Référence agronomique · France

Arboriculture · Espèces et variétés fruitières

Mirabelle de Lorraine

Prunus domestica L. · cultivar Mirabelle de Lorraine

Le cahier des charges homologué en 2025 est sans ambiguïté : les « Mirabelles de Lorraine » sont des prunes des variétés Mirabelle de Nancy et Mirabelle de Metz. L'objet protégé est donc une indication géographique portant sur un produit obtenu à partir de deux variétés populations locales, et non un cultivar unique nommé « Mirabelle de Lorraine ».

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 13 min
Commencer la lecture
Vue agricole consacrée à mirabelle de lorraine
Mirabelle de Lorraine · Illustration documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Prunus

Genre

Repère à contextualiser [G01][G02]

02
Consolidé

Prunus domestica L. / prune domestique

Espèce de production

Repère à contextualiser [G01][G02]

03
Consolidé

Mirabelles

Groupe horticole

Repère à contextualiser [G01][G02]

04
Consolidé

Mirabelle de Nancy ; Mirabelle de Metz

Variétés populations IGP

Repère à contextualiser [G01][G02]

01 · Référence

Ce que désigne exactement « Mirabelle de Lorraine »

Le cahier des charges homologué en 2025 est sans ambiguïté : les « Mirabelles de Lorraine » sont des prunes des variétés Mirabelle de Nancy et Mirabelle de Metz. L'objet protégé est donc une indication géographique portant sur un produit obtenu à partir de deux variétés populations locales, et non un cultivar unique nommé « Mirabelle de Lorraine ».

L'IGP « Mirabelles de Lorraine » figure dans le règlement (CE) n°1107/96 du 12 juin 1996. Une modification standard du cahier des charges a été publiée au Journal officiel de l'Union européenne le 8 juillet 2025 sous la référence C/2025/3683.

Sources de cette section [G01][G02]

02 · Référence

Taxonomie, groupe génétique et terminologie

La taxonomie historique des mirabelles varie selon les auteurs, avec des usages anciens de Prunus insititia ou de sous-espèces de P. domestica. Les travaux génétiques modernes confirment l'appartenance des mirabelles à l'ensemble complexe de la prune européenne. Pour une base opérationnelle française, « Prunus domestica L. » est la référence la plus robuste, cohérente avec la liste 2026 des cultivars certifiés qui classe Mirabelle…

Sources de cette section [G01][G02]

03 · Référence

Mirabelle de Nancy et Mirabelle de Metz : identité variétale

Les deux populations ont été inscrites en 1961 au Catalogue officiel sous les numéros CTPS 091291 pour Mirabelle de Nancy et 091290 pour Mirabelle de Metz. Tous leurs clones sont admis par le cahier des charges IGP, sous réserve des règles de matériel végétal.

Le cahier des charges actuel ne publie pas de tableau officiel comparatif Nancy versus Metz pour vigueur, dates de floraison, calibre moyen, productivité ou aptitude à la transformation. Des sources horticoles décrivent souvent Metz comme plus petit et davantage orienté vers transformation, mais cette caractérisation n'est pas utilisée ici comme spécification officielle. Pour une IA agronomique, il faut conserver un champ « clone/variété population » et apprendre des données de parcelle plutôt que fusionner systématiquement les deux.

Les études de diversité génétique du prunier européen incluent Mirabelle de Nancy et Mirabelle de Metz parmi les références du groupe mirabelle, ce qui confirme leur intérêt comme génotypes distincts au sein de P. domestica.

Sources de cette section [G01][G02]

04 · Référence

Origine, histoire et patrimonialisation

Le cahier des charges attribue traditionnellement l'introduction du mirabellier en Lorraine au roi René, duc d'Anjou et de Lorraine, au XVe siècle. Il documente ensuite des références culturelles dès le XVIe siècle, dont la présence de mirabelles confites offertes lors de la visite de Charles IX et Catherine de Médicis à Metz en 1568, et rappelle la reconnaissance du mot par l'Académie…

La séquence historique montre un passage d'une culture rurale et polyvalente à une filière structurée autour de la qualité, du tri, du conditionnement et de la surgélation.

Sources de cette section [G01][G02]

05 · Référence

Terroir lorrain : géologie, relief et aire géographique

L'aire géographique couvre l'ensemble des communes des quatre départements de Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle et Vosges. Pour le fruit frais, production, tri, calibrage, stockage et conditionnement doivent être réalisés dans l'aire. Pour le surgelé, production, tri, calibrage, dénoyautage et surgélation doivent y avoir lieu.

La Lorraine se situe à l'est du bassin sédimentaire parisien. Le cahier des charges décrit une succession de plateaux, côtes et vallées, avec plusieurs cuestas : côte de Meuse, côte de Moselle, côte infraliasique et côte de Lorraine.

Les sols du terroir sont majoritairement argilo-calcaires à tendance neutre ou basique, développés notamment sur des marnes, avec une proportion élevée d'éléments fins. Le cahier des charges transforme cette caractéristique en critère vérifiable : le sol d'une parcelle IGP doit contenir au moins 30 % d'argile.

Sources de cette section [G01][G02]

06 · Référence

Climat lorrain et lien avec la qualité du fruit

Le cahier des charges décrit un climat océanique dégradé sous forte influence continentale : saisons marquées, amplitudes thermiques importantes, hivers rigoureux avec risque de gel printanier, étés relativement chauds avec épisodes de sécheresse. La pluviométrie moyenne approche 750 mm/an dans la zone, avec des niveaux beaucoup plus élevés sur les sommets vosgiens.

Les reliefs de côtes et plateaux protègent certains vergers du gel et du vent.

Sources de cette section [G01][G02]

07 · Référence

Phénologie 2026 : repères de campagne en Lorraine

Les Bulletins de santé du végétal Lorraine 2026 fournissent des repères phénologiques récents utiles pour calibrer un moteur SILLOVA. Au 20 avril 2026, les mirabelliers du réseau se situaient en moyenne entre chute des pétales et nouaison (BBCH 67 à 71). Au 18 mai, ils étaient au stade jeune fruit à durcissement du noyau (BBCH 73-75).

Sources de cette section [G01][G02]

08 · Référence

Floraison, pollinisation et nouaison

La qualité de la nouaison dépend de la présence de fleurs viables, d'une météo compatible avec l'activité des insectes et d'une pollinisation suffisante. Le BSV rappelle qu'à partir des premières fleurs, les règles de protection des pollinisateurs s'appliquent.

Une étude sur la fertilité pollinique de cultivars de Prunus domestica a identifié Mirabelle de Nancy parmi les bons pollinisateurs pour de nombreux cultivars et conclut que la pollinisation allogame complémentaire reste pertinente.

Sources de cette section [G01][G02]

09 · Référence

Porte-greffes et adaptation du système de verger

La liste officielle 2026 de certification comprend plusieurs porte-greffes de prunier, notamment Torinel, Ishtara, Myrocal, Julior, Jaspi, Marianna GF 8-1, Myrobolan B, Myrobolan P, GF43, St Julien Hybride n°2, Myran, Citation, Brompton, Myrobolan GF31 et St Julien GF655-2.

Dans un essai de longue durée conduit à Laquenexy sur sol lourd, des Mirabelle de Nancy âgées de 15 ans sur Ferciana ont présenté un indice de productivité moyen supérieur à des arbres francs ou sur Marianna GF 8-1. Ce résultat est intéressant pour l'histoire du progrès agronomique mais reste spécifique au site, au clone et au protocole.

Sources de cette section [G01][G02]

10 · Référence

Densité, plantation et architecture du verger

Pour l'IGP, la densité maximale est de 400 mirabelliers par hectare. Le plafond favorise un volume d'arbre compatible avec le développement du fruit et les pratiques traditionnelles/modernes de la filière.

Choisir l'écartement à partir de la vigueur du porte-greffe et du sol, et non du seul maximum IGP.

Éviter une densité qui crée une fermeture précoce de l'inter-rang et augmente les coûts de taille.

Toutes les nouvelles plantations et replantations IGP doivent utiliser des plants certifiés sanitairement. Le producteur doit pouvoir rattacher le verger à une variété population et à un matériel conforme.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
NiveauRéférence recommandée SILLOVA
GenrePrunus
Espèce de productionPrunus domestica L. / prune domestique
Groupe horticoleMirabelles
Variétés populations IGPMirabelle de Nancy ; Mirabelle de Metz
Forme de multiplicationClonale par greffage / matériel certifié pour plantations IGP nouvelles
Sources de cette section [G01][G02]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur ce que désigne exactement « mirabelle de lorraine » ?

Le cahier des charges homologué en 2025 est sans ambiguïté : les « Mirabelles de Lorraine » sont des prunes des variétés Mirabelle de Nancy et Mirabelle de Metz. L'objet protégé est donc une indication géographique portant sur un produit obtenu à partir de deux variétés populations locales, et non un cultivar unique nommé « Mirabelle de Lorraine ». L'IGP « Mirabelles de Lorraine » figure dans… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur taxonomie, groupe génétique et terminologie ?

La taxonomie historique des mirabelles varie selon les auteurs, avec des usages anciens de Prunus insititia ou de sous-espèces de P. domestica. Les travaux génétiques modernes confirment l'appartenance des mirabelles à l'ensemble complexe de la prune européenne. Pour une base opérationnelle française, « Prunus domestica L. » est la référence la plus robuste, cohérente avec la liste 2026 des cultivars certifiés… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur mirabelle de nancy et mirabelle de metz : identité variétale ?

Les deux populations ont été inscrites en 1961 au Catalogue officiel sous les numéros CTPS 091291 pour Mirabelle de Nancy et 091290 pour Mirabelle de Metz. Tous leurs clones sont admis par le cahier des charges IGP, sous réserve des règles de matériel végétal. Le cahier des charges actuel ne publie pas de tableau officiel comparatif Nancy versus Metz pour vigueur, dates… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur origine, histoire et patrimonialisation ?

Le cahier des charges attribue traditionnellement l'introduction du mirabellier en Lorraine au roi René, duc d'Anjou et de Lorraine, au XVe siècle. Il documente ensuite des références culturelles dès le XVIe siècle, dont la présence de mirabelles confites offertes lors de la visite de Charles IX et Catherine de Médicis à Metz en 1568, et rappelle la reconnaissance du mot… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur terroir lorrain : géologie, relief et aire géographique ?

L'aire géographique couvre l'ensemble des communes des quatre départements de Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle et Vosges. Pour le fruit frais, production, tri, calibrage, stockage et conditionnement doivent être réalisés dans l'aire. Pour le surgelé, production, tri, calibrage, dénoyautage et surgélation doivent y avoir lieu. La Lorraine se situe à l'est du bassin sédimentaire parisien. Le cahier des… [G01][G02]

Que faut-il retenir sur climat lorrain et lien avec la qualité du fruit ?

Le cahier des charges décrit un climat océanique dégradé sous forte influence continentale : saisons marquées, amplitudes thermiques importantes, hivers rigoureux avec risque de gel printanier, étés relativement chauds avec épisodes de sécheresse. La pluviométrie moyenne approche 750 mm/an dans la zone, avec des niveaux beaucoup plus élevés sur les sommets vosgiens. Les reliefs de côtes et plateaux protègent certains vergers du… [G01][G02]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. G01

    Ministère de l’Agriculture

    Portail officiel de l’agriculture française

    2026

  2. G02
  3. G03
  4. G04
  5. G05
  6. G06
  7. G07
  8. G08