01 · Référence
Mode d’emploi et niveau de fiabilité
Le document maître SILLOVA classe la partie 221 dans le bloc « Cultures secondaires, fourrages, prairies et couverts » et demande au minimum de traiter les espèces adaptées, la structure du couvert, le chargement, les hauteurs d’entrée et de sortie, la fertilisation, l’eau, l’accessibilité, la saisonnalité, les refus, les performances animales et la durabilité. Le présent dossier développe ce cahier des charges bien au…
Les valeurs de hauteur citées sont en priorité des hauteurs mesurées à l’herbomètre lorsque la source l’indique. Une hauteur visuelle ou une hauteur « feuille étirée » n’est pas directement interchangeable avec une mesure herbométrique. Les repères de fertilisation doivent être recalculés localement selon le bilan azoté, les restitutions au pâturage, les légumineuses, les produits organiques et le programme d’actions nitrates applicable.
La réglementation PAC, les restrictions de fertilisation, les arrêtés sécheresse, les règles Natura 2000 et les conditions de certaines aides sont évolutives. Elles sont décrites ici dans leur état vérifié en août 2026 mais doivent être contrôlées au moment d’une décision ou d’une publication.
Le document maître SILLOVA classe la partie 221 dans le bloc « Cultures secondaires, fourrages, prairies et couverts » et demande au minimum de traiter les espèces adaptées, la structure du couvert, le chargement, les hauteurs d’entrée et de sortie, la fertilisation, l’eau, l’accessibilité, la saisonnalité, les refus, les performances animales et la durabilité. Le présent dossier développe ce cahier des charges bien au-delà de ce minimum.
02 · Référence
Histoire et évolution du pâturage
Le pâturage est l’une des formes les plus anciennes d’utilisation agricole des herbages. En France, les systèmes herbagers ont longtemps structuré les paysages bocagers, montagnards et pastoraux. Après 1945, l’intensification de l’élevage, la fertilisation minérale, la sélection de graminées et l’essor du maïs ensilage ont modifié la place de l’herbe. Depuis les années 1990-2000, la recherche de baisse…
L’évolution récente ne correspond pas à un retour uniforme à des systèmes extensifs. Elle combine des pâturages très mesurés, des paddocks, des clôtures mobiles, des herbomètres, des robots de traite compatibles avec le pâturage, des cartes de pousse, des mélanges multi-espèces et une gestion plus explicite des risques climatiques.
03 · Référence
Place en France et statistiques récentes
Les statistiques de prairie varient selon les nomenclatures : « surfaces toujours en herbe », prairies permanentes au sens PAC/Eurostat, prairies temporaires, parcours. Les chiffres ci-dessous sont donc présentés avec leur source et leur périmètre.
Cette séquence illustre pourquoi un système de pâturage robuste doit piloter non seulement la « moyenne climatique » mais surtout la réserve d’avance, les stocks de sécurité, la surface accessible et la capacité à débrayer/rebrayer des parcelles.
Le pâturage est la consommation directe d’un couvert végétal par des animaux herbivores. Une « prairie pâturée » désigne donc une prairie dont une part de la biomasse est prélevée directement par le troupeau. Le caractère pâturé ne préjuge ni de l’âge de la prairie, ni de sa composition floristique, ni de son statut PAC.
04 · Référence
Fonctionnement de l’écosystème pâturé
Une prairie pâturée est un système couplé plante-animal-sol. Le végétal capte lumière, eau et nutriments; l’animal prélève une partie de la biomasse; les déjections restituent une fraction importante des nutriments; le piétinement modifie la structure du couvert et du sol. L’intensité, la fréquence et la saison du pâturage déterminent la composition floristique et la productivité à long terme.
05 · Référence
Croissance de l’herbe, phénologie et saisonnalité
La pousse est maximale lorsque température, eau, rayonnement et nutrition ne sont pas limitants. En climat tempéré français, la plus grande partie de la production annuelle se concentre au printemps; l’été devient fréquemment limitant par chaleur et sécheresse; l’automne peut offrir une repousse de bonne qualité; l’hiver reste très dépendant de la région.
06 · Référence
Choix des espèces et des variétés
Au pâturage, la priorité va aux espèces capables de supporter des défoliations répétées et le piétinement, tout en maintenant une bonne appétence. Le choix doit intégrer durée de la prairie, type de sol, chaleur, sécheresse, hydromorphie, précocité et souplesse d’exploitation.
Précocité d’épiaison plutôt tardive pour conserver plus longtemps un couvert feuillu.
07 · Référence
Prairies temporaires et multi-espèces
Pour une prairie semée destinée au pâturage, ARVALIS recommande de raisonner la durée puis le contexte. Pour 4-5 ans, RGA, fétuque des prés, fléole et trèfle blanc sont des bases fréquentes; au-delà de 5 ans, dactyle et fétuque élevée apportent de la pérennité. Les mélanges doivent rester lisibles agronomiquement : chaque espèce doit remplir une fonction.
08 · Référence
Climat, eau et sécheresse
Les prairies sont très sensibles à la distribution saisonnière des pluies. Une sécheresse printanière est particulièrement pénalisante car elle touche la période où se construit la majeure partie du rendement annuel. Dans un essai ARVALIS à Jeu-les-Bois, l’année sèche 2011 a réduit la production de 1,6 t MS/ha, soit environ -21 % par rapport à la moyenne pluriannuelle, malgré des mélanges…
09 · Référence
Découpage en paddocks, temps de séjour et temps de repos
Le paddock doit être dimensionné selon le nombre d’animaux, la part d’herbe dans la ration, le nombre de jours de séjour et la biomasse réellement disponible. Un « nombre magique » de paddocks n’existe pas, mais des repères IDELE citent au moins 6 parcelles et des séjours d’environ 3 jours, avec une rotation de 18-21 jours au printemps.
10 · Référence
Mesurer l’herbe
Le pilotage moderne du pâturage repose sur une mesure répétée de la hauteur ou de la biomasse. L’herbomètre à plateau est l’outil de référence pratique dans de nombreux réseaux. La conversion hauteur → kg MS/ha dépend de la densité du couvert, de la saison et de la composition; les fiches IDELE utilisent souvent 200 à 300 kg MS/ha/cm comme ordre de…
| Bloc SILLOVA | I - Cultures secondaires, fourrages, prairies et couverts |
|---|---|
| Partie | 221 - Prairie pâturée |
| Cahier des charges maître | Espèces adaptées et structure du couvert; chargement; hauteurs d’entrée/sortie; fertilisation, eau et accessibilité; saisonnalité, qualité et refus; performances animales et durabilité |
| Connexions SILLOVA | Prairies • Pâturage tournant • Pâturage dynamique • Prairie permanente • Prairie temporaire • Élevage • Sols agricoles • Fertilisation • Eau |
| Priorité géographique | France; comparaisons européennes lorsque pertinentes |
| Niveau de preuve | Sources officielles, instituts techniques, organismes professionnels et publications scientifiques; chiffres datés |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur mode d’emploi et niveau de fiabilité ?
Le document maître SILLOVA classe la partie 221 dans le bloc « Cultures secondaires, fourrages, prairies et couverts » et demande au minimum de traiter les espèces adaptées, la structure du couvert, le chargement, les hauteurs d’entrée et de sortie, la fertilisation, l’eau, l’accessibilité, la saisonnalité, les refus, les performances animales et la durabilité. Le présent dossier développe ce cahier des… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur histoire et évolution du pâturage ?
Le pâturage est l’une des formes les plus anciennes d’utilisation agricole des herbages. En France, les systèmes herbagers ont longtemps structuré les paysages bocagers, montagnards et pastoraux. Après 1945, l’intensification de l’élevage, la fertilisation minérale, la sélection de graminées et l’essor du maïs ensilage ont modifié la place de l’herbe. Depuis les années 1990-2000, la… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur place en france et statistiques récentes ?
Les statistiques de prairie varient selon les nomenclatures : « surfaces toujours en herbe », prairies permanentes au sens PAC/Eurostat, prairies temporaires, parcours. Les chiffres ci-dessous sont donc présentés avec leur source et leur périmètre. Cette séquence illustre pourquoi un système de pâturage robuste doit piloter non seulement la « moyenne climatique » mais surtout la réserve d’avance, les stocks de sécurité, la surface… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur fonctionnement de l’écosystème pâturé ?
Une prairie pâturée est un système couplé plante-animal-sol. Le végétal capte lumière, eau et nutriments; l’animal prélève une partie de la biomasse; les déjections restituent une fraction importante des nutriments; le piétinement modifie la structure du couvert et du sol. L’intensité, la fréquence et la saison du pâturage déterminent la composition floristique et la productivité à long terme. [G01][G02]
Que faut-il retenir sur croissance de l’herbe, phénologie et saisonnalité ?
La pousse est maximale lorsque température, eau, rayonnement et nutrition ne sont pas limitants. En climat tempéré français, la plus grande partie de la production annuelle se concentre au printemps; l’été devient fréquemment limitant par chaleur et sécheresse; l’automne peut offrir une repousse de bonne qualité; l’hiver reste très dépendant de la région. [G01][G02]
Que faut-il retenir sur choix des espèces et des variétés ?
Au pâturage, la priorité va aux espèces capables de supporter des défoliations répétées et le piétinement, tout en maintenant une bonne appétence. Le choix doit intégrer durée de la prairie, type de sol, chaleur, sécheresse, hydromorphie, précocité et souplesse d’exploitation. Précocité d’épiaison plutôt tardive pour conserver plus longtemps un couvert feuillu. [G01][G02]





