Référence agronomique · France

Maraîchage · Légumes, petits fruits et systèmes de culture

Mache

Valerianella locusta

La mâche est une petite salade de saison fraîche valorisée comme rosette entière ou comme produit lavé prêt à l’emploi. En France, elle se distingue par une concentration exceptionnelle de la production dans les Pays de la Loire, en particulier en Loire-Atlantique. En 2024, la statistique agricole annuelle provisoire recense 8 015 ha et 43 089…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 13 min
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Vue agricole consacrée à mache
Mache · Illustration documentaire SILLOVA
23 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Surface française de mâche en 2024, donnée provisoire SAA.

8 015 ha

Repère à contextualiser [S01][S02]

02
Consolidé

Production française 2024, donnée provisoire SAA.

43 089 t

Repère à contextualiser [S01][S02]

03
Consolidé

Pays de la Loire en 2024.

7 129 ha / 34 791 t

Repère à contextualiser [S01][S02]

04
Consolidé

Part des Pays de la Loire dans la surface…

≈ 89 % / ≈ 81 %

Repère à contextualiser [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

La mâche est une petite salade de saison fraîche valorisée comme rosette entière ou comme produit lavé prêt à l’emploi. En France, elle se distingue par une concentration exceptionnelle de la production dans les Pays de la Loire, en particulier en Loire-Atlantique. En 2024, la statistique agricole annuelle provisoire recense 8 015 ha et 43 089 t au niveau métropolitain, dont 7 129…

Le système nantais associe un savoir-faire de culture sur planches, le semis homogène, le sablage de surface, la couverture hivernale et une organisation logistique très courte entre récolte et atelier. L’IGP Mâche nantaise formalise une partie de ce modèle : types variétaux admis, planches, sablage, critères de récolte, traçabilité, dessablage, lavage et conditionnement. La page INAO actuelle rappelle une aire de plus de 200 communes et trois présentations majeures : plateau, barquette et sachet prêt à l’emploi.

Sources de cette section [S01][S03][S04][S05][S06]

02 · Référence

Définition, identité et nomenclature botanique

La mâche est un légume-feuille consommé principalement sous forme de jeunes rosettes. Dans les catalogues horticoles, techniques et semenciers européens, le nom usuel reste Valerianella locusta (L.) Laterr. Le GEVES emploie cette nomenclature pour la mâche. La taxonomie botanique internationale n’est toutefois pas parfaitement homogène : Plants of the World Online (Royal Botanic Gardens, Kew) traite actuellement Valerianella locusta comme synonyme de Valeriana locusta…

La mâche apporte un créneau de production automne-hiver et peut diversifier les familles botaniques d’une rotation dominée par Astéracées, Brassicacées, Apiacées et Alliacées. Dans le Sud-Est biologique, le GRAB souligne son intérêt de diversification sous abri en hiver. Dans le bassin ligérien intensif, cette diversification botanique ne suffit cependant pas à interrompre tous les cycles sanitaires, car plusieurs pathogènes telluriques sont polyphages et communs à différentes cultures légumières.

Sources de cette section [S09][S10][S14][S05]

03 · Référence

Histoire, diffusion et construction du bassin nantais

L’histoire agricole de la mâche nantaise est indissociable du maraîchage de la basse Loire. L’INAO situe le démarrage du maraîchage nantais au milieu du XIXe siècle. Le dossier historique du cahier des charges mentionne la mâche parmi les légumes cultivés dans la région avant 1914 et rapporte, à titre d’archive, environ 30 t en 1931, très loin des volumes actuels.

La croissance de la production s’accélère au XXe siècle avec l’accès au marché national, puis européen, la spécialisation des stations de lavage-conditionnement et l’évolution des abris. Le cahier des charges décrit le remplacement progressif des châssis traditionnels par de petits tunnels plastiques dans les années 1960-1970, tout en conservant la logique des planches. Cette trajectoire explique la coexistence actuelle d’un geste cultural très local - le sablage - et d’outils modernes de semis, récolte, lavage, tri et conditionnement.

Sources de cette section [S03][S04]

04 · Référence

Morphologie, cycle et physiologie

La plante forme d’abord une rosette compacte de feuilles opposées ou subopposées, souvent spatulées à ovales selon le type variétal. Le produit commercial doit être récolté avant l’allongement de la hampe florale. La racine principale est fine mais pivotante, avec des radicelles qui explorent surtout la couche superficielle utile du lit de culture. Cette morphologie explique la sensibilité de la culture à la…

La montaison transforme rapidement la qualité commerciale : allongement des entre-nœuds, perte de compacité, évolution de texture et de présentation. Les jours longs, la hausse des températures et la maturité physiologique contribuent au passage à la phase reproductive. Pour la Mâche nantaise en plateau, le cahier des charges exige notamment l’absence de montaison dans le produit fini.

Sources de cette section [S04][S11][S19]

05 · Référence

Production française : statistiques récentes

Le Mémento agricole Pays de la Loire mis à jour en décembre 2025 publie les données provisoires 2024 de la statistique agricole annuelle. Pour la mâche, la France métropolitaine totalise 8 015 ha et 43 089 t. Les Pays de la Loire représentent 7 129 ha et 34 791 t.

* Calcul SILLOVA : production publiée divisée par surface publiée. Ce quotient ne remplace pas un rendement technico-économique de parcelle et doit être interprété avec prudence dans les systèmes de cultures successives.

Figure 1 - Surfaces de mâche 2024 dans les cinq départements des Pays de la Loire. Source : Agreste - SAA 2024 provisoire, Mémento 2025.

Sources de cette section [S01]

06 · Référence

Bassins de production, géographie et IGP

Le cœur de production se situe dans le bassin nantais et son extension ligérienne. La page INAO indique une aire IGP de plus de 200 communes réparties en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée. Le cahier des charges détaille les cantons et précise que production, élaboration et conditionnement sont intégrés dans l’aire définie, afin de conserver fraîcheur, traçabilité et proximité entre parcelles et…

Le récit IGP lie le développement historique à la disponibilité de sable et d’eau, au climat océanique et au savoir-faire sous abri. Le sable n’est pas un simple marqueur patrimonial : il sert à limiter la battance de surface, améliorer l’aération superficielle, homogénéiser la levée et faciliter la coupe en créant une zone plus propre autour du collet.

Sources de cette section [S03][S04]

07 · Référence

Comparaisons européennes : prudence méthodologique

La France est régulièrement présentée par le CTIFL comme le premier producteur européen de mâche dans des références antérieures, avec un poids très fort des Pays de la Loire. Pour les comparaisons européennes récentes, il faut toutefois éviter les classements bruts tirés d’Eurostat sans vérifier la nomenclature.

Les métadonnées Eurostat montrent que la mâche n’est pas codée de manière identique dans toutes les statistiques nationales : certaines séries l’agrègent aux « autres légumes feuilles ou tiges », tandis que d’autres l’intègrent dans un agrégat de laitues/salades. Un total « mâche UE » homogène peut donc nécessiter une reconstruction pays par pays.

Sources de cette section [S05][S13]

08 · Référence

Débouchés, circuits et conjoncture

Dans l’enquête Pratiques culturales 2022 en Pays de la Loire, les surfaces de salades-mâche étudiées sont quasi exclusivement commercialisées via coopératives et organisations de producteurs. Ce résultat décrit l’échantillon régional 2022 et ne doit pas être généralisé à tous les producteurs français.

Les cotations RNM sont des prix professionnels observés à un stade et pour un produit précisément définis. Elles ne sont ni un prix producteur net, ni un prix consommateur. Pour le plateau 1 kg de mâche région nantaise au stade expédition, le cours moyen mensuel était de 6,00 € HT/kg en janvier 2025, 5,96 € en février 2025, 4,94 € en mars 2025 et 4,85 € en février 2026. En février 2026, ce niveau était inférieur de 19 % à février 2025 et de 9 % à la moyenne quinquennale publiée (5,32 €).

Sources de cette section [S02][S11][S12]

09 · Référence

Variétés, semences et matériel végétal

Le choix variétal doit être raisonné par type commercial, période, vitesse de croissance, port de rosette, couleur, aptitude à la coupe, régularité de levée, tolérances ou résistances déclarées et destination finale. Pour l’IGP, les variétés doivent relever des types « verte » ou « coquille » et être retenues selon la procédure du groupement.

Pour la commercialisation des semences potagères, le statut variétal doit être vérifié dans les catalogues officiels français/européens et dans les bases GEVES au moment du choix. SILLOVA doit stocker séparément : dénomination variétale, mainteneur/obtenteur, inscription, disponibilité bio/non traitée, résistances déclarées, PMG, lot et date de validité.

Sources de cette section [S04][S09]

10 · Référence

Rotation, succession et santé des sols

La mâche s’insère souvent dans des successions très intensives de légumes courts : radis, jeunes pousses, épinard, salades et autres primeurs. Cette intensité augmente la productivité annuelle mais réduit les périodes de rupture biologique. Le CTIFL souligne que Pythium, Rhizoctonia, Sclerotinia et d’autres pathogènes peuvent être communs à plusieurs de ces cultures ; une simple alternance d’espèces n’équivaut donc pas toujours à une…

Le retrait du métam-sodium en 2018 a profondément modifié les stratégies dans les systèmes concernés. Les travaux CTIFL évaluent notamment la désinfection anaérobie du sol, les couverts, les matières organiques, la biofumigation, la rebiotisation et la suppressivité naturelle ou induite. Ces techniques doivent être évaluées comme des systèmes, car leur efficacité dépend du pathogène, du sol, de la température, de l’humidité et du protocole.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
RepèreInterprétation
8 015 haSurface française de mâche en 2024, donnée provisoire SAA.
43 089 tProduction française 2024, donnée provisoire SAA.
7 129 ha / 34 791 tPays de la Loire en 2024.
≈ 89 % / ≈ 81 %Part des Pays de la Loire dans la surface / production françaises 2024, calcul SILLOVA à partir de .
5 868 ha / 28 639 tLoire-Atlantique en 2024 : premier département du bassin ligérien.
> 200 communesAire annoncée par l’INAO pour l’IGP Mâche nantaise, dans trois départements.
Sources de cette section [S05][S07][S06]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?

La mâche est une petite salade de saison fraîche valorisée comme rosette entière ou comme produit lavé prêt à l’emploi. En France, elle se distingue par une concentration exceptionnelle de la production dans les Pays de la Loire, en particulier en Loire-Atlantique. En 2024, la statistique agricole annuelle provisoire recense 8 015 ha et 43 089 t au niveau métropolitain… [S01][S03][S04][S05][S06]

Que faut-il retenir sur définition, identité et nomenclature botanique ?

La mâche est un légume-feuille consommé principalement sous forme de jeunes rosettes. Dans les catalogues horticoles, techniques et semenciers européens, le nom usuel reste Valerianella locusta (L.) Laterr. Le GEVES emploie cette nomenclature pour la mâche. La taxonomie botanique internationale n’est toutefois pas parfaitement homogène : Plants of the World Online (Royal Botanic Gardens, Kew) traite actuellement Valerianella locusta comme synonyme… [S09][S10][S14][S05]

Que faut-il retenir sur histoire, diffusion et construction du bassin nantais ?

L’histoire agricole de la mâche nantaise est indissociable du maraîchage de la basse Loire. L’INAO situe le démarrage du maraîchage nantais au milieu du XIXe siècle. Le dossier historique du cahier des charges mentionne la mâche parmi les légumes cultivés dans la région avant 1914 et rapporte, à titre d’archive, environ 30 t en 1931, très loin des volumes… [S03][S04]

Que faut-il retenir sur morphologie, cycle et physiologie ?

La plante forme d’abord une rosette compacte de feuilles opposées ou subopposées, souvent spatulées à ovales selon le type variétal. Le produit commercial doit être récolté avant l’allongement de la hampe florale. La racine principale est fine mais pivotante, avec des radicelles qui explorent surtout la couche superficielle utile du lit de culture. Cette morphologie explique la sensibilité de la… [S04][S11][S19]

Que faut-il retenir sur production française : statistiques récentes ?

Le Mémento agricole Pays de la Loire mis à jour en décembre 2025 publie les données provisoires 2024 de la statistique agricole annuelle. Pour la mâche, la France métropolitaine totalise 8 015 ha et 43 089 t. Les Pays de la Loire représentent 7 129 ha et 34 791 t. * Calcul SILLOVA : production publiée divisée par surface publiée. Ce quotient ne remplace… [S01]

Que faut-il retenir sur bassins de production, géographie et igp ?

Le cœur de production se situe dans le bassin nantais et son extension ligérienne. La page INAO indique une aire IGP de plus de 200 communes réparties en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée. Le cahier des charges détaille les cantons et précise que production, élaboration et conditionnement sont intégrés dans l’aire définie, afin de conserver fraîcheur, traçabilité et proximité… [S03][S04]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 23

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08