Référence agronomique · France

Élevage · Systèmes d’élevage

Système laitier pâturant

Référence technique · Système laitier pâturant

En 2020, environ 50 000 exploitations de France métropolitaine détenaient au moins 10 vaches laitières, pour 3,5 millions de vaches ; neuf vaches sur dix pâturaient, même si la pratique reculait légèrement. [S01] En 2024, la France comptait environ 3,1 millions de vaches laitières : le cheptel poursuit une tendance de long terme à la baisse alors que les troupeaux se concentrent. [S02] Le premier déterminant d’un pâturage laitier réellement intensif en herbe est souvent la surface accessible aux vaches depuis la traite davantage que la SAU totale…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à système laitier pâturant
Système laitier pâturant · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

50 000

Exploitations ≥10 vaches laitières

RA 2020, métropole · Base détaillée Agreste sur les systèmes laitiers. [S01][S02]

02
Consolidé

3,5 millions

Vaches laitières

RA 2020 · Effectif dans ces élevages. [S01][S02]

03
Consolidé

>90 %

Part de vaches pâturant

RA 2020 · Le pâturage reste très répandu, mais avec des intensités très différentes. [S01][S02]

04
Consolidé

3,1 millions

Vaches laitières (2)

2024, France · Tendance structurelle à la baisse du cheptel. [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse exécutive

En 2020, environ 50 000 exploitations de France métropolitaine détenaient au moins 10 vaches laitières, pour 3,5 millions de vaches ; neuf vaches sur dix pâturaient, même si la pratique reculait légèrement. [S01]

En 2024, la France comptait environ 3,1 millions de vaches laitières : le cheptel poursuit une tendance de long terme à la baisse alors que les troupeaux se concentrent. [S02]

Le premier déterminant d’un pâturage laitier réellement intensif en herbe est souvent la surface accessible aux vaches depuis la traite davantage que la SAU totale…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définir un système laitier pâturant

Le système laitier pâturant place l’herbe consommée directement par les vaches au centre d’une partie significative de la saison de production. Il ne se définit ni par l’absence de maïs, ni par le zéro concentré, ni par une race particulière. Sa cohérence vient de l’alignement entre ressource en herbe, accessibilité du foncier, besoins du troupeau, calendrier de lactation, capacité de stockage, infrastructure d’eau et de circulation, et débouché laitier.

En 2020, environ 50 000 exploitations de France métropolitaine détenaient au moins 10 vaches laitières, pour 3,5 millions de vaches ; neuf vaches sur dix pâturaient, même si la pratique reculait légèrement. [S01]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Histoire, évolution et géographie

Le pâturage est la forme historique d’alimentation estivale des vaches en France mais l’évolution vers des troupeaux plus grands des bâtiments plus équipés l’ensilage de maïs la spécialisation régionale et le morcellement du foncier ont modifié sa place Entre 2010 et 2020 le nombre d’exploitations laitières a fortement reculé tandis que la taille moyenne des troupeaux progressait Agreste constate que plus de neuf vaches sur dix pâturent encore en 2020 mais que le pâturage et…

En 2024, la France comptait environ 3,1 millions de vaches laitières : le cheptel poursuit une tendance de long terme à la baisse alors que les troupeaux se concentrent. [S02]

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04 · Référence

Le verrou n°1 : le parcellaire accessible à la traite

L’étude Idele-INRAE publiée en février 2026 place la configuration parcellaire au cœur de la multiperformance des exploitations laitières. Une exploitation peut disposer de beaucoup de prairie sans pouvoir la faire pâturer au troupeau principal si les parcelles sont trop éloignées, séparées par des routes ou difficiles d’accès. [S03]

Le premier déterminant d’un pâturage laitier réellement intensif en herbe est souvent la surface accessible aux vaches depuis la traite, davantage que la SAU totale. Le morcellement, les routes, les pentes et les chemins pèsent directement sur les performances. [S03]

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05 · Référence

Concevoir l’infrastructure de pâturage

L’abreuvement est une infrastructure productive : un manque de débit ou un point d’eau trop éloigné réduit l’ingestion et provoque des regroupements. Il faut dimensionner le réseau sur les besoins de pointe du troupeau, la longueur de conduite, le dénivelé et le temps disponible pour recharger les bacs. Les besoins réels varient fortement avec température, production laitière, matière sèche de la ration et qualité de l’eau ; SILLOVA doit donc éviter une valeur unique hors contexte.

En pâturage tournant, un repère technique courant est d’entrer autour de 10–12 cm herbomètre et de sortir vers 5–6 cm, à adapter à la saison et au type de prairie. [S04]

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06 · Référence

Conduite du pâturage : produire, mesurer, décider

Le pâturage tournant vise à faire consommer une herbe jeune, à laisser un résiduel compatible avec une repousse rapide et à adapter en permanence la surface offerte à la croissance. Les repères 10–12 cm à l’entrée et 5–6 cm à la sortie sont utiles mais ne remplacent ni l’observation de la flore, ni la mesure de la biomasse, ni l’adaptation en période sèche. [S04][S06]

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07 · Référence

Calculs pratiques pour dimensionner le pâturage

Exemple pédagogique : 70 vaches, objectif de 16 kg MS d’herbe/vache/jour. Le troupeau doit donc consommer environ 1 120 kg MS/jour. Si la mesure locale estime à 1 200 kg MS/ha la quantité réellement consommable entre entrée et résiduel cible, l’allocation est d’environ 0,93 ha/jour. Ajouter une marge ne remplace pas le suivi : la pousse et l’ingestion changent chaque semaine.

Un guide Idele illustre la variation saisonnière avec une offre cible de 15 kg MS VL j et 10 de marge environ 30 ares VL en avril si la croissance est de 50 kg MS ha j 25 ares en mai à 60 kg 38 ares en juin à 40 kg et 50 ares en…

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08 · Référence

Alimentation des vaches au pâturage

La valeur économique du pâturage dépend d’abord de l’ingestion réelle d’herbe Une herbe jeune et feuillue non souillée et disponible en quantité peut être très riche en énergie et protéines L’Idele indique qu’un troupeau à potentiel de 25 kg de lait pâturant sans complémentation avec une entrée autour de 10 12 cm et une sortie 5 5 6 cm ingère en moyenne 16 18 kg MS vache jour et peut couvrir ce niveau de production…

Au pâturage non limitant le concentré remplace en partie une herbe très ingestible Le litre marginal obtenu par kilogramme de concentré peut donc être faible La décision doit se baser sur le prix du lait le coût du concentré le potentiel du lot l’état corporel la reproduction et la disponibilité d’herbe et non sur une…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
IndicateurValeurMillésime / périmètreLecture SILLOVA
Exploitations ≥10 vaches laitières50 000RA 2020, métropoleBase détaillée Agreste sur les systèmes laitiers.
Vaches laitières3,5 millionsRA 2020Effectif dans ces élevages.
Part de vaches pâturant>90 %RA 2020Le pâturage reste très répandu, mais avec des intensités très différentes.
Vaches laitières3,1 millions2024, FranceTendance structurelle à la baisse du cheptel.
Collecte lait de vache+2,1 %2025/2024Rebond après plusieurs années de recul.
Collecte lait de vache2,111 Md Lavril 2026+1,2 % sur un an ; bio 5,0 %, AOP/IGP 16,5 %.
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?

En 2020, environ 50 000 exploitations de France métropolitaine détenaient au moins 10 vaches laitières, pour 3,5 millions de vaches ; neuf vaches sur dix pâturaient, même si la pratique reculait légèrement. [S01] En 2024, la France comptait environ 3,1 millions de vaches laitières : le cheptel poursuit une tendance de long terme à la baisse alors que les troupeaux se concentrent. [S02] Le premier déterminant d’un pâturage laitier réellement intensif en herbe est souvent la surface accessible aux vaches depuis la traite davantage que la SAU totale… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définir un système laitier pâturant ?

Le système laitier pâturant place l’herbe consommée directement par les vaches au centre d’une partie significative de la saison de production. Il ne se définit ni par l’absence de maïs, ni par le zéro concentré, ni par une race particulière. Sa cohérence vient de l’alignement entre ressource en herbe, accessibilité du foncier, besoins du troupeau, calendrier de lactation, capacité de stockage, infrastructure d’eau et de circulation, et débouché laitier. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur histoire, évolution et géographie ?

Le pâturage est la forme historique d’alimentation estivale des vaches en France mais l’évolution vers des troupeaux plus grands des bâtiments plus équipés l’ensilage de maïs la spécialisation régionale et le morcellement du foncier ont modifié sa place Entre 2010 et 2020 le nombre d’exploitations laitières a fortement reculé tandis que la taille moyenne des troupeaux progressait Agreste constate que plus de neuf vaches sur dix pâturent encore en 2020 mais que le pâturage et… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur le verrou n°1 : le parcellaire accessible à la traite ?

L’étude Idele-INRAE publiée en février 2026 place la configuration parcellaire au cœur de la multiperformance des exploitations laitières. Une exploitation peut disposer de beaucoup de prairie sans pouvoir la faire pâturer au troupeau principal si les parcelles sont trop éloignées, séparées par des routes ou difficiles d’accès. [S03] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur concevoir l’infrastructure de pâturage ?

L’abreuvement est une infrastructure productive : un manque de débit ou un point d’eau trop éloigné réduit l’ingestion et provoque des regroupements. Il faut dimensionner le réseau sur les besoins de pointe du troupeau, la longueur de conduite, le dénivelé et le temps disponible pour recharger les bacs. Les besoins réels varient fortement avec température, production laitière, matière sèche de la ration et qualité de l’eau ; SILLOVA doit donc éviter une valeur unique hors contexte. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur conduite du pâturage : produire, mesurer, décider ?

Le pâturage tournant vise à faire consommer une herbe jeune, à laisser un résiduel compatible avec une repousse rapide et à adapter en permanence la surface offerte à la croissance. Les repères 10–12 cm à l’entrée et 5–6 cm à la sortie sont utiles mais ne remplacent ni l’observation de la flore, ni la mesure de la biomasse, ni l’adaptation en période sèche. [S04][S06] [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08