Référence agronomique · France

Élevage caprin · Conduite du troupeau caprin

Coût alimentaire des chèvres

Le coût alimentaire des chèvres combine les aliments achetés et les fourrages produits selon un périmètre défini. Comparer les coûts par chèvre et par litre produit, à même campagne.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 5 min
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Coût alimentaire des chèvres — illustration documentaire (Élevage caprin, Conduite du troupeau caprin)
Coût alimentaire des chèvres · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour guider la lecture.

Périmètre

Charges définies

Fourrages

Coût inclus

Unité

€/1 000 L

Décision

Marge suivie

01 · Référence

Résumé exécutif : les chiffres à retenir

Dans les résultats techniques et économiques caprins Grand Ouest 2024, le coût alimentaire est de 360 €/1 000 L chez les livreurs conventionnels, 375 €/1 000 L chez les livreurs biologiques, 299 €/1 000 L dans les systèmes mixtes et 557 €/1 000 L chez les fromagers fermiers. Ces valeurs ne sont pas des objectifs universels: elles décrivent des groupes d’élevages et des périmètres de charges précis.

Dans le groupe des livreurs conventionnels 2024, la production moyenne atteint 907 L/chèvre, le lait est payé 902 €/1 000 L, les charges opérationnelles 442 €/1 000 L, dont 360 € de coût alimentaire, avec 577 g de concentrés et déshydratés par litre. La marge brute s’établit à 544 €/1 000 L.

Coût alimentaire par groupe d’élevages, Grand Ouest 2024
GroupeCoût alimentaire
Livreurs conventionnels360 €/1 000 L
Livreurs biologiques375 €/1 000 L
Systèmes mixtes299 €/1 000 L
Fromagers fermiers557 €/1 000 L

02 · Référence

Définition : que recouvre exactement le coût alimentaire?

Le terme « coût alimentaire » varie selon les réseaux. Pour les références INOSYS Grand Ouest 2024, il comprend les concentrés achetés et autoconsommés, les déshydratés, les fourrages achetés, les aliments lactés selon les catégories concernées et les charges opérationnelles de la surface fourragère principale (SFP) caprine.

Dans les références OFPM-INOSYS, les aliments produits sur l’exploitation sont valorisés à leur coût cultural, et non à leur prix de marché théorique. Cette convention est essentielle pour comparer correctement des systèmes plus ou moins autonomes.

03 · Référence

Ne pas confondre les indicateurs économiques

L’IPAMPA est un indice de prix: son panier couvre environ 70 % des charges comptables utilisées dans les analyses de revenu, et l’alimentation achetée représente environ 45 % de l’IPAMPA lait de chèvre après rebasement 2020.

L’OFPM distingue le « solde disponible » des réseaux INOSYS du coût de production complet, qui ajoute notamment une rémunération conventionnelle du travail non salarié, des capitaux propres et du foncier en propriété.

04 · Référence

Contexte économique 2025–2026 de la filière caprine française

En 2025, la collecte française de lait de chèvre atteint environ 496,8 millions de litres, en baisse de 0,3 % par rapport à 2024. Le premier semestre recule de 3,1 %, en partie à cause de fourrages 2024 de moindre qualité, puis le second semestre progresse de 3,0 % lorsque des fourrages de meilleure qualité entrent dans les rations.

La géographie reste très concentrée: dans les données OFPM, la Nouvelle-Aquitaine représente 32 % du cheptel national, 35 % de la production totale, 42 % de la collecte industrielle et 76 % de la production industrielle de fromages de chèvre. Environ un quart de la production de fromages de chèvre est exporté.

05 · Référence

Structure détaillée du coût : où part l’argent?

Une référence INOSYS sur la campagne 2022–2023 pour des exploitations caprines livreuses décompose un coût alimentaire moyen de 289 €/1 000 L en 204 € de concentrés et déshydratés, 28 € de poudre de lait, 26 € de fourrages achetés et 31 € de charges de SFP. La plage observée de coût alimentaire est large, de 209 à 405 €/1 000 L.

Le concentré est généralement le poste dominant, mais le coût des fourrages et de leur production peut changer le classement des systèmes.

La poudre de lait devient très visible dans les élevages à fort renouvellement ou avec beaucoup de chevreaux élevés.

06 · Référence

Comparer les coûts par type d’atelier

Les résultats INOSYS distinguent livreurs, systèmes mixtes et fermiers. Leur coût alimentaire n’est comparable qu’avec la même définition des charges, la même année et la même unité de lait. Une moyenne de réseau ne constitue pas le budget prévisionnel de toutes les exploitations.

07 · Référence

Systèmes alimentaires 2024 : foin, maïs, enrubannage, pâturage

Dans le sous-échantillon de livreurs du Grand Ouest, le coût alimentaire moyen varie de 310 €/1 000 L en foin dominant légumineuses à 408 € en système enrubannage. Les effectifs sont petits (4 à 11 fermes par groupe) et les résultats ne prouvent pas une causalité du fourrage seul.

08 · Référence

L'effet dénominateur : produire des litres utiles sans suralimenter

Un coût exprimé en €/1 000 L dépend autant du numérateur (euros dépensés) que du dénominateur (litres produits). Une charge donnée par chèvre pèse beaucoup plus par litre lorsque la production baisse.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Le coût alimentaire de référence est-il un objectif à atteindre?

Non. Les valeurs décrivent des groupes d’élevages et des périmètres de charges précis. Chez les livreurs conventionnels 2024, il atteint 360 €/1 000 L.

Comment valoriser les aliments produits sur l’exploitation?

Dans les références OFPM-INOSYS, ils sont valorisés à leur coût cultural, et non à leur prix de marché théorique, pour comparer correctement des systèmes plus ou moins autonomes.

Un coût en €/1 000 L suffit-il à juger la performance?

Non. Il dépend autant des euros dépensés que des litres produits. Une charge par chèvre pèse davantage par litre lorsque la production baisse.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.

  1. INOSYS / Chambres d’agriculture

    Résultats caprins Grand Ouest

    s. d.

  2. Institut de l’Élevage

    Maîtriser le coût alimentaire caprin

    s. d.