01 · Référence
Résumé exécutif : où en est le coût du lait de chèvre ?
Le dernier repère national complet disponible en août 2026 pour les élevages caprins livreurs conventionnels suivis par INOSYS situe le coût de production 2024 à 1 182 1 000 L L’estimation 2025 s’établit à 1 172 1 000 L Après déduction des produits joints et des aides le prix de revient nécessaire pour rémunérer le travail exploitant à hauteur de 2 SMIC brut par UMO ressort à 1 017 1 000 L en 2024 et…
Le prix moyen national payé aux producteurs a atteint 920 1 000 L en 2025 contre 912 1 000 L en 2024 La valorisation moyenne du lait dans l’échantillon INOSYS est un peu supérieure à 925 1 000 L en 2024 et 932 1 000 L en 2025e ces deux séries ne doivent pas être…
02 · Référence
Méthode nationale COUPROD / INOSYS
La méthode nationale de l’Institut de l’Élevage, élaborée avec les Réseaux d’élevage, vise un calcul homogène des coûts de production caprins. Elle sépare les postes techniques, les natures de charges et les produits de l’atelier. Dans les exploitations diversifiées, les charges communes sont affectées à l’atelier à l’aide de clés cohérentes avec l’utilisation du matériel, des bâtiments, du foncier et du travail. [S2]
Le prix de revient retire du coût complet les aides et les produits joints (chevreaux, réformes, autres produits attribués). En 2024 : 1 182 - 55 - 110 = 1 017 €/1 000 L. [S1]
03 · Référence
Périmètre des références : ce qu’elles représentent réellement
Le tableau national 2024–2025e porte sur 54 élevages caprins livreurs. L’échantillon est non constant : les exploitations ne sont pas exactement les mêmes chaque année. Environ 78 % des élevages sont situés dans l’Ouest, le Centre-Ouest et l’Occitanie et 22 % dans le Sud-Est. Il s’agit d’élevages conventionnels livreurs de lait, spécialisés ou diversifiés. [S1]
Les exploitations INOSYS font l’objet d’un suivi technique et économique approfondi. L’Institut de l’Élevage précise que leurs résultats suivent les tendances du secteur mais peuvent être supérieurs à la moyenne du fait de la dimension et de l’efficacité des exploitations suivies. [S9]
04 · Référence
Filière française : contexte qui donne du sens au coût
En 2024, l’Institut de l’Élevage estimait à environ 2 370 le nombre d’exploitations livrant du lait de chèvre, soit 74 de moins qu’en 2023 (-3 %). La concentration structurelle de la production augmente la taille moyenne des ateliers et modifie les besoins en travail, bâtiments et automatisation. [S5]
FranceAgriMer indique qu’en 2025 la collecte de lait de chèvre a été proche de 497 millions de litres, légèrement inférieure à 2024, avec un premier semestre en retrait puis un redressement. La production fermière transformée a de son côté progressé selon les statistiques agricoles provisoires. [S3]
05 · Référence
Évolution 2020–2025e : +25 % de coût en cinq ans
Entre 2020 et 2024, le coût complet passe de 934 à 1 182 €/1 000 L, soit +26,6 %. La valorisation du lait progresse elle aussi, mais moins vite : de 775 à 925 €/1 000 L (+19,4 %). Le prix de revient nécessaire à 2 SMIC passe de 778 à 1 017 €/1 000 L. [S1]
L’estimation 2025 fait apparaître un léger repli du coût complet (-10 €/1 000 L) grâce à la baisse de certains intrants, mais une hausse du poste travail et des amortissements. [S1]
06 · Référence
Charges courantes, amortissements et charges supplétives
Figure 4 — Décomposition du coût complet par nature de charges. Source [S1].
En 2024, les charges courantes atteignent 763 €/1 000 L, les amortissements 149 €/1 000 L et les charges supplétives 270 €/1 000 L. Le coût hors charges supplétives est donc 912 €/1 000 L. [S1]
• Pour la viabilité : ignorer le travail exploitant et le capital propre peut donner une fausse impression de rentabilité.
07 · Référence
2025e : baisse de l’aliment, inertie des charges de structure
Figure 5 — Principaux postes 2024 et estimation 2025. Source [S1].
Le poste approvisionnements des animaux baisse de 300 à 286 €/1 000 L en 2025e, surtout grâce aux concentrés et minéraux (265 → 253 €/1 000 L) et aux fourrages achetés/pension (36 → 33 €/1 000 L). [S1]
En parallèle le travail augmente de 306 à 311 1 000 L la mécanisation de 196 à 197…
08 · Référence
Prix de revient, prix payé et écart économique
Le prix de revient 2024 à 2 SMIC est 1 017 €/1 000 L. La valorisation moyenne du lait dans l’échantillon est 925 €/1 000 L. L’écart est donc d’environ 92 €/1 000 L. En 2025e, le prix de revient baisse à 1 008 €/1 000 L et la valorisation monte à 932 €/1 000 L, réduisant l’écart à environ 76 €/1 000 L. [S1]
Cet écart explique pourquoi la rémunération permise par le produit reste inférieure à 2 SMIC pour une grande partie des élevages : 1,2 SMIC/UMO exploitant en moyenne en 2024 et 1,4 en 2025e. [S1]
| Repère national INOSYS | 2024 | 2025e |
|---|---|---|
| Coût de production total | 1 182 €/1 000 L | 1 172 €/1 000 L |
| Coût hors charges supplétives | 912 €/1 000 L | 904 €/1 000 L |
| Prix de revient pour 2 SMIC/UMO exploitant | 1 017 €/1 000 L | 1 008 €/1 000 L |
| Valorisation du lait — échantillon | 925 €/1 000 L | 932 €/1 000 L |
| Rémunération permise | 1,2 SMIC/UMO | 1,4 SMIC/UMO |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif : où en est le coût du lait de chèvre ? ?
Le dernier repère national complet disponible en août 2026 pour les élevages caprins livreurs conventionnels suivis par INOSYS situe le coût de production 2024 à 1 182 1 000 L L’estimation 2025 s’établit à 1 172 1 000 L Après déduction des produits joints et des aides le prix de revient nécessaire pour rémunérer le travail exploitant à hauteur de 2 SMIC brut par UMO ressort à 1 017 1 000 L en 2024 et Le prix moyen national payé aux producteurs a atteint 920 1 000 L en 2025… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur méthode nationale couprod / inosys ?
La méthode nationale de l’Institut de l’Élevage élaborée avec les Réseaux d’élevage vise un calcul homogène des coûts de production caprins Elle sépare les postes techniques les natures de charges et les produits de l’atelier Dans les exploitations diversifiées les charges communes sont affectées à l’atelier à l’aide de clés cohérentes avec l’utilisation du matériel des bâtiments du foncier et du travail S2 Le prix de revient retire du coût complet les aides et les produits joints chevreaux réformes autres produits attribués En 2024 1 182 - 55 - 110… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur périmètre des références : ce qu’elles représentent réellement ?
Le tableau national 2024 2025e porte sur 54 élevages caprins livreurs L’échantillon est non constant les exploitations ne sont pas exactement les mêmes chaque année Environ 78 des élevages sont situés dans l’Ouest le Centre-Ouest et l’Occitanie et 22 dans le Sud-Est Il s’agit d’élevages conventionnels livreurs de lait spécialisés ou diversifiés S1 Les exploitations INOSYS font l’objet d’un suivi technique et économique approfondi L’Institut de l’Élevage précise que leurs résultats suivent les tendances du secteur mais peuvent être supérieurs à la moyenne du fait de la dimension et de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur filière française : contexte qui donne du sens au coût ?
En 2024 l’Institut de l’Élevage estimait à environ 2 370 le nombre d’exploitations livrant du lait de chèvre soit 74 de moins qu’en 2023 -3 La concentration structurelle de la production augmente la taille moyenne des ateliers et modifie les besoins en travail bâtiments et automatisation S5 FranceAgriMer indique qu’en 2025 la collecte de lait de chèvre a été proche de 497 millions de litres légèrement inférieure à 2024 avec un premier semestre en retrait puis un redressement La production fermière transformée a de son côté progressé selon les statistiques… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur évolution 2020–2025e : +25 % de coût en cinq ans ?
Entre 2020 et 2024, le coût complet passe de 934 à 1 182 €/1 000 L, soit +26,6 %. La valorisation du lait progresse elle aussi, mais moins vite : de 775 à 925 €/1 000 L (+19,4 %). Le prix de revient nécessaire à 2 SMIC passe de 778 à 1 017 €/1 000 L. [S1] L’estimation 2025 fait apparaître un léger repli du coût complet (-10 €/1 000 L) grâce à la baisse de certains intrants, mais une hausse du poste travail et des amortissements. [S1] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur charges courantes, amortissements et charges supplétives ?
Figure 4 — Décomposition du coût complet par nature de charges. Source [S1]. En 2024, les charges courantes atteignent 763 €/1 000 L, les amortissements 149 €/1 000 L et les charges supplétives 270 €/1 000 L. Le coût hors charges supplétives est donc 912 €/1 000 L. [S1] • Pour la viabilité : ignorer le travail exploitant et le capital propre peut donner une fausse impression de rentabilité. [S01][S02][S03]





