01 · Référence
Résumé exécutif — l’essentiel en une page
La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents : champignons et oomycètes aériens ou telluriques, agents vasculaires, bactéries, phytoplasmes, virus, viroïdes et nématodes. L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie. La fonction de cette page portail est donc moins de « nommer vite » que d’organiser un diagnostic différentiel fiable. [S01-S04]
En France la hiérarchie des risques dépend fortement du système Le mildiou est particulièrement redoutable en plein champ lorsque l’humidité se prolonge Botrytis cladosporiose et oïdiums prennent davantage d’importance sous abris selon ventilation condensation durée de culture et sensibilité variétale Les maladies du sol et vasculaires restent fortement dépendantes de l’historique de parcelle du substrat…
02 · Référence
Périmètre et vocabulaire
Cette page utilise « maladie » dans un sens opérationnel : toute altération sanitaire de la tomate susceptible d’affecter la croissance, le rendement ou la qualité, tout en distinguant explicitement maladie infectieuse, ravageur vecteur et désordre abiotique. Cette séparation est indispensable car une chlorose, une nécrose, un flétrissement ou une déformation peut avoir des causes très différentes. [S01-S04]
La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents : champignons et oomycètes aériens ou telluriques, agents vasculaires, bactéries, phytoplasmes, virus, viroïdes et nématodes. L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie. La fonction de cette page portail est donc moins de « nommer vite » que d’organiser un diagnostic différentiel fiable. [S01-S04]
03 · Référence
Place de la tomate en France : pourquoi le risque sanitaire est très hétérogène
La SAA 2025 révisée, publiée par Agreste en juillet 2026, illustre trois grands contextes français : tomate sous serre, tomate de plein air destinée au frais et tomate de plein air pour l’industrie. Les volumes, densités, durées de culture, modes d’irrigation et niveaux de manipulation diffèrent fortement ; une même maladie n’y a donc pas la même probabilité ni la même dynamique. [S22-S25]
04 · Référence
Mildiou, Botrytis, cladosporiose et oïdiums
Le mildiou peut évoluer de façon explosive lorsque des périodes prolongées d’humidité se combinent à des températures clémentes. INRAE le décrit comme particulièrement redoutable et destructeur en climat humide ; les fruits peuvent devenir non commercialisables et une culture peut être sévèrement dévastée. En France, le risque est surtout marqué en tomate de plein champ en été, sans exclure les abris à climat mal maîtrisé. [S05]
Botrytis profite des tissus blessés, sénescents ou affaiblis. Sous serre, les plaies d’effeuillage et d’ébourgeonnage sont des portes d’entrée majeures ; les chancres peuvent ceinturer les tiges. INRAE rapporte que, dans certaines serres, jusqu’à 25 % des plantes peuvent être affectées, valeur d’exemple qui ne doit pas être interprétée comme une moyenne nationale. [S06]
05 · Référence
Alternariose, septoriose et autres maladies foliaires
L’index Ephytia recense Alternaria linariae (= A. tomatophila), Septoria lycopersici, Stemphylium spp., Didymella lycopersici et plusieurs autres agents. Leur importance relative dépend du climat, de la variété, du système et de la région. Le diagnostic visuel des taches foliaires est particulièrement exposé aux confusions : la forme, le halo, la présence de fructifications, l’étagement des symptômes et la vitesse d’évolution doivent être combinés. [S01-S04]
06 · Référence
Maladies du sol, racines et collet
Un flétrissement aérien peut être la conséquence finale d’un problème racinaire. Le premier geste est donc d’extraire plusieurs plantes avec leurs racines intactes, de comparer malades et saines, puis d’observer racines fines, pivot, collet, cortex et vaisseaux. Les Oomycètes responsables de fontes/pourritures, Rhizoctonia, Pyrenochaeta, Colletotrichum coccodes, Sclerotinia et FORL font partie des causes à considérer. [S01-S02]
07 · Référence
Bactérioses majeures
Clavibacter est un cas typique où la distribution spatiale compte : INRAE décrit des lignes plus ou moins longues de plantes malades, cohérentes avec la transmission lors des opérations culturales. L’association de symptômes foliaires, internes et, quand présents, de taches « œil d’oiseau » sur fruit renforce la suspicion, sans remplacer l’analyse en situation à enjeu. [S14]
08 · Référence
Nématodes et problèmes racinaires
Ephytia recense notamment les nématodes à galles Meloidogyne spp. et les Pratylenchus spp. Les dégâts peuvent réduire l’absorption d’eau et de nutriments, provoquer flétrissement, nanisme et baisse de rendement, et interagir avec certains agents telluriques. La cartographie des foyers et l’examen des racines sont essentiels. [S01]
| Réflexe terrain | Décision SILLOVA |
|---|---|
| Symptôme isolé | Photographier, repérer l’organe, comparer dessus/dessous, suivre 24-72 h avant conclusion si la plante reste stable. |
| Propagation en ligne après travaux | Suspecter une transmission mécanique/contact ; suspendre les opérations propagatrices et renforcer l’hygiène. |
| Foyers liés à zones humides | Croiser irrigation, condensation, ventilation, drainage et humidité foliaire. |
| Flétrissement + brunissement vasculaire | Ne pas conclure à Fusarium/Verticillium/Clavibacter sans diagnostic différentiel et, si enjeu, confirmation de laboratoire. |
| Mosaïque/déformation/fruit marbré | Mettre les viroses dans le diagnostic ; isoler les plantes suspectes et raisonner vecteurs/contact selon le profil. |
| Doute sur traitement | Vérifier l’usage exact, l’AMM et toutes les conditions d’emploi dans E-Phy au jour de l’intervention. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif — l’essentiel en une page ?
La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents champignons et oomycètes aériens ou telluriques agents vasculaires bactéries phytoplasmes virus viroïdes et nématodes L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie La fonction de cette page portail est donc moins de nommer vite que d’organiser un diagnostic différentiel fiable S01-S04 En France la hiérarchie des risques dépend fortement du système Le mildiou est particulièrement redoutable en plein champ lorsque l’humidité se prolonge Botrytis cladosporiose et oïdiums prennent davantage d’importance sous abris selon… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur périmètre et vocabulaire ?
Cette page utilise « maladie » dans un sens opérationnel : toute altération sanitaire de la tomate susceptible d’affecter la croissance, le rendement ou la qualité, tout en distinguant explicitement maladie infectieuse, ravageur vecteur et désordre abiotique. Cette séparation est indispensable car une chlorose, une nécrose, un flétrissement ou une déformation peut avoir des causes très différentes. [S01-S04] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur place de la tomate en france : pourquoi le risque sanitaire est très hétérogène ?
La SAA 2025 révisée, publiée par Agreste en juillet 2026, illustre trois grands contextes français : tomate sous serre, tomate de plein air destinée au frais et tomate de plein air pour l’industrie. Les volumes, densités, durées de culture, modes d’irrigation et niveaux de manipulation diffèrent fortement ; une même maladie n’y a donc pas la même probabilité ni la même dynamique. [S22-S25] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur mildiou, botrytis, cladosporiose et oïdiums ?
Le mildiou peut évoluer de façon explosive lorsque des périodes prolongées d’humidité se combinent à des températures clémentes INRAE le décrit comme particulièrement redoutable et destructeur en climat humide les fruits peuvent devenir non commercialisables et une culture peut être sévèrement dévastée En France le risque est surtout marqué en tomate de plein champ en été sans exclure les abris à climat mal maîtrisé S05 Botrytis profite des tissus blessés sénescents ou affaiblis Sous serre les plaies d’effeuillage et d’ébourgeonnage sont des portes d’entrée majeures les chancres peuvent ceinturer les… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur alternariose, septoriose et autres maladies foliaires ?
L’index Ephytia recense Alternaria linariae (= A. tomatophila), Septoria lycopersici, Stemphylium spp., Didymella lycopersici et plusieurs autres agents. Leur importance relative dépend du climat, de la variété, du système et de la région. Le diagnostic visuel des taches foliaires est particulièrement exposé aux confusions : la forme, le halo, la présence de fructifications, l’étagement des symptômes et la vitesse d’évolution doivent être combinés. [S01-S04] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur maladies du sol, racines et collet ?
Un flétrissement aérien peut être la conséquence finale d’un problème racinaire. Le premier geste est donc d’extraire plusieurs plantes avec leurs racines intactes, de comparer malades et saines, puis d’observer racines fines, pivot, collet, cortex et vaisseaux. Les Oomycètes responsables de fontes/pourritures, Rhizoctonia, Pyrenochaeta, Colletotrichum coccodes, Sclerotinia et FORL font partie des causes à considérer. [S01-S02] [S01][S02][S03]





