Référence agronomique · France

Élevage · Systèmes d’élevage

Élevage herbager

Un élevage herbager donne une place centrale à l’herbe pâturée et conservée. Sa réussite dépend du chargement, de la pousse saisonnière et des stocks de sécurité.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Élevage herbager — illustration documentaire (Élevage, Systèmes d’élevage)
Élevage herbager · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour guider la lecture.

Ressource

Herbe pâturée

Chargement

Selon la pousse

Stocks

Sécuriser l’hiver

Suivi

Parcelle et troupeau

01 · Référence

Définir un système herbager

En 2024, les prairies couvrent 12,984 millions d’hectares en France métropolitaine, soit 45,6 % de la SAU; 10,455 Mha sont des prairies permanentes et 2,529 Mha des prairies artificielles ou temporaires.

La surface totale de prairies est passée de 17,915 Mha en 1960 à 12,984 Mha en 2024, soit environ -27,5 % sur la période.

Surfaces de prairies en France métropolitaine
IndicateurValeur
Prairies totales en 202412,984 Mha, soit 45,6 % de la SAU
Prairies permanentes en 202410,455 Mha
Prairies artificielles ou temporaires en 20242,529 Mha
Prairies totales en 196017,915 Mha

02 · Référence

Définition et périmètre d’un système herbager

Un élevage herbager est un système d’élevage d’herbivores dans lequel les prairies et l’herbe — pâturée, ensilée, enrubannée ou fanée — constituent la base structurelle de l’alimentation et de l’utilisation du foncier. Il concerne d’abord les bovins lait et viande, les ovins et, dans certains contextes, les caprins et équins. Le terme décrit un fonctionnement du système plus qu’un simple type de ration.

Il existe plusieurs définitions administratives ou de filière utilisant des seuils différents (MAEC, AOP, diagnostics, cahiers des charges). Il ne faut pas transformer un seuil local ou une catégorie d’outil en définition nationale universelle.

03 · Référence

Histoire et géographie des systèmes herbagers en France

L’élevage à l’herbe est historiquement lié aux zones où le relief, la pluviométrie, l’altitude, l’hydromorphie ou la faible aptitude au labour favorisent la prairie. La série Agreste montre toutefois une réduction de près de cinq millions d’hectares de prairies depuis 1960. Cette évolution accompagne la spécialisation régionale, la conversion de certaines surfaces en terres arables, la diminution de cheptels herbivores dans plusieurs territoires et les transformations des systèmes fourragers.

04 · Référence

Concevoir l’exploitation autour de l’herbe

En élevage laitier notamment, l’accessibilité des parcelles depuis la salle de traite conditionne la part de pâturage réellement mobilisable. Le morcellement, les routes à traverser, la distance, les pentes et les chemins peuvent rendre théoriquement « herbagère » une exploitation qui, en pratique, ne peut pas faire pâturer efficacement le troupeau principal. L’étude Idele-INRAE publiée en février 2026 insiste sur le rôle central de la configuration du parcellaire dans les performances techniques, économiques et environnementales.

05 · Référence

Gestion du pâturage

La valeur nutritive de l’herbe diminue avec l’avancement du stade tandis que le rendement sur pied augmente. La gestion du pâturage cherche donc un compromis entre quantité disponible, qualité, ingestion, réserves de la plante et persistance du couvert. Le pilotage doit devenir plus réactif au printemps et plus conservateur en période de sécheresse.

06 · Référence

Alimentation, autonomie et complémentation

Définitions cohérentes avec les démarches Idele d’autonomie alimentaire.

L’autonomie n’est pas synonyme d’autarcie. Un achat ciblé de concentré, minéral ou coproduit peut être économiquement rationnel s’il sécurise une phase à forts besoins. À l’inverse, produire sur l’exploitation un aliment coûteux en mécanisation et en intrants n’est pas automatiquement plus efficient qu’un achat. Le raisonnement doit comparer coût complet, risque, travail et valeur zootechnique.

07 · Référence

Fourrages conservés et sécurité des stocks

Un système herbager français doit presque toujours stocker une partie de la production pour l’hiver, les périodes sèches ou les transitions. La sécurité repose sur trois variables: quantité de matière sèche, qualité nutritive et accessibilité réelle du stock. Une tonne de foin mal conservée ne remplace pas une tonne de matière sèche réellement ingérable.

Besoin de MS stockée = effectif × ingestion journalière cible × nombre de jours sans pâturage − apports d’autres fourrages disponibles. Ajouter ensuite une marge de sécurité explicitement justifiée par l’historique climatique, les pertes de conservation et le niveau de risque accepté; il n’existe pas un pourcentage national unique valable partout.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Qu’est-ce qu’un élevage herbager?

C’est un système d’élevage d’herbivores dans lequel les prairies et l’herbe, pâturée, ensilée, enrubannée ou fanée, forment la base de l’alimentation. Il concerne d’abord les bovins lait et viande et les ovins.

Quelle place occupent les prairies en France?

En 2024, les prairies couvrent 12,984 millions d’hectares en France métropolitaine, soit 45,6 % de la SAU.

Pourquoi sécuriser des stocks de fourrages?

Un système herbager doit presque toujours stocker une partie de la production pour l’hiver, les périodes sèches ou les transitions. La sécurité repose sur la quantité de matière sèche, la qualité nutritive et l’accessibilité réelle du stock.

Traçabilité

Sources utilisées

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