01 · Référence
— Résumé exécutif
Les plantes médicinales constituent l’un des trois grands usages de la filière française des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM). FranceAgriMer décrit une filière qui englobe la culture et la cueillette régulière de plus de 300 espèces et la première commercialisation de plus de 3 000 produits. En 2024, l’ensemble PPAM représente environ 69 200 ha et près de 7 000 exploitations déclarantes. Ces chiffres ne correspondent pas aux seules plantes médicinales, mais donnent l’échelle du secteur et soulignent sa très forte diversité.
L’amont médicinal français combine petites exploitations diversifiées, ateliers biologiques, productions mécanisées, cultures sous contrat avec des industriels et cueillette sauvage. Les bassins sont spécialisés : Maine-et-Loire pour plusieurs plantes médicinales et la camomille, Champagne-Ardenne et Aquitaine pour certaines productions pharmaceutiques intégrées comme le pavot ou le ginkgo, Massif central et Vosges pour la cueillette de gentiane, arnica et autres espèces, Bourgogne pour le bourgeon de cassis. La valeur se construit autant par l’identité botanique, la partie récoltée, la traçabilité et la qualité analytique que par le rendement brut.
La campagne 2025 confirme l’hétérogénéité des dynamiques. Les surfaces totales PPAM métropolitaines diminuent de 15,5 % par rapport à 2024 sous l’effet surtout de la chute de la coriandre en conversion bio. Les plantes plus directement rattachables au domaine médicinal évoluent différemment : camomilles/chardon-Marie 511 ha (+2,2 %), fenouil 1 173 ha (+15,8 %), mélisse 122 ha (-16,5 %), menthes 346 ha (-6,7 %), psylliums 233 ha (+23,6 %), sauges 3 483 ha (+12,9 %), tandis que la catégorie « autres PPAM dont pavot » atteint 16 316 ha (+11,6 %). Ces catégories agrègent parfois plusieurs usages et ne doivent pas être lues comme un inventaire strict des seules plantes médicinales.
Sources / repères : FranceAgriMer, Panorama PPAM 2024 ; FranceAgriMer, Note de conjoncture PPAM n°1, février 2026.
02 · Référence
— Définition : plante médicinale, drogue végétale, préparation végétale
Une « plante médicinale » est d’abord une plante dont tout ou partie est employé pour ses propriétés ou usages médicinaux. En France, la Pharmacopée française organise notamment des listes de plantes médicinales. Une même espèce peut aussi posséder un usage alimentaire, condimentaire ou cosmétique : la Pharmacopée signale d’ailleurs dans sa Liste A les plantes identifiées comme pouvant également avoir des usages alimentaires et/ou condimentaires.
Dans le vocabulaire pharmaceutique, la matière première n’est pas seulement définie par l’espèce : la « drogue végétale » correspond à une plante ou partie de plante identifiée, entière, fragmentée ou coupée, généralement séchée mais parfois fraîche. Une préparation végétale peut résulter d’un procédé tel que l’extraction, la distillation, l’expression, la purification ou la concentration. L’exigence de qualité porte alors sur l’identité, la pureté, la teneur en constituants/traceurs lorsque pertinente, les contaminants et la reproductibilité du lot.
Sources / repères : ANSM, Pharmacopée française — listes A et B janvier 2026 ; EMA, Guideline on quality of herbal medicinal products/traditional herbal medicinal products ; arrêté du 24 juin 2014 relatif aux plantes dans les compléments alimentaires.
03 · Référence
— Taxonomie, synonymes et identité botanique
La qualité commence par l’identité. Un nom vernaculaire peut couvrir plusieurs espèces, sous-espèces ou chimiotypes, et les synonymes taxonomiques évoluent. L’étiquette « camomille », par exemple, peut viser la camomille romaine ou la matricaire, deux taxons différents. Les menthes comprennent plusieurs espèces et hybrides. Le psyllium peut renvoyer à plusieurs Plantago. Dans une chaîne santé, le nom latin complet, l’auteur botanique, la partie utilisée et, lorsque pertinent, le chimiotype doivent être tracés.
Les confusions botaniques sont un risque qualité majeur : elles peuvent conduire à une teneur insuffisante en marqueurs, à des profils chimiques inattendus ou à l’introduction d’espèces indésirables. L’EMA et les pharmacopées imposent une identification robuste ; l’OMS recommande également la documentation de l’identité et, pour les productions organisées, la conservation de références botaniques adaptées.
Sources / repères : EMA, Quality guideline ; WHO guidelines on GACP for medicinal plants ; Pharmacopée française 2026.
04 · Référence
— Les parties de plante : une variable agronomique et commerciale
La partie recherchée commande l’itinéraire cultural Une culture de feuilles maximise une biomasse foliaire propre et homogène une culture de fleurs vise la synchronisation et la qualité des capitules inflorescences une culture de racines investit davantage dans la préparation du sol l’arrachage le lavage et…
05 · Référence
— Constituants, marqueurs et variabilité de la matière première
Les plantes médicinales contiennent des familles chimiques très diverses huiles essentielles composés phénoliques flavonoïdes tanins mucilages iridoïdes lactones saponines alcaloïdes ou autres constituants spécialisés Pour l’agriculteur l’enjeu n’est pas de maximiser un principe actif de façon abstraite mais de produire une matière conforme au cahier…
06 · Référence
— Histoire, pharmacopées et professionnalisation
Les plantes médicinales ont été utilisées dans les pharmacopées européennes chinoises ayurvédiques et de nombreux systèmes traditionnels La Pharmacopée française 2026 conserve cette pluralité sa Liste A code notamment les usages traditionnels européens outre-mer chinois et ayurvédiques Cette histoire ne dispense pas d’une évaluation contemporaine…
07 · Référence
— La filière PPAM française : taille, diversité et organisation
FranceAgriMer estime en 2024 la surface PPAM à 69 200 ha pour environ 6 900 à 7 000 producteurs selon le niveau d’arrondi des publications La filière réunit plus de 300 espèces cultivées ou régulièrement cueillies et plus de 3 000 produits au stade de…
08 · Référence
— Surfaces 2024–2025 : lecture des principales plantes à usage médicinal
La nomenclature PAC ne sépare pas toujours strictement l’usage médicinal de l’usage aromatique ou parfum Le tableau ci-dessous doit donc être lu comme un ensemble d’espèces et catégories ayant des débouchés médicinaux possibles et non comme une statistique exhaustive de la surface médicinale Il est…
| Terme | Sens opérationnel pour SILLOVA | Exemple | Erreur à éviter |
|---|---|---|---|
| Plante médicinale | Espèce ayant un usage médicinal reconnu/traditionnel dans un cadre donné | Valériane, mélisse, camomille | Supposer que toute vente de la plante est un médicament |
| Partie utilisée | Organe qui constitue la matière première | Racine de valériane, fleur de camomille | Extrapoler les exigences d’un organe à toute la plante |
| Drogue végétale | Matière végétale identifiée, souvent séchée, entière/coupée/fragmentée | Feuille séchée et mondée | Confondre avec le sens courant du mot « drogue » |
| Préparation végétale | Produit issu d’un procédé de préparation de la plante | Extrait sec, teinture, huile essentielle | Appliquer automatiquement les règles de la plante brute |
| Médicament à base de plantes | Produit final relevant du droit du médicament | Spécialité/produit enregistré selon le cadre applicable | Assimiler « naturel » à absence d’exigences pharmaceutiques |
| Complément alimentaire | Denrée alimentaire répondant à son propre cadre réglementaire | Gélule ou infusion commercialisée comme complément | Utiliser une allégation thérapeutique de médicament |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur — résumé exécutif ?
Les plantes médicinales constituent l’un des trois grands usages de la filière française des plantes à parfum aromatiques et médicinales PPAM FranceAgriMer décrit une filière qui englobe la culture et la cueillette régulière de plus de 300 espèces et la première commercialisation de plus de 3 000 produits En 2024 l’ensemble PPAM représente environ 69 200 ha et près de 7 000 exploitations déclarantes Ces chiffres ne correspondent pas aux seules plantes médicinales mais donnent l’échelle du secteur et soulignent sa très forte diversité L’amont médicinal français combine petites exploitations… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur — définition : plante médicinale, drogue végétale, préparation végétale ?
Une plante médicinale est d’abord une plante dont tout ou partie est employé pour ses propriétés ou usages médicinaux En France la Pharmacopée française organise notamment des listes de plantes médicinales Une même espèce peut aussi posséder un usage alimentaire condimentaire ou cosmétique la Pharmacopée signale d’ailleurs dans sa Liste A les plantes identifiées comme pouvant également avoir des usages alimentaires et ou condimentaires Dans le vocabulaire pharmaceutique la matière première n’est pas seulement définie par l’espèce la drogue végétale correspond à une plante ou partie de plante identifiée entière… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur — taxonomie, synonymes et identité botanique ?
La qualité commence par l’identité Un nom vernaculaire peut couvrir plusieurs espèces sous-espèces ou chimiotypes et les synonymes taxonomiques évoluent L’étiquette camomille par exemple peut viser la camomille romaine ou la matricaire deux taxons différents Les menthes comprennent plusieurs espèces et hybrides Le psyllium peut renvoyer à plusieurs Plantago Dans une chaîne santé le nom latin complet l’auteur botanique la partie utilisée et lorsque pertinent le chimiotype doivent être tracés Les confusions botaniques sont un risque qualité majeur elles peuvent conduire à une teneur insuffisante en marqueurs à des profils… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur — les parties de plante : une variable agronomique et commerciale ?
La partie recherchée commande l’itinéraire cultural. Une culture de feuilles maximise une biomasse foliaire propre et homogène ; une culture de fleurs vise la synchronisation et la qualité des capitules/inflorescences ; une culture de racines investit davantage dans la préparation du sol, l’arrachage, le lavage et le séchage ; une culture de graines/fruits attend la maturité sans perdre la qualité aromatique ou sanitaire. Une même espèce peut fournir des matières premières distinctes selon l’organe. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur — constituants, marqueurs et variabilité de la matière première ?
Les plantes médicinales contiennent des familles chimiques très diverses huiles essentielles composés phénoliques flavonoïdes tanins mucilages iridoïdes lactones saponines alcaloïdes ou autres constituants spécialisés Pour l’agriculteur l’enjeu n’est pas de maximiser un principe actif de façon abstraite mais de produire une matière conforme au cahier des charges et à la monographie applicable avec une variabilité maîtrisée entre parcelles années et lots Le génotype le stade phénologique la nutrition le stress hydrique le climat l’heure de récolte la partie prélevée la durée avant séchage et les paramètres du séchoir peuvent modifier… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur — histoire, pharmacopées et professionnalisation ?
Les plantes médicinales ont été utilisées dans les pharmacopées européennes chinoises ayurvédiques et de nombreux systèmes traditionnels La Pharmacopée française 2026 conserve cette pluralité sa Liste A code notamment les usages traditionnels européens outre-mer chinois et ayurvédiques Cette histoire ne dispense pas d’une évaluation contemporaine de la qualité et de la sécurité elle explique en revanche pourquoi la filière combine cultures patrimoniales cueillette sauvage matières premières pharmaceutiques et marchés de tisanes compléments La professionnalisation moderne repose sur l’identification botanique la standardisation des matières les monographies la traçabilité les référentiels GACP… [S01][S02][S03]





