01 · Référence
Note de lecture, périmètre et niveau de preuve
Ce dossier répond au cadrage SILLOVA de la Alimentation des ovins Alimentation des ovins Il couvre les brebis allaitantes et laitières les agnelles de renouvellement les béliers et les agneaux en bergerie au pâturage ou en systèmes mixtes Les valeurs chiffrées sont des repères de raisonnement et non des recettes universelles la ration finale doit être construite à partir du poids du stade du nombre d’agneaux portés allaités du niveau laitier de l’état corporel de la…
02 · Référence
Synthèse exécutive
La France comptait 6,607 millions d’ovins en 2024, dont 4,245 millions de brebis : 3,047 millions de brebis nourrices et 1,198 million de brebis laitières. Le cheptel est en baisse sur dix ans et les systèmes sont très contrastés entre grands bassins allaitants du Sud et trois principaux bassins laitiers (Roquefort, Ossau-Iraty, Brocciu). [S1]
L’alimentation ovine est un pilotage par phases. Une brebis tarie, une brebis en fin de gestation portant deux fœtus, une laitière en début de lactation, une agnelle de renouvellement et un bélier en préparation de lutte ne doivent pas être conduits comme un seul lot.
Ce dossier répond au cadrage SILLOVA de la Alimentation des ovins « Alimentation des ovins ». Il couvre les brebis allaitantes et laitières, les agnelles de renouvellement, les béliers et les agneaux, en bergerie, au pâturage ou en systèmes mixtes. Les valeurs chiffrées sont des repères de raisonnement et non des recettes universelles : la ration finale doit être construite à partir du poids, du stade, du nombre d’agneaux portés/allaités, du niveau laitier, de l’état corporel, de la qualité réelle des aliments et des objectifs de production.
03 · Référence
Définition et objectifs de l’alimentation ovine
Alimenter un ovin consiste à apporter, sous une forme ingérable et sûre, l’énergie, les protéines, les minéraux, les vitamines, l’eau et la fibre nécessaires à l’entretien, à la croissance, à la gestation, à la lactation, à la reproduction et aux objectifs de production. La ration doit aussi préserver le fonctionnement du rumen, l’immunité, la longévité et le bien-être.
La France comptait 6,607 millions d’ovins en 2024, dont 4,245 millions de brebis : 3,047 millions de brebis nourrices et 1,198 million de brebis laitières. Le cheptel est en baisse sur dix ans et les systèmes sont très contrastés entre grands bassins allaitants du Sud et trois principaux bassins laitiers (Roquefort, Ossau-Iraty, Brocciu). [S1]
04 · Référence
La filière ovine française et ses systèmes
L’alimentation doit être replacée dans la diversité des systèmes français : élevages herbagers et fourragers du Centre-Ouest, systèmes de montagne et du Massif central, pastoralisme méditerranéen, systèmes laitiers fortement saisonnés autour de Roquefort, des Pyrénées et de la Corse, ateliers plus intensifs de bergerie et productions biologiques.
L’alimentation ovine est un pilotage par phases. Une brebis tarie, une brebis en fin de gestation portant deux fœtus, une laitière en début de lactation, une agnelle de renouvellement et un bélier en préparation de lutte ne doivent pas être conduits comme un seul lot.
05 · Référence
Physiologie digestive et ingestion
Le mouton est un ruminant : la ration alimente d’abord un écosystème microbien. La digestion ruminale transforme une partie des glucides en acides gras volatils, fournit une part importante de l’énergie à l’animal et transforme l’azote alimentaire en protéines microbiennes. La vitesse de dégradation, le niveau d’ingestion et l’équilibre entre fourrage et concentré modifient donc la valeur réellement obtenue à partir des aliments.
Le rumen fonctionne mieux avec des apports réguliers, une fibre suffisante, de l’eau disponible et des transitions progressives.
La capacité d’ingestion n’est pas constante : elle dépend du poids, du stade physiologique, de la prolificité, du niveau de production, de la qualité et de l’encombrement des fourrages, de la température et de la conduite.
06 · Référence
Système INRAE 2018 et unités de rationnement
Le système INRAE 2018 rénove le rationnement des ruminants pour mieux prendre en compte ingestion, interactions digestives, valeur réelle de la ration, besoins et réponses productives. INRAtion V5 et Rumin’al sont les outils associés utilisés pour calculer et analyser les rations. [S2][S3][S20][S21]
07 · Référence
Note d’état corporel : piloter les réserves
La NEC transforme un phénomène invisible — mobilisation/reconstitution des réserves — en indicateur de conduite. La palpation lombaire est plus fiable que l’œil, surtout sur animaux lainés. Le suivi est plus utile sur un échantillon représentatif et répété aux mêmes stades que sur une mesure isolée. [S6]
Repère Inn’Ovin ovin lait viser environ 3 à 3 5 à la mise bas et éviter de descendre sous 2 à 2 5 au sevrage Une reprise d’un point de NEC sur environ 100 jours peut dans le cadre pratique présenté correspondre à un apport voisin de 300 g de céréale j ce n’est pas…
08 · Référence
Brebis taries et entretien
Chez une brebis adulte, tarie, non gestante ou en début de gestation, le poste alimentaire peut être limité si l’état corporel est satisfaisant et que le fourrage disponible couvre l’entretien. La priorité devient alors de conserver l’état, ne pas gaspiller le meilleur fourrage et préparer les périodes à besoins élevés.
Réserver les meilleurs fourrages aux brebis en fin de gestation, en lactation, aux agnelles et aux lots maigres.
Faire analyser les lots de foin/ensilage : deux fourrages d’aspect voisin peuvent entraîner des besoins de complémentation très différents.
Sur fourrage très pauvre l’économie apparente peut être annulée par la quantité de concentré nécessaire la perte d’état…
| Sections 1–13 | Sections 14–26 | Sections 27–39 |
|---|---|---|
| 1. Définition et objectifs de l’alimentation ovine | 14. Brebis laitières : conduite spécifique | 27. Sécheresse, chaleur et adaptation climatique |
| 2. La filière ovine française et ses systèmes | 15. Agnelles de renouvellement | 28. Agriculture biologique, pastoralisme et autonomie |
| 3. Physiologie digestive et ingestion | 16. Béliers | 29. Différences régionales françaises |
| 4. Système INRAE 2018 et unités de rationnement | 17. Fourrages : pâture, foin, ensilage, enrubannage, paille | 30. Économie et coût alimentaire |
| 5. Catégories animales et besoins à distinguer | 18. Concentrés, céréales, protéagineux et coproduits | 31. Environnement et efficience |
| 6. Note d’état corporel : pilotage des réserves | 19. Minéraux, vitamines, sel et risque cuivre | 32. Tableau de bord et indicateurs |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur note de lecture, périmètre et niveau de preuve ?
Ce dossier répond au cadrage SILLOVA de la Alimentation des ovins Alimentation des ovins Il couvre les brebis allaitantes et laitières les agnelles de renouvellement les béliers et les agneaux en bergerie au pâturage ou en systèmes mixtes Les valeurs chiffrées sont des repères de raisonnement et non des recettes universelles la ration finale doit être construite à partir du poids du stade du nombre d’agneaux portés allaités du niveau laitier de l’état corporel de la… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
La France comptait 6 607 millions d’ovins en 2024 dont 4 245 millions de brebis 3 047 millions de brebis nourrices et 1 198 million de brebis laitières Le cheptel est en baisse sur dix ans et les systèmes sont très contrastés entre grands bassins allaitants du Sud et trois principaux bassins laitiers Roquefort Ossau-Iraty Brocciu S1 L’alimentation ovine est un pilotage par phases Une brebis tarie une brebis en fin de gestation portant deux fœtus une laitière en début de lactation une agnelle de renouvellement et un bélier en… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition et objectifs de l’alimentation ovine ?
Alimenter un ovin consiste à apporter, sous une forme ingérable et sûre, l’énergie, les protéines, les minéraux, les vitamines, l’eau et la fibre nécessaires à l’entretien, à la croissance, à la gestation, à la lactation, à la reproduction et aux objectifs de production. La ration doit aussi préserver le fonctionnement du rumen, l’immunité, la longévité et le bien-être. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur la filière ovine française et ses systèmes ?
L’alimentation doit être replacée dans la diversité des systèmes français : élevages herbagers et fourragers du Centre-Ouest, systèmes de montagne et du Massif central, pastoralisme méditerranéen, systèmes laitiers fortement saisonnés autour de Roquefort, des Pyrénées et de la Corse, ateliers plus intensifs de bergerie et productions biologiques. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur physiologie digestive et ingestion ?
Le mouton est un ruminant la ration alimente d’abord un écosystème microbien La digestion ruminale transforme une partie des glucides en acides gras volatils fournit une part importante de l’énergie à l’animal et transforme l’azote alimentaire en protéines microbiennes La vitesse de dégradation le niveau d’ingestion et l’équilibre entre fourrage et concentré modifient donc la valeur réellement obtenue à partir des aliments Le rumen fonctionne mieux avec des apports réguliers une fibre suffisante de l’eau disponible et des transitions progressives La capacité d’ingestion n’est pas constante elle dépend du poids… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur système inrae 2018 et unités de rationnement ?
Le système INRAE 2018 rénove le rationnement des ruminants pour mieux prendre en compte ingestion, interactions digestives, valeur réelle de la ration, besoins et réponses productives. INRAtion V5 et Rumin’al sont les outils associés utilisés pour calculer et analyser les rations. [S2][S3][S20][S21] [S01][S02][S03]





