01 · Référence
Définition, vocabulaire et typologies
Dans les statistiques françaises, la prairie temporaire est une prairie semée depuis moins de six ans dans l’enquête Teruti; les surfaces toujours en herbe regroupent les surfaces en herbe à caractère permanent. Les catégories administratives et agronomiques ne se superposent pas toujours exactement, notamment autour du seuil de cinq ans utilisé dans le cadre européen/PAC.
02 · Référence
Histoire et évolution des systèmes de fauche
Les matériels de fauche plus rapides ont élargi les fenêtres de chantier, mais la décision reste liée au stade des espèces, à la météo et à la qualité recherchée. L’implantation de légumineuses peut modifier le calendrier et la valeur du fourrage ; le choix se raisonne avec les besoins du troupeau.
03 · Référence
Place en France et statistiques récentes
Les prairies destinées à la fauche constituent une partie des surfaces fourragères françaises, avec des situations très diverses selon les régions. Les données nationales donnent un contexte de production, tandis que la décision de coupe dépend du couvert réel et de la météo locale.
04 · Référence
Fonctions dans le système d’élevage
La prairie de fauche remplit plusieurs fonctions simultanées : constituer les stocks de sécurité; produire une base énergétique et/ou protéique; valoriser des terres difficiles à cultiver; étaler les travaux; sécuriser l’autonomie alimentaire; offrir un débouché aux effluents d’élevage; et maintenir un couvert végétal pérenne limitant l’érosion. Le compromis recherché varie selon le troupeau et la place du fourrage dans la ration.
05 · Référence
Fonctionnement agronomique et phénologie
Au printemps, la croissance de l’herbe peut s’accélérer rapidement. À l’approche de l’épiaison des graminées, le rendement continue de progresser tandis que la valeur alimentaire tend à diminuer. Un passage au champ permet de mieux choisir la date qu’un calendrier national fixe.
Le lien entre stade et qualité dépend des espèces, du milieu et des conditions de l’année. Prélever le fourrage ou observer sa composition aide à distinguer un effet de maturité d’un simple effet de date.
06 · Référence
Sol, pH, structure et portance
Sols hydromorphes : privilégier des espèces tolérantes (notamment fétuque élevée; selon contextes fléole/fétuque des prés) et éviter les chantiers lourds en période plastique.
Sols superficiels séchants : dactyle, fétuque élevée, luzerne ou lotier selon pH et drainage; sécuriser la date de semis et la hauteur de fauche.
Sols acides : attention à la luzerne; le trèfle violet peut être une alternative plus tolérante dans des contextes humides/acides.
07 · Référence
Climat, eau et sécheresse
La prairie est une culture pérenne mais sa production est très saisonnière. Le printemps combine généralement température, rayonnement et disponibilité en eau favorables; l’été devient le principal goulot d’étranglement dans de nombreuses régions. Le choix des espèces, la profondeur d’enracinement, la capacité du sol à stocker l’eau et la stratégie de coupe déterminent la résilience.
Une faible pousse oblige à revoir le bilan des stocks avant de fixer toutes les coupes. Faucher plus tôt peut préserver la valeur, mais la répétition de coupes précoces peut fragiliser certaines espèces. À l’inverse, une coupe tardive peut exposer le couvert à une reprise difficile en période sèche.
08 · Référence
Conception des mélanges et choix variétal
Un mélange efficace associe des espèces qui remplissent des fonctions complémentaires sans créer une concurrence trop forte. ARVALIS définit une prairie multi-espèces à partir d’au moins trois espèces, souvent 1 à 2 graminées et 1 à 2 légumineuses, avec trois fonctions à couvrir : production, qualité et engazonnement.
Faire d’abord le tri par contraintes non négociables : hydromorphie, sécheresse, acidité, gel, durée souhaitée et mode de conservation.
Associer des précocités compatibles : une espèce très précoce qui épie avant les autres peut imposer une date de coupe défavorable au reste du mélange.
Choisir les variétés sur leur précocité d’épiaison/floraison, souplesse d’exploitation, remontaison, ploïdie, résistance aux maladies, pérennité et, pour la luzerne, dormance.
| Repère | Valeur | Lecture |
|---|---|---|
| Prairie temporaire (enquête Teruti) | Semée depuis moins de six ans | Les catégories ne se superposent pas toujours |
| Seuil européen et PAC | Cinq ans | Autour de ce seuil, les catégories peuvent différer |
| Mélange multi-espèces (ARVALIS) | Au moins trois espèces, souvent 1 à 2 graminées et 1 à 2 légumineuses | Trois fonctions : production, qualité, engazonnement |
| Sol acide | Attention à la luzerne | Trèfle violet possible en contexte humide ou acide |
| Approche de l’épiaison | Rendement en hausse, valeur en baisse | Passage au champ pour choisir la date |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelle différence entre prairie temporaire et surface toujours en herbe?
Dans les statistiques, la prairie temporaire est semée depuis moins de six ans selon l’enquête Teruti, tandis que les surfaces toujours en herbe regroupent les surfaces à caractère permanent.
Quand faucher une prairie de fauche?
À l’approche de l’épiaison, le rendement continue de progresser alors que la valeur alimentaire tend à diminuer. Un passage au champ permet de mieux choisir la date qu’un calendrier national fixe.
Quelle légumineuse sur sol acide?
Attention à la luzerne sur sol acide ; le trèfle violet peut être une alternative plus tolérante dans des contextes humides ou acides.





