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Romane

Ovis aries — Race Romane (INRA 401)

Fiche complète de la Romane : race ovine maternelle française issue de la recherche publique INRA, prolificité élevée, dessaisonnement naturel, croisement terminal et gestion par l'OS Romane. Données sourcées et datées.

Vérifié le 19 août 2026 Lecture 18 min
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Brebis Romane avec ses agneaux dans un pâturage
Romane au pâturage · Image SILLOVA
20 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Élevée

Prolificité

Race sélectionnée pour la prolificité · OS Romane [S01]

02
Consolidé

INRA 401

Ancien nom

Création INRA dans les années 1960-1970 [S02]

03
Consolidé

Naturel

Désaisonnement

Aptitude au désaisonnement avérée [S01]

04
Consolidé

Maternelle

Orientation

Croisement terminal · production d'agneaux [S01]

01 · Identité

Identité et classification

La Romane est une race ovine française à orientation maternelle, anciennement appelée INRA 401, issue de la recherche publique et gérée aujourd'hui par l'OS Romane.

C'est un cas presque unique dans le paysage zootechnique français : elle n'est pas issue d'une population locale historique mais d'un programme de croisement et de sélection mené par l'INRA dans les années 1960-1970.

La race est sélectionnée pour sa prolificité élevée, son désaisonnement naturel et ses qualités maternelles, en vue du croisement terminal.

Repères identitaires de la Romane
CaractéristiqueValeur
Ancien nomINRA 401
OrigineProgramme INRA (1960-1970)
OrientationMaternelle, prolificité
Organisme de sélectionOS Romane
DésaisonnementNaturel
Usage principalCroisement terminal
Sources de cette section [S01][S02][S10]

02 · Origine

Origine, histoire et évolution

La Romane est le fruit d'un programme de recherche de l'INRA visant à créer une race maternelle très prolifique et désaisonnée.

Le programme INRA 401 a combiné des races locales et étrangères pour obtenir une brebis maternelle adaptée aux systèmes intensifs et semi-intensifs français.

Après la création, la race a été transférée à un organisme de sélection privé (OS Romane) qui assure aujourd'hui sa gestion, son contrôle de performances et sa diffusion.

Sources de cette section [S02][S10]

03 · Morphologie

Morphologie et standard racial

La Romane présente un type maternel avec une ossature fine, une tête sans cornes et une toison blanche.

Le standard recherche une brebis de format moyen, bien conformée, avec une mamelle fonctionnelle et des membres solides. La tête est fine, avec un profil rectiligne et des oreilles de longueur moyenne.

La toison est blanche, de qualité moyenne, couvrant le corps mais laissant la tête et les extrémités libres.

Sources de cette section [S03][S04]

04 · Maternelles

Prolificité et aptitudes maternelles

La Romane est sélectionnée principalement pour sa prolificité élevée et ses qualités maternelles.

La prolificité est supérieure à la moyenne des races ovines allaitantes, avec un objectif de sélection porté sur le nombre d'agneaux sevrés par brebis présente.

La valeur laitière, la précocité sexuelle et le comportement maternel sont également intégrés dans l'index de sélection.

Sources de cette section [S01][S05]

05 · Reproduction

Reproduction et désaisonnement

L'une des caractéristiques majeures de la Romane est son aptitude au désaisonnement naturel.

Le désaisonnement permet d'obtenir des agnelages tout au long de l'année, facilitant l'organisation du travail en élevage et la régularité des ventes.

La fertilité est bonne et la race répond bien aux traitements hormonaux de synchronisation lorsqu'ils sont utilisés.

Sources de cette section [S01][S06]

06 · Croisement

Croisement terminal et débouchés

La Romane est principalement utilisée comme race maternelle en croisement terminal avec des béliers de races bouchères.

Les agneaux issus du croisement Romane × bélier boucher bénéficient de la prolificité et de la valeur laitière de la mère, ainsi que de la conformation et de la croissance du père.

Les races de béliers terminaux les plus utilisées incluent le Berrichon du Cher, le Suffolk, le Charollais et le Rouge de l'Ouest.

Sources de cette section [S07][S08]

07 · Sélection

Programme de sélection OS Romane

L'OS Romane gère le programme de sélection avec contrôle de performances, index génétiques et diffusion de semence.

La sélection porte sur la prolificité, la valeur laitière, la précocité, la conformation et la rusticité. Les index sont diffusés régulièrement aux éleveurs.

Le contrôle de performances et le testage sur descendance assurent la fiabilité de la sélection et la diffusion de la génétique de qualité.

Sources de cette section [S01][S09]

08 · Effectifs

Effectifs et répartition

La Romane est diffusée dans de nombreuses régions françaises, en particulier dans les zones d'élevage ovin intensif et semi-intensif.

La race est présente dans la majorité des régions d'élevage ovin français, avec une concentration dans le Grand Ouest, le Centre et le Bassin parisien.

Sa forte prolificité et son désaisonnement en font une race très demandée pour le renouvellement des troupeaux allaitants.

Sources de cette section [S01][S10]

Repères approfondis

Éléments techniques et contexte de référence

Les repères suivants complètent la lecture opérationnelle avec des éléments issus du dossier de recherche dédié à cette production.

La Romane est un cas presque unique dans le paysage zootechnique français : elle n’est pas issue de la standardisation progressive d’une population régionale, mais d’un programme de création génétique conduit par la recherche agronomique. Races de France date le début du programme INRA 401 de 1963. Le site officiel de l’OS situe la naissance de la population stabilisée dans les années 1970 au domaine de La Sapinière, près de Bourges. Ces formulations ne sont pas contradictoires : 1963 correspond au lancement du programme, tandis que les années 1970 correspondent à la phase où la souche issue des croisements commence à être constituée et fixée.

Le problème de départ est zootechnique. Les races très prolifiques telles que la Romanov apportent un nombre élevé d’agneaux, une précocité sexuelle, une saison sexuelle étendue, un instinct maternel marqué et une bonne valeur laitière, mais leur conformation bouchère et leur laine sont moins adaptées aux objectifs français de l’époque. Le Berrichon du Cher est choisi comme parent complémentaire pour ses aptitudes bouchères, sa précocité, sa rusticité et son aptitude à la marche. L’objectif est donc de produire une population reproductible entre elle, plus homogène qu’un simple schéma F1 renouvelé à chaque génération.

Les premiers béliers sont diffusés en élevage à partir de 1980. La structuration collective passe ensuite par une Association des Utilisateurs Sélectionneurs de l’INRA 401 (AUSI), puis une UPRA, puis l’actuel Organisme de Sélection. En 2011, l’appellation « INRA 401 » cède la place à « Romane », nom mieux adapté à une race diffusée hors du cadre expérimental initial. Cette trajectoire explique l’importance persistante de l’INRAE dans le dispositif : La Sapinière reste aujourd’hui l’un des deux sites de contrôle individuel des béliers et un support de recherche sur l’efficacité alimentaire, le parasitisme, les émissions de méthane et l’agroécologie.

La logique de sélection actuelle n’est donc pas de maximiser un seul caractère. L’OS cherche explicitement à conserver un niveau élevé mais maîtrisé de prolificité, à améliorer la valeur laitière et la fertilité, à maintenir la fonctionnalité et à progresser sur les aptitudes de production. L’exclusion des béliers issus de mères avec un index de prolificité supérieur à 113 traduit cette volonté de ne pas pousser indéfiniment les portées triples et plus, dont la gestion peut devenir coûteuse et risquée.

Races de France fournit les repères morphométriques les plus récents : environ 80 cm au garrot et 70 à 90 kg pour les femelles adultes ; environ 90 cm et 90 à 120 kg pour les mâles. Les anciennes descriptions institutionnelles présentent une tête fine, blanche et non lainée, une encolure plutôt courte, un corps long et arrondi, une poitrine profonde et des gigots développés ; la toison est blanche et ne couvre pas la tête ni les extrémités. Ces descriptions doivent être comprises comme des repères de type, pas comme un standard de concours extrêmement rigide.

La sélection morphologique moderne se concentre surtout sur la fonctionnalité du reproducteur. En station, les techniciens contrôlent homogénéité de développement, aplombs, rectitude du dos, dentition et testicules. À la fin du contrôle, les béliers sont pointés sur le dos, les épaules et les gigots ; les animaux présentant des défauts incompatibles avec une carrière d’élevage sont réformés. Le phénotype recherché sert donc directement la longévité, la locomotion, la reproduction et la valeur bouchère.

Le principal produit de la Romane n’est pas un type de laine ni une spécialité laitière : c’est sa capacité à produire régulièrement des agneaux, à les mettre bas et à les élever. L’OS met en avant quatre composantes : prolificité, aptitude au dessaisonnement naturel, instinct maternel/facilité d’agnelage et valeur laitière. La race est suffisamment polyvalente pour être utilisée en pur ou comme voie femelle dans un croisement terminal avec une race bouchère.

La prolificité moyenne affichée par l’OS dans sa présentation de race est d’environ 2,2 agneaux par agnelage, avec une variation selon la saison. Les données de campagne confirment ce niveau chez les adultes : 2,20 agneaux par mise-bas en 2025. Les agnelles sont moins prolifiques : 1,83 en 2025. La baisse par rapport à 2024 est attribuée par l’OS à deux années de fourrages médiocres, rappelant qu’une performance génétique ne s’exprime pas indépendamment de l’état corporel et de la nutrition.

Sources de cette section [S02][S03][S05][S09][S10]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

La Romane est-elle une race locale ?

Non, elle est issue d'un programme de recherche INRA (INRA 401) dans les années 1960-1970, contrairement à la plupart des races françaises. [S02]

Quelle est sa principale qualité ?

Sa prolificité élevée et son désaisonnement naturel, qui en font une excellente race maternelle. [S01]

Qui gère la sélection ?

L'OS Romane, organisme de sélection privé. [S01]

Est-elle utilisée en croisement ?

Oui, c'est sa principale utilisation : croisement terminal avec des béliers de races bouchères. [S07]

Quel est son ancien nom ?

INRA 401, du nom du programme de création à l'INRA. [S02]

Est-elle désaisonnée ?

Oui, elle présente un désaisonnement naturel qui permet des agnelages tout au long de l'année. [S01]

Où est-elle élevée ?

Dans la majorité des régions d'élevage ovin français, avec une forte présence dans l'Ouest, le Centre et le Bassin parisien. [S10]

Quelle est sa toison ?

Blanche, de qualité moyenne, couvrant le corps. [S03]

Quels béliers utilise-t-on en croisement ?

Berrichon du Cher, Suffolk, Charollais, Rouge de l'Ouest et autres races bouchères. [S08]

Quels index sont sélectionnés ?

Prolificité, valeur laitière, précocité, conformation et rusticité. [S01]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 20

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05

    Bilan de campagne

    Bilan de campagne — Romane

    2025

  6. S06
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  8. S08