Référence agronomique · France

Élevage ovin · Conduite du troupeau ovin

Alimentation des ovins

Référence technique · Alimentation des ovins

Ce dossier répond au cadrage SILLOVA de la Alimentation des ovins Alimentation des ovins Il couvre les brebis allaitantes et laitières les agnelles de renouvellement les béliers et les agneaux en bergerie au pâturage ou en systèmes mixtes Les valeurs chiffrées sont des repères de raisonnement et non des recettes universelles la ration finale doit être construite à partir du poids du stade du nombre d’agneaux portés allaités du niveau laitier de l’état corporel de la…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à alimentation des ovins
Alimentation des ovins · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

14. Brebis laitières : conduite spécifique

1. Définition et objectifs de l’alimentation ovine

27. Sécheresse, chaleur et adaptation climatique [S01][S02]

02
Consolidé

15. Agnelles de renouvellement

2. La filière ovine française et ses systèmes

28. Agriculture biologique, pastoralisme et autonomie [S01][S02]

03
Consolidé

16. Béliers

3. Physiologie digestive et ingestion

29. Différences régionales françaises [S01][S02]

04
Consolidé

17. Fourrages : pâture, foin, ensilage, enrubannage, paille

4. Système INRAE 2018 et unités de rationnement

30. Économie et coût alimentaire [S01][S02]

01 · Référence

Note de lecture, périmètre et niveau de preuve

Ce dossier répond au cadrage SILLOVA de la Alimentation des ovins Alimentation des ovins Il couvre les brebis allaitantes et laitières les agnelles de renouvellement les béliers et les agneaux en bergerie au pâturage ou en systèmes mixtes Les valeurs chiffrées sont des repères de raisonnement et non des recettes universelles la ration finale doit être construite à partir du poids du stade du nombre d’agneaux portés allaités du niveau laitier de l’état corporel de la…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Synthèse exécutive

La France comptait 6,607 millions d’ovins en 2024, dont 4,245 millions de brebis : 3,047 millions de brebis nourrices et 1,198 million de brebis laitières. Le cheptel est en baisse sur dix ans et les systèmes sont très contrastés entre grands bassins allaitants du Sud et trois principaux bassins laitiers (Roquefort, Ossau-Iraty, Brocciu). [S1]

L’alimentation ovine est un pilotage par phases. Une brebis tarie, une brebis en fin de gestation portant deux fœtus, une laitière en début de lactation, une agnelle de renouvellement et un bélier en préparation de lutte ne doivent pas être conduits comme un seul lot.

Ce dossier répond au cadrage SILLOVA de la Alimentation des ovins « Alimentation des ovins ». Il couvre les brebis allaitantes et laitières, les agnelles de renouvellement, les béliers et les agneaux, en bergerie, au pâturage ou en systèmes mixtes. Les valeurs chiffrées sont des repères de raisonnement et non des recettes universelles : la ration finale doit être construite à partir du poids, du stade, du nombre d’agneaux portés/allaités, du niveau laitier, de l’état corporel, de la qualité réelle des aliments et des objectifs de production.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Définition et objectifs de l’alimentation ovine

Alimenter un ovin consiste à apporter, sous une forme ingérable et sûre, l’énergie, les protéines, les minéraux, les vitamines, l’eau et la fibre nécessaires à l’entretien, à la croissance, à la gestation, à la lactation, à la reproduction et aux objectifs de production. La ration doit aussi préserver le fonctionnement du rumen, l’immunité, la longévité et le bien-être.

La France comptait 6,607 millions d’ovins en 2024, dont 4,245 millions de brebis : 3,047 millions de brebis nourrices et 1,198 million de brebis laitières. Le cheptel est en baisse sur dix ans et les systèmes sont très contrastés entre grands bassins allaitants du Sud et trois principaux bassins laitiers (Roquefort, Ossau-Iraty, Brocciu). [S1]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

La filière ovine française et ses systèmes

L’alimentation doit être replacée dans la diversité des systèmes français : élevages herbagers et fourragers du Centre-Ouest, systèmes de montagne et du Massif central, pastoralisme méditerranéen, systèmes laitiers fortement saisonnés autour de Roquefort, des Pyrénées et de la Corse, ateliers plus intensifs de bergerie et productions biologiques.

L’alimentation ovine est un pilotage par phases. Une brebis tarie, une brebis en fin de gestation portant deux fœtus, une laitière en début de lactation, une agnelle de renouvellement et un bélier en préparation de lutte ne doivent pas être conduits comme un seul lot.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Physiologie digestive et ingestion

Le mouton est un ruminant : la ration alimente d’abord un écosystème microbien. La digestion ruminale transforme une partie des glucides en acides gras volatils, fournit une part importante de l’énergie à l’animal et transforme l’azote alimentaire en protéines microbiennes. La vitesse de dégradation, le niveau d’ingestion et l’équilibre entre fourrage et concentré modifient donc la valeur réellement obtenue à partir des aliments.

Le rumen fonctionne mieux avec des apports réguliers, une fibre suffisante, de l’eau disponible et des transitions progressives.

La capacité d’ingestion n’est pas constante : elle dépend du poids, du stade physiologique, de la prolificité, du niveau de production, de la qualité et de l’encombrement des fourrages, de la température et de la conduite.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Système INRAE 2018 et unités de rationnement

Le système INRAE 2018 rénove le rationnement des ruminants pour mieux prendre en compte ingestion, interactions digestives, valeur réelle de la ration, besoins et réponses productives. INRAtion V5 et Rumin’al sont les outils associés utilisés pour calculer et analyser les rations. [S2][S3][S20][S21]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Note d’état corporel : piloter les réserves

La NEC transforme un phénomène invisible — mobilisation/reconstitution des réserves — en indicateur de conduite. La palpation lombaire est plus fiable que l’œil, surtout sur animaux lainés. Le suivi est plus utile sur un échantillon représentatif et répété aux mêmes stades que sur une mesure isolée. [S6]

Repère Inn’Ovin ovin lait viser environ 3 à 3 5 à la mise bas et éviter de descendre sous 2 à 2 5 au sevrage Une reprise d’un point de NEC sur environ 100 jours peut dans le cadre pratique présenté correspondre à un apport voisin de 300 g de céréale j ce n’est pas…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Brebis taries et entretien

Chez une brebis adulte, tarie, non gestante ou en début de gestation, le poste alimentaire peut être limité si l’état corporel est satisfaisant et que le fourrage disponible couvre l’entretien. La priorité devient alors de conserver l’état, ne pas gaspiller le meilleur fourrage et préparer les périodes à besoins élevés.

Réserver les meilleurs fourrages aux brebis en fin de gestation, en lactation, aux agnelles et aux lots maigres.

Faire analyser les lots de foin/ensilage : deux fourrages d’aspect voisin peuvent entraîner des besoins de complémentation très différents.

Sur fourrage très pauvre l’économie apparente peut être annulée par la quantité de concentré nécessaire la perte d’état…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
Sections 1–13Sections 14–26Sections 27–39
1. Définition et objectifs de l’alimentation ovine14. Brebis laitières : conduite spécifique27. Sécheresse, chaleur et adaptation climatique
2. La filière ovine française et ses systèmes15. Agnelles de renouvellement28. Agriculture biologique, pastoralisme et autonomie
3. Physiologie digestive et ingestion16. Béliers29. Différences régionales françaises
4. Système INRAE 2018 et unités de rationnement17. Fourrages : pâture, foin, ensilage, enrubannage, paille30. Économie et coût alimentaire
5. Catégories animales et besoins à distinguer18. Concentrés, céréales, protéagineux et coproduits31. Environnement et efficience
6. Note d’état corporel : pilotage des réserves19. Minéraux, vitamines, sel et risque cuivre32. Tableau de bord et indicateurs
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur note de lecture, périmètre et niveau de preuve ?

Ce dossier répond au cadrage SILLOVA de la Alimentation des ovins Alimentation des ovins Il couvre les brebis allaitantes et laitières les agnelles de renouvellement les béliers et les agneaux en bergerie au pâturage ou en systèmes mixtes Les valeurs chiffrées sont des repères de raisonnement et non des recettes universelles la ration finale doit être construite à partir du poids du stade du nombre d’agneaux portés allaités du niveau laitier de l’état corporel de la… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?

La France comptait 6 607 millions d’ovins en 2024 dont 4 245 millions de brebis 3 047 millions de brebis nourrices et 1 198 million de brebis laitières Le cheptel est en baisse sur dix ans et les systèmes sont très contrastés entre grands bassins allaitants du Sud et trois principaux bassins laitiers Roquefort Ossau-Iraty Brocciu S1 L’alimentation ovine est un pilotage par phases Une brebis tarie une brebis en fin de gestation portant deux fœtus une laitière en début de lactation une agnelle de renouvellement et un bélier en… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition et objectifs de l’alimentation ovine ?

Alimenter un ovin consiste à apporter, sous une forme ingérable et sûre, l’énergie, les protéines, les minéraux, les vitamines, l’eau et la fibre nécessaires à l’entretien, à la croissance, à la gestation, à la lactation, à la reproduction et aux objectifs de production. La ration doit aussi préserver le fonctionnement du rumen, l’immunité, la longévité et le bien-être. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur la filière ovine française et ses systèmes ?

L’alimentation doit être replacée dans la diversité des systèmes français : élevages herbagers et fourragers du Centre-Ouest, systèmes de montagne et du Massif central, pastoralisme méditerranéen, systèmes laitiers fortement saisonnés autour de Roquefort, des Pyrénées et de la Corse, ateliers plus intensifs de bergerie et productions biologiques. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur physiologie digestive et ingestion ?

Le mouton est un ruminant la ration alimente d’abord un écosystème microbien La digestion ruminale transforme une partie des glucides en acides gras volatils fournit une part importante de l’énergie à l’animal et transforme l’azote alimentaire en protéines microbiennes La vitesse de dégradation le niveau d’ingestion et l’équilibre entre fourrage et concentré modifient donc la valeur réellement obtenue à partir des aliments Le rumen fonctionne mieux avec des apports réguliers une fibre suffisante de l’eau disponible et des transitions progressives La capacité d’ingestion n’est pas constante elle dépend du poids… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur système inrae 2018 et unités de rationnement ?

Le système INRAE 2018 rénove le rationnement des ruminants pour mieux prendre en compte ingestion, interactions digestives, valeur réelle de la ration, besoins et réponses productives. INRAtion V5 et Rumin’al sont les outils associés utilisés pour calculer et analyser les rations. [S2][S3][S20][S21] [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08