Référence agronomique · France

PPAM · Plantes aromatiques, médicinales et à parfum

Séchage des PPAM en 2026

Référence technique · Séchage des PPAM en 2026

Le séchage est une opération de première transformation Il intervient après récolte et selon la plante après nettoyage émondage grossier découpe ou préfanage Son but n’est pas seulement de faire perdre de l’eau il doit stabiliser le produit sans dégrader les propriétés qui font sa valeur Pour les plantes aromatiques la valeur repose souvent sur la couleur l’odeur le goût et la teneur en huile essentielle Pour les plantes médicinales elle peut reposer sur un ou plusieurs constituants actifs ou marqueurs sur une monographie de Pharmacopée ou sur un cahier des charges pharmaceutique Pour une tisane ou une épice la microbiologie les contaminants les résidus et la qualité organoleptique sont également déterminants La destination doit…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
Commencer la lecture
Vue agricole consacrée à séchage des ppam en 2026
Séchage des PPAM en 2026 · Photographie documentaire SILLOVA
23 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

870

Numéro SILLOVA

Le séchage est une opération de première transformation Il intervient après récolte et selon la plante après nettoyage émondage grossier découpe ou préfanage Son but n’est pas seulement de faire perdre de l’eau il doit stabiliser… [S01][S02]

02
Consolidé

Séchage des plantes aromatiques et médicinales

Intitulé

Sources : FranceAgriMer, fiche filière 2026 et note de conjoncture PPAM février 2026. La baisse 2025 est largement expliquée par la coriandre. [R6][R7] [S01][S02]

03
Consolidé

Plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) — première transformation

Filière

Une plante fraîche contient une grande quantité d’eau mais toute cette eau n’est pas également disponible L’eau libre s’évacue plus facilement l’eau liée aux structures cellulaires demande davantage d’énergie et de temps C’est l’une des raisons… [S01][S02]

04
Consolidé

Feuilles sommités fleuries fleurs tiges feuillées racines rhizomes fruits graines bourgeons et autres drogues végétales destinées à être…

Produits concernés

Mise en température : la plante et la couche de végétal atteignent progressivement les conditions du séchoir. [S01][S02]

01 · Référence

Définition, objectifs et position dans la chaîne PPAM

Le séchage est une opération de première transformation. Il intervient après récolte et, selon la plante, après nettoyage, émondage grossier, découpe ou préfanage. Son but n’est pas seulement de « faire perdre de l’eau » : il doit stabiliser le produit sans dégrader les propriétés qui font sa valeur.

Pour les plantes aromatiques, la valeur repose souvent sur la couleur, l’odeur, le goût et la teneur en huile essentielle. Pour les plantes médicinales, elle peut reposer sur un ou plusieurs constituants actifs ou marqueurs, sur une monographie de Pharmacopée ou sur un cahier des charges pharmaceutique. Pour une tisane ou une épice, la microbiologie, les contaminants, les résidus et la qualité organoleptique sont également déterminants.

La destination doit être définie avant le dimensionnement du séchoir. Une plante destinée à la vente directe en sachets, un lot pour une entreprise de phytothérapie et une herbe culinaire vendue en vrac ne justifient pas nécessairement le même niveau d’équipement, de tri ou de documentation.

Enfin, toutes les PPAM ne sont pas destinées à être séchées. Certaines plantes à parfum sont distillées fraîches ou fanées. Le dossier 870 concerne prioritairement la filière « plante sèche » et ne remplace pas les itinéraires de distillation ou d’extraction.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Filière française et importance économique du séchage

Sources : FranceAgriMer, fiche filière 2026 et note de conjoncture PPAM février 2026. La baisse 2025 est largement expliquée par la coriandre. [R6][R7]

La production de plantes sèches ne représente qu’une partie de ces surfaces : lavande et lavandin sont principalement destinés à la distillation. À l’inverse, de nombreuses plantes aromatiques et médicinales — thym, menthe, mélisse, ortie, camomille, bleuet, racines, feuilles et sommités — passent par un séchage avant tri et commercialisation.

Le séchoir est donc un goulot d’étranglement potentiel. Sa capacité doit absorber les pics de récolte sans décaler excessivement les chantiers. Un équipement sous-dimensionné peut forcer à récolter trop tard ou à laisser le produit humide en attente ; un équipement surdimensionné augmente l’investissement et les consommations à charge partielle.

FranceAgriMer a explicitement inclus les outils de séchage dans son appel à investissements de première transformation 2026. Cette reconnaissance publique souligne que le séchage affecte à la fois compétitivité, qualité, traçabilité, pénibilité du travail et performance environnementale. [R8]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Eau dans la plante, activité de l’eau et stabilité

Une plante fraîche contient une grande quantité d’eau, mais toute cette eau n’est pas également disponible. L’eau libre s’évacue plus facilement ; l’eau liée aux structures cellulaires demande davantage d’énergie et de temps. C’est l’une des raisons pour lesquelles la fin du séchage est plus lente que son début.

L’activité de l’eau, notée aw, décrit la disponibilité de l’eau pour les réactions biologiques et microbiologiques. L’ITEIPMAI rappelle qu’une teneur en eau de l’ordre de 10 % peut correspondre à une aw proche de 0,6 pour certaines matrices végétales, seuil où la croissance microbienne devient très limitée. Il ne s’agit pas d’une conversion universelle : la relation humidité-aw varie avec la composition et la température. [R1]

Un produit « sec au toucher » peut donc rester insuffisamment stable. Inversement, un sur-séchage augmente la casse, la poussière, la perte d’arômes et les coûts énergétiques. Le point final doit être objectivé par un critère : humidité, perte de masse stabilisée, aw ou spécification analytique de l’acheteur.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Les trois phases physiques du séchage

Mise en température : la plante et la couche de végétal atteignent progressivement les conditions du séchoir.

Évaporation rapide : l’eau libre migre vers la surface et s’évacue facilement ; le débit d’air et la capacité de l’air à absorber de l’eau sont déterminants.

Évaporation lente : l’eau résiduelle est plus fortement liée aux tissus ; la diffusion interne devient limitante et l’énergie nécessaire par kilogramme d’eau retirée augmente.

Cette troisième phase explique pourquoi « pousser » la température en fin de cycle peut sembler efficace mais devenir contre-productif pour la qualité. Un pilotage plus fin consiste souvent à conserver une ventilation adaptée, renouveler ou déshumidifier l’air et arrêter dès que le critère de stabilité est atteint. [R1]

La courbe de séchage n’est pas identique pour une feuille de mélisse, une racine charnue ou une fleur. Le découpage des organes épais, l’épaisseur de couche et le brassage agissent directement sur la distance de diffusion de l’eau et les résistances au passage de l’air.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Variables de conduite : température, hygrométrie, débit et épaisseur

Plages générales et principes : ITEIPMAI 2024. Les valeurs précises doivent être validées pour l’espèce, l’organe et le débouché. [R1]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Du champ au séchoir : organisation de la récolte

Le meilleur séchoir ne compense pas une matière première déjà échauffée. L’ITEIPMAI recommande de réduire au maximum le délai entre récolte et début du séchage afin d’éviter fermentation et dégradation. Cette règle est particulièrement importante pour les feuilles riches en eau, les fleurs et les volumes tassés en remorque. [R1]

La logistique doit être conçue en sens inverse à partir de la capacité du séchoir : heure de coupe, surface récoltable par jour, capacité de transport, temps de nettoyage, temps de chargement, nombre de lots simultanés et durée moyenne de cycle.

Les plantes doivent être protégées des souillures du sol, de la pluie et des sources de contamination. Les lots ne doivent pas être compactés inutilement. Si un préfanage au champ est utilisé, il faut maîtriser soleil direct, pluie, poussières, animaux et risque de perte de composés volatils.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Calcul du bilan d’eau et ratio frais/sec

Exemple : une tonne de végétal à 80 % d’eau contient 200 kg de matière sèche. Si le produit final est à 10 % d’eau, sa masse finale sera d’environ 222 kg ; près de 778 kg d’eau doivent donc être évacués. Le dimensionnement énergétique est d’abord un problème de quantité d’eau à extraire.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Déterminer la fin de séchage

La fin de séchage est un point critique. Arrêter trop tôt expose à la reprise d’activité microbienne pendant le stockage. Continuer inutilement augmente les coûts et peut fragiliser la plante.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
ChampRéférence
Numéro SILLOVA870
IntituléSéchage des plantes aromatiques et médicinales
FilièrePlantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) — première transformation
Produits concernésFeuilles, sommités fleuries, fleurs, tiges feuillées, racines/rhizomes, fruits, graines, bourgeons et autres drogues végétales destinées à être stabilisées par séchage
Hors périmètre principalDistillation des huiles essentielles ; extraction ; lyophilisation industrielle de spécialité — abordées seulement pour comparaison
Sources cœurITEIPMAI 2024 ; CRIEPPAM ; CPPARM/QualiPPAM ; FranceAgriMer ; Chambres d’agriculture ; Pharmacopée européenne/EDQM ; EMA ; droit UE et français
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur définition, objectifs et position dans la chaîne ppam ?

Le séchage est une opération de première transformation Il intervient après récolte et selon la plante après nettoyage émondage grossier découpe ou préfanage Son but n’est pas seulement de faire perdre de l’eau il doit stabiliser le produit sans dégrader les propriétés qui font sa valeur Pour les plantes aromatiques la valeur repose souvent sur la couleur l’odeur le goût et la teneur en huile essentielle Pour les plantes médicinales elle peut reposer sur un ou plusieurs constituants actifs ou marqueurs sur une monographie de Pharmacopée ou sur un cahier… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur filière française et importance économique du séchage ?

Sources FranceAgriMer fiche filière 2026 et note de conjoncture PPAM février 2026 La baisse 2025 est largement expliquée par la coriandre R6 R7 La production de plantes sèches ne représente qu’une partie de ces surfaces lavande et lavandin sont principalement destinés à la distillation À l’inverse de nombreuses plantes aromatiques et médicinales thym menthe mélisse ortie camomille bleuet racines feuilles et sommités passent par un séchage avant tri et commercialisation Le séchoir est donc un goulot d’étranglement potentiel Sa capacité doit absorber les pics de récolte sans décaler excessivement les… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur eau dans la plante, activité de l’eau et stabilité ?

Une plante fraîche contient une grande quantité d’eau mais toute cette eau n’est pas également disponible L’eau libre s’évacue plus facilement l’eau liée aux structures cellulaires demande davantage d’énergie et de temps C’est l’une des raisons pour lesquelles la fin du séchage est plus lente que son début L’activité de l’eau notée aw décrit la disponibilité de l’eau pour les réactions biologiques et microbiologiques L’ITEIPMAI rappelle qu’une teneur en eau de l’ordre de 10 peut correspondre à une aw proche de 0 6 pour certaines matrices végétales seuil où la… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur les trois phases physiques du séchage ?

Mise en température la plante et la couche de végétal atteignent progressivement les conditions du séchoir Évaporation rapide l’eau libre migre vers la surface et s’évacue facilement le débit d’air et la capacité de l’air à absorber de l’eau sont déterminants Évaporation lente l’eau résiduelle est plus fortement liée aux tissus la diffusion interne devient limitante et l’énergie nécessaire par kilogramme d’eau retirée augmente Cette troisième phase explique pourquoi pousser la température en fin de cycle peut sembler efficace mais devenir contre-productif pour la qualité Un pilotage plus fin consiste… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur variables de conduite : température, hygrométrie, débit et épaisseur ?

Plages générales et principes : ITEIPMAI 2024. Les valeurs précises doivent être validées pour l’espèce, l’organe et le débouché. [R1] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur du champ au séchoir : organisation de la récolte ?

Le meilleur séchoir ne compense pas une matière première déjà échauffée L’ITEIPMAI recommande de réduire au maximum le délai entre récolte et début du séchage afin d’éviter fermentation et dégradation Cette règle est particulièrement importante pour les feuilles riches en eau les fleurs et les volumes tassés en remorque R1 La logistique doit être conçue en sens inverse à partir de la capacité du séchoir heure de coupe surface récoltable par jour capacité de transport temps de nettoyage temps de chargement nombre de lots simultanés et durée moyenne de cycle… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 23

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08