Référence agronomique · France

Élevage ovin · Conduite du troupeau ovin

Parasitisme des ovins

Le parasitisme ovin se suit selon l’âge, la pâture et les signes cliniques. Coproscopie et examen vétérinaire orientent les mesures ; traiter tout le troupeau au calendrier favorise les résistances.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Parasitisme des ovins — illustration documentaire (Élevage ovin, Conduite du troupeau ovin)
Parasitisme des ovins · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour guider la lecture.

Pâture

Risque par lot

Diagnostic

Coproscopie

Traitement

Ciblé et prescrit

Résistance

Efficacité suivie

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

La coproscopie mesure principalement une excrétion d’œufs, pas une charge parasitaire directe. Son interprétation dépend de l’âge, du stade physiologique, de la méthode de prélèvement et de laboratoire, de la météo, de l’espèce parasitaire et des performances du lot. Il n’existe pas de seuil national unique d’OPG valable pour tous les contextes.

02 · Référence

Pourquoi suivre le risque parasitaire

Les strongles digestifs peuvent réduire croissance et état corporel sans signe spectaculaire. Le risque varie avec l’âge des animaux, la météo, l’historique des parcelles et les traitements déjà utilisés. Une réponse utile associe observation des lots, examens ciblés et gestion du pâturage.

03 · Référence

Comprendre la contamination au pâturage

Les adultes présents dans le tube digestif pondent des œufs rejetés dans les fèces. Des larves se développent sur l’herbe et sont ingérées par les animaux au pâturage. Température, humidité, chargement et durée de repos de la parcelle modifient l’exposition. Une pâture rase augmente le contact avec les strates basses où les larves peuvent se trouver.

Facteurs qui modifient l’exposition au pâturage
FacteurEffet sur l’exposition
Température et humiditéModifient le développement des larves sur l’herbe
ChargementModifie la pression d’ingestion
Durée de repos de la parcelleModifie la quantité de larves disponibles
Pâture raseAugmente le contact avec les strates basses

04 · Référence

Hæmonchus contortus : le parasite à ne pas banaliser

H. contortus vit dans la caillette et se nourrit de sang. Une charge élevée peut provoquer rapidement une anémie majeure, une hypoprotéinémie, un œdème sous-mandibulaire (« bouteille »), une faiblesse, une baisse d’ingestion puis la mort. L’absence de diarrhée n’exclut pas l’haemonchose; au contraire, une diarrhée marquée suggère souvent une infection mixte.

05 · Référence

Teladorsagia et Trichostrongylus : pertes silencieuses et diarrhées

Teladorsagia circumcincta parasite la caillette et altère sa fonction digestive; Trichostrongylus spp. touche la caillette et/ou l’intestin grêle selon l’espèce. Les conséquences peuvent être moins spectaculaires que l’haemonchose mais économiquement lourdes: baisse d’ingestion, conversion alimentaire dégradée, retard de croissance, amaigrissement, diarrhée et baisse de production laitière. Les infections mixtes sont la règle plus que l’exception.

La difficulté pratique est de ne pas attendre des symptômes francs. Un lot d’agneaux qui « décroche » de sa courbe de croissance, malgré une ration correcte, peut être parasité sans diarrhée massive. Le suivi régulier des poids, GMQ, NEC et coprologies est donc plus robuste qu’un traitement déclenché uniquement par l’œil.

06 · Référence

Surveiller les jeunes agneaux selon les parcelles

Chez les jeunes agneaux, le risque doit être apprécié avec le vétérinaire à partir de l’historique de la parcelle, de la météo, de l’âge et de la croissance du lot. Un calendrier établi pour un autre pays ou une autre région ne remplace pas les observations locales ni les examens adaptés.

07 · Référence

Coccidiose : une parasitose des jeunes qui demande un diagnostic spécifique

Les coccidies ovines sont des Eimeria. La plupart des agneaux sont exposés, mais toutes les espèces ne sont pas également pathogènes; E. ovinoidalis et E. crandallis figurent parmi les plus importantes. Les problèmes apparaissent surtout lorsque des agneaux jeunes sont soumis à une forte pression d’infection: densité élevée, mélange d’âges, cases humides ou souillées, stress de sevrage, contamination des nourrisseurs ou abreuvoirs.

08 · Référence

Éviter les traitements systématiques

Les traitements antiparasitaires se décident avec le vétérinaire selon les signes, les examens, l’historique des parcelles et les produits disponibles. Contrôler l’efficacité après traitement lorsque nécessaire. La gestion du pâturage et la conservation d’animaux peu parasités contribuent à limiter la sélection de résistances.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Une coproscopie suffit-elle à mesurer la charge parasitaire?

Non. Elle mesure principalement une excrétion d’œufs, pas une charge parasitaire directe. Son interprétation dépend de l’âge, du stade physiologique, de la méthode et de l’espèce parasitaire.

Faut-il traiter tout le troupeau au calendrier?

Non. Les traitements se décident avec le vétérinaire selon les signes, les examens et l’historique des parcelles. Traiter tout le troupeau au calendrier favorise les résistances.

Pourquoi les jeunes agneaux sont-ils exposés aux coccidies?

Les problèmes apparaissent surtout lorsque de jeunes agneaux subissent une forte pression d’infection : densité élevée, mélange d’âges, cases humides ou souillées, stress de sevrage.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.

  1. Institut de l’Élevage / CIIRPO

    Lutte contre les strongles digestifs

    Consulté en octobre 2026

  2. INRAE

    Résistance des strongles aux vermifuges

    Consulté en octobre 2026

  3. Institut de l’Élevage

    Maîtrise de la coccidiose des agneaux

    Consulté en octobre 2026