01 · Référence
Botanique, identification, cycle et histoire
Plantago lanceolata L. est un nom accepté par Plants of the World Online (Royal Botanic Gardens, Kew). L’espèce appartient aux Plantaginaceae, ordre des Lamiales. Kew la décrit comme une vivace de biome tempéré, native d’une vaste zone allant de la Macaronésie et de l’Afrique du Nord à l’Eurasie tempérée, incluant explicitement la France et la Corse. Elle est aujourd’hui naturalisée…
Le caractère “fourrager” ne désigne pas une autre espèce botanique : il correspond à l’utilisation agricole de P. lanceolata et à des sélections/cultivars destinés à produire davantage de feuilles, à repousser après pâturage et à s’intégrer à des systèmes de prairie. Il faut donc distinguer le plantain lancéolé spontané des prairies, utile comme indicateur de diversité, et les semences de cultivars fourragers volontairement implantés.
Feuilles disposées en rosette basale, étroites à lancéolées, le plus souvent avec 3 à 5 nervures longitudinales très visibles. La feuille est souple mais fibreuse ; l’aspect de la rosette permet de reconnaître l’espèce avant montaison. [SCI-01 SCI-02]
02 · Référence
Place dans l’agriculture française et données de surface
La Statistique agricole annuelle (SAA) d’Agreste classe les prairies en ensembles agrégés. Elle définit les prairies temporaires comme des prairies ensemencées en graminées fourragères, éventuellement mélangées à des légumineuses, exploitables en fauche et/ou pâture ; leur flore comprend au moins 20 % de graminées semées. Elles restent temporaires jusqu’à la cinquième année d’exploitation et sont ensuite assimilées, à partir de la sixième récolte…
Ces chiffres ne mesurent pas le plantain, mais ils donnent l’échelle du système fourrager dans lequel il peut être intégré. La forte baisse du rendement moyen des prairies temporaires en 2025 illustre aussi l’importance de la variabilité climatique ; elle ne permet pas d’attribuer un avantage particulier au plantain sans comparaison expérimentale locale. [FR-01]
03 · Référence
Types variétaux, semences et statut de catalogue
Le portail variétal de l’Union européenne, mis à jour le 5 juin 2026, référence Plantago lanceolata L. comme espèce agricole (code UPOV PLNTG_LAN). Le portail précise qu’il est fourni à titre informatif et que la source juridiquement contraignante pour les variétés du Catalogue commun demeure la publication au Journal officiel de l’Union européenne. [EU-02]
Les noms de cultivars rencontrés dans des essais français - par exemple Ceres Tonic dans les dispositifs REDCap et Patuchev - doivent être considérés comme des identifiants de matériel expérimental/commercial. Pour une fiche variétale SILLOVA, il faudra vérifier, au moment de la publication, le statut exact du cultivar, le mainteneur, la disponibilité en France et les éventuelles protections commerciales dans les catalogues officiels et chez les obtenteurs. [FR-03] [FR-04] [EU-02]
04 · Référence
Sols, climat, eau et adaptation pédoclimatique
Les références convergent vers une assez large plasticité pédologique, mais pas vers une tolérance illimitée. FASTOCHe indique une adaptation à divers types de sols. Le suivi FERMADAPT documente une prairie avec plantain sur sol limono-argileux caillouteux, séchant en été mais gorgé d’eau en hiver ; la persistance observée y montre une tolérance pratique, sans démontrer qu’un engorgement prolongé est optimal. Les recommandations DairyNZ…
Le plantain ne doit donc pas être vendu comme une solution de drainage. Dans une parcelle hydromorphe, les priorités restent la structure, le trafic, l’assainissement hydraulique autorisé, le choix des espèces et la gestion du pâturage. Sur sol compacté, une racine pivotante ne remplace pas la restauration de la porosité si un horizon tassé est réellement limitant.
05 · Référence
Implantation, semis, sursemis et associations
Augmenter la diversité d’une prairie multi-espèces destinée aux bovins, ovins ou caprins.
Tester une proportion plus élevée de plantain dans une parcelle pilote afin d’évaluer ingestion, persistance et effet sur la ration.
06 · Référence
Fertilisation et nutrition de la culture
Le plantain ne fixe pas l’azote atmosphérique. Sa teneur en protéines et son rendement dépendent donc de l’azote disponible dans le sol, des restitutions au pâturage, de la minéralisation et, en mélange, de la contribution des légumineuses. FASTOCHe recommande l’association avec des légumineuses pour obtenir un bon rendement ; le suivi Patuchev fournit un rappel important : un plantain mesuré à seulement 9,2…
Il n’existe pas de dose nationale d’azote à appliquer au plantain fourrager. En prairie multi-espèces, la fertilisation doit être raisonnée à l’échelle du couvert : niveau de légumineuses, objectif de rendement, restitutions animales, précédent, reliquats, contraintes de la directive nitrates et réglementation régionale. Un apport d’azote trop élevé peut accélérer la domination des graminées et réduire la part relative du plantain et des légumineuses.
07 · Référence
Croissance, pérennité, rendement et saisonnalité
8.1 Pérennité réelle : une plante vivace, mais pas forcément une prairie de longue durée
Botaniquement, P. lanceolata est vivace. Agronomiquement, la persistance d’un cultivar fourrager dans une prairie productive est souvent beaucoup plus courte que la longévité d’un plant sauvage isolé. REDCap parle d’une qualité intéressante pendant les deux à trois premières années et a confirmé une présence moyenne de l’ordre de 10 % de la biomasse avant la deuxième exploitation en 2018 et 2019. DairyNZ observe couramment une baisse de 20-40 % de matière sèche la première année à 10-20 % la deuxième puis 5-10 % la troisième dans ses systèmes. [FR-03] [INT-01]
08 · Référence
Pâturage, fauche et conservation
La morphologie en rosette et la capacité de repousse rendent le plantain particulièrement adapté au pâturage tournant. Dans le suivi FERMADAPT de la prairie RGA-trèfle blanc-plantain, les 2,8 ha étaient divisés en quatre paddocks d’un jour ; le retour était d’environ 30 jours au printemps, près de 60 jours en été et 40 jours en automne, pour sept tours entre fin…
Ce protocole n’est pas un standard universel : il montre comment un éleveur ajuste temps de repos et résiduel à son sol séchant. Pour le plantain, le critère central est de laisser suffisamment de surface foliaire et de protéger le collet/réserves. Les références DairyNZ, à utiliser comme repères internationaux, recommandent une hauteur de feuilles d’environ 25 cm avant pâturage en mélange et un résiduel supérieur à 5 cm. [INT-01]
09 · Référence
Valeur alimentaire, minéraux et métabolites secondaires
La teneur en eau du plantain est élevée et variable ; la feuille jeune peut être très riche en protéines, tandis qu’un couvert monté, carencé en azote ou soumis à un stress prolongé peut afficher des valeurs nettement plus faibles. Il est donc indispensable de comparer les résultats sur matière sèche, de distinguer feuille seule et plante entière, et de noter le stade. [FR-03…
Feedipedia indique une énergie brute prédite d’environ 17,5 MJ/kg MS, mais ce n’est pas une valeur française UFL/UFV directement utilisable dans une ration. Les essais REDCap sur feuilles ont montré une digestibilité enzymatique élevée au printemps, de l’ordre de 84 à 88 % sur la période présentée. Pour formuler une ration en France, la méthode la plus sûre consiste à analyser le fourrage et à utiliser le système d’alimentation et les équations applicables au laboratoire/logiciel de rationnement. [FR-03] [SCI-02]
10 · Référence
Utilisation par les animaux
C’est chez les vaches laitières au pâturage que la littérature internationale est la plus fournie. La méta-analyse de Nguyen et al. (2022) conclut, en moyenne, à une hausse de 1,02 kg de lait/vache/jour dans les essais contenant du plantain, avec +0,07 kg de matières utiles et +23,4 g de protéines du lait par jour. La teneur en matière…
Ces effets sont surtout documentés en Nouvelle-Zélande et dans des régimes où le plantain représente une part réelle de l’ingestion. Ils ne permettent pas de promettre +1 kg de lait à une ferme française qui ajoute 0,8 kg/ha de semence à un mélange. Le principal intérêt français aujourd’hui est de sécuriser la disponibilité de fourrage pâturable et d’évaluer localement l’ingestion et la production. [FR-02] [SCI-03]
| Périmètre | France prioritaire, avec comparaisons européennes et internationales lorsqu… |
|---|---|
| Date de vérification | 19 août 2026. Les chiffres, règles, listes variétales et autorisations évolutives doivent être recontrôlés avant publication. |
| Cahier des charges | Botanique, implantation, sols et climat, fertilisation, eau, pâturage et fauche, rendement, valeur alimentaire, santé animale, économie, environnement, FAQ, glossaire et sources. |
| Niveau de détail | Document de recherche - les valeurs sont rattachées à un contexte et à une source ; les extrapolations sont explicitement signalées. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur botanique, identification, cycle et histoire ?
Plantago lanceolata L. est un nom accepté par Plants of the World Online (Royal Botanic Gardens, Kew). L’espèce appartient aux Plantaginaceae, ordre des Lamiales. Kew la décrit comme une vivace de biome tempéré, native d’une vaste zone allant de la Macaronésie et de l’Afrique du Nord à l’Eurasie tempérée, incluant explicitement la France et la Corse. Elle est… [W01][W02]
Que faut-il retenir sur place dans l’agriculture française et données de surface ?
La Statistique agricole annuelle (SAA) d’Agreste classe les prairies en ensembles agrégés. Elle définit les prairies temporaires comme des prairies ensemencées en graminées fourragères, éventuellement mélangées à des légumineuses, exploitables en fauche et/ou pâture ; leur flore comprend au moins 20 % de graminées semées. Elles restent temporaires jusqu’à la cinquième année d’exploitation et sont ensuite assimilées, à partir de… [W01][W02]
Que faut-il retenir sur types variétaux, semences et statut de catalogue ?
Le portail variétal de l’Union européenne, mis à jour le 5 juin 2026, référence Plantago lanceolata L. comme espèce agricole (code UPOV PLNTG_LAN). Le portail précise qu’il est fourni à titre informatif et que la source juridiquement contraignante pour les variétés du Catalogue commun demeure la publication au Journal officiel de l’Union européenne. [EU-02] Les noms de cultivars… [W01][W02]
Que faut-il retenir sur sols, climat, eau et adaptation pédoclimatique ?
Les références convergent vers une assez large plasticité pédologique, mais pas vers une tolérance illimitée. FASTOCHe indique une adaptation à divers types de sols. Le suivi FERMADAPT documente une prairie avec plantain sur sol limono-argileux caillouteux, séchant en été mais gorgé d’eau en hiver ; la persistance observée y montre une tolérance pratique, sans démontrer qu’un engorgement prolongé est optimal… [W01][W02]
Que faut-il retenir sur implantation, semis, sursemis et associations ?
Augmenter la diversité d’une prairie multi-espèces destinée aux bovins, ovins ou caprins. Tester une proportion plus élevée de plantain dans une parcelle pilote afin d’évaluer ingestion, persistance et effet sur la ration. [W01][W02]
Que faut-il retenir sur fertilisation et nutrition de la culture ?
Le plantain ne fixe pas l’azote atmosphérique. Sa teneur en protéines et son rendement dépendent donc de l’azote disponible dans le sol, des restitutions au pâturage, de la minéralisation et, en mélange, de la contribution des légumineuses. FASTOCHe recommande l’association avec des légumineuses pour obtenir un bon rendement ; le suivi Patuchev fournit un rappel important : un plantain mesuré à… [W01][W02]





