Référence agronomique · France

Santé des cultures · Maladies des cultures

Sclérotinia

Référence technique · Sclérotinia

La Sclérotinia du plan directeur SILLOVA demande une fiche transversale couvrant le nom scientifique et la classification les cultures hôtes et leur importance en France les symptômes par organe et par stade le cycle biologique les conditions favorables le diagnostic différentiel les impacts et la gestion intégrée Le présent dossier reprend ce minimum et l’élargit aux espèces de Sclerotinia pertinentes aux formes d’attaque propres aux grandes cultures et aux légumes aux outils de risque La sclérotiniose est une maladie de système une observation sur une culture modifie le risque des cultures sensibles suivantes parce que les sclérotes alimentent un stock d’inoculum persistant dans le sol Inversement une rotation diversifiée n’est pas automatiquement assainissante si…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à sclérotinia
Sclérotinia · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Espèce transversale majeure

Sclerotinia sclerotiorum

Colza, tournesol, soja, pois/haricot, légumes, de nombreuses dicotylédones et adventices · Sclérotes souvent assez gros et irréguliers ; apothécies et ascospores importantes dans le cycle [S01][S02]

02
Consolidé

Maraîchage / pourritures basales

Sclerotinia minor

Laitue et autres légumes ; plus de 90 hôtes rapportés par INRAE-Ephytia · Nombreux petits sclérotes ; contamination locale à partir du sol particulièrement importante [S01][S02]

03
Consolidé

Légumineuses fourragères

Sclerotinia trifoliorum

Trèfle violet, trèfle incarnat, luzerne et autres Fabaceae selon contexte · Pourriture du collet et base des tiges en périodes fraîches et humides ; identification d’espèce parfois moléculaire [S01][S02]

04
Consolidé

Espèce transversale majeure

Sclerotinia sclerotiorum (2)

Colza, tournesol, soja, pois/haricot, légumes, de nombreuses dicotylédones et adventices · Sclérotes souvent assez gros et irréguliers ; apothécies et ascospores importantes dans le cycle [S01][S02]

01 · Référence

Note de lecture et périmètre

La Sclérotinia du plan directeur SILLOVA demande une fiche transversale couvrant le nom scientifique et la classification les cultures hôtes et leur importance en France les symptômes par organe et par stade le cycle biologique les conditions favorables le diagnostic différentiel les impacts et la gestion intégrée Le présent dossier reprend ce minimum et l’élargit aux espèces de Sclerotinia pertinentes aux formes d’attaque propres aux grandes cultures et aux légumes aux outils de risque…

La sclérotiniose est une maladie de système une observation sur une culture modifie le risque des cultures sensibles suivantes parce que les sclérotes alimentent un stock d’inoculum persistant dans le sol Inversement une rotation diversifiée n’est pas automatiquement assainissante si elle enchaîne plusieurs hôtes de S sclerotiorum Le raisonnement SILLOVA doit donc relier diagnostic de…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Résumé exécutif

Sclerotinia sclerotiorum est l’espèce transversale centrale : champignon nécrotrophe très polyphage, signalé sur plus de 400 espèces végétales, capable de produire des sclérotes qui persistent plusieurs années dans le sol et des apothécies libérant des ascospores aériennes. [S21–S23, S28]

Sclerotinia minor est particulièrement important en maraîchage, notamment sur laitue ; son spectre d’hôtes est plus restreint et sa biologie met davantage l’accent sur la contamination de proximité à partir des sclérotes. [S21, S26]

Sclerotinia trifoliorum est une espèce à considérer dans les légumineuses fourragères surtout trèfles et luzerne automnes et hivers doux et humides favorisent…

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03 · Référence

Définition : une maladie transversale, plusieurs espèces

En agronomie française, « sclérotinia », « sclérotiniose » et « pourriture blanche » sont utilisés pour désigner des maladies causées par des champignons du genre Sclerotinia. Le dossier transversal ne doit donc pas ramener tous les symptômes à une seule entité biologique. Les trois espèces les plus utiles à distinguer dans une base agricole généraliste sont S. sclerotiorum, S. minor et S. trifoliorum.

Taxonomie : Ascomycota > Leotiomycetes > Helotiales > Sclerotiniaceae > Sclerotinia. NCBI et EPPO confirment cette classification pour les espèces majeures ; une revue taxonomique 2026 souligne l’intérêt de caractères morphologiques et moléculaires combinés. [S26–S27]

La présence d’un sclérote ne signifie pas automatiquement Sclerotinia D’autres champignons forment des structures de survie appelées sclérotes ou microsclérotes Verticillium sur tournesol Macrophomina phaseolina…

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04 · Référence

Cultures hôtes et importance en France

Le très large spectre d’hôtes de S. sclerotiorum explique pourquoi la maladie doit être traitée à l’échelle de la rotation. INRAE-Ephytia rapporte plus de 400 espèces végétales pour S. sclerotiorum et plus de 90 pour S. minor. Les sources françaises techniques montrent des enjeux forts en oléagineux, soja et maraîchage, auxquels s’ajoutent les légumineuses fourragères pour S. trifoliorum. [S21–S25]

Sources : Terres Inovia, INRAE-Ephytia, BSV régionaux, fiches SILLOVA 448/453/475. [S1–S3, S12, S16, S21–S25, S35–S37]

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05 · Référence

Diagnostic de terrain : reconnaître la signature sclérotinia

Pourriture humide, molle ou blanchâtre, souvent beige clair au début puis décolorée.

Sclérotes noirs à brun-noir, durs, externes ou internes ; ils peuvent être gros et irréguliers chez S. sclerotiorum ou nombreux et plus petits chez S. minor.

Sur capitule de tournesol : pourriture beige au dos, colonisation du capitule, mycélium blanc et formation d’une « grille » de sclérotes autour des graines dans les cas évolués. [S17]

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06 · Référence

Cycle biologique : des sclérotes au nouveau stock d’inoculum

Le cycle de S. sclerotiorum explique l’alternance entre une phase tellurique très persistante et une phase aérienne explosive. Les sclérotes sont des agrégats mycéliens mélanisés capables de survivre plusieurs années dans le sol. INRAE-Ephytia indique couramment 8 à 10 ans de maintien possible dans les systèmes légumiers. Une fraction des sclérotes superficiels peut germer de manière carpogène et former des apothécies ; celles-ci libèrent de très nombreuses ascospores transportées par l’air. [S21–S23]

2. Survie dans le sol, surtout dans les premiers centimètres ; transport possible avec terre, outils, plants ou résidus.

4. Germination carpogène : formation d’apothécies, surtout lorsque la couche superficielle du sol reste humide et dans des températures modérées.

5 Émission d’ascospores et dispersion aérienne Les spores ont besoin d’humidité eau libre et souvent de tissus sénescents…

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07 · Référence

Persistance de l’inoculum et logique de rotation

Le stock de sclérotes est la mémoire sanitaire de la parcelle Les sclérotes incorporés au sol peuvent survivre pendant plusieurs années ce qui rend insuffisante une lecture limitée au précédent immédiat Les observations SILLOVA devraient conserver au minimum l’historique de symptômes sur les cultures sensibles et lorsque possible les 5 à 10 dernières années de succession Pour le soja Terres Inovia utilise explicitement la présence significative de sclérotinia au cours des dix dernières années comme…

La rotation est compliquée par la polyphagie Une succession colza pois tournesol soja est diversifiée du point de vue botanique ou économique mais peut rester très favorable au maintien de S sclerotiorum Les couverts ou adventices hôtes peuvent également entretenir l’inoculum Le raisonnement doit donc compter la fréquence de cultures sensibles pas seulement le nombre…

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08 · Référence

Colza : la référence française du raisonnement préventif

Sur colza, Terres Inovia décrit une pourriture foliaire pouvant démarrer à partir d’un pétale collé sur le limbe, puis des taches blanchâtres encerclantes à l’aisselle des feuilles et des sclérotes dans ou sur les tiges. Cette séquence correspond au mécanisme classique : ascospores sur les pétales, chute des pétales contaminés, colonisation feuille/pétiole puis tige. [S4, S17]

Le stade F1 correspond à environ 50 des plantes avec une fleur ouverte Le stade G1 est atteint lorsque les premières siliques sont formées et que les premiers pétales chutent Terres Inovia estime généralement 6 à 12 jours soit environ 100 C base 0 entre F1 et G1 Une protection efficace lorsqu’elle est justifiée et…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
EspècePositionnement agronomiqueHôtes / contextes clésPoint de diagnostic
Sclerotinia sclerotiorumEspèce transversale majeureColza, tournesol, soja, pois/haricot, légumes, de nombreuses dicotylédones et adventicesSclérotes souvent assez gros et irréguliers ; apothécies et ascospores importantes dans le cycle
Sclerotinia minorMaraîchage / pourritures basalesLaitue et autres légumes ; plus de 90 hôtes rapportés par INRAE-EphytiaNombreux petits sclérotes ; contamination locale à partir du sol particulièrement importante
Sclerotinia trifoliorumLégumineuses fourragèresTrèfle violet, trèfle incarnat, luzerne et autres Fabaceae selon contextePourriture du collet et base des tiges en périodes fraîches et humides ; identification d’espèce parfois moléculaire
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur note de lecture et périmètre ?

La Sclérotinia du plan directeur SILLOVA demande une fiche transversale couvrant le nom scientifique et la classification les cultures hôtes et leur importance en France les symptômes par organe et par stade le cycle biologique les conditions favorables le diagnostic différentiel les impacts et la gestion intégrée Le présent dossier reprend ce minimum et l’élargit aux espèces de Sclerotinia pertinentes aux formes d’attaque propres aux grandes cultures et aux légumes aux outils de risque La sclérotiniose est une maladie de système une observation sur une culture modifie le risque… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?

Sclerotinia sclerotiorum est l’espèce transversale centrale champignon nécrotrophe très polyphage signalé sur plus de 400 espèces végétales capable de produire des sclérotes qui persistent plusieurs années dans le sol et des apothécies libérant des ascospores aériennes S21 S23 S28 Sclerotinia minor est particulièrement important en maraîchage notamment sur laitue son spectre d’hôtes est plus restreint et sa biologie met davantage l’accent sur la contamination de proximité à partir des sclérotes S21 S26 Sclerotinia trifoliorum est une espèce à considérer dans les légumineuses fourragères surtout trèfles et luzerne automnes et hivers… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition : une maladie transversale, plusieurs espèces ?

En agronomie française sclérotinia sclérotiniose et pourriture blanche sont utilisés pour désigner des maladies causées par des champignons du genre Sclerotinia Le dossier transversal ne doit donc pas ramener tous les symptômes à une seule entité biologique Les trois espèces les plus utiles à distinguer dans une base agricole généraliste sont S sclerotiorum S minor et S trifoliorum Taxonomie Ascomycota Leotiomycetes Helotiales Sclerotiniaceae Sclerotinia NCBI et EPPO confirment cette classification pour les espèces majeures une revue taxonomique 2026 souligne l’intérêt de caractères morphologiques et moléculaires combinés S26 S27 La présence… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cultures hôtes et importance en france ?

Le très large spectre d’hôtes de S. sclerotiorum explique pourquoi la maladie doit être traitée à l’échelle de la rotation. INRAE-Ephytia rapporte plus de 400 espèces végétales pour S. sclerotiorum et plus de 90 pour S. minor. Les sources françaises techniques montrent des enjeux forts en oléagineux, soja et maraîchage, auxquels s’ajoutent les légumineuses fourragères pour S. trifoliorum. [S21–S25] Sources : Terres Inovia, INRAE-Ephytia, BSV régionaux, fiches SILLOVA 448/453/475. [S1–S3, S12, S16, S21–S25, S35–S37] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur diagnostic de terrain : reconnaître la signature sclérotinia ?

Pourriture humide, molle ou blanchâtre, souvent beige clair au début puis décolorée. Sclérotes noirs à brun-noir, durs, externes ou internes ; ils peuvent être gros et irréguliers chez S. sclerotiorum ou nombreux et plus petits chez S. minor. Sur capitule de tournesol : pourriture beige au dos, colonisation du capitule, mycélium blanc et formation d’une « grille » de sclérotes autour des graines dans les cas évolués. [S17] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cycle biologique : des sclérotes au nouveau stock d’inoculum ?

Le cycle de S sclerotiorum explique l’alternance entre une phase tellurique très persistante et une phase aérienne explosive Les sclérotes sont des agrégats mycéliens mélanisés capables de survivre plusieurs années dans le sol INRAE-Ephytia indique couramment 8 à 10 ans de maintien possible dans les systèmes légumiers Une fraction des sclérotes superficiels peut germer de manière carpogène et former des apothécies celles-ci libèrent de très nombreuses ascospores transportées par l’air S21 S23 2 Survie dans le sol surtout dans les premiers centimètres transport possible avec terre outils plants ou résidus… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08