Référence agronomique · France

Santé des cultures · Maladies des cultures

Maladies de la tomate

Référence technique · Maladies de la tomate

La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents : champignons et oomycètes aériens ou telluriques, agents vasculaires, bactéries, phytoplasmes, virus, viroïdes et nématodes. L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie. La fonction de cette page portail est donc moins de « nommer vite » que d’organiser un diagnostic différentiel fiable. [S01-S04] En France la hiérarchie des risques dépend fortement du système Le mildiou est particulièrement redoutable en plein champ lorsque l’humidité se prolonge Botrytis cladosporiose et oïdiums prennent davantage d’importance sous abris selon ventilation condensation durée de culture et sensibilité variétale Les maladies du sol et vasculaires restent fortement dépendantes de l’historique de parcelle du substrat…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à maladies de la tomate
Maladies de la tomate · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Photographier, repérer l’organe, comparer dessus/dessous, suivre 24-72 h avant conclusion si la plante reste stable.

Symptôme isolé

La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents champignons et oomycètes aériens ou telluriques agents vasculaires bactéries phytoplasmes virus viroïdes et nématodes L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables… [S01][S02]

02
Consolidé

Suspecter une transmission mécanique/contact ; suspendre les opérations propagatrices et renforcer l’hygiène.

Propagation en ligne après travaux

Cette page utilise maladie dans un sens opérationnel toute altération sanitaire de la tomate susceptible d’affecter la croissance le rendement ou la qualité tout en distinguant explicitement maladie infectieuse ravageur vecteur et désordre abiotique Cette séparation… [S01][S02]

03
Consolidé

Croiser irrigation, condensation, ventilation, drainage et humidité foliaire.

Foyers liés à zones humides

La SAA 2025 révisée publiée par Agreste en juillet 2026 illustre trois grands contextes français tomate sous serre tomate de plein air destinée au frais et tomate de plein air pour l’industrie Les volumes densités durées… [S01][S02]

04
Consolidé

Ne pas conclure à Fusarium/Verticillium/Clavibacter sans diagnostic différentiel et, si enjeu, confirmation de laboratoire.

Flétrissement + brunissement vasculaire

Le mildiou peut évoluer de façon explosive lorsque des périodes prolongées d’humidité se combinent à des températures clémentes INRAE le décrit comme particulièrement redoutable et destructeur en climat humide les fruits peuvent devenir non commercialisables et… [S01][S02]

01 · Référence

Résumé exécutif — l’essentiel en une page

La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents : champignons et oomycètes aériens ou telluriques, agents vasculaires, bactéries, phytoplasmes, virus, viroïdes et nématodes. L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie. La fonction de cette page portail est donc moins de « nommer vite » que d’organiser un diagnostic différentiel fiable. [S01-S04]

En France la hiérarchie des risques dépend fortement du système Le mildiou est particulièrement redoutable en plein champ lorsque l’humidité se prolonge Botrytis cladosporiose et oïdiums prennent davantage d’importance sous abris selon ventilation condensation durée de culture et sensibilité variétale Les maladies du sol et vasculaires restent fortement dépendantes de l’historique de parcelle du substrat…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Périmètre et vocabulaire

Cette page utilise « maladie » dans un sens opérationnel : toute altération sanitaire de la tomate susceptible d’affecter la croissance, le rendement ou la qualité, tout en distinguant explicitement maladie infectieuse, ravageur vecteur et désordre abiotique. Cette séparation est indispensable car une chlorose, une nécrose, un flétrissement ou une déformation peut avoir des causes très différentes. [S01-S04]

La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents : champignons et oomycètes aériens ou telluriques, agents vasculaires, bactéries, phytoplasmes, virus, viroïdes et nématodes. L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie. La fonction de cette page portail est donc moins de « nommer vite » que d’organiser un diagnostic différentiel fiable. [S01-S04]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Place de la tomate en France : pourquoi le risque sanitaire est très hétérogène

La SAA 2025 révisée, publiée par Agreste en juillet 2026, illustre trois grands contextes français : tomate sous serre, tomate de plein air destinée au frais et tomate de plein air pour l’industrie. Les volumes, densités, durées de culture, modes d’irrigation et niveaux de manipulation diffèrent fortement ; une même maladie n’y a donc pas la même probabilité ni la même dynamique. [S22-S25]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Mildiou, Botrytis, cladosporiose et oïdiums

Le mildiou peut évoluer de façon explosive lorsque des périodes prolongées d’humidité se combinent à des températures clémentes. INRAE le décrit comme particulièrement redoutable et destructeur en climat humide ; les fruits peuvent devenir non commercialisables et une culture peut être sévèrement dévastée. En France, le risque est surtout marqué en tomate de plein champ en été, sans exclure les abris à climat mal maîtrisé. [S05]

Botrytis profite des tissus blessés, sénescents ou affaiblis. Sous serre, les plaies d’effeuillage et d’ébourgeonnage sont des portes d’entrée majeures ; les chancres peuvent ceinturer les tiges. INRAE rapporte que, dans certaines serres, jusqu’à 25 % des plantes peuvent être affectées, valeur d’exemple qui ne doit pas être interprétée comme une moyenne nationale. [S06]

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05 · Référence

Alternariose, septoriose et autres maladies foliaires

L’index Ephytia recense Alternaria linariae (= A. tomatophila), Septoria lycopersici, Stemphylium spp., Didymella lycopersici et plusieurs autres agents. Leur importance relative dépend du climat, de la variété, du système et de la région. Le diagnostic visuel des taches foliaires est particulièrement exposé aux confusions : la forme, le halo, la présence de fructifications, l’étagement des symptômes et la vitesse d’évolution doivent être combinés. [S01-S04]

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06 · Référence

Maladies du sol, racines et collet

Un flétrissement aérien peut être la conséquence finale d’un problème racinaire. Le premier geste est donc d’extraire plusieurs plantes avec leurs racines intactes, de comparer malades et saines, puis d’observer racines fines, pivot, collet, cortex et vaisseaux. Les Oomycètes responsables de fontes/pourritures, Rhizoctonia, Pyrenochaeta, Colletotrichum coccodes, Sclerotinia et FORL font partie des causes à considérer. [S01-S02]

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07 · Référence

Bactérioses majeures

Clavibacter est un cas typique où la distribution spatiale compte : INRAE décrit des lignes plus ou moins longues de plantes malades, cohérentes avec la transmission lors des opérations culturales. L’association de symptômes foliaires, internes et, quand présents, de taches « œil d’oiseau » sur fruit renforce la suspicion, sans remplacer l’analyse en situation à enjeu. [S14]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Nématodes et problèmes racinaires

Ephytia recense notamment les nématodes à galles Meloidogyne spp. et les Pratylenchus spp. Les dégâts peuvent réduire l’absorption d’eau et de nutriments, provoquer flétrissement, nanisme et baisse de rendement, et interagir avec certains agents telluriques. La cartographie des foyers et l’examen des racines sont essentiels. [S01]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
Réflexe terrainDécision SILLOVA
Symptôme isoléPhotographier, repérer l’organe, comparer dessus/dessous, suivre 24-72 h avant conclusion si la plante reste stable.
Propagation en ligne après travauxSuspecter une transmission mécanique/contact ; suspendre les opérations propagatrices et renforcer l’hygiène.
Foyers liés à zones humidesCroiser irrigation, condensation, ventilation, drainage et humidité foliaire.
Flétrissement + brunissement vasculaireNe pas conclure à Fusarium/Verticillium/Clavibacter sans diagnostic différentiel et, si enjeu, confirmation de laboratoire.
Mosaïque/déformation/fruit marbréMettre les viroses dans le diagnostic ; isoler les plantes suspectes et raisonner vecteurs/contact selon le profil.
Doute sur traitementVérifier l’usage exact, l’AMM et toutes les conditions d’emploi dans E-Phy au jour de l’intervention.
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé exécutif — l’essentiel en une page ?

La tomate peut être affectée par un très large éventail d’agents champignons et oomycètes aériens ou telluriques agents vasculaires bactéries phytoplasmes virus viroïdes et nématodes L’index INRAE Ephytia recense aussi de nombreux désordres non parasitaires capables d’imiter une maladie La fonction de cette page portail est donc moins de nommer vite que d’organiser un diagnostic différentiel fiable S01-S04 En France la hiérarchie des risques dépend fortement du système Le mildiou est particulièrement redoutable en plein champ lorsque l’humidité se prolonge Botrytis cladosporiose et oïdiums prennent davantage d’importance sous abris selon… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur périmètre et vocabulaire ?

Cette page utilise « maladie » dans un sens opérationnel : toute altération sanitaire de la tomate susceptible d’affecter la croissance, le rendement ou la qualité, tout en distinguant explicitement maladie infectieuse, ravageur vecteur et désordre abiotique. Cette séparation est indispensable car une chlorose, une nécrose, un flétrissement ou une déformation peut avoir des causes très différentes. [S01-S04] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur place de la tomate en france : pourquoi le risque sanitaire est très hétérogène ?

La SAA 2025 révisée, publiée par Agreste en juillet 2026, illustre trois grands contextes français : tomate sous serre, tomate de plein air destinée au frais et tomate de plein air pour l’industrie. Les volumes, densités, durées de culture, modes d’irrigation et niveaux de manipulation diffèrent fortement ; une même maladie n’y a donc pas la même probabilité ni la même dynamique. [S22-S25] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur mildiou, botrytis, cladosporiose et oïdiums ?

Le mildiou peut évoluer de façon explosive lorsque des périodes prolongées d’humidité se combinent à des températures clémentes INRAE le décrit comme particulièrement redoutable et destructeur en climat humide les fruits peuvent devenir non commercialisables et une culture peut être sévèrement dévastée En France le risque est surtout marqué en tomate de plein champ en été sans exclure les abris à climat mal maîtrisé S05 Botrytis profite des tissus blessés sénescents ou affaiblis Sous serre les plaies d’effeuillage et d’ébourgeonnage sont des portes d’entrée majeures les chancres peuvent ceinturer les… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur alternariose, septoriose et autres maladies foliaires ?

L’index Ephytia recense Alternaria linariae (= A. tomatophila), Septoria lycopersici, Stemphylium spp., Didymella lycopersici et plusieurs autres agents. Leur importance relative dépend du climat, de la variété, du système et de la région. Le diagnostic visuel des taches foliaires est particulièrement exposé aux confusions : la forme, le halo, la présence de fructifications, l’étagement des symptômes et la vitesse d’évolution doivent être combinés. [S01-S04] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur maladies du sol, racines et collet ?

Un flétrissement aérien peut être la conséquence finale d’un problème racinaire. Le premier geste est donc d’extraire plusieurs plantes avec leurs racines intactes, de comparer malades et saines, puis d’observer racines fines, pivot, collet, cortex et vaisseaux. Les Oomycètes responsables de fontes/pourritures, Rhizoctonia, Pyrenochaeta, Colletotrichum coccodes, Sclerotinia et FORL font partie des causes à considérer. [S01-S02] [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08