01 · Identité
Identité et classification
Le Vendéen est une race ovine allaitante française, historiquement construite dans le Bas-Poitou et structurée autour de l'OES Mouton Vendéen depuis 2008.
La race associe des qualités maternelles — prolificité, valeur laitière, précocité sexuelle, longue saison de reproduction — et des aptitudes bouchères — croissance, développement musculaire et qualité de carcasse.
L'OES Mouton Vendéen est l'organisme de sélection national, issu de la fusion en 2008 des structures historiques de la race.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Origine | Bas-Poitou, Pays de la Loire, Vendée |
| Orientation | Allaitante / bouchère |
| Organisme de sélection | OES Mouton Vendéen |
| Espèce | Ovis aries |
| Création association | 1967 |
| Station de contrôle individuel | 1977 |
02 · Origine
Origine, histoire et évolution
La population locale du Bas-Poitou a été influencée par la Flandrine au XVIIe siècle, puis par le Mérinos et surtout le Southdown pour améliorer laine et développement musculaire.
La structuration moderne débute en 1967 avec l'Association des éleveurs, se poursuit en 1973 avec le groupement de producteurs, en 1977 avec la Station de Contrôle Individuel (SCI), puis en 2008 avec la fusion donnant naissance à l'OES Mouton Vendéen.
La fixation du type racial vise un animal de format moyen, bien conformé, avec des aptitudes maternelles et bouchères équilibrées.
03 · Morphologie
Morphologie et standard racial
Le Vendéen présente un type allaitant à ossature fine, avec une poitrine profonde, un dos et rein musclés, et des aplombs réguliers.
La tête est fine et allongée, avec des oreilles de longueur moyenne portées horizontalement. Les membres sont secs et solides, adaptés aux parcours herbagers du Bas-Poitou.
La toison est blanche, de qualité moyenne, avec une laine de fibre moyenne couvrant tout le corps sauf la tête et les membres.
04 · Maternelles
Aptitudes maternelles et reproduction
Le Vendéen est reconnu pour ses qualités maternelles : prolificité, valeur laitière, précocité sexuelle et une longue saison de reproduction.
L'OES publie une prolificité moyenne de 1,76 agneau par mise bas sur œstrus naturel. Les références de contrôle 2020 donnent 1,745 agneau par mise bas chez les brebis adultes et 1,547 chez les agnelles.
La mise à la reproduction est possible dès 8 mois. Les luttes naturelles sont couramment positionnées de fin juin à début janvier, permettant un désaisonnement significatif.
| Indicateur | Valeur | Périmètre |
|---|---|---|
| Prolificité adulte | 1,745 | Contrôle 2020 |
| Prolificité agnelles | 1,547 | Contrôle 2020 |
| PAT30 mâles doubles | 11,4 kg | Référence OES |
| GMQ 30-70 jours mâles simples | 297 g/j | Contrôle 2020 |
05 · Bouchère
Croissance, engraissement et aptitudes bouchères
La race combine ses qualités maternelles avec des aptitudes bouchères solides : croissance rapide, développement musculaire et qualité de carcasse.
Les mâles simples atteignent en moyenne 25,6 kg de PAT70 dans le contrôle 2020. La vitesse de croissance entre 30 et 70 jours est de 297 g/jour pour les mâles simples.
La conformation bouchère est bonne, avec un gigot bien développé et une carcasse homogène. La race est utilisée en race pure et en croisement terminal.
06 · Sélection
Programme de sélection et testage
Le programme de sélection français est particulièrement structuré : contrôle officiel en ferme, accouplements raisonnés, SCI, testage sur descendance.
Chaque année, 10 à 12 jeunes béliers sont choisis pour l'insémination artificielle, puis testés sur descendance pour leurs qualités maternelles et bouchères. Les reproducteurs peuvent être qualifiés AMEL, AMBO ou Elite.
Le schéma intègre également la gestion d'anomalies génétiques : la mutation FecXGr du gène BMP15 (prolificité) et une mutation récessive du gène ITGB4 (épidermolyse bulleuse) sont suivies par génotypage et accouplements raisonnés.
07 · Santé
Santé, biosécurité et bien-être
La santé du troupeau repose sur la prévention, la biosécurité et la gestion des anomalies génétiques identifiées dans la race.
L'épidermolyse bulleuse, liée à une mutation récessive du gène ITGB4, est désormais gérée en routine par l'OES par génotypage et accouplements raisonnés.
La mutation FecXGr du gène BMP15, associée à la prolificité, a été mise en évidence dans la race et est intégrée au programme de sélection.
- Pratiquer le génotypage des reproducteurs pour l'épidermolyse bulleuse.
- Gérer les accouplements raisonnés pour limiter la diffusion des allèles défavorables.
- Surveiller la prolificité et adapter la conduite d'agnelage en conséquence.
- Respecter les protocoles sanitaires et de biosécurité du troupeau.
08 · Effectifs
Effectifs, répartition et diffusion
Le Vendéen reste concentré dans son berceau historique du Bas-Poitou et des Pays de la Loire, avec une diffusion progressive vers d'autres régions.
Le dernier contrôle publié clairement identifié porte sur 10 956 brebis dans 68 élevages contrôlés en 2022. La race est également présente en race pure et en croisement dans l'Ouest de la France.
La filière ovine française reste déficitaire en viande, avec 68 200 tec produites et 86 600 tec importées en 2024 selon FranceAgriMer.
Approfondir
Repères techniques complémentaires pour Vendéen
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Le Mouton Vendéen est une race ovine allaitante française issue d’une longue construction zootechnique dans le Bas-Poitou. La population locale a été influencée par la Flandrine au XVIIe siècle, puis par le Mérinos et surtout le Southdown pour améliorer respectivement laine et développement musculaire. La structuration moderne débute en 1967 avec l’Association des éleveurs, se poursuit en 1973 avec le groupement de producteurs, en 1977 avec la Station de Contrôle Individuel (SCI), puis en 2008 avec la fusion donnant naissance à l’OES Mouton Vendéen.
Le programme de sélection français est particulièrement structuré : contrôle officiel en ferme, accouplements raisonnés, SCI, choix de 10 à 12 jeunes béliers pour l’insémination, puis testage sur descendance des qualités maternelles et bouchères. Les reproducteurs peuvent être qualifiés AMEL, AMBO ou Elite. Le schéma doit également gérer des caractères fonctionnels et des anomalies génétiques : la mutation FecXGr du gène BMP15, associée à la prolificité, a été mise en évidence dans la race, tandis qu’une mutation récessive du gène ITGB4 responsable d’épidermolyse bulleuse est désormais gérée en routine par l’OES par génotypage et accouplements raisonnés.
Le contexte économique reste celui d’une filière ovine française déficitaire en viande. La fiche FranceAgriMer publiée en février 2026 (données 2024) indique 3,4 millions de brebis allaitantes, 68 200 tec de viande ovine produites, 86 600 tec importées et 145 050 tec consommées ; la consommation moyenne est de 2,1 kg équivalent carcasse par habitant et par an. Pour un élevage Vendéen, la rentabilité dépend donc moins d’un caractère isolé que de la combinaison nombre d’agneaux sevrés, croissance, coût alimentaire, mortalité, âge à l’abattage et qualité de carcasse.
L’OES décrit le Mouton Vendéen comme l’aboutissement d’une sélection commencée il y a environ neuf siècles dans une population locale variée du Bas-Poitou. La monographie AgroParisTech situe une première mention au Xe siècle et rattache la construction de la race aux échanges anciens avec l’Angleterre puis aux transformations du Marais poitevin. Ces éléments doivent être compris comme des repères historiques, non comme une généalogie génétique continue au sens moderne.
Au XVIIe siècle, lors de l’assèchement du Marais poitevin, des Hollandais introduisent des moutons de type Flandrine, croisés avec la population locale. L’OES attribue à cet apport une amélioration de la stature et de la capacité laitière. Des croisements ultérieurs avec le Mérinos visent la qualité de laine et avec le Southdown le développement musculaire.
Le standard officiel de l’OES décrit un animal facilement identifiable par la couleur gris souris de la tête et des membres, sa conformation musculaire et le « carré de laine » porté sur le dessus de la tête. La toison est blanche, sans taches et sans jarre. La recherche morphologique associe volume thoracique, longueur, largeur du dos et du bassin, développement des gigots, aplombs solides et finesse relative des parties non lainées.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Le Vendéen est-il une race maternelle ou bouchère ?
Les deux : c'est une race allaitante combinant des aptitudes maternelles (prolificité, valeur laitière) et des qualités bouchères (croissance, conformation).
Quelle est sa prolificité moyenne ?
1,76 agneau par mise bas sur œstrus naturel selon l'OES, et 1,745 chez les brebis adultes dans le contrôle 2020. [S05][S09]
Où est-il principalement élevé ?
Dans le Bas-Poitou, la Vendée et les Pays de la Loire, berceau historique de la race. [S03]
Quel est son organisme de sélection ?
L'OES Mouton Vendéen, coopérative agricole et organisme de sélection national depuis 2008. [S01][S02]
Peut-on l'utiliser en croisement terminal ?
Oui, la race est utilisée en race pure et en croisement terminal pour produire des agneaux de boucherie. [S10]
Quelles sont les anomalies génétiques surveillées ?
La mutation FecXGr (prolificité, BMP15) et la mutation ITGB4 (épidermolyse bulleuse) sont gérées par génotypage. [S13][S14]
À quel âge les agnelles peuvent-elles reproduire ?
Dès 8 mois, grâce à la précocité sexuelle de la race. [S05]
Quel est le PAT30 des mâles doubles ?
11,4 kg en référence OES. [S05]
La race est-elle désaisonnée ?
Oui, avec des luttes naturelles couramment positionnées de fin juin à début janvier. [S05]
Quel est l'effectif contrôlé ?
10 956 brebis dans 68 élevages en 2022. [S08]





