01 · Référence
Note de lecture, périmètre et niveau de preuve
La ration des brebis ne désigne pas une recette universelle Une ration est la combinaison journalière réellement consommée par un lot fourrages pâturage concentrés coproduits minéraux vitamines sel et eau Elle doit couvrir un objectif défini sans compromettre la santé ruminale la reproduction la longévité la qualité du lait ou la survie des agneaux La méthode SILLOVA retient quatre niveaux de décision caractériser le lot caractériser les aliments calculer l’équilibre puis contrôler la réponse des…
02 · Référence
Synthèse exécutive
Les besoins d’une brebis varient fortement au cours du cycle : dans un exemple pédagogique INRA/Inn’Ovin pour une brebis de 70 kg portant puis allaitant deux agneaux, l’énergie passe d’environ 0,8 UFL/j à l’entretien à 2,4 UFL/j en lactation, et les PDI d’environ 61 à 241 g/j. [S1][S2]
La fin de gestation est le point de bascule : la capacité d’ingestion peut être contrainte alors que les besoins fœtaux et mammaires accélèrent. Un déficit de 20 % pendant les six dernières semaines a été associé au CIIRPO à des agneaux plus légers, davantage d’assistance et une mortalité supérieure. [S6][S7]
La « ration des brebis » ne désigne pas une recette universelle. Une ration est la combinaison journalière réellement consommée par un lot : fourrages, pâturage, concentrés, coproduits, minéraux, vitamines, sel et eau. Elle doit couvrir un objectif défini sans compromettre la santé ruminale, la reproduction, la longévité, la qualité du lait ou la survie des agneaux. La méthode SILLOVA retient quatre niveaux de décision : caractériser le lot, caractériser les aliments, calculer l’équilibre, puis contrôler la réponse des animaux.
03 · Référence
Construire une ration : la démarche en 8 étapes
Identifier le lot : type de brebis, race/gabarit, âge, poids, NEC, stade physiologique, prolificité, niveau de lait, statut sanitaire et objectif.
Mesurer les ressources : stocks disponibles, analyses de fourrages, quantité pâturable, matières premières, CMV, eau et pertes de conservation.
Estimer l’ingestion possible, car un besoin théorique n’a de sens que si la ration peut physiquement être consommée.
Vérifier la réponse biologique : ingestion, refus, NEC, lait, croissance des agneaux, crottes, rumination, santé et résultats de reproduction.
Les besoins d’une brebis varient fortement au cours du cycle : dans un exemple pédagogique INRA/Inn’Ovin pour une brebis de 70 kg portant puis allaitant deux agneaux, l’énergie passe d’environ 0,8 UFL/j à l’entretien à 2,4 UFL/j en lactation, et les PDI d’environ 61 à 241 g/j. [S1][S2]
04 · Référence
Analyser les aliments avant de rationner
La précision du calcul dépend d’abord de la qualité des données d’entrée La matière sèche MS permet de comparer les aliments sur une base commune L’énergie est exprimée en UFL UFV selon les usages du système INRAE les protéines par les PDI et leurs composantes tandis que l’encombrement renseigne la capacité d’un fourrage à limiter l’ingestion Les valeurs de tables sont utiles pour cadrer mais une analyse de lot est préférable dès que le fourrage…
La fin de gestation est le point de bascule : la capacité d’ingestion peut être contrainte alors que les besoins fœtaux et mammaires accélèrent. Un déficit de 20 % pendant les six dernières semaines a été associé au CIIRPO à des agneaux plus légers, davantage d’assistance et une mortalité supérieure. [S6][S7]
05 · Référence
Besoins énergétiques et protéiques : raisonner par fonction
Le besoin total résulte de plusieurs fonctions : entretien, activité et déplacement, croissance, gestation, lactation, éventuellement reprise d’état. Le système INRAE 2018 améliore la prise en compte des interactions entre ration et animal. En pratique, SILLOVA doit séparer « besoin de l’animal » et « valeur réelle de la ration », puis afficher les marges ou déficits plutôt que donner une seule quantité de concentré.
06 · Référence
NEC : transformer la ration en pilotage dynamique
La note d’état corporel est le meilleur « capteur biologique » simple pour vérifier si la ration remplit son rôle. La palpation lombaire, répétée sur un échantillon représentatif, révèle une dérive avant que la moyenne de poids du lot ne l’exprime clairement. Une brebis maigre en milieu de gestation doit être corrigée suffisamment tôt ; en fin de gestation, la priorité devient d’éviter une mobilisation excessive plutôt que de « refaire » brutalement les réserves.
07 · Référence
Brebis vides, taries et milieu de gestation
Les besoins sont relativement faibles chez une brebis adulte en bon état Inn’Ovin cite environ 0 8 UFL et 60 g PDI j pour une brebis de 70 kg en milieu de gestation Un foin moyen peut suffire à l’entretien si sa qualité et son ingestion sont correctes Sur paille une correction énergétique est généralement nécessaire une fiche CIIRPO indique 500 g de céréale dans certaines situations de paille alors qu’un foin médiocre rationné peut…
08 · Référence
Préparation à la lutte et flushing
Le flushing consiste à augmenter temporairement le niveau nutritionnel autour de la mise à la reproduction, surtout chez les brebis insuffisamment en état ou lorsque la ressource pâturée est limitante. L’effet dépend du poids, de la NEC, de la race, de la saison et du niveau alimentaire antérieur. Il ne remplace ni la préparation des béliers ni la maîtrise sanitaire et il n’est pas rentable de suralimenter systématiquement des brebis déjà en bon état.
| Variable | Pourquoi elle change la ration | Erreur fréquente |
|---|---|---|
| Poids adulte / poids vif | Modifie entretien et capacité d’ingestion | Utiliser 70 kg pour toutes les races |
| NEC | Indique réserves à préserver, mobiliser ou reconstituer | Raisonner uniquement sur le poids |
| Stade physiologique | Entretien, lutte, gestation, lactation : besoins différents | Une ration annuelle unique |
| Nombre de fœtus | Accroît les besoins de fin de gestation et réduit parfois la place ruminale | Ne pas utiliser l’échographie pour allotir |
| Nombre d’agneaux allaités | Augmente fortement besoin énergétique et azoté | Nourrir simples comme doubles |
| Niveau laitier | Essentiel en brebis laitières et allaitantes très maternelles | Ignorer la production réelle |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur note de lecture, périmètre et niveau de preuve ?
La ration des brebis ne désigne pas une recette universelle Une ration est la combinaison journalière réellement consommée par un lot fourrages pâturage concentrés coproduits minéraux vitamines sel et eau Elle doit couvrir un objectif défini sans compromettre la santé ruminale la reproduction la longévité la qualité du lait ou la survie des agneaux La méthode SILLOVA retient quatre niveaux de décision caractériser le lot caractériser les aliments calculer l’équilibre puis contrôler la réponse des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
Les besoins d’une brebis varient fortement au cours du cycle dans un exemple pédagogique INRA Inn’Ovin pour une brebis de 70 kg portant puis allaitant deux agneaux l’énergie passe d’environ 0 8 UFL j à l’entretien à 2 4 UFL j en lactation et les PDI d’environ 61 à 241 g j S1 S2 La fin de gestation est le point de bascule la capacité d’ingestion peut être contrainte alors que les besoins fœtaux et mammaires accélèrent Un déficit de 20 pendant les six dernières semaines a été associé au… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur construire une ration : la démarche en 8 étapes ?
Identifier le lot : type de brebis, race/gabarit, âge, poids, NEC, stade physiologique, prolificité, niveau de lait, statut sanitaire et objectif. Mesurer les ressources : stocks disponibles, analyses de fourrages, quantité pâturable, matières premières, CMV, eau et pertes de conservation. Estimer l’ingestion possible, car un besoin théorique n’a de sens que si la ration peut physiquement être consommée. Vérifier la réponse biologique : ingestion, refus, NEC, lait, croissance des agneaux, crottes, rumination, santé et résultats de reproduction. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur analyser les aliments avant de rationner ?
La précision du calcul dépend d’abord de la qualité des données d’entrée La matière sèche MS permet de comparer les aliments sur une base commune L’énergie est exprimée en UFL UFV selon les usages du système INRAE les protéines par les PDI et leurs composantes tandis que l’encombrement renseigne la capacité d’un fourrage à limiter l’ingestion Les valeurs de tables sont utiles pour cadrer mais une analyse de lot est préférable dès que le fourrage… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur besoins énergétiques et protéiques : raisonner par fonction ?
Le besoin total résulte de plusieurs fonctions : entretien, activité et déplacement, croissance, gestation, lactation, éventuellement reprise d’état. Le système INRAE 2018 améliore la prise en compte des interactions entre ration et animal. En pratique, SILLOVA doit séparer « besoin de l’animal » et « valeur réelle de la ration », puis afficher les marges ou déficits plutôt que donner une seule quantité de concentré. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur nec : transformer la ration en pilotage dynamique ?
La note d’état corporel est le meilleur « capteur biologique » simple pour vérifier si la ration remplit son rôle. La palpation lombaire, répétée sur un échantillon représentatif, révèle une dérive avant que la moyenne de poids du lot ne l’exprime clairement. Une brebis maigre en milieu de gestation doit être corrigée suffisamment tôt ; en fin de gestation, la priorité devient d’éviter une mobilisation excessive plutôt que de « refaire » brutalement les réserves. [S01][S02][S03]





