01 · Référence
Résumé exécutif : ce qu’il faut retenir
La rhubarbe culinaire est une plante herbacée vivace de la famille des Polygonaceae, cultivée pour ses pétioles charnus. Kew reconnaît Rheum rhabarbarum L. comme espèce acceptée, originaire du sud de la Sibérie jusqu’au nord et au centre de la Chine. En horticulture, le matériel cultivé est souvent décrit comme très hybridé et la nomenclature peut varier selon les catalogues. La feuille n’est pas…
La culture est particulièrement adaptée aux climats frais et aux sols fertiles capables de retenir l’eau sans engorgement. Elle construit des réserves dans une couronne/rhizome pérenne : ces réserves conditionnent la force de la repousse et expliquent pourquoi l’itinéraire technique doit raisonner plusieurs campagnes, pas seulement le rendement d’une récolte. Une récolte excessive, un stress hydrique estival ou une nutrition mal ajustée peuvent réduire le potentiel de la saison suivante. [T01][T02][T03]
02 · Référence
Identité botanique, morphologie et physiologie
Nom usuel : rhubarbe. Nom botanique de référence retenu pour la base SILLOVA : Rheum rhabarbarum L. Famille : Polygonaceae ; ordre : Caryophyllales. Plants of the World Online (Royal Botanic Gardens, Kew) considère l’espèce comme acceptée et la décrit comme vivace de biome tempéré, avec une aire native allant du sud de la Sibérie au nord et au centre de la Chine. [BOT01]
En pratique horticole, le terme « rhubarbe culinaire » recouvre un matériel génétique ancien et souvent hybridé. Certains travaux et catalogues utilisent Rheum × hybridum ou Rheum rhaponticum dans des contextes de culture. Pour SILLOVA, il est préférable de conserver Rheum rhabarbarum L. comme nom principal tout en ajoutant un champ « synonymes/nomenclature horticole » afin d’éviter les faux conflits entre sources.
03 · Référence
Histoire, diffusion et place dans les systèmes alimentaires
L’histoire de la rhubarbe combine deux trajectoires qu’il faut distinguer. Les espèces du genre Rheum ont été utilisées depuis longtemps en Asie pour leurs racines à usage médicinal, tandis que la culture culinaire européenne valorise les pétioles. Le ministère français indique une arrivée en Europe au XVIe siècle et une culture en France depuis le XIXe siècle. Cette chronologie explique une partie de…
En Europe du Nord-Ouest, la rhubarbe s’est développée dans les jardins, puis dans des systèmes commerciaux de plein champ et de forçage. Le Yorkshire a construit une filière emblématique autour de la rhubarbe forcée : les couronnes sont soumises au froid puis mises à l’obscurité, ce qui permet des pétioles fins, tendres et colorés en dehors du calendrier normal de plein champ. Ce modèle illustre une logique de segmentation par période de marché et qualité, mais ses coûts de main-d’œuvre et d’infrastructures sont élevés. [T03][T04]
04 · Référence
Types commerciaux et systèmes de production
La valeur de la rhubarbe dépend autant du système de production que du cultivar. Trois grands produits doivent être distingués dans les données SILLOVA : rhubarbe de plein champ non forcée ; rhubarbe avancée/forcée au champ sous couverture ; rhubarbe forcée en local obscur à partir de couronnes levées. Ces produits ne possèdent ni le même calendrier, ni les mêmes critères de taille, ni la même structure…
05 · Référence
Variétés et choix du matériel végétal
Le choix variétal doit être raisonné selon cinq objectifs : précocité, couleur, diamètre/longueur et texture du pétiole, productivité et régularité, aptitude au forçage et tolérance sanitaire. Il faut également considérer la capacité de la couronne à reconstituer ses réserves après plusieurs passages de récolte. Les listes commerciales varient selon les pays et les pépinières ; SILLOVA ne doit donc pas figer une liste comme « catalogue officiel…
L’étude scientifique de Mezeyová et al. (2021) fournit un comparatif utile entre cinq cultivars culinaires à 11 000 plants/ha : les rendements totaux de pétioles observés sur deux années se situent entre 28,77 et 45,58 t/ha, avec Red Champagne au niveau le plus élevé. Ces valeurs sont des résultats expérimentaux slovaques et non des références françaises de rendement.
06 · Référence
Multiplication, pépinière et qualité sanitaire du plant
Pour une plantation commerciale homogène, la multiplication végétative est généralement préférable au semis. Le semis est possible mais génère de la variabilité : les lots issus de graines peuvent diverger en couleur, vigueur, précocité et qualité de pétiole. La division de couronnes conserve mieux l’identité clonale mais peut propager des agents pathogènes si le stock mère est contaminé. [T02][T07]
Le protocole classique consiste à prélever des couronnes saines et vigoureuses en dormance, puis à les diviser en éclats portant au moins un ou plusieurs bourgeons bien formés et une masse racinaire suffisante. Les guides nord-américains citent souvent des couronnes âgées de 3–4 ans comme source de divisions. La plantation se fait tôt au printemps dès que le sol est praticable ; en France, une plantation automnale ou hivernale de matériel dormant peut aussi être pertinente lorsque le sol est drainant et que le risque d’asphyxie est maîtrisé. [T07]
07 · Référence
Choix de parcelle, sol, pH, structure et drainage
La rhubarbe combine une forte biomasse foliaire avec un système de réserve pérenne. Le sol idéal doit donc être profond, fertile, bien structuré et capable de fournir de l’eau de manière régulière sans rester saturé. Les références horticoles convergent sur l…
L’hydromorphie est un risque majeur : elle réduit l’oxygénation des racines et favorise les pourritures de couronne. À l’inverse, un sol sableux peut avancer la production mais nécessite des apports d’eau plus fréquents. Le compromis de parcelle doit donc être évalué sur la réserve utile, la profondeur exploitable, la portance printanière, le drainage et l’historique d’adventices vivaces. [T07]
08 · Référence
Climat, froid hivernal, température et lumière
La rhubarbe est une culture de climat tempéré frais. Le froid hivernal participe à la levée de dormance et à une reprise vigoureuse. Les guides du nord des États-Unis utilisent souvent le repère de températures inférieures à 4,4 °C (40…
La chaleur et le déficit hydrique dégradent rapidement la dynamique de croissance. Le rapport AHDB 2023 rapporte qu’en 2022 une sécheresse et une chaleur extrêmes ont suffisamment affecté un site non irrigué pour empêcher les récoltes multiples prévues. La réponse est cohérente avec les guides qui décrivent un ralentissement marqué de la croissance par temps chaud et sec. [T01][T02]
09 · Référence
Eau, irrigation et pilotage hydrique
Le ministère français qualifie l’eau comme l’exigence principale de la rhubarbe. Cette formulation grand public est cohérente avec la physiologie d’une culture à large surface foliaire et pétioles riches en eau. Cependant, l’objectif agronomique n’est pas de…
Le pilotage doit distinguer trois périodes : démarrage/élongation des pétioles, où un déficit réduit le calibre ; période de récolte, où la turgescence est un critère marchand ; phase post-récolte, où le feuillage reconstruit la couronne. Sur sols légers, les apports seront plus fréquents et moins volumineux ; sur sols lourds, la priorité est d’éviter l’asphyxie et le tassement. [T07]
10 · Référence
Implantation : calendrier, profondeur, écartements et densité
La fenêtre d’implantation dépend du type de plant. Les couronnes dormantes sont classiquement plantées à la fin de l’hiver ou au début du printemps dès que le sol est praticable. OSU indique mars-avril dans son contexte ; les plants en…
Les distances de plantation ne doivent pas être réduites à une valeur unique. Les couronnes deviennent volumineuses et doivent rester accessibles à la récolte et au désherbage. Le New England Vegetable Guide cite 2–3 pieds sur le rang (0,61–0,91 m) et 4–6 pieds entre rangs (1,22–1,83 m), avec un espacement fréquent de 3 × 6 pieds dans ce contexte. OSU cite 2 × 6 pieds et des plantations plus denses lorsqu’une récolte mécanique est visée. Ces valeurs sont des repères comparatifs ; la densité française doit tenir…
| Repère | Valeur / principe | Contexte / date | Niveau |
|---|---|---|---|
| Saison France | Avril à juillet | Ministère de l’Agriculture, 2026 | A |
| Partie récoltée | Pétiole (feuille non destinée à la consommation) | France, 2026 / standard produit | A |
| Rendement commercial de référence | 20–40 t/ha | AHDB, plein champ UK, rapport 2023 | B - comparatif |
| Essai variétal publié | 28,77 à 45,58 t/ha | 5 cultivars, 11 000 plants/ha, Slovaquie, 2018-2019 | C - expérimental |
| Export N de référence HVE | 3,3 kg N/t | Table HVE France, MAJ 23/06/2026 | A - indicateur, pas dose |
| Stockage technique | 0 °C ; 95–100 % HR ; 2–4 semaines | Références post-récolte | B |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif : ce qu’il faut retenir ?
La rhubarbe culinaire est une plante herbacée vivace de la famille des Polygonaceae, cultivée pour ses pétioles charnus. Kew reconnaît Rheum rhabarbarum L. comme espèce acceptée, originaire du sud de la Sibérie jusqu’au nord et au centre de la Chine. En horticulture, le matériel cultivé est souvent décrit comme très hybridé et la nomenclature peut varier selon les catalogues. La feuille… [S01][S02]
Que faut-il retenir sur identité botanique, morphologie et physiologie ?
Nom usuel : rhubarbe. Nom botanique de référence retenu pour la base SILLOVA : Rheum rhabarbarum L. Famille : Polygonaceae ; ordre : Caryophyllales. Plants of the World Online (Royal Botanic Gardens, Kew) considère l’espèce comme acceptée et la décrit comme vivace de biome tempéré, avec une aire native allant du sud de la Sibérie au nord et au centre de la Chine. [BOT01] En pratique… [S01]
Que faut-il retenir sur histoire, diffusion et place dans les systèmes alimentaires ?
L’histoire de la rhubarbe combine deux trajectoires qu’il faut distinguer. Les espèces du genre Rheum ont été utilisées depuis longtemps en Asie pour leurs racines à usage médicinal, tandis que la culture culinaire européenne valorise les pétioles. Le ministère français indique une arrivée en Europe au XVIe siècle et une culture en France depuis le XIXe siècle. Cette chronologie explique… [S01][S02]
Que faut-il retenir sur types commerciaux et systèmes de production ?
La valeur de la rhubarbe dépend autant du système de production que du cultivar. Trois grands produits doivent être distingués dans les données SILLOVA : rhubarbe de plein champ non forcée ; rhubarbe avancée/forcée au champ sous couverture ; rhubarbe forcée en local obscur à partir de couronnes levées. Ces produits ne possèdent ni le même calendrier, ni les mêmes critères de taille, ni… [S01][S02]
Que faut-il retenir sur variétés et choix du matériel végétal ?
Le choix variétal doit être raisonné selon cinq objectifs : précocité, couleur, diamètre/longueur et texture du pétiole, productivité et régularité, aptitude au forçage et tolérance sanitaire. Il faut également considérer la capacité de la couronne à reconstituer ses réserves après plusieurs passages de récolte. Les listes commerciales varient selon les pays et les pépinières ; SILLOVA ne doit donc pas figer une liste… [S01][S02]
Que faut-il retenir sur multiplication, pépinière et qualité sanitaire du plant ?
Pour une plantation commerciale homogène, la multiplication végétative est généralement préférable au semis. Le semis est possible mais génère de la variabilité : les lots issus de graines peuvent diverger en couleur, vigueur, précocité et qualité de pétiole. La division de couronnes conserve mieux l’identité clonale mais peut propager des agents pathogènes si le stock mère est contaminé. [T02][T07] Le protocole… [S02]





