infloweb

Labour

Effet moyen ; graines profondes capables d’émerger [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

Les véroniques sont un groupe d’adventices annuelles de la famille des Plantaginaceae. En grandes cultures françaises, deux espèces structurent l’essentiel du diagnostic : Veronica persica, capable de lever pratiquement toute l’année, et V. hederifolia, à comportement nettement plus automnal et hivernal. Cette différence suffit à modifier la valeur des leviers agronomiques : la rotation et l’alternance des dates de semis sont peu discriminantes pour V. persica, alors qu’elles peuvent réduire la pression de V. hederifolia. [S01][S02]

Le groupe est généralement moins concurrentiel que le vulpin le ray-grass ou le gaillet à densité égale mais il peut former des tapis très denses pénaliser la pureté de productions porte-graines survivre à des programmes trop tardifs et entretenir un stock semencier persistant La véronique de Perse est notamment signalée dans les rotations blé-maïs de…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Pourquoi parler des véroniques au pluriel ?

Le genre Veronica comprend plusieurs dizaines d’espèces en France et plus de 400 à l’échelle mondiale. Les flores agricoles ne concernent qu’un sous-ensemble, mais ce sous-ensemble est suffisamment divers pour rendre dangereuse une fiche générique. INRAE/ePhytia répertorie notamment V. acinifolia, V. triphyllos, V. agrestis, V. arvensis, V. hederifolia, V. opaca, V. persica, V. polita, V. praecox et V. verna parmi les taxons susceptibles d’être observés dans ou à proximité des cultures. [S03]

Le diagnostic a donc deux niveaux : 1) reconnaître qu’il s’agit d’une véronique ; 2) déterminer l’espèce dominante. La deuxième étape est agronomiquement utile parce que taille de graine, profondeur d’émergence, dormance, calendrier et sensibilité au travail du sol diffèrent fortement.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Taxonomie moderne : Plantaginaceae, pas Scrophulariaceae

Les anciennes flores et certaines bases techniques conservent l’ancienne attribution des véroniques aux Scrophulariaceae. Les classifications phylogénétiques modernes placent le genre Veronica dans les Plantaginaceae. SILLOVA doit employer Plantaginaceae comme famille de référence tout en conservant « Scrophulariaceae » comme terme historique de recherche pour retrouver les anciennes publications. [S03][S04]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Véronique de Perse - Veronica persica : plantule

La plantule présente des feuilles opposées. Les cotylédons, pétiolés, mesurent environ 9 à 12 mm sur 5 à 7 mm ; le limbe est triangulaire à angles arrondis, souvent tronqué au sommet. Les premières feuilles sont triangulaires, dentées, d’abord 5 à 7 dents puis environ 9, avec un limbe légèrement poilu. [S01]

Au stade jeune, la confusion avec V. agrestis et V. polita est possible : observer aussi la couleur et la forme du limbe, puis les fleurs dès qu’elles apparaissent.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Véronique de Perse : plante adulte, fleurs et graines

V. persica forme de nombreuses tiges couchées puis redressées, pubescentes. Les feuilles sont ovales à triangulaires, opposées sur les parties basses puis alternes, d’abord pétiolées puis presque sessiles. Les fleurs sont solitaires, bleu ciel, souvent de l’ordre de 9 à 14 mm dans les flores, portées par un pédoncule fin et relativement long. Les graines, jaunâtres, sont aplaties en bouclier et fortement concaves sur une face, de l’ordre de 1 à 2 mm. [S01][S05]

Kew retient V. persica comme espèce native du Caucase au nord de l’Iran et introduite en France. Cette histoire d’introduction est cohérente avec son expansion rapide en Europe depuis le XIXe siècle et avec son profil d’espèce rudérale très plastique. [S06]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Véronique à feuilles de lierre - Veronica hederifolia : plantule

V. hederifolia se distingue très tôt par des cotylédons beaucoup plus grands que ceux de V. persica : environ 1,5 à 3 cm sur 0,4 à 1 cm, elliptiques et terminés par un petit mucron. L’hypocotyle peut mesurer 1,5 à 5 cm. Les pétioles portent des poils blancs. La première paire de feuilles possède au plus trois lobes, puis les feuilles suivantes typiquement cinq. [S02]

Cette grande taille de graine et de plantule explique en partie une capacité d’émergence depuis des profondeurs inhabituelles pour une petite dicotylédone annuelle. Dans l’essai de Grundy et al., V. hederifolia était la plus grosse graine du panel et pouvait encore émerger depuis 8 cm. [S17]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Véronique à feuilles de lierre : adulte, fruit et graine

La plante est pubescente, à tiges nombreuses, prostrées ou rampantes. Les feuilles, généralement à cinq lobes et à base cordiforme, sont d’abord opposées puis alternes. Les fleurs sont petites, bleu pâle à blanchâtres, solitaires. Les graines mesurent environ 2 à 3,5 mm : elles sont nettement plus grosses que celles de V. persica et V. arvensis. [S02][S07]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Véronique des champs - Veronica arvensis

V. arvensis est une petite annuelle de 5 à 25 cm, pubescente, dressée à ascendante. Les feuilles inférieures sont opposées puis deviennent alternes, ovales et sessiles. Les fleurs bleues sont minuscules, souvent 2 à 3 mm, groupées vers le sommet en racème terminal avec des pédoncules très courts. Les graines sont parmi les plus petites des véroniques adventices. [S08]

L’espèce est signalée partout en France, dans les céréales, le colza, les vergers, les vignes et le maraîchage, notamment sur sols secs ou sableux. Dans les essais de profondeur, l’émergence chute fortement au-delà d’environ 1 cm, ce qui rend son comportement vis-à-vis du travail du sol très différent de V. hederifolia. [S08][S17]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
DécisionV. persica - Véronique de PerseV. hederifolia - Véronique à feuilles de lierre
Fenêtre dominante de levéeToute l’année, levées étaléesAutomne-hiver, jusqu’au printemps
Rotation / alternance semisEffet faible à irrégulierEffet généralement plus pertinent
Faux-semisPeut être utile très superficiel fin août-début octobreSouvent moins fiable ; dormance et levées automnales profondes
LabourEffet moyen à neutre dans InflowebEffet moyen ; graines profondes capables d’émerger
Désherbage mécaniqueHerse étrille intéressante sur jeunes plantes ; intervenir tôtIntervenir très tôt ; grosses graines mais plantules contrôlables avant enracinement
Risque résistance1er cas mondial ALS en 2025, IrlandePas de cas spécifique identifié dans les sources consultées
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?

Les véroniques sont un groupe d’adventices annuelles de la famille des Plantaginaceae En grandes cultures françaises deux espèces structurent l’essentiel du diagnostic Veronica persica capable de lever pratiquement toute l’année et V hederifolia à comportement nettement plus automnal et hivernal Cette différence suffit à modifier la valeur des leviers agronomiques la rotation et l’alternance des dates de semis sont peu discriminantes pour V persica alors qu’elles peuvent réduire la pression de V hederifolia S01 S02 Le groupe est généralement moins concurrentiel que le vulpin le ray-grass ou le gaillet à… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur pourquoi parler des véroniques au pluriel ? ?

Le genre Veronica comprend plusieurs dizaines d’espèces en France et plus de 400 à l’échelle mondiale Les flores agricoles ne concernent qu’un sous-ensemble mais ce sous-ensemble est suffisamment divers pour rendre dangereuse une fiche générique INRAE ePhytia répertorie notamment V acinifolia V triphyllos V agrestis V arvensis V hederifolia V opaca V persica V polita V praecox et V verna parmi les taxons susceptibles d’être observés dans ou à proximité des cultures S03 Le diagnostic a donc deux niveaux 1 reconnaître qu’il s’agit d’une véronique 2 déterminer l’espèce dominante La… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur taxonomie moderne : plantaginaceae, pas scrophulariaceae ?

Les anciennes flores et certaines bases techniques conservent l’ancienne attribution des véroniques aux Scrophulariaceae. Les classifications phylogénétiques modernes placent le genre Veronica dans les Plantaginaceae. SILLOVA doit employer Plantaginaceae comme famille de référence tout en conservant « Scrophulariaceae » comme terme historique de recherche pour retrouver les anciennes publications. [S03][S04] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur véronique de perse - veronica persica : plantule ?

La plantule présente des feuilles opposées. Les cotylédons, pétiolés, mesurent environ 9 à 12 mm sur 5 à 7 mm ; le limbe est triangulaire à angles arrondis, souvent tronqué au sommet. Les premières feuilles sont triangulaires, dentées, d’abord 5 à 7 dents puis environ 9, avec un limbe légèrement poilu. [S01] Au stade jeune, la confusion avec V. agrestis et V. polita est possible : observer aussi la couleur et la forme du limbe, puis les fleurs dès qu’elles apparaissent. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur véronique de perse : plante adulte, fleurs et graines ?

V persica forme de nombreuses tiges couchées puis redressées pubescentes Les feuilles sont ovales à triangulaires opposées sur les parties basses puis alternes d’abord pétiolées puis presque sessiles Les fleurs sont solitaires bleu ciel souvent de l’ordre de 9 à 14 mm dans les flores portées par un pédoncule fin et relativement long Les graines jaunâtres sont aplaties en bouclier et fortement concaves sur une face de l’ordre de 1 à 2 mm S01 S05 Kew retient V persica comme espèce native du Caucase au nord de l’Iran et introduite… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur véronique à feuilles de lierre - veronica hederifolia : plantule ?

V hederifolia se distingue très tôt par des cotylédons beaucoup plus grands que ceux de V persica environ 1 5 à 3 cm sur 0 4 à 1 cm elliptiques et terminés par un petit mucron L’hypocotyle peut mesurer 1 5 à 5 cm Les pétioles portent des poils blancs La première paire de feuilles possède au plus trois lobes puis les feuilles suivantes typiquement cinq S02 Cette grande taille de graine et de plantule explique en partie une capacité d’émergence depuis des profondeurs inhabituelles pour une petite dicotylédone annuelle… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08