01 · Référence
Synthèse décisionnelle et fiche d’identité
Identité territoriale exceptionnelle : le cépage est le pivot historique et sensoriel des Muscadets, en particulier de Muscadet Sèvre et Maine.
Précocité compatible avec le climat océanique nantais : la modération estivale favorise traditionnellement le maintien de la fraîcheur et de l’expression aromatique.
Capacité remarquable d’évolution sur lies fines : la méthode nantaise exploite les interactions avec les lies, la protection contre l’oxydation et les précurseurs aromatiques glycosidiques.
Diversité intra-variétale exploitable : conservatoire régional ancien, 12 clones agréés et travaux récents de diffusion de diversité génétique pour renforcer la résilience.
02 · Référence
Nomenclature, taxonomie, parenté et identification
Le nom sous lequel la variété est officiellement inscrite au Catalogue français des variétés de vigne est « Melon ». PlantGrape précise qu’aucun synonyme n’est officiellement reconnu en France ni dans les autres pays de l’Union européenne. L’expression « Melon de Bourgogne » est toutefois largement utilisée dans la littérature technique, historique et professionnelle pour rappeler son origine. Le mot « Muscadet » désigne d’abord aujourd…
Cette classification botanique décrit l’espèce cultivée ; le caractère « B » du nom Melon B est un code de couleur utilisé dans la nomenclature viticole française pour les variétés blanches.
Les analyses génétiques publiées rattachent le Melon à un croisement entre Pinot et Gouais blanc. Ce couple parental a joué un rôle majeur dans l’histoire de l’encépagement français : il est également à l’origine, entre autres, du Chardonnay B, de l’Aligoté B, de l’Auxerrois B et du Gamay N. Cette parenté explique la proximité génétique, mais ne permet pas à elle seule de déduire le comportement agronomique ou le profil sensoriel d’un cépage à partir d’un autre.
03 · Référence
Histoire et diffusion
L’origine géographique retenue par PlantGrape est la Bourgogne-Franche-Comté. Dans le vignoble nantais, les cahiers des charges officiels décrivent l’installation du « plant bourguignon » à partir du XVIe siècle sous l’impulsion des échanges commerciaux de Nantes. Dans l’aire de Muscadet Sèvre et Maine, le nom « Muscadet » est attesté en 1635 dans un bail conservé à Gorges. Le cépage devient progressivement structurant…
Le cahier des charges 2025 de l’AOC Muscadet rapporte qu’après l’hiver très rigoureux de 1709, qui détruisit une grande partie du vignoble nantais, le Melon B fut replanté préférentiellement dans les meilleures situations car il était alors considéré comme plus résistant aux gelées. Cette affirmation historique concerne surtout la résistance aux grands froids hivernaux. Elle ne contredit pas le fait qu’un cépage à débourrement précoce peut être exposé aux gelées de printemps : l’INAO souligne d’ailleurs que la douceur printanière du vignoble nantais entraîne un débourrement précoce et accentue ce…
04 · Référence
Surfaces, géographie et poids dans le vignoble français
PlantGrape publie une série historique nationale spécifique au Melon. Elle montre une croissance jusqu’à la fin du XXe siècle, puis une baisse nette au début du XXIe siècle. La dernière valeur disponible dans cette série est 8 605 ha en 2018.
Entre 1998 et 2018, la baisse est d’environ 33,7 %. Entre 2008 et 2018, elle est d’environ 33,0 %. Ces évolutions reflètent la restructuration du vignoble nantais et ne doivent pas être interprétées comme une simple mesure de la demande commerciale annuelle.
L’AOC Muscadet Sèvre et Maine représente près de 70 % du volume commercialisé dans l’ensemble des AOC du vignoble nantais selon le cahier des charges 2025 ; plus de la moitié de ses vins bénéficiaient de la mention « sur lie » dans la situation décrite pour 2023.
05 · Référence
Ampélographie détaillée
Feuilles adultes : orbiculaires et entières ; sinus pétiolaire peu ouvert ou fermé ; dents à côtés rectilignes ; absence de pigmentation anthocyanique des nervures ; limbe bullé et révoluté ; faible densité de poils couchés sur la face inférieure.
Une grappe petite à moyenne n’implique pas automatiquement un faible rendement : le rendement final dépend également du nombre de grappes par rameau, de la fertilité, de la nouaison, de la taille des baies, du nombre de rameaux fructifères et des conditions du millésime. Pour le Melon, la fertilité plutôt faible des bourgeons basaux explique l’importance de la stratégie de taille et de la conservation d’un nombre adapté d’yeux.
06 · Référence
Phénologie et cycle végétatif
Au Domaine de Vassal, PlantGrape positionne le débourrement du Melon environ 2 jours après celui du Chasselas et la maturité à la deuxième époque, environ 2 semaines après le Chasselas. Ces repères sont des comparaisons variétales, pas des dates fixes pour le vignoble nantais : les stades calendaires varient avec le millésime, la latitude, l’exposition, le sol, le porte-greffe, la charge, l’âge des…
La réputation historique de résistance à l’hiver ne doit pas être convertie en étiquette « résistant au gel ». La vulnérabilité agronomique actuelle tient surtout au calendrier du débourrement : des tissus jeunes exposés à une gelée tardive peuvent être détruits même si le bois dormant a bien supporté l’hiver. Dans la description climatique historique de l’INAO, la douceur du printemps favorise justement un démarrage précoce et augmente ce risque.
07 · Référence
Comportement agronomique, vigueur, fertilité et rendement
PlantGrape décrit un port semi-dressé et des bourgeons de base peu fertiles. La recommandation générale est une taille modérément longue, avec possibilité de taille courte selon la situation. En Muscadet Sèvre et Maine, le cadre réglementaire traduit cette nécessité par des systèmes Guyot simple ou double ou par une taille courte à coursons, sous plafonds stricts d’yeux et de rameaux fructifères.
Le Melon doit conserver une surface foliaire fonctionnelle suffisante pour mûrir la charge tout en évitant les canopées trop denses. Une vigueur excessive augmente l’ombrage, ralentit le séchage des grappes et peut aggraver le risque de Botrytis ; une vigueur trop faible limite la capacité photosynthétique, réduit les réserves et peut accélérer les effets de sécheresse. Le pilotage doit donc intégrer vigueur du porte-greffe, fertilité du sol, couverture végétale, réserve utile, charge en fruits et niveau de fertilisation.
08 · Référence
Sols, géologie, climat et alimentation hydrique
PlantGrape indique que le Melon est bien adapté aux terroirs argilo-siliceux et aux zones assez fraîches. Dans son bassin majeur, le vignoble nantais repose sur le socle ancien du Massif armoricain : gneiss, micaschistes, gabbros, amphibolites et granites, avec localement des sédiments et des sables à galets. Les sols sont souvent bruns, filtrants, de texture plutôt grossière, de profondeur moyenne et de fertilité chimique modérée.
Les pages de terroir de l’INAO décrivent un climat océanique tempéré et citent environ 780 mm de précipitations annuelles, 12 °C de température moyenne annuelle, environ 5 °C en janvier, 19 °C en juillet et 1 900 heures d’ensoleillement annuel, dont plus de 1 300 heures d’avril à septembre. Ces chiffres sont des références descriptives historiques de l’INAO et ne doivent pas être assimilés à des normales climatiques 1991-2020 actualisées pour chaque commune.
09 · Référence
Matériel végétal, clones et porte-greffes
PlantGrape indique qu’un conservatoire de Melon a été installé en 1993 dans le vignoble nantais et qu’il rassemble environ 300 clones. Cette ressource est stratégique : elle conserve une part de la diversité intra-variétale qui n’est pas représentée par les seuls clones commerciaux et constitue un réservoir pour la sélection future.
Les surfaces de multiplication indiquées par PlantGrape ne sont pas des surfaces de vignoble plantées avec chaque clone ; elles décrivent le matériel de multiplication à la date de la donnée publiée. Elles peuvent évoluer.
10 · Référence
Taille, palissage, charge et architecture du couvert
La faible fertilité des yeux basaux explique l’intérêt d’une taille qui conserve suffisamment de bourgeons potentiellement fructifères sans surcharger la souche. L’objectif n’est pas de maximiser le nombre d’yeux mais de répartir la charge, maintenir des rameaux correctement espacés, assurer une surface foliaire efficace et garder la zone fructifère aérée.
Ces règles sont des exigences d’appellation, pas des recommandations universelles pour toute plantation de Melon en France. L’AOC régionale Muscadet a ses propres plafonds, notamment 14 yeux francs/pied et 12 000 kg/ha dans son cahier des charges 2025.
| Indicateur | Référence synthétique | Date / statut |
|---|---|---|
| Nom officiel en France | Melon | Catalogue actuel consulté le 19/08/2026 |
| Nom courant | Melon de Bourgogne | Usage viticole et éditorial ; pas un synonyme officiel UE |
| Couleur / code | Blanc — B | PlantGrape |
| Destination | Raisin de cuve | PlantGrape |
| Origine | Bourgogne-Franche-Comté | PlantGrape |
| Parenté | Pinot × Gouais blanc | Analyses génétiques publiées |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse décisionnelle et fiche d’identité ?
Identité territoriale exceptionnelle : le cépage est le pivot historique et sensoriel des Muscadets, en particulier de Muscadet Sèvre et Maine. Précocité compatible avec le climat océanique nantais : la modération estivale favorise traditionnellement le maintien de la fraîcheur et de l’expression aromatique. [G01][G02]
Que faut-il retenir sur nomenclature, taxonomie, parenté et identification ?
Le nom sous lequel la variété est officiellement inscrite au Catalogue français des variétés de vigne est « Melon ». PlantGrape précise qu’aucun synonyme n’est officiellement reconnu en France ni dans les autres pays de l’Union européenne. L’expression « Melon de Bourgogne » est toutefois largement utilisée dans la littérature technique, historique et professionnelle pour rappeler son origine. Le mot « Muscadet » désigne… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur histoire et diffusion ?
L’origine géographique retenue par PlantGrape est la Bourgogne-Franche-Comté. Dans le vignoble nantais, les cahiers des charges officiels décrivent l’installation du « plant bourguignon » à partir du XVIe siècle sous l’impulsion des échanges commerciaux de Nantes. Dans l’aire de Muscadet Sèvre et Maine, le nom « Muscadet » est attesté en 1635 dans un bail conservé à Gorges. Le cépage… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur surfaces, géographie et poids dans le vignoble français ?
PlantGrape publie une série historique nationale spécifique au Melon. Elle montre une croissance jusqu’à la fin du XXe siècle, puis une baisse nette au début du XXIe siècle. La dernière valeur disponible dans cette série est 8 605 ha en 2018. Entre 1998 et 2018, la baisse est d’environ 33,7 %. Entre 2008 et 2018, elle est d’environ 33… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur ampélographie détaillée ?
Feuilles adultes : orbiculaires et entières ; sinus pétiolaire peu ouvert ou fermé ; dents à côtés rectilignes ; absence de pigmentation anthocyanique des nervures ; limbe bullé et révoluté ; faible densité de poils couchés sur la face inférieure. Une grappe petite à moyenne n’implique pas automatiquement un faible rendement : le rendement final dépend également du nombre de grappes par rameau, de la fertilité, de la… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur phénologie et cycle végétatif ?
Au Domaine de Vassal, PlantGrape positionne le débourrement du Melon environ 2 jours après celui du Chasselas et la maturité à la deuxième époque, environ 2 semaines après le Chasselas. Ces repères sont des comparaisons variétales, pas des dates fixes pour le vignoble nantais : les stades calendaires varient avec le millésime, la latitude, l’exposition, le sol, le porte-greffe, la charge… [G01][G02]





