01 · Référence
Situer le pâturage laitier en France
En 2020, environ 50 000 exploitations de France métropolitaine détenaient au moins 10 vaches laitières, pour 3,5 millions de vaches; neuf vaches sur dix pâturaient, même si la pratique reculait légèrement.
02 · Référence
Définir un système laitier pâturant
Le système laitier pâturant place l’herbe consommée directement par les vaches au centre d’une partie significative de la saison de production. Il ne se définit ni par l’absence de maïs, ni par le zéro concentré, ni par une race particulière. Sa cohérence vient de l’alignement entre ressource en herbe, accessibilité du foncier, besoins du troupeau, calendrier de lactation, capacité de stockage, infrastructure d’eau et de circulation, et débouché laitier.
03 · Référence
Le verrou n°1: le parcellaire accessible à la traite
La configuration parcellaire conditionne la place du pâturage dans un élevage laitier. Une exploitation peut disposer de beaucoup de prairie sans pouvoir la faire pâturer au troupeau principal si les parcelles sont trop éloignées, séparées par des routes ou difficiles d’accès.
Le premier déterminant d’un pâturage laitier réellement intensif en herbe est souvent la surface accessible aux vaches depuis la traite, davantage que la SAU totale. Le morcellement, les routes, les pentes et les chemins pèsent directement sur les performances.
04 · Référence
Concevoir l’infrastructure de pâturage
L’abreuvement est une infrastructure productive: un manque de débit ou un point d’eau trop éloigné réduit l’ingestion et provoque des regroupements. Il faut dimensionner le réseau sur les besoins de pointe du troupeau, la longueur de conduite, le dénivelé et le temps disponible pour recharger les bacs. Les besoins réels varient fortement avec température, production laitière, matière sèche de la ration et qualité de l’eau; il faut donc éviter une valeur unique hors contexte.
En pâturage tournant, un repère technique courant est d’entrer autour de 10–12 cm herbomètre et de sortir vers 5–6 cm, à adapter à la saison et au type de prairie.
05 · Référence
Conduite du pâturage: produire, mesurer, décider
Le pâturage tournant vise à faire consommer une herbe jeune, à laisser un résiduel compatible avec une repousse rapide et à adapter en permanence la surface offerte à la croissance. Les repères 10–12 cm à l’entrée et 5–6 cm à la sortie sont utiles mais ne remplacent ni l’observation de la flore, ni la mesure de la biomasse, ni l’adaptation en période sèche.
| Étape | Repère indicatif |
|---|---|
| Entrée dans la parcelle | 10–12 cm à l’herbomètre |
| Sortie de la parcelle | 5–6 cm à l’herbomètre |
06 · Référence
Calculs pratiques pour dimensionner le pâturage
Exemple pédagogique: 70 vaches, objectif de 16 kg MS d’herbe/vache/jour. Le troupeau doit donc consommer environ 1 120 kg MS/jour. Si la mesure locale estime à 1 200 kg MS/ha la quantité réellement consommable entre entrée et résiduel cible, l’allocation est d’environ 0,93 ha/jour. Ajouter une marge ne remplace pas le suivi: la pousse et l’ingestion changent chaque semaine.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Qu’est-ce qu’un système laitier pâturant?
C’est un système où l’herbe consommée directement par les vaches occupe une partie significative de la saison de production. Il ne se définit ni par l’absence de maïs, ni par le zéro concentré, ni par une race particulière.
Quel est le premier verrou du pâturage laitier?
La surface accessible aux vaches depuis la traite, davantage que la SAU totale. Le morcellement, les routes et les pentes pèsent directement sur les performances.
Quelle place occupe le pâturage en France?
En 2020, environ 50 000 exploitations détenaient au moins 10 vaches laitières, et neuf vaches sur dix pâturaient, même si la pratique reculait légèrement.





