01 · Référence
Ne pas confondre galeries de Lixus et dégâts de teigne : la présence de trous de ponte est un critère utile.
20. Pour Lixus, la surveillance des bordures et l’outil Alerte Charançons sont essentiels ; il n’existe pas de seuil universel simple équivalent à celui des pucerons.
21. Les ravageurs souterrains provoquent surtout des pertes de pieds ou un ralentissement de végétation : tipules, taupins, blaniules, atomaires.
02 · Référence
En agriculture biologique, la priorité va à la prophylaxie, à la rotation, à l’implantation rapide et à la régulation biologique.
35. Enregistrer les observations parcelle par parcelle : espèce, stade, densité/fréquence, date, zone de la parcelle, auxiliaires et décision.
Cadre demandé par le plan directeur SILLOVA, lot 3, partie « Ravageurs de la betterave sucrière » : ravageurs de la betterave sucrière, conditions de risque, calendrier, décisions, impacts, adaptation régionale, tableaux pratiques, FAQ et sources de référence.
03 · Référence
Ce que recouvre « ravageurs de la betterave sucrière »
Un ravageur est ici un organisme animal capable de réduire l’implantation, la biomasse, la survie, le rendement racine, la richesse en sucre ou la qualité sanitaire de la betterave. La catégorie comprend des insectes aériens, des organismes du sol, des mollusques, des acariens et des nématodes. Certains sont nuisibles directement par consommation des tissus ; d’autres deviennent économiquement majeurs parce qu’ils transmettent un virus, une bactérie ou un phytoplasme. [S2][S28]
La protection de la betterave sucrière contre les ravageurs ne peut pas être résumée à une liste d’insecticides La culture traverse des fenêtres de sensibilité très différentes pertes de pieds à la levée transmission virale par les pucerons avant couverture défoliation ou mines foliaires en cours de végétation galeries dans les pétioles et les racines en été puis effets indirects sur la qualité technologique et les pourritures La première règle est donc de relier l’organisme observé au stade de la betterave à l’organe attaqué et au type de dommage S2…
04 · Référence
La campagne française 2026 : lecture ravageurs
Le réseau d’épidémiosurveillance coordonné par l’ITB suit plusieurs centaines de parcelles et plus d’une centaine de variables. Les Tours de plaine 2026 montrent une succession nette : pression pucerons au printemps, puis montée de Lixus juncii, teignes et ponctuellement noctuelles/pégomyies, avec une forte interaction avec le déficit hydrique. [S25][S3]
Sources campagne : Tours de plaine ITB des 5/11 juin, 26 juin, 30 juillet et 6 août 2026. [S3][S4][S5][S6]
05 · Référence
Puceron vert du pêcher - Myzus persicae
Myzus persicae est le principal vecteur des jaunisses virales de la betterave. Le danger économique provient surtout de la transmission des virus plutôt que d’un prélèvement direct de sève. Les betteraves jeunes sont les plus vulnérables : un puceron virulifère peut inoculer un virus avant que des symptômes soient visibles, ce qui impose une surveillance précoce et régulière. Les polérovirus BMYV/BChV ont un mode de transmission persistant, tandis que BYV est transmis de manière semi-persistante ; la biologie du vecteur et du virus explique pourquoi l’intervention doit précéder l’apparition de ronds jaunes. [S8]
L’observation se fait sur les plantes, en recherchant les aptères sous les feuilles et dans les replis. Les cartes Alerte Pucerons indiquent la dynamique régionale mais ne remplacent pas l’échantillonnage dans la parcelle. Les zones abritées du vent, les bordures de haies, les levées hétérogènes et les secteurs où les betteraves sont moins vigoureuses sont des points de contrôle prioritaires. [S7][S9]
06 · Référence
Puceron noir - Aphis fabae : rôle réévalué en 2026
Aphis fabae forme souvent des colonies denses et peut provoquer des dégâts directs (feuilles enroulées, ralentissement, miellat et fumagine), mais son rôle sanitaire est également important. Les travaux consolidés en 2025 ont confirmé sa capacité à transmettre le BYV, y compris sur des betteraves déjà développées. C’est la raison pour laquelle l’ITB a modifié en 2026 la règle de déclenchement lorsque les deux espèces sont présentes. [S34][S7]
07 · Référence
Protection aphicide 2026 : ce qui est réellement actionnable au 22 août 2026
Les données de campagne 2026 doivent être séparées du statut réglementaire actuel. L’ITB a recommandé le flonicamide (exemple Teppeki) et a bénéficié de dérogations 120 jours pour le spirotetramat (Movento) et le dimpropyridaz (Verseon). Les dates de fin indiquées par l’ITB étaient respectivement le 13 juillet et le 2 juillet 2026 pour ces deux dérogations : elles ne doivent donc pas être présentées comme des solutions encore disponibles au 22 août 2026. [S7]
Important : ces éléments décrivent le conseil ITB 2026 et non une liste permanente d’autorisations. E-Phy ANSES est la source réglementaire de référence au jour de l’application. [S7][S37]
08 · Référence
Auxiliaires et régulation biologique des pucerons
La présence de coccinelles, syrphes, chrysopes, cantharides et parasitoïdes doit être notée en même temps que les pucerons. En juin 2026, l’ITB signalait des auxiliaires dans près d’une parcelle sur deux dans certaines régions. Leur contribution est réelle, mais elle dépend du rapport ravageurs/auxiliaires, de la température, de la structure du paysage et de la vitesse de colonisation par les pucerons. [S6]
Le PNRI-C teste des plantes compagnes, des médiateurs chimiques, des produits de biocontrôle et des lâchers de chrysopes, seuls ou en combinaison avec la protection aphicide. Les essais 2026 visent notamment à renforcer l’efficacité dans les secteurs à forte pression ou à réduire le nombre d’aphicides dans les situations moins risquées. Les résultats restent variables : aucune solution alternative unique n’est aujourd’hui une garantie universelle. [S10][S34]
Les plantes compagnes les plus opérationnelles sont l’avoine rude et l’orge de printemps. Les synthèses PNRI indiquent des réductions de populations de pucerons dans certaines situations, mais la concurrence avec la betterave devient pénalisante si la destruction est trop tardive. En 2025-2026, l’ITB recommande une destruction typiquement au stade 4-6 feuilles des betteraves pour les graminées testées. [S11]
| Groupe | Exemples | Dommage dominant | Fenêtre de risque |
|---|---|---|---|
| Vecteurs | Myzus persicae, Aphis fabae, cicadelles Cixiidae | Transmission de jaunisses, SBR/RTD | Jeune culture pour pucerons ; fin printemps-été pour cicadelles |
| Défoliateurs/mineurs | Altises, pégomyies, noctuelles | Perte de surface foliaire, ralentissement | Levée à été |
| Ravageurs internes | Lixus juncii, teigne | Galeries, collet/racine, portes d’entrée aux pourritures | Fin printemps à fin été |
| Ravageurs du sol | Tipules, taupins, blaniules, atomaires | Pertes de pieds, blessures, ralentissement | Semis-6 feuilles surtout |
| Nématodes | Heterodera schachtii | Dysfonction racinaire, flétrissement, baisse de rendement | Pluriannuel, risque sol/rotation |
| Occasionnels | Limaces, thrips, collemboles, acariens, rongeurs | Morsures, succion, pertes de plantules | Selon météo et contexte |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur ne pas confondre galeries de lixus et dégâts de teigne : la présence de trous de ponte est un critère utile. ?
20. Pour Lixus, la surveillance des bordures et l’outil Alerte Charançons sont essentiels ; il n’existe pas de seuil universel simple équivalent à celui des pucerons. 21. Les ravageurs souterrains provoquent surtout des pertes de pieds ou un ralentissement de végétation : tipules, taupins, blaniules, atomaires. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur en agriculture biologique, la priorité va à la prophylaxie, à la rotation, à l’implantation rapide et à la régulation biologique. ?
35. Enregistrer les observations parcelle par parcelle : espèce, stade, densité/fréquence, date, zone de la parcelle, auxiliaires et décision. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur ce que recouvre « ravageurs de la betterave sucrière » ?
Un ravageur est ici un organisme animal capable de réduire l’implantation, la biomasse, la survie, le rendement racine, la richesse en sucre ou la qualité sanitaire de la betterave. La catégorie comprend des insectes aériens, des organismes du sol, des mollusques, des acariens et des nématodes. Certains sont nuisibles directement par consommation des tissus ; d’autres deviennent économiquement majeurs parce qu’ils transmettent un virus, une bactérie ou un phytoplasme. [S2][S28] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur la campagne française 2026 : lecture ravageurs ?
Le réseau d’épidémiosurveillance coordonné par l’ITB suit plusieurs centaines de parcelles et plus d’une centaine de variables. Les Tours de plaine 2026 montrent une succession nette : pression pucerons au printemps, puis montée de Lixus juncii, teignes et ponctuellement noctuelles/pégomyies, avec une forte interaction avec le déficit hydrique. [S25][S3] Sources campagne : Tours de plaine ITB des 5/11 juin, 26 juin, 30 juillet et 6 août 2026. [S3][S4][S5][S6] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur puceron vert du pêcher - myzus persicae ?
Myzus persicae est le principal vecteur des jaunisses virales de la betterave Le danger économique provient surtout de la transmission des virus plutôt que d’un prélèvement direct de sève Les betteraves jeunes sont les plus vulnérables un puceron virulifère peut inoculer un virus avant que des symptômes soient visibles ce qui impose une surveillance précoce et régulière Les polérovirus BMYV BChV ont un mode de transmission persistant tandis que BYV est transmis de manière semi-persistante la biologie du vecteur et du virus explique pourquoi l’intervention doit précéder l’apparition de ronds… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur puceron noir - aphis fabae : rôle réévalué en 2026 ?
Aphis fabae forme souvent des colonies denses et peut provoquer des dégâts directs (feuilles enroulées, ralentissement, miellat et fumagine), mais son rôle sanitaire est également important. Les travaux consolidés en 2025 ont confirmé sa capacité à transmettre le BYV, y compris sur des betteraves déjà développées. C’est la raison pour laquelle l’ITB a modifié en 2026 la règle de déclenchement lorsque les deux espèces sont présentes. [S34][S7] [S01][S02][S03]





