01 · Référence
Raisonner la ration selon le stade
Une brebis tarie, en fin de gestation ou en lactation ne présente pas les mêmes besoins. Construire des lots homogènes, analyser les fourrages et observer l’ingestion réelle avant de fixer les compléments. La note d’état corporel et la croissance des agneaux montrent ensuite si les apports doivent être révisés.
02 · Référence
Construire puis contrôler la ration
Commencer par le stade physiologique, la taille de portée, le poids et la note d’état corporel du lot. Mesurer les stocks et la valeur des fourrages, estimer ce que les animaux peuvent réellement ingérer, puis calculer les apports énergétiques, protéiques et minéraux. Après distribution, contrôler les refus, la rumination et l’évolution de l’état corporel; ajuster si la réponse ne correspond pas au calcul.
| Étape | Élément à suivre |
|---|---|
| Avant le calcul | Stade physiologique, taille de portée, poids et note d’état corporel du lot |
| Calcul | Stocks, valeur des fourrages, ingestion réelle, apports énergétiques, protéiques et minéraux |
| Après distribution | Refus, rumination et évolution de l’état corporel |
03 · Référence
Analyser les fourrages avant de compléter
Deux foins d’apparence proche peuvent fournir des apports très différents. Une analyse de fourrage et une mesure des quantités distribuées évitent de compenser à l’aveugle avec du concentré. Réserver les meilleurs lots aux brebis qui en ont le plus besoin et réévaluer les quantités après chaque changement de récolte.
04 · Référence
Besoins énergétiques et protéiques : raisonner par fonction
Le besoin total résulte de plusieurs fonctions: entretien, activité et déplacement, croissance, gestation, lactation, éventuellement reprise d’état. Le système INRAE 2018 améliore la prise en compte des interactions entre ration et animal. En pratique, il faut séparer « besoin de l’animal » et « valeur réelle de la ration », puis afficher les marges ou déficits plutôt que donner une seule quantité de concentré.
05 · Référence
NEC : transformer la ration en pilotage dynamique
La note d’état corporel est le meilleur « capteur biologique » simple pour vérifier si la ration remplit son rôle. La palpation lombaire, répétée sur un échantillon représentatif, révèle une dérive avant que la moyenne de poids du lot ne l’exprime clairement. Une brebis maigre en milieu de gestation doit être corrigée suffisamment tôt; en fin de gestation, la priorité devient d’éviter une mobilisation excessive plutôt que de « refaire » brutalement les réserves.
06 · Référence
Préparation à la lutte et flushing
Le flushing consiste à augmenter temporairement le niveau nutritionnel autour de la mise à la reproduction, surtout chez les brebis insuffisamment en état ou lorsque la ressource pâturée est limitante. L’effet dépend du poids, de la NEC, de la race, de la saison et du niveau alimentaire antérieur. Il ne remplace ni la préparation des béliers ni la maîtrise sanitaire et il n’est pas rentable de suralimenter systématiquement des brebis déjà en bon état.
07 · Référence
Vérifier eau, sel et complément minéral
La ration ne se résume pas à l’énergie et aux protéines. Prévoir une eau propre et accessible, puis vérifier l’équilibre minéral avec le conseiller ou le vétérinaire selon les fourrages et le stade. Éviter d’ajouter plusieurs compléments sans calculer leurs apports cumulés. Contrôler aussi l’accès à l’auge pour que les brebis dominées consomment la ration prévue.
08 · Référence
Réviser la ration après l’agnelage
Mesurer les quantités distribuées et les refus, puis comparer l’état des brebis et la croissance des agneaux. La portée simple ou multiple, le niveau de lait et la qualité du fourrage peuvent imposer des ajustements différents à l’intérieur d’un même troupeau.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Un fourrage d’apparence proche apporte-t-il les mêmes nutriments?
Non. Deux foins d’apparence proche peuvent fournir des apports très différents. Une analyse de fourrage évite de compenser à l’aveugle avec du concentré.
Faut-il compléter toutes les brebis avant la lutte?
Non. Il n’est pas rentable de suralimenter systématiquement des brebis déjà en bon état. Le flushing vise surtout les brebis insuffisamment en état ou une ressource pâturée limitante.
Faut-il refaire brutalement les réserves en fin de gestation?
Non. En fin de gestation, la priorité est d’éviter une mobilisation excessive plutôt que de refaire brutalement les réserves.





