Référence agronomique · France

Maraîchage · Légumes, petits fruits et systèmes de culture

Patate Douce

Ipomoea batatas (L.) Lam.

La patate douce, Ipomoea batatas, appartient aux Convolvulaceae, la famille des liserons. L’organe consommé est une racine de réserve issue de racines latérales qui s’épaississent ; cette distinction botanique est fondamentale, car la pomme de terre produit des tubercules caulinaires. Les racines de patate douce peuvent présenter une peau crème, rose, rouge ou pourpre et une chair…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 13 min
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Vue agricole consacrée à patate douce
Patate Douce · Illustration documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

4. Histoire, domestication et diffusion

3. Identité botanique, morphologie et physiologie

Repère à contextualiser [G01][G02]

02
Consolidé

6. Variétés et choix du matériel végétal

5. Types commerciaux, usages et segmentation

Repère à contextualiser [G01][G02]

03
Consolidé

8. Choix de parcelle, sol, pH, structure et drainage

7. Multiplication, pépinière et qualité sanitaire du…

Repère à contextualiser [G01][G02]

04
Consolidé

10. Eau, irrigation et pilotage hydrique

9. Climat, température, lumière et photopériode

Repère à contextualiser [G01][G02]

01 · Référence

Résumé exécutif

La patate douce, Ipomoea batatas, appartient aux Convolvulaceae, la famille des liserons. L’organe consommé est une racine de réserve issue de racines latérales qui s’épaississent ; cette distinction botanique est fondamentale, car la pomme de terre produit des tubercules caulinaires. Les racines de patate douce peuvent présenter une peau crème, rose, rouge ou pourpre et une chair blanche, crème, jaune, orange ou violette. [BOT01…

La culture est thermophile. INRAE Tropilég indique une plage optimale de croissance de 21 à 28 °C, un pH de 5 à 6,8 et un cycle de 100 à 180 jours en conditions optimales. La tubérisation est influencée par la photopériode, la température, l’état du plant et les relations source-puits. En France hexagonale, la réussite repose surtout sur une implantation tardive de printemps en sol suffisamment chaud, un plant sain et jeune, un sol meuble sans hydromorphie, une protection thermique de démarrage dans les régions fraîches et une alimentation hydrique régulière pendant…

Sources de cette section [G01][G02]

02 · Référence

Identité botanique, morphologie et physiologie

Nom accepté : Ipomoea batatas (L.) Lam., publié par Lamarck en 1793 ; famille Convolvulaceae, ordre Solanales. Kew considère l’espèce comme acceptée et situe son aire indigène du Mexique au Venezuela et à l’Équateur. La culture a ensuite été diffusée très largement dans les régions tropicales et subtropicales. [BOT01]

La plante développe des tiges rampantes ou volubiles, capables de s’enraciner aux nœuds, des feuilles très variables — entières, cordiformes à profondément lobées — et des fleurs en entonnoir typiques des Ipomoea. Le matériel commercial est souvent multiplié végétativement, ce qui conserve le génotype mais peut aussi conserver des virus si le schéma sanitaire est insuffisant. [INT01][SEED01]

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03 · Référence

Histoire, domestication et diffusion

Le ministère français rappelle une présence en Amérique du Sud vers 8 000 ans avant notre ère et une culture en France à partir de 1750. Les travaux botaniques modernes situent l’aire indigène en Mésoamérique et dans le nord-ouest de l’Amérique du Sud ; l’histoire de la domestication et des diffusions précolombiennes dans le Pacifique reste un domaine scientifique riche et évolutif…

La patate douce est devenue l’une des grandes plantes alimentaires des régions tropicales et subtropicales. Le CIP souligne son importance en Afrique subsaharienne, en Asie et dans les îles du Pacifique, ainsi que sa capacité à produire dans des situations à intrants modérés. [INT01]

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04 · Référence

Types commerciaux, usages et segmentation

La segmentation la plus immédiatement observable repose sur la couleur de chair. Les types à chair orange sont associés à une forte teneur en caroténoïdes provitaminiques ; les types blancs/crème ont souvent une matière sèche et une texture différentes ; les types violets sont recherchés pour leur couleur et leurs anthocyanes. Ces catégories ne préjugent pas seules de la précocité, du rendement ou de la conservation…

Le marché frais recherche surtout une peau lisse, une forme régulière, une racine ferme, sans fissures, meurtrissures ni attaques. Les besoins de calibre diffèrent fortement entre vente directe, paniers, restauration et circuit long. Les essais bretons montrent que le déclassement peut être un facteur économique majeur : en 2022 à Auray, il était de 21 % du rendement total pour la vente directe et 40 % pour le gros, contre 40 à 75 % les années antérieures dans les mêmes essais. [FR04]

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05 · Référence

Variétés et choix du matériel végétal

Le choix variétal est déterminant car la précocité, l’aptitude à former des racines de réserve en jours longs, la forme, la couleur, le nombre de racines par plante et la conservation varient fortement. En climat tempéré, une variété trop tardive peut produire beaucoup de végétation sans atteindre le calibre commercial avant le refroidissement d’automne.

Les références de Bretagne citent régulièrement Beauregard comme standard à chair orange ; le guide technique maraîchage Bretagne mentionne également Evangeline et Orléans pour les chairs orange, Bonita et Murasaki 29 pour les chairs blanches. Les programmes d’Auray ont testé une gamme plus large : Bellevue, Radiance, Bosbok, Terra Occitana et plusieurs types Erato (Orange, Deep Orange, Pleno, Gusto, Vineland Compact/Early/Salmon Orange, Violet, White). La présence dans un essai ne constitue pas une recommandation commerciale permanente : disponibilités, droits variétaux et fournisseurs évoluent. [FR04][FR06]

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06 · Référence

Multiplication, pépinière et qualité sanitaire du plant

La multiplication commerciale est végétative. Le CIP décrit l’emploi courant de boutures de tiges (« vine cuttings ») qui s’enracinent et forment de nouvelles racines de réserve. INRAE Tropilég propose comme repère des boutures terminales d’environ 30 cm, effeuillées à la base et enterrées inclinées à environ 45°. [INT01][FR02]

Dans les systèmes tempérés, les producteurs reçoivent souvent des plants racinés ou des slips produits à partir de matériel-mère. La fiche Chambre Bretagne insiste sur un système racinaire qui ne doit pas être trop développé à la plantation : un plant âgé, spiralé ou trop stressé peut former une architecture racinaire défavorable et retarder la reprise. [FR03]

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07 · Référence

Choix de parcelle, sol, pH, structure et drainage

La patate douce tolère une diversité de sols mais la qualité commerciale des racines exige un profil meuble, profond, bien drainé et suffisamment fin pour limiter les déformations. Les sols trop compacts peuvent provoquer racines courtes, fourchues ou étranglées et rendre l’arrachage plus agressif. Les sols excessivement sableux facilitent la forme et la récolte mais nécessitent davantage de maîtrise hydrique et potassique.

INRAE Tropilég indique une plage optimale de pH de 5,0 à 6,8. Cette fourchette est un repère biologique, non une consigne de chaulage automatique. La décision doit partir d’une analyse de sol, de la texture, de la CEC et du précédent. [FR02]

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08 · Référence

Climat, température, lumière et photopériode

La patate douce est une espèce de climat chaud. INRAE Tropilég indique 21–28 °C comme plage optimale de croissance. Les températures basses ralentissent fortement la reprise, et le gel détruit le feuillage. Dans l’Hexagone, le sol doit être réchauffé au…

La photopériode influence la mise en réserve. Tropilég décrit une plante de jours courts : environ 11 h de jour et des nuits fraîches favorisent la tubérisation, tandis que >14 h peut l’inhiber. Les essais martiniquais historiques distinguaient aussi production rapide sous <11 h, lente entre 11 et 14 h, et absence de production au-delà de 14 h dans le matériel testé. Il ne faut toutefois pas transformer ces valeurs en règle absolue pour toutes les variétés modernes de jours longs : la sélection a amélioré l’adaptation aux latitudes tempérées. [FR02][FR18]

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09 · Référence

Eau, irrigation et pilotage hydrique

La culture est relativement tolérante à des périodes sèches une fois installée, mais le rendement marchand et le calibre dépendent d’une alimentation hydrique régulière aux stades stratégiques. L’objectif est d’éviter à la fois le stress de reprise, les alternances…

Les besoins sont particulièrement sensibles après plantation jusqu’à l’enracinement, puis pendant l’initiation et le grossissement des racines de réserve. La fiche Bretagne 2025 indique explicitement un besoin d’eau lors de la tubérisation pour favoriser le grossissement. [FR03]

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10 · Référence

Implantation : calendrier, billons, écartements et densité

L’implantation s’effectue généralement sur planches surélevées ou billons afin d’améliorer le réchauffement, l’aération et l’arrachage. Le profil du billon doit rester stable sans créer de semelle tassée. Une plantation trop profonde ou une compression excessive autour des…

INRAE Tropilég donne comme repères 90–120 cm entre rangs et 30–50 cm entre plants. La fiche Bretagne 2025 suit 27 000 plants/ha, avec 0,75 m entre rangs et 0,50 m sur le rang dans le système décrit. L’essai Auray montre que la densité influence fortement le calibre et qu’en plantation sur deux rangs le passage de 30 à 40 cm sur le rang a été économiquement intéressant quatre années consécutives, en gros comme en vente directe. [FR02][FR03][FR04]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
1. Cadrage, périmètre et méthode de recherche2. Résumé exécutif
3. Identité botanique, morphologie et physiologie4. Histoire, domestication et diffusion
5. Types commerciaux, usages et segmentation6. Variétés et choix du matériel végétal
7. Multiplication, pépinière et qualité sanitaire du plant8. Choix de parcelle, sol, pH, structure et drainage
9. Climat, température, lumière et photopériode10. Eau, irrigation et pilotage hydrique
11. Implantation : calendrier, billons, écartements et densité12. Calendrier cultural selon zone de production
13. Conduite de la culture : voile, paillage, couverture et interventions14. Tubérisation, architecture racinaire et maîtrise du calibre
Sources de cette section [G01][G02]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?

La patate douce, Ipomoea batatas, appartient aux Convolvulaceae, la famille des liserons. L’organe consommé est une racine de réserve issue de racines latérales qui s’épaississent ; cette distinction botanique est fondamentale, car la pomme de terre produit des tubercules caulinaires. Les racines de patate douce peuvent présenter une peau crème, rose, rouge ou pourpre et une chair blanche, crème, jaune, orange… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur identité botanique, morphologie et physiologie ?

Nom accepté : Ipomoea batatas (L.) Lam., publié par Lamarck en 1793 ; famille Convolvulaceae, ordre Solanales. Kew considère l’espèce comme acceptée et situe son aire indigène du Mexique au Venezuela et à l’Équateur. La culture a ensuite été diffusée très largement dans les régions tropicales et subtropicales. [BOT01] La plante développe des tiges rampantes ou volubiles, capables de s’enraciner aux… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur histoire, domestication et diffusion ?

Le ministère français rappelle une présence en Amérique du Sud vers 8 000 ans avant notre ère et une culture en France à partir de 1750. Les travaux botaniques modernes situent l’aire indigène en Mésoamérique et dans le nord-ouest de l’Amérique du Sud ; l’histoire de la domestication et des diffusions précolombiennes dans le Pacifique reste un domaine scientifique… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur types commerciaux, usages et segmentation ?

La segmentation la plus immédiatement observable repose sur la couleur de chair. Les types à chair orange sont associés à une forte teneur en caroténoïdes provitaminiques ; les types blancs/crème ont souvent une matière sèche et une texture différentes ; les types violets sont recherchés pour leur couleur et leurs anthocyanes. Ces catégories ne préjugent pas seules de la précocité, du rendement ou… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur variétés et choix du matériel végétal ?

Le choix variétal est déterminant car la précocité, l’aptitude à former des racines de réserve en jours longs, la forme, la couleur, le nombre de racines par plante et la conservation varient fortement. En climat tempéré, une variété trop tardive peut produire beaucoup de végétation sans atteindre le calibre commercial avant le refroidissement d’automne. Les références de Bretagne citent régulièrement… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur multiplication, pépinière et qualité sanitaire du plant ?

La multiplication commerciale est végétative. Le CIP décrit l’emploi courant de boutures de tiges (« vine cuttings ») qui s’enracinent et forment de nouvelles racines de réserve. INRAE Tropilég propose comme repère des boutures terminales d’environ 30 cm, effeuillées à la base et enterrées inclinées à environ 45°. [INT01][FR02] Dans les systèmes tempérés, les producteurs reçoivent souvent des plants racinés… [G01][G02]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. G01

    Ministère de l’Agriculture

    Portail officiel de l’agriculture française

    2026

  2. G02
  3. G03
  4. G04
  5. G05
  6. G06
  7. G07
  8. G08