01 · Référence
Synthèse exécutive
Le céleri branche est une Apiacée bisannuelle cultivée comme annuelle pour ses pétioles charnus. L’espèce botanique acceptée est Apium graveolens L. ; Kew la considère native d’une vaste aire allant de la Macaronésie et l’Afrique du Nord à l’Europe et à l’ouest de l’Himalaya, avec présence native en France et en Corse. Le produit commercial se distingue du céleri-rave…
En France, Agreste chiffre en 2024 la superficie développée de céleris branches à 901 ha, pour 28 610 t récoltées, soit 318 q/ha (31,8 t/ha) ; 859 t sont dirigées vers la transformation. La SAA 2025 provisoire estime 903 ha, 28 352 t et 314 q/ha. La stabilité de surface masque donc une légère baisse provisoire de rendement en 2025. Ces chiffres sont très supérieurs à l’ancien benchmark CTIFL de 18 000 t sur 540 ha, qui correspondait à une moyenne plus ancienne et ne doit plus être utilisé comme niveau…
02 · Référence
Définition : céleri branche, céleri-rave et céleri à couper
Le céleri branche – aussi nommé céleri à côtes ou ribbed celery – est récolté pour l’ensemble de ses feuilles pétiolées dont les côtes sont épaissies. Le céleri-rave appartient à la même espèce mais a été sélectionné pour un organe basal renflé. Le céleri à couper reste plus proche d’un légume-feuille aromatique. Les statistiques Agreste décrivent le céleri branche comme Apium graveolens L…
Cette distinction est agronomiquement importante : calendrier, densité, architecture, présentation commerciale et usages phytopharmaceutiques peuvent différer. Dans une base SILLOVA, l’objet ‘céleri’ doit donc porter un champ de type ou de destination et ne jamais agréger automatiquement céleri-rave et céleri-branche.
03 · Référence
Botanique, taxonomie, origine et histoire
Apium graveolens L. appartient aux Apiaceae. Le nom a été publié par Linné en 1753 et demeure accepté dans Plants of the World Online. L’espèce est une bisannuelle des milieux tempérés ; sa distribution native comprend la France et la Corse. Les formes sauvages sont adaptées à des milieux souvent humides ou salins, ce qui ne signifie pas que les cultivars maraîchers tolèrent sans pertes…
Le céleri était connu dans l’Antiquité, mais sa sélection alimentaire s’est intensifiée en Europe à l’époque moderne. Le CTIFL rappelle qu’à partir des sélections successives se sont différenciés les céleris-feuilles, le céleri-rave et le céleri à côte. La sélection contemporaine vise notamment vigueur, blancheur ou couleur, longueur et largeur de côte, homogénéité, tenue, tolérance à la montaison et comportement face à la septoriose.
04 · Référence
Morphologie, organes et architecture commerciale
Le système racinaire est dense mais la culture réagit rapidement aux variations hydriques. La rosette porte de longues feuilles composées dont les pétioles deviennent les côtes commerciales. La partie centrale doit rester saine, tendre et active : les tissus jeunes y sont précisément les plus sensibles au cœur noir lorsque l’alimentation calcique par le flux de transpiration devient insuffisante.
La qualité marchande combine architecture et fraîcheur : côtes fermes, cassantes, non filandreuses, feuillage de coloration typique de la variété, absence de flétrissement et défauts évolutifs. Le céleri ne mûrit pas après récolte : un produit trop fibreux, fissuré, monté ou flétri ne s’améliorera pas en stockage.
05 · Référence
Cycle, température, lumière et montaison
Le GRAB décrit le céleri branche comme assez exigeant en chaleur et en lumière. Sous abri, le zéro végétatif est voisin de 5 °C. Les jours courts ralentissent la croissance et accroissent l’hétérogénéité ; au printemps, les cycles se raccourcissent mais le risque de montaison augmente si la plante subit un stress hydrique ou climatique, en pépinière comme après plantation.
La montaison résulte d’une transition vers le stade reproducteur d’une plante bisannuelle. En pratique, les causes se combinent : exposition au froid de jeunes plants suffisamment développés, reprise irrégulière, stress hydrique, variétés sensibles et allongement des jours. Une pépinière ‘durcie’ trop brutalement peut donc économiser du chauffage à court terme mais coûter une proportion importante de tiges commerciales.
06 · Référence
Typologie commerciale et choix variétal
Le CTIFL distingue deux grands groupes commerciaux : céleris dorés à feuillage vert blond et céleris verts à feuillage vert sombre. En France professionnelle, les formes vertes dominent largement certains systèmes. Le choix doit se faire sur la précocité, la vigueur en faible lumière, la résistance ou tolérance à la septoriose, la sensibilité à la montaison, la longueur et largeur de côte, la présence de drageons…
Le dossier GRAB 2023 du Sud-Est signale Vert d’Elne et Tall Utah comme plutôt adaptés au plein champ ; Cumbia et Mambo comme présentant un intérêt vis-à-vis de la septoriose mais avec des réserves de rendement ou de montaison dans certains créneaux ; Tango et Conga comme références intéressantes sous abri ; Rumba comme vigoureuse en jours courts. Ces observations sont des références régionales et ne remplacent pas des essais locaux plus récents.
07 · Référence
Semences biologiques et disponibilité réglementaire en 2026
Le règlement biologique impose le recours prioritaire aux semences biologiques. Le bulletin RefBio de février 2026 indique que le céleri branche est encore en dérogation possible (DP) en 2026 et passera hors dérogation le 1er janvier 2032, sauf évolution réglementaire ultérieure. Une semence conventionnelle non traitée peut donc être utilisée en 2026 si la variété choisie n’est pas disponible en bio, à condition d…
La situation doit être contrôlée au moment de l’achat : le statut d’une espèce et la disponibilité d’une variété peuvent changer. Il faut archiver dans SILLOVA la date de consultation, le nom exact de la variété, le fournisseur, le lot, le statut bio/NT et la référence de dérogation éventuelle.
08 · Référence
Pépinière : germination, repiquage et qualité du plant
La pépinière constitue un verrou technique. Le GRAB indique environ 1,5 mois avec semences prégermées et jusqu’à 2 mois avec semences normales. Une conduite classique comprend un semis en plaques de 600 alvéoles, puis un repiquage au stade 1-2 feuilles, environ 20 à 30 jours après semis, dans des mottes de 4,2 cm. Le semis direct en 140 alvéoles ou en…
La germination est favorisée vers 25 °C et l’émergence intervient souvent en 7 à 10 jours dans le dossier GRAB. Après levée, la température est abaissée progressivement : l’objectif est un plant trapu, régulier, non étiolé, à motte bien colonisée mais non chignonée, et jamais soumis à une combinaison de froid et de stress hydrique susceptible d’induire une montaison ultérieure. Les semences prégermées doivent être stockées au frais, autour de 5 °C, et leur durée de conservation est limitée.
09 · Référence
Choix de parcelle : sol, profondeur, pH, drainage et salinité
Le céleri branche valorise des sols riches, profonds, structurés et dotés d’une bonne réserve en eau. La structure doit permettre un enracinement rapide tout en évacuant les excès : l’asphyxie racinaire peut apparaître lorsque l’irrigation ou les pluies saturent un sol lourd. Une préparation trop fine et battante est également défavorable aux échanges gazeux et à la reprise.
Le pH doit être compatible avec la disponibilité du calcium, du bore, du magnésium et des autres éléments. Avant implantation : analyse de sol, profil cultural, test d’infiltration, historique des Apiacées, évaluation de la salinité de l’eau et du sol si contexte sensible, et vérification du drainage. L’objectif n’est pas de viser un chiffre universel de pH mais une zone agronomique stable, sans acidité forte ni alcalinité/salinité limitante.
10 · Référence
Rotation, précédents et hygiène agronomique
La rotation vise d’abord à réduire l’accumulation d’inoculum et de ravageurs associés aux Apiacées. Le BSV Bretagne recommande au moins deux ans sans Apiacées pour réduire le risque de mouche du céleri ; pour les maladies telluriques ou Sclerotinia, des…
L’élimination rapide des résidus fortement malades, l’absence de repousses d’Apiacées, le nettoyage des caisses et outils, et la limitation des déplacements dans une parcelle mouillée atteinte de septoriose réduisent la dissémination. Une rotation n’efface pas un risque de Sclerotinia à elle seule, car ce champignon possède de nombreux hôtes.
| Repère | Valeur / état | Lecture |
|---|---|---|
| Taxon | Apium graveolens L. | Apiaceae ; espèce bisannuelle |
| France 2024 définitif | 901 ha ; 28 610 t ; 31,8 t/ha | Agreste SAA 2024 |
| France 2025 provisoire | 903 ha ; 28 352 t ; 31,4 t/ha | Agreste SAA 2025 provisoire |
| Transformation 2024 | 859 t | ≈ 3 % de la production SAA 2024 |
| Densité GRAB bio sous abri | 10 plants/m² | Référence Sud-Est, pas norme nationale |
| Poids cible GRAB | 600 g à 1 kg | Après parage ; contexte Sud-Est |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
Le céleri branche est une Apiacée bisannuelle cultivée comme annuelle pour ses pétioles charnus. L’espèce botanique acceptée est Apium graveolens L. ; Kew la considère native d’une vaste aire allant de la Macaronésie et l’Afrique du Nord à l’Europe et à l’ouest de l’Himalaya, avec présence native en France et en Corse. Le produit commercial se distingue… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur définition : céleri branche, céleri-rave et céleri à couper ?
Le céleri branche – aussi nommé céleri à côtes ou ribbed celery – est récolté pour l’ensemble de ses feuilles pétiolées dont les côtes sont épaissies. Le céleri-rave appartient à la même espèce mais a été sélectionné pour un organe basal renflé. Le céleri à couper reste plus proche d’un légume-feuille aromatique. Les statistiques Agreste décrivent le céleri branche comme… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur botanique, taxonomie, origine et histoire ?
Apium graveolens L. appartient aux Apiaceae. Le nom a été publié par Linné en 1753 et demeure accepté dans Plants of the World Online. L’espèce est une bisannuelle des milieux tempérés ; sa distribution native comprend la France et la Corse. Les formes sauvages sont adaptées à des milieux souvent humides ou salins, ce qui ne signifie pas que les cultivars maraîchers… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur morphologie, organes et architecture commerciale ?
Le système racinaire est dense mais la culture réagit rapidement aux variations hydriques. La rosette porte de longues feuilles composées dont les pétioles deviennent les côtes commerciales. La partie centrale doit rester saine, tendre et active : les tissus jeunes y sont précisément les plus sensibles au cœur noir lorsque l’alimentation calcique par le flux de transpiration devient insuffisante. La qualité marchande… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur cycle, température, lumière et montaison ?
Le GRAB décrit le céleri branche comme assez exigeant en chaleur et en lumière. Sous abri, le zéro végétatif est voisin de 5 °C. Les jours courts ralentissent la croissance et accroissent l’hétérogénéité ; au printemps, les cycles se raccourcissent mais le risque de montaison augmente si la plante subit un stress hydrique ou climatique, en pépinière comme après plantation. La montaison… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur typologie commerciale et choix variétal ?
Le CTIFL distingue deux grands groupes commerciaux : céleris dorés à feuillage vert blond et céleris verts à feuillage vert sombre. En France professionnelle, les formes vertes dominent largement certains systèmes. Le choix doit se faire sur la précocité, la vigueur en faible lumière, la résistance ou tolérance à la septoriose, la sensibilité à la montaison, la longueur et largeur de côte, la… [G01][G02]





