01 · Référence
Synthèse exécutive
En 2024, les prairies couvrent 12,984 millions d’hectares en France métropolitaine, soit 45,6 % de la SAU ; 10,455 Mha sont des prairies permanentes et 2,529 Mha des prairies artificielles ou temporaires. [S01]
La surface totale de prairies est passée de 17,915 Mha en 1960 à 12,984 Mha en 2024, soit environ -27,5 % sur la période. [S01]
Un système herbager performant n’est pas simplement un système avec beaucoup de prairie il synchronise la pousse de l’herbe les besoins des animaux la saison de reproduction les…
02 · Référence
Chiffres clés et ordres de grandeur
Sources : Agreste GraphAgri 2025 [S01] ; DRAAF Massif central [S16] ; Agreste conjoncture 18/08/2026 [S02] ; Institut de l’Élevage [S03].
En 2024, les prairies couvrent 12,984 millions d’hectares en France métropolitaine, soit 45,6 % de la SAU ; 10,455 Mha sont des prairies permanentes et 2,529 Mha des prairies artificielles ou temporaires. [S01]
03 · Référence
Définition et périmètre d’un système herbager
Un élevage herbager est un système d’élevage d’herbivores dans lequel les prairies et l’herbe — pâturée, ensilée, enrubannée ou fanée — constituent la base structurelle de l’alimentation et de l’utilisation du foncier. Il concerne d’abord les bovins lait et viande, les ovins et, dans certains contextes, les caprins et équins. Le terme décrit un fonctionnement du système plus qu’un simple type de ration.
Il existe plusieurs définitions administratives ou de filière utilisant des seuils différents (MAEC, AOP, diagnostics, cahiers des charges). SILLOVA ne doit jamais transformer un seuil local ou une catégorie d’outil en définition nationale universelle.
04 · Référence
Histoire et géographie des systèmes herbagers en France
L’élevage à l’herbe est historiquement lié aux zones où le relief, la pluviométrie, l’altitude, l’hydromorphie ou la faible aptitude au labour favorisent la prairie. La série Agreste montre toutefois une réduction de près de cinq millions d’hectares de prairies depuis 1960. Cette évolution accompagne la spécialisation régionale, la conversion de certaines surfaces en terres arables, la diminution de cheptels herbivores dans plusieurs territoires et les transformations des systèmes fourragers. [S01]
Depuis les années 2000-2020 l’herbe retrouve une place stratégique dans les politiques et les démarches de filière autonomie protéique maîtrise des charges stockage de carbone biodiversité adaptation climatique maintien des paysages et valorisation de produits de terroir La feuille de route 2024-2027 du Massif central place explicitement ces fonctions au cœur du développement des filières…
05 · Référence
Concevoir l’exploitation autour de l’herbe
En élevage laitier notamment, l’accessibilité des parcelles depuis la salle de traite conditionne la part de pâturage réellement mobilisable. Le morcellement, les routes à traverser, la distance, les pentes et les chemins peuvent rendre théoriquement « herbagère » une exploitation qui, en pratique, ne peut pas faire pâturer efficacement le troupeau principal. L’étude Idele-INRAE publiée en février 2026 insiste sur le rôle central de la configuration du parcellaire dans les performances techniques, économiques et environnementales. [S07]
Le chargement ne se choisit pas à partir d’une norme nationale unique Il doit être compatible avec le potentiel de pousse du sol la durée de saison la part de surfaces mécanisables les objectifs de production les besoins de stocks et la variabilité climatique Le bon indicateur n’est pas seulement UGB ha mais la capacité…
06 · Référence
Gestion du pâturage
La valeur nutritive de l’herbe diminue avec l’avancement du stade tandis que le rendement sur pied augmente. La gestion du pâturage cherche donc un compromis entre quantité disponible, qualité, ingestion, réserves de la plante et persistance du couvert. Le pilotage doit devenir plus réactif au printemps et plus conservateur en période de sécheresse.
Pour des vaches laitières en pâturage tournant sur des prairies adaptées l’Institut de l’Élevage recommande comme repère une entrée à 10-12 cm herbomètre et une sortie à 5-6 cm Ce repère vise à concilier ingestion valeur alimentaire et qualité de repousse Il ne doit pas être transposé mécaniquement à toutes les espèces saisons ou prairies…
07 · Référence
Alimentation, autonomie et complémentation
Définitions cohérentes avec les démarches Idele d’autonomie alimentaire [S06].
L’autonomie n’est pas synonyme d’autarcie. Un achat ciblé de concentré, minéral ou coproduit peut être économiquement rationnel s’il sécurise une phase à forts besoins. À l’inverse, produire sur l’exploitation un aliment coûteux en mécanisation et en intrants n’est pas automatiquement plus efficient qu’un achat. Le raisonnement doit comparer coût complet, risque, travail et valeur zootechnique.
08 · Référence
Fourrages conservés et sécurité des stocks
Un système herbager français doit presque toujours stocker une partie de la production pour l’hiver, les périodes sèches ou les transitions. La sécurité repose sur trois variables : quantité de matière sèche, qualité nutritive et accessibilité réelle du stock. Une tonne de foin mal conservée ne remplace pas une tonne de matière sèche réellement ingérable.
Besoin de MS stockée = effectif × ingestion journalière cible × nombre de jours sans pâturage − apports d’autres fourrages disponibles. Ajouter ensuite une marge de sécurité explicitement justifiée par l’historique climatique, les pertes de conservation et le niveau de risque accepté ; il n’existe pas un pourcentage national unique valable partout.
| Indicateur | Valeur | Périmètre / date | Lecture |
|---|---|---|---|
| Prairies totales | 12,984 Mha | France métropolitaine, 2024P | 45,6 % de la SAU métropolitaine. |
| Prairies permanentes / STH | 10,455 Mha | 2024P | Socle principal des systèmes herbagers. |
| Prairies artificielles + temporaires | 2,529 Mha | 2024P | Outil de rotation, de qualité et de sécurisation fourragère. |
| Total cultures fourragères | 14,486 Mha | 2024P | Prairies + fourrages annuels et autres surfaces fourragères. |
| Évolution prairies totales | 17,915 → 12,984 Mha | 1960 → 2024 | -27,5 % environ sur la série. |
| Massif central : prairie dans la SAU | 81 % | Feuille de route 2024-2027 | L’une des plus grandes unités herbagères d’Europe. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
En 2024, les prairies couvrent 12,984 millions d’hectares en France métropolitaine, soit 45,6 % de la SAU ; 10,455 Mha sont des prairies permanentes et 2,529 Mha des prairies artificielles ou temporaires. [S01] La surface totale de prairies est passée de 17,915 Mha en 1960 à 12,984 Mha en 2024, soit environ -27,5 % sur la période. [S01] Un système herbager performant n’est pas simplement un système avec beaucoup de prairie il synchronise la pousse de l’herbe les besoins des animaux la saison de reproduction les… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur chiffres clés et ordres de grandeur ?
Sources : Agreste GraphAgri 2025 [S01] ; DRAAF Massif central [S16] ; Agreste conjoncture 18/08/2026 [S02] ; Institut de l’Élevage [S03]. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition et périmètre d’un système herbager ?
Un élevage herbager est un système d’élevage d’herbivores dans lequel les prairies et l’herbe pâturée ensilée enrubannée ou fanée constituent la base structurelle de l’alimentation et de l’utilisation du foncier Il concerne d’abord les bovins lait et viande les ovins et dans certains contextes les caprins et équins Le terme décrit un fonctionnement du système plus qu’un simple type de ration Il existe plusieurs définitions administratives ou de filière utilisant des seuils différents MAEC AOP diagnostics cahiers des charges SILLOVA ne doit jamais transformer un seuil local ou une catégorie… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur histoire et géographie des systèmes herbagers en france ?
L’élevage à l’herbe est historiquement lié aux zones où le relief la pluviométrie l’altitude l’hydromorphie ou la faible aptitude au labour favorisent la prairie La série Agreste montre toutefois une réduction de près de cinq millions d’hectares de prairies depuis 1960 Cette évolution accompagne la spécialisation régionale la conversion de certaines surfaces en terres arables la diminution de cheptels herbivores dans plusieurs territoires et les transformations des systèmes fourragers S01 Depuis les années 2000-2020 l’herbe retrouve une place stratégique dans les politiques et les démarches de filière autonomie protéique maîtrise… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur concevoir l’exploitation autour de l’herbe ?
En élevage laitier notamment l’accessibilité des parcelles depuis la salle de traite conditionne la part de pâturage réellement mobilisable Le morcellement les routes à traverser la distance les pentes et les chemins peuvent rendre théoriquement herbagère une exploitation qui en pratique ne peut pas faire pâturer efficacement le troupeau principal L’étude Idele-INRAE publiée en février 2026 insiste sur le rôle central de la configuration du parcellaire dans les performances techniques économiques et environnementales S07 Le chargement ne se choisit pas à partir d’une norme nationale unique Il doit être compatible… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur gestion du pâturage ?
La valeur nutritive de l’herbe diminue avec l’avancement du stade tandis que le rendement sur pied augmente La gestion du pâturage cherche donc un compromis entre quantité disponible qualité ingestion réserves de la plante et persistance du couvert Le pilotage doit devenir plus réactif au printemps et plus conservateur en période de sécheresse Pour des vaches laitières en pâturage tournant sur des prairies adaptées l’Institut de l’Élevage recommande comme repère une entrée à 10-12 cm herbomètre et une sortie à 5-6 cm Ce repère vise à concilier ingestion valeur alimentaire… [S01][S02][S03]





