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Berrichon du Cher

Ovis aries — Race Berrichon du Cher

Fiche complète du Berrichon du Cher : race ovine bouchère du Berry, grand format, croisement terminal, désaisonnement naturel et programme de sélection GEODE. Données sourcées et datées.

Vérifié le 19 août 2026 Lecture 18 min
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Bélier Berrichon du Cher dans un pâturage du Berry
Berrichon du Cher au pâturage · Image SILLOVA
20 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

70 – 80 kg

Poids vif brebis

GEODE · femelle adulte [S02]

02
Consolidé

100 – 140 kg

Poids vif bélier

GEODE · mâle adulte [S02]

03
Consolidé

60 %

Agnelages d'automne

Naissances naturelles de septembre à novembre · GEODE [S02]

04
Consolidé

~100

Jeunes béliers évalués

Par génération · testage sur descendance [S04]

01 · Identité

Identité et classification

Le Berrichon du Cher est une race ovine allaitante à vocation bouchère, construite dans le Berry à partir d'une ancienne population locale transformée par des apports mérinos et anglais.

La fixation du type est engagée à partir des années 1880. Au XXe siècle, la sélection recherche un animal plus épais, plus précoce et mieux adapté à la production d'agneaux de boucherie.

La race est de grand format : GEODE indique 70 à 80 kg pour les brebis et 100 à 140 kg pour les béliers. Le standard décrit un animal large et long, à poitrine profonde, dos et rein très musclés, croupe carrée et gigot développé.

Repères identitaires du Berrichon du Cher
CaractéristiqueValeur
OrigineBerry, Centre-Val de Loire
OrientationBouchère, croisement terminal
Organisme de sélectionGEODE
Fixation du typeAnnées 1880
Poids brebis70 – 80 kg
Poids bélier100 – 140 kg
Sources de cette section [S02][S03]

02 · Origine

Origine, histoire et évolution

Le Berrichon du Cher résulte de la transformation d'une population locale du Berry par des apports mérinos à la fin du XVIIIe siècle, puis par des races anglaises au XIXe siècle.

Les croisements visent à améliorer la conformation bouchère, la précocité et l'adaptation aux systèmes mixtes céréales-ovins du Centre et du Bassin parisien.

La race s'est progressivement diffusée au-delà du Berry, en raison de ses qualités de croisement terminal et de son désaisonnement naturel.

Sources de cette section [S02][S04]

03 · Morphologie

Morphologie et standard racial

Le Berrichon du Cher est une race de grand format, à tête blanche découverte, avec des aplombs réguliers et une musculature développée.

Le standard public décrit un animal large et long, à poitrine profonde, dos et rein très musclés, croupe carrée et gigot développé. La tête est blanche et découvertedecouverte, avec un front large et des cornes en spirale chez les mâles.

La toison est blanche, de qualité grossière, couvrant le corps mais laissant la tête et les membres apparents.

Sources de cette section [S02][S03]

04 · Reproduction

Reproduction, fertilité et désaisonnement

Le Berrichon du Cher se distingue par sa souplesse de reproduction et son désaisonnement naturel, permettant une proportion importante d'agnelages d'automne.

GEODE indique que 60 % des agneaux naissent naturellement de septembre à novembre. Cette propriété ouvre des calendriers de vente diversifiés et s'accorde avec les systèmes mixtes céréales-ovins.

La fertilité est bonne, avec une prolificité adaptée à la conduite en race pure et au croisement terminal.

Sources de cette section [S02][S04]

05 · Bouchère

Croissance, conformation et aptitudes bouchères

La race est recherchée pour sa croissance rapide, sa bonne conformation et son engraissement maîtrisable.

Les agneaux Berrichon du Cher présentent une croissance rapide et une conformation bouchère de qualité, avec un gigot développé et une carcasse homogène.

La race est largement utilisée en croisement terminal sur des races maternelles pour produire des agneaux de boucherie.

Sources de cette section [S03][S10]

06 · Sélection

Programme de sélection GEODE

Le programme génétique est piloté par GEODE. Il associe contrôle officiel en ferme, accouplements raisonnés, Station de Contrôle Individuel (SCI), puis testage sur descendance.

Le schéma décrit environ 100 jeunes béliers évalués par génération et les 10 meilleurs soumis à un contrôle sur descendance pour leurs qualités bouchères et fonctionnelles.

La sélection porte sur la croissance, la conformation, la précocité et l'adaptation aux systèmes de production du Centre et du Bassin parisien.

Sources de cette section [S04][S06]

07 · Santé

Santé, robustesse et conduite

La race est réputée rustique et bien adaptée aux conditions des élevages du Centre-Val de Loire.

La robustesse du Berrichon du Cher lui permet de s'adapter à des systèmes extensifs et semi-intensifs. La conduite sanitaire repose sur la prévention et le respect des protocoles de biosécurité.

En croisement terminal, la facilité d'agnelage et la viabilité des agneaux sont des critères importants de sélection.

  • Adapter la conduite d'agnelage à la prolificité des brebis.
  • Surveiller la croissance des agneaux et ajuster l'alimentation.
  • Gérer les pâturages et la rotation pour limiter le parasitisme.
  • Maintenir la biosécurité du troupeau.
Sources de cette section [S07][S08]

08 · Effectifs

Effectifs et répartition

Le Berrichon du Cher est principalement élevé dans le Berry et le Centre-Val de Loire, avec une présence dans le Bassin parisien et d'autres régions céréalières.

La race bénéficie d'une demande soutenue pour le croisement terminal, ce qui soutient ses effectifs malgré la concentration des élevages ovins dans certaines régions.

Le programme GEODE assure le suivi des performances et la diffusion de la génétique de qualité.

Sources de cette section [S06][S11]

Approfondir

Repères techniques complémentaires pour Berrichon du Cher

Ces repères complètent la vue d’ensemble avec des éléments directement utilisables pour situer la production, comparer les pratiques et préparer les décisions de conduite.

La situation économique est celle d’une filière française déficitaire en viande ovine. En 2025, l’OFPM estime 66 200 tonnes équivalent carcasse d’abattages contrôlés pour 137 200 tec de consommation intérieure, avec 80 900 tec d’importations nettes. Le prix moyen entrée-abattoir de l’agneau français atteint 9,70 €/kg carcasse et le panier moyen de viande ovine au détail 18,92 €/kg ; ces données sont sectorielles et ne constituent pas un prix spécifique au Berrichon du Cher.

Distinction — Le Berrichon du Cher ne doit pas être confondu avec le Berrichon de l’Indre. Les deux populations partagent un fond berrichon ancien, mais leur trajectoire de sélection diverge : le Cher a été orienté plus fortement vers un type bouchère amélioré, tandis que l’Indre a conservé un profil plus proche de l’ancien mouton berrichon.

L’arrêté du 29 avril 2015, dans sa version consolidée applicable en 2026, inscrit le Berrichon du Cher parmi les races ovines reconnues et locales. Dans l’annexe réglementaire consultée, la race n’est pas marquée dans la colonne des races « menacées d’être perdues pour l’agriculture ». Cette distinction est importante : « locale » désigne un lien territorial au sens réglementaire et ne signifie pas automatiquement « menacée ».

La liste ministérielle des organismes de sélection, version du 8 mars 2026, attribue à GEODE le programme Berrichon du Cher, avec zone géographique France et date d’approbation du programme au 1er juillet 2014. Aucune dérogation « 4 », réservée aux programmes réalisés sur une race menacée au sens du règlement zootechnique européen, n’est indiquée pour le Berrichon du Cher.

La race s’inscrit dans l’histoire des troupeaux de bergerie des plaines du Centre et du Bassin parisien. AgroParisTech rappelle que les Berrichons et l’Île-de-France ont été associés aux systèmes céréaliers, avec des agnelages d’automne permettant la production d’agneaux sur la période hivernale. La diminution de l’association moutons-céréales a contribué à la contraction historique des races de bergerie du nord et du centre de la France.

GEODE caractérise la race par une croissance rapide. La page raciale retient comme repère 350 g/j de GMQ entre 30 et 70 jours pour les mâles simples et indique des agneaux abattus entre 100 et 130 jours autour de 35 à 40 kg de poids vif. Ces valeurs décrivent un potentiel racial et un système-type ; elles ne constituent pas un objectif universel, car sexe, type de naissance, lait maternel, ration, santé et cahier des charges modifient l’âge et le poids de vente.

L’organisme de sélection indique que les agneaux sont majoritairement classés U sur la grille EUROP et souligne l’absence d’excès de gras dans le type recherché. Cette affirmation décrit le positionnement de la race. Pour une comparaison économique, il faut utiliser les classements réels du lot livré, le poids carcasse et les grilles de prix de l’abatteur, plutôt que présumer une classe à partir de la race seule.

Le Berrichon du Cher possède une aptitude reconnue au désaisonnement. GEODE indique que 60 % des agneaux naissent naturellement de septembre à novembre, ce qui implique des fécondations hors de la période automnale classique et donne de la souplesse au calendrier de production. Cette aptitude est un caractère de population : l’expression individuelle dépend de l’âge, de l’état corporel, de la photopériode, de la nutrition, du climat et du niveau génétique.

La race peut être conduite avec des agnelages d’automne, historiquement cohérents avec les exploitations céréalières et la production d’agneaux de bergerie, ou avec des agnelages de printemps en plein air. Le choix doit être raisonné à partir de la ressource fourragère, du besoin de main-d’œuvre, des bâtiments, de la saisonnalité des prix, de la pression parasitaire et du risque climatique.

Sources de cette section [S02][S04][S05][S06][S17][S18]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Le Berrichon du Cher est-il une race à viande ?

Oui, c'est une race allaitante à vocation bouchère, utilisée en race pure et en croisement terminal. [S02]

Quel est son format ?

Grand format : 70 à 80 kg pour les brebis et 100 à 140 kg pour les béliers. [S02]

Est-il désaisonné ?

Oui, avec environ 60 % des agneaux naissant naturellement de septembre à novembre. [S02]

Qui gère la sélection ?

GEODE pilote le programme de sélection avec contrôle officiel, SCI et testage sur descendance. [S04]

Combien de béliers sont testés ?

Environ 100 jeunes béliers évalués par génération, dont les 10 meilleurs en contrôle sur descendance. [S04]

Où est-il élevé ?

Principalement dans le Berry, le Centre-Val de Loire et le Bassin parisien. [S02]

Peut-on l'utiliser en croisement ?

Oui, il est très utilisé en croisement terminal pour produire des agneaux de boucherie. [S10]

Quelle est sa toison ?

Blanche, de qualité grossière, couvrant le corps mais laissant la tête et les membres apparents. [S03]

Est-il rustique ?

Oui, la race est bien adaptée aux systèmes extensifs et semi-intensifs du Centre. [S07]

Quel est son historique ?

Population locale du Berry transformée par des apports mérinos (XVIIIe) et anglais (XIXe), fixation du type à partir des années 1880. [S02][S04]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 20

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05

    Contrôle de performances ovins

    Contrôle de performances ovins — Bilan national

    2025

  6. S06
  7. S07
  8. S08

    Organisme source

    Biosécurité en élevage ovin

    2025