01 · Référence
Synthèse opérationnelle
La sélection génétique caprine consiste à choisir, génération après génération, les reproducteurs qui transmettront le mieux les caractères recherchés tout en maîtrisant les risques de consanguinité, de perte de diversité, de dégradation fonctionnelle ou de décalage entre potentiel génétique et système d’élevage. En pratique, elle repose sur quatre briques : des données fiables, un objectif de troupeau explicite, une hiérarchisation des femelles et des mâles, puis des accouplements raisonnés. [S2][S4][S5]
En France le dispositif de sélection laitière est particulièrement structuré en Alpine et Saanen Le catalogue Capgènes 2026 présente une base de sélection d’environ 165 000 chèvres dans 600 élevages créateurs et engagés un contrôle laitier officiel couvrant environ 310 000 chèvres dans 1 400 élevages et une population caprine française de l’ordre de 900…
02 · Référence
Définition précise : qu’est-ce que sélectionner ?
La sélection génétique n’est pas l’évaluation génétique. L’évaluation estime le potentiel transmissible d’un animal à partir de sa généalogie, de ses performances, des performances de ses apparentés et, quand il est génotypé, de son information génomique. La sélection est l’acte de décision qui suit : conserver ou réformer, choisir comme mère de renouvellement, choisir un bouc ou une dose d’IA, organiser un accouplement, réserver une descendance pour le futur noyau reproducteur.
Une stratégie de sélection doit donc répondre à cinq questions 1 où veut-on aller 2 quelles données sont assez fiables pour décider 3 quelles femelles méritent de produire le renouvellement 4 quels mâles corrigent leurs points faibles sans créer de parenté excessive 5 comment vérifier plusieurs années plus tard que le troupeau évolue dans la…
03 · Référence
Le dispositif français de sélection caprine en 2026
Pour les races laitières principales, le schéma français relie contrôle de performances, enregistrement des filiations, évaluation génétique officielle, pointage morphologique, génotypage, sélection des mères à boucs et pères à boucs, accouplements programmés, production de semence, diffusion des jeunes boucs génomiques et confirmation sur descendance. Capgènes conduit les schémas Alpine, Saanen et Angora ; l’Institut de l’Élevage publie notamment le calendrier d’indexation des races laitières. [S3][S4]
04 · Référence
Construire un objectif de sélection propre à l’élevage
La première étape n’est pas de choisir un bouc mais de définir le troupeau recherché dans trois à cinq ans. Le catalogue 2026 recommande un Audit Génétique Stratégique tous les 3 à 5 ans et un accompagnement allant de la stratégie au choix des femelles, au PAM et au suivi de fertilité. [S2]
05 · Référence
Lire l’ICC et les index sans simplifier à l’excès
En 2026, le catalogue Capgènes présente six index élémentaires courants : ILait, IMP, IMG, ITP, ITB et ICELL, ainsi que l’IFERT disponible depuis 2023. Les synthèses majeures sont IPC, IMC et ICC. L’ICC est centré sur 0 ; l’IPC et l’IMC sont en base 100. [S2]
Une même valeur d’ICC peut résulter de profils différents. Un bouc très laitier mais moyen en mamelle ne répond pas au même besoin qu’un bouc plus équilibré, même si leur synthèse globale est proche. La sélection opérationnelle doit donc toujours ouvrir les composantes de l’ICC.
06 · Référence
Fiabiliser les données avant de sélectionner
La meilleure stratégie génétique ne peut pas compenser des données de mauvaise qualité. Le contrôle laitier, les filiations, le pointage et la connexion sont la « matière première » de la sélection. Le bilan de connexion Capgènes 2026 rappelle que la connexion permet de séparer les effets génétiques des effets d’environnement et de comparer des index sur une base commune. [S7]
07 · Référence
Choisir les femelles qui produiront le renouvellement
La sélection des femelles ne doit pas se faire uniquement sur la dernière lactation. Il faut combiner : valeur génétique, cohérence avec l’objectif de troupeau, santé mammaire, morphologie, fertilité, longévité potentielle, absence de défaut héréditaire connu, qualité de filiation et aptitude pratique au système.
Pour les accouplements programmés 2026-2027 Capgènes indique sélectionner des femelles équilibrées performantes et durables dans une limite de 30 femelles par élevage en intégrant l’ICC les index associés des données de pointage certains défauts de mamelle et l’aptitude à la reproduction Des femelles supplémentaires peuvent être proposées si leurs deux parents sont connus et si…
08 · Référence
Génotypage en ferme : sélectionner plus tôt les futures reproductrices
Le génotypage en ferme est déployé en 2026 avec les coopératives d’insémination et les entreprises de contrôle de performances/conseil. Capgènes le présente comme un outil de caractérisation génétique plus fine des futurs reproducteurs, permettant des décisions de renouvellement plus précoces et plus précises. [S9][S15]
L’intérêt économique est maximal lorsque le génotypage modifie réellement une décision : éviter d’élever une chevrette au potentiel faible pour l’objectif, identifier une jeune femelle d’intérêt, sécuriser une future mère à bouc, ou départager des sœurs proches sur le phénotype. Génotyper sans règle de décision prédéfinie crée surtout une donnée supplémentaire.
| Repère | Valeur / interprétation |
|---|---|
| Indexations officielles 2026 | 3 traitements : données extraites le 9 janvier, 5 juin et 4 septembre ; publications fin février, fin juin et début octobre. [S4] |
| Races officiellement évaluées en lait | Alpine, Saanen et Poitevine lorsque les performances nécessaires sont disponibles. [S4] |
| Inséminations 2025 | 67 151 IA, soit +2 % selon le rapport Capgènes 2026. [S3] |
| Accouplements programmés 2025 | 1 377 réalisés. [S3] |
| Jeunes boucs génomiques | 111 diffusés en 2025 ; le catalogue 2026 donne un CD généralement compris entre 70 et 80. [S2][S3] |
| Pointage 2025 | 36 923 femelles pointées dans 558 élevages de 61 départements selon le détail du rapport ; la page chiffres-clés mentionne 33 452 primipares, périmètre différent. [S3] |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?
La sélection génétique caprine consiste à choisir génération après génération les reproducteurs qui transmettront le mieux les caractères recherchés tout en maîtrisant les risques de consanguinité de perte de diversité de dégradation fonctionnelle ou de décalage entre potentiel génétique et système d’élevage En pratique elle repose sur quatre briques des données fiables un objectif de troupeau explicite une hiérarchisation des femelles et des mâles puis des accouplements raisonnés S2 S4 S5 En France le dispositif de sélection laitière est particulièrement structuré en Alpine et Saanen Le catalogue Capgènes 2026 présente… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition précise : qu’est-ce que sélectionner ? ?
La sélection génétique n’est pas l’évaluation génétique L’évaluation estime le potentiel transmissible d’un animal à partir de sa généalogie de ses performances des performances de ses apparentés et quand il est génotypé de son information génomique La sélection est l’acte de décision qui suit conserver ou réformer choisir comme mère de renouvellement choisir un bouc ou une dose d’IA organiser un accouplement réserver une descendance pour le futur noyau reproducteur Une stratégie de sélection doit donc répondre à cinq questions 1 où veut-on aller 2 quelles données sont assez fiables… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le dispositif français de sélection caprine en 2026 ?
Pour les races laitières principales, le schéma français relie contrôle de performances, enregistrement des filiations, évaluation génétique officielle, pointage morphologique, génotypage, sélection des mères à boucs et pères à boucs, accouplements programmés, production de semence, diffusion des jeunes boucs génomiques et confirmation sur descendance. Capgènes conduit les schémas Alpine, Saanen et Angora ; l’Institut de l’Élevage publie notamment le calendrier d’indexation des races laitières. [S3][S4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur construire un objectif de sélection propre à l’élevage ?
La première étape n’est pas de choisir un bouc mais de définir le troupeau recherché dans trois à cinq ans. Le catalogue 2026 recommande un Audit Génétique Stratégique tous les 3 à 5 ans et un accompagnement allant de la stratégie au choix des femelles, au PAM et au suivi de fertilité. [S2] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur lire l’icc et les index sans simplifier à l’excès ?
En 2026, le catalogue Capgènes présente six index élémentaires courants : ILait, IMP, IMG, ITP, ITB et ICELL, ainsi que l’IFERT disponible depuis 2023. Les synthèses majeures sont IPC, IMC et ICC. L’ICC est centré sur 0 ; l’IPC et l’IMC sont en base 100. [S2] Une même valeur d’ICC peut résulter de profils différents. Un bouc très laitier mais moyen en mamelle ne répond pas au même besoin qu’un bouc plus équilibré, même si leur synthèse globale est proche. La sélection opérationnelle doit donc toujours ouvrir les composantes de l’ICC. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur fiabiliser les données avant de sélectionner ?
La meilleure stratégie génétique ne peut pas compenser des données de mauvaise qualité. Le contrôle laitier, les filiations, le pointage et la connexion sont la « matière première » de la sélection. Le bilan de connexion Capgènes 2026 rappelle que la connexion permet de séparer les effets génétiques des effets d’environnement et de comparer des index sur une base commune. [S7] [S01][S02][S03]





