01 · Référence
Pour la cercosporiose, rechercher les petits points noirs de fructification au centre de la tache avec une loupe.
4. La méthode ITB de suivi des maladies foliaires repose sur un comptage standardisé de feuilles symptomatiques, pas sur une impression visuelle globale.
02 · Référence
Observer une parcelle avant toute décision de traitement, même lorsqu’un modèle indique un risque climatique élevé.
6. La cercosporiose est polycyclique : un retard d’intervention en phase exponentielle peut coûter plus qu’un simple décalage de quelques jours.
Cadre demandé par le plan directeur SILLOVA, lot 3, partie « Maladies de la betterave sucrière » : maladies de la betterave sucrière, observations, calendrier, effets sur rendement/qualité, risques, différences régionales, tableaux pratiques, FAQ et sources de référence.
03 · Référence
Vérifier E-Phy et l’étiquette le jour de l’utilisation : les AMM, dérogations, doses et délais changent.
12. Airone SC bénéficie en 2026 d’une dérogation temporaire sur betterave industrielle jusqu’au 10 octobre : ne pas extrapoler cette autorisation aux campagnes futures.
13. L’oïdium forme un feutrage blanc pulvérulent ; la rouille forme des pustules orangées/brunes ; la ramulariose produit des taches plus claires et irrégulières que la cercosporiose.
14. Pseudomonas peut produire des taches foliaires après blessures/pluie et mimer une maladie fongique : un fongicide n’est pas une réponse à une bactériose.
15. Le mildiou est surtout une maladie de conditions fraîches et humides et touche préférentiellement le cœur avec des feuilles épaissies/déformées et un duvet grisâtre.
16. La jaunisse virale apparaît plusieurs semaines après l’inoculation par puceron : l’absence de pucerons au moment du symptôme n’exclut pas la maladie.
La santé de la betterave sucrière ne se résume pas à la cercosporiose même si cette dernière est devenue la maladie foliaire de référence dans la plupart des bassins français Une parcelle peut être confrontée à des maladies foliaires cercosporiose oïdium rouille ramulariose mildiou à des viroses jaunisses rhizomanie à des maladies racinaires rhizoctone brun Rhizopus fontes de semis ou à des syndromes émergents transmis par des cicadelles comme le SBR et le RTD Le diagnostic doit donc commencer par l’organe touché et le type de symptôme puis être confirmé…
04 · Référence
Une feuille qui flétrit n’indique pas à elle seule une maladie racinaire : vérifier le sol, l’eau et la racine.
21. Rhizopus est fortement associé aux épisodes chauds, au stress hydrique et aux blessures ; la logistique de récolte devient un levier sanitaire.
En 2026, la cercosporiose demeure le sujet prioritaire de protection foliaire. Le réseau ITB Alerte Maladies montre toutefois une dynamique très dépendante de la région, de l’irrigation et de la météo. Le 21 août 2026, en Nord/Pas-de-Calais, 68 % des parcelles du réseau avaient atteint le seuil indicatif de risque pour une deuxième intervention. La même note rappelle qu’un renouvellement à moins de 45 jours d’un arrachage de septembre est rarement valorisé. Cette logique illustre la règle centrale : protéger une surface foliaire utile, pas appliquer un calendrier fixe.
05 · Référence
Le SBR et le RTD sont des enjeux émergents : enregistrer les symptômes atypiques et la présence de cicadelles sans conclure trop vite.
25. La présence de ravageurs peut créer des portes d’entrée aux pathogènes ou exacerber le stress : croiser diagnostics maladies et ravageurs.
26. La sécheresse peut freiner certaines maladies foliaires mais favoriser les pourritures opportunistes et modifier le rapport coût/bénéfice d’un traitement.
27. L’irrigation peut préserver la croissance mais créer une humidité foliaire favorable à Cercospora : surveiller particulièrement les parcelles irriguées.
La cercosporiose, due à Cercospora beticola, est polycyclique. Les résidus de betterave contribuent à l’inoculum, les infections sont favorisées par chaleur et humidité foliaire, puis chaque génération de taches peut produire de nouvelles conidies. L’ITB indique des taches typiquement circulaires, grises et légèrement déprimées, bordées de rouge, d’environ 3 à 5 mm, avec des points noirs de fructification visibles à la loupe. En forte pression, le feuillage peut être détruit et la plante reconstitue un bouquet au détriment du sucre.
06 · Référence
Conserver photos, coordonnées de la zone, date, stade, variété et historique d’intervention pour tout diagnostic difficile.
30. SILLOVA doit séparer “diagnostic probable”, “diagnostic différentiel” et “confirmation” afin d’éviter de transformer une hypothèse en certitude.
La résistance variétale est désormais un pilier de la stratégie. Elle ralentit l’épidémie, mais la résistance actuelle reste généralement partielle : elle ne dispense ni de la surveillance ni, en contexte à risque, de la protection. Les dispositifs CTPS/GEVES caractérisent la sensibilité à la cercosporiose, l’oïdium, la rouille et la ramulariose par des notations répétées et des indicateurs de type AUDPC. Pour les parcelles à arrachage tardif ou à historique cercosporiose, choisir une variété tolérante est un levier de premier rang.
07 · Référence
Périmètre : qu’appelle-t-on “maladie” de la betterave ?
Dans ce dossier, une maladie est un trouble transmissible ou infectieux provoqué par un champignon, un oomycète, une bactérie, un virus, un phytoplasme ou un organisme associé qui se multiplie dans ou sur la plante. Les ravageurs (pucerons, cicadelles, Lixus, teignes, nématodes) sont distingués comme agents animaux, même lorsqu’ils transmettent ou favorisent une maladie. Cette distinction est importante pour raisonner la réponse : lutter contre un vecteur n’est pas traiter le virus déjà installé, et traiter un champignon ne corrige pas une carence ou une bactériose.
La lutte chimique contre les maladies foliaires doit être présentée comme un élément de la protection intégrée. Les strobilurines ont perdu une grande part de leur efficacité contre certaines populations françaises de C. beticola en raison de résistances généralisées, et des résistances aux triazoles existent également. L’alternance des modes d’action, le recours à des produits performants aux doses homologuées, la limitation du nombre d’applications et l’ajout éventuel d’un multisite autorisé sont des outils de gestion de la résistance, mais ils ne remplacent pas rotation, résidus, variété et diagnostic.
08 · Référence
Méthode de diagnostic au champ
Le diagnostic fiable repose sur plusieurs plantes et plusieurs zones. Une maladie en foyers doit être cartographiée : centre du rond, bord du rond et zone apparemment saine. Une maladie foliaire doit être évaluée sur des feuilles comparables du bouquet intermédiaire, car les feuilles très âgées accumulent naturellement des nécroses et les feuilles du cœur peuvent exprimer des maladies différentes. Pour les racines, sélectionner des plantes à différents degrés de symptôme et les couper longitudinalement.
• Noter date, stade BBCH, variété, précédent, rotation, irrigation et dernier épisode météo marquant.
• Photographier face supérieure et inférieure des feuilles, puis la racine entière et la coupe.
• Utiliser une loupe 10× pour rechercher fructifications de Cercospora, sporulations ou pustules.
• Décrire la texture : sèche, liégeuse, molle, aqueuse ; et l’odeur si pourriture.
| Bloc | Contenu |
|---|---|
| A | Cadre sanitaire, diagnostic, campagne 2026 et calendrier |
| B | Cercosporiose : biologie, diagnostic, OAD, variétés et résistances |
| C | Oïdium, rouille, ramulariose, bactéries et mildiou |
| D | Viroses : jaunisses et rhizomanie |
| E | Maladies racinaires : rhizoctone brun, fontes, Rhizopus et autres pourritures |
| F | SBR/RTD et risques émergents |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur pour la cercosporiose, rechercher les petits points noirs de fructification au centre de la tache avec une loupe. ?
4. La méthode ITB de suivi des maladies foliaires repose sur un comptage standardisé de feuilles symptomatiques, pas sur une impression visuelle globale. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur observer une parcelle avant toute décision de traitement, même lorsqu’un modèle indique un risque climatique élevé. ?
6. La cercosporiose est polycyclique : un retard d’intervention en phase exponentielle peut coûter plus qu’un simple décalage de quelques jours. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur vérifier e-phy et l’étiquette le jour de l’utilisation : les amm, dérogations, doses et délais changent. ?
12 Airone SC bénéficie en 2026 d’une dérogation temporaire sur betterave industrielle jusqu’au 10 octobre ne pas extrapoler cette autorisation aux campagnes futures 13 L’oïdium forme un feutrage blanc pulvérulent la rouille forme des pustules orangées brunes la ramulariose produit des taches plus claires et irrégulières que la cercosporiose 14 Pseudomonas peut produire des taches foliaires après blessures pluie et mimer une maladie fongique un fongicide n’est pas une réponse à une bactériose 15 Le mildiou est surtout une maladie de conditions fraîches et humides et touche préférentiellement le cœur… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur une feuille qui flétrit n’indique pas à elle seule une maladie racinaire : vérifier le sol, l’eau et la racine. ?
21. Rhizopus est fortement associé aux épisodes chauds, au stress hydrique et aux blessures ; la logistique de récolte devient un levier sanitaire. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le sbr et le rtd sont des enjeux émergents : enregistrer les symptômes atypiques et la présence de cicadelles sans conclure trop vite. ?
25. La présence de ravageurs peut créer des portes d’entrée aux pathogènes ou exacerber le stress : croiser diagnostics maladies et ravageurs. 26. La sécheresse peut freiner certaines maladies foliaires mais favoriser les pourritures opportunistes et modifier le rapport coût/bénéfice d’un traitement. 27. L’irrigation peut préserver la croissance mais créer une humidité foliaire favorable à Cercospora : surveiller particulièrement les parcelles irriguées. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur conserver photos, coordonnées de la zone, date, stade, variété et historique d’intervention pour tout diagnostic difficile. ?
30. SILLOVA doit séparer “diagnostic probable”, “diagnostic différentiel” et “confirmation” afin d’éviter de transformer une hypothèse en certitude. [S01][S02][S03]





