01 · Référence
Partir des symptômes de la tomate
La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents: champignons et oomycètes aériens ou telluriques, agents vasculaires, bactéries, phytoplasmes, virus, viroïdes et nématodes. L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie. Ces causes exigent un diagnostic différentiel avant toute décision.
02 · Référence
Périmètre et vocabulaire
Une altération sanitaire de la tomate peut réduire la croissance, le rendement ou la qualité. Il faut distinguer maladie infectieuse, ravageur vecteur et désordre non parasitaire. Cette séparation est indispensable car une chlorose, une nécrose, un flétrissement ou une déformation peut avoir des causes très différentes.
03 · Référence
Place de la tomate en France: pourquoi le risque sanitaire est très hétérogène
Sous serre et en plein champ, la durée de culture, les densités, l’irrigation et les interventions sur les plantes diffèrent. Les maladies favorisées par une atmosphère humide ou par les blessures ne se manifestent donc pas avec la même fréquence dans chaque système. Noter le mode de culture est indispensable pour interpréter une tache ou un flétrissement.
04 · Référence
Mildiou, Botrytis, cladosporiose et oïdiums
Le mildiou peut évoluer de façon explosive lorsque des périodes prolongées d’humidité se combinent à des températures clémentes. INRAE le décrit comme particulièrement redoutable et destructeur en climat humide; les fruits peuvent devenir non commercialisables et une culture peut être sévèrement dévastée. En France, le risque est surtout marqué en tomate de plein champ en été, sans exclure les abris à climat mal maîtrisé.
Botrytis profite des tissus blessés, sénescents ou affaiblis. Sous serre, les plaies d’effeuillage et d’ébourgeonnage sont des portes d’entrée majeures; les chancres peuvent ceinturer les tiges. INRAE rapporte que, dans certaines serres, jusqu’à 25 % des plantes peuvent être affectées, valeur d’exemple qui ne doit pas être interprétée comme une moyenne nationale.
05 · Référence
Alternariose, septoriose et autres maladies foliaires
L’index Ephytia recense Alternaria linariae (= A. tomatophila), Septoria lycopersici, Stemphylium spp. , Didymella lycopersici et plusieurs autres agents. Leur importance relative dépend du climat, de la variété, du système et de la région. Le diagnostic visuel des taches foliaires est particulièrement exposé aux confusions: la forme, le halo, la présence de fructifications, l’étagement des symptômes et la vitesse d’évolution doivent être combinés.
| Agent cité |
|---|
| Alternaria linariae (= A. tomatophila) |
| Septoria lycopersici |
| Stemphylium spp. |
| Didymella lycopersici |
06 · Référence
Maladies du sol, racines et collet
Un flétrissement aérien peut être la conséquence finale d’un problème racinaire. Le premier geste est donc d’extraire plusieurs plantes avec leurs racines intactes, de comparer malades et saines, puis d’observer racines fines, pivot, collet, cortex et vaisseaux. Les Oomycètes responsables de fontes/pourritures, Rhizoctonia, Pyrenochaeta, Colletotrichum coccodes, Sclerotinia et FORL font partie des causes à considérer.
07 · Référence
Bactérioses majeures
Clavibacter est un cas typique où la distribution spatiale compte: INRAE décrit des lignes plus ou moins longues de plantes malades, cohérentes avec la transmission lors des opérations culturales. L’association de symptômes foliaires, internes et, quand présents, de taches « œil d’oiseau » sur fruit renforce la suspicion, sans remplacer l’analyse en situation à enjeu.
08 · Référence
Nématodes et problèmes racinaires
Ephytia recense notamment les nématodes à galles Meloidogyne spp. et les Pratylenchus spp. Les dégâts peuvent réduire l’absorption d’eau et de nutriments, provoquer flétrissement, nanisme et baisse de rendement, et interagir avec certains agents telluriques. La cartographie des foyers et l’examen des racines sont essentiels.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Un flétrissement aérien vient-il forcément de la partie aérienne?
Non. Il peut être la conséquence finale d’un problème racinaire. Il faut extraire plusieurs plantes avec leurs racines intactes et comparer malades et saines.
Le mildiou présente-t-il un risque uniforme en France?
Non. Le risque est surtout marqué en tomate de plein champ en été, sans exclure les abris à climat mal maîtrisé.
Une tache sur tomate suffit-elle à identifier l’agent?
Non. Le diagnostic visuel des taches foliaires est exposé aux confusions. La forme, le halo, la présence de fructifications, l’étagement des symptômes et la vitesse d’évolution doivent être combinés.





