01 · Référence
Fiche d’identité et chiffres clés
Franquette est un cultivar de Juglans regia. Une graine issue d’une noix Franquette n’est pas un moyen fidèle de reproduire la variété : la fécondation sexuelle recombine les caractères. Pour conserver l’identité variétale, le matériel doit être multiplié végétativement, en pratique par greffage ou par des techniques clonales contrôlées. SENuRA rappelle que le greffage est nécessaire pour conserver la génétique d’une variété…
Cette distinction est importante pour SILLOVA : les données de la fiche doivent être rattachées au cultivar Franquette et non à l’espèce noyer en général. Les performances d’un verger dépendent ensuite du porte-greffe, du clone sanitaire, de la densité, du sol, du climat, de la pollinisation, de l’irrigation, de la conduite, de l’âge et du millésime.
02 · Référence
Origine, histoire et diffusion
La source variétale technique CTIFL situe l’origine de Franquette en Isère et la classe comme issue de sélection massale. Elle ne fournit ni parenté génétique connue, ni obtenteur moderne, ni date d’inscription comparable à celle d’un cultivar récent. La variété doit donc être présentée comme une ancienne sélection dauphinoise stabilisée puis multipliée, et non comme un croisement moderne documenté.
Des sources historiques secondaires rattachent traditionnellement le nom à Notre-Dame-de-l’Osier et à un sélectionneur nommé Nicoud-Franquet, mais les dates exactes publiées varient selon les documents. Pour une base de référence, la formulation prudente est : « ancienne sélection de l’Isère, traditionnellement rattachée au Dauphiné ; date précise de sélection non établie par la fiche CTIFL ». Cette prudence évite de transformer une tradition pomologique en donnée génétique certifiée.
03 · Référence
Place de Franquette dans la nuciculture française
SENuRA indique que Franquette est la variété la plus représentée dans les deux zones de production AOP « Noix du Périgord » et « Noix de Grenoble ». Dans le Dauphiné, elle appartient au groupe classique des variétés à fructification terminale avec Mayette et Parisienne ; dans le Sud-Ouest, elle coexiste avec Corne, Marbot, Grandjean et, de plus en plus, avec des variétés modernes comme Fernor.
Les séries ne sont pas toutes produites par le même dispositif statistique : les tonnages relèvent d’Agreste via le Ministère, tandis que le cahier AOP fournit un ordre de grandeur de surface 2025. Pour la future page SILLOVA, ces indicateurs doivent rester datés et ne doivent pas être transformés en ratios sans vérifier la cohérence du périmètre et du millésime.
04 · Référence
Botanique, architecture de l’arbre et fructification
Le CTIFL décrit Franquette comme assez vigoureuse, avec un port semi-érigé à érigé. Cette vigueur explique les écartements historiques importants et la nécessité de conserver de la lumière à l’intérieur de la couronne. Dans un arbre adulte non maîtrisé, la fermeture du couvert réduit l’éclairement des zones fructifères, complique la circulation de l’air et peut dégrader calibre, qualité et facilité de…
Franquette fructifie principalement sur les brindilles terminales. À l’inverse, une variété latérale peut porter des fruits sur une proportion beaucoup plus importante de bourgeons latéraux d’un rameau. Cette différence d’architecture explique une partie du contraste de précocité de mise à fruit et de productivité par unité de surface. SENuRA associe les variétés latérales à une mise à fruit plus rapide et à un potentiel de production élevé, mais aussi à des besoins plus exigeants en sol, eau et maîtrise de conduite.
05 · Référence
Phénologie, floraison et pollinisation
Franquette est protandre : la floraison mâle précède la pleine floraison femelle et le chevauchement n’est que partiel. Sur de jeunes arbres, l’apparition des chatons peut en outre être lente. La seule présence d’une variété ne garantit donc pas une pollinisation régulière. Le CTIFL recommande d’associer des pollinisateurs tels que Meylannaise et Ronde de Montignac, disposés en tenant compte des vents dominants…
Le noyer est principalement anémophile : le pollen est transporté par le vent. L’implantation des pollinisateurs doit donc viser la couverture spatiale du verger plutôt qu’un simple regroupement en bordure. Les années pluvieuses ou froides pendant le court chevauchement peuvent dégrader la fécondation. Le cahier Périgord rappelle qu’un temps défavorable, notamment pluvieux, peut rendre l’autopollinisation insuffisante et justifie l’implantation de variétés pollinisatrices plus tardives.
06 · Référence
Fruit, cerneau et qualité organoleptique
La noix Franquette est allongée, à contour elliptique, avec des bords de suture marqués et une pointe pistillaire bien développée. La coque est décrite comme assez bosselée, d’épaisseur moyenne et offrant une bonne résistance à la manipulation. Ces caractéristiques participent à l’identité visuelle de la variété et à son aptitude au commerce en coque.
Pour une noix, les indicateurs commerciaux pertinents ne sont pas les mêmes que pour une pomme, un raisin ou un agrume. Les fiches officielles Franquette ne publient pas de référentiel de °Brix ou d’acidité titrable utilisable comme critère variétal courant. La future base SILLOVA doit donc éviter d’inventer un taux de sucre ou une acidité « typique ». Les cahiers AOP et les travaux sensoriels utilisent plutôt la couleur du cerneau, l’intensité aromatique, la douceur perçue, l’amertume, le croquant, l’huileux et la fraîcheur.
07 · Référence
Maturité, récolte, productivité et alternance
Franquette est classée à maturité assez tardive. Dans la fiche CTIFL, la récolte s’étend généralement de fin septembre à mi-octobre. L’ouverture réelle du chantier doit toutefois être fondée sur l’état du fruit et la facilité de séparation du brou, pas sur une date fixe.
Dans l’AOP Noix de Grenoble, la maturité réglementaire est définie par un cerneau ferme qui se pèle facilement et par une cloison médiane interne complètement brune pour 80 % des noix du verger concerné. La date d’ouverture de récolte est fixée chaque année après étude de maturité.
08 · Référence
Matériel végétal, clones certifiés et porte-greffes
La liste CTIFL/FranceAgriMer datée du 25 juin 2026 maintient Franquette parmi les cultivars admis à la certification INFEL® avec quatre clones : 311, 314, 319 et 57. La fiche variétale CTIFL mentionne les mêmes clones. Pour un système de données, ces numéros doivent être stockés comme identifiants de clone distincts du nom variétal Franquette.
La majorité des plants français est actuellement greffée sur Juglans regia issu de semis, SENuRA citant particulièrement le type Lozeronne. Ce porte-greffe fournit une vigueur suffisante et une tolérance au virus Cherry leaf roll (CLRV) meilleure que Juglans nigra. Les hybrides interspécifiques apportent de la vigueur mais leur parenté avec J. nigra limite leur usage lorsque le risque de CLRV est présent.
09 · Référence
Sols, climat, implantation et densité
Le noyer est un arbre à fort volume racinaire qui exprime mieux son potentiel sur un sol profond, structuré, bien aéré et suffisamment alimenté en eau. SENuRA recommande un pH voisin de 6 à 7,5 et met en garde contre les sols trop acides, associés à un risque accru de bactériose, et les excès de calcaire susceptibles de favoriser la chlorose ferrique.
La fiche Franquette CTIFL signale précisément une sensibilité à la bactériose sur fruits dans les sols plutôt acides. Ce point justifie d’intégrer le pH et la qualité du drainage au diagnostic variétal, et pas seulement au plan de fertilisation.
10 · Référence
Eau, irrigation et nutrition minérale
L’eau est un facteur de rendement et de calibre majeur en noyer. Le cahier Périgord décrit deux périodes critiques dans son bassin : mi-juin à mi-juillet pour la formation de la noix, puis mi-juillet à mi-août pour la formation du cerneau. La disponibilité hydrique doit être raisonnée avec la réserve utile du sol et la demande climatique, car excès et déficit…
SENuRA recommande un pilotage à partir d’un bilan hydrique (réserve facilement utilisable, évapotranspiration) ou de mesures par sondes/tensiomètres. Les systèmes possibles comprennent micro-jet, goutte-à-goutte et, selon les situations, aspersion ; le choix dépend de la ressource, du sol, du matériel de récolte et de l’investissement.
| Nature du document | Dossier de recherche documentaire et technique |
|---|---|
| Périmètre | France, avec comparaisons utiles et règles AOP 2026 |
| Sources | CTIFL, SENuRA, Ministère, INAO/AOP, FranceAgriMer, INRAE, littérature scientifique |
| État de vérification | Sources consultées et recoupées jusqu’au 19 août 2026 |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur fiche d’identité et chiffres clés ?
Franquette est un cultivar de Juglans regia. Une graine issue d’une noix Franquette n’est pas un moyen fidèle de reproduire la variété : la fécondation sexuelle recombine les caractères. Pour conserver l’identité variétale, le matériel doit être multiplié végétativement, en pratique par greffage ou par des techniques clonales contrôlées. SENuRA rappelle que le greffage est nécessaire pour conserver la génétique… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur origine, histoire et diffusion ?
La source variétale technique CTIFL situe l’origine de Franquette en Isère et la classe comme issue de sélection massale. Elle ne fournit ni parenté génétique connue, ni obtenteur moderne, ni date d’inscription comparable à celle d’un cultivar récent. La variété doit donc être présentée comme une ancienne sélection dauphinoise stabilisée puis multipliée, et non comme un croisement moderne documenté… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur place de franquette dans la nuciculture française ?
SENuRA indique que Franquette est la variété la plus représentée dans les deux zones de production AOP « Noix du Périgord » et « Noix de Grenoble ». Dans le Dauphiné, elle appartient au groupe classique des variétés à fructification terminale avec Mayette et Parisienne ; dans le Sud-Ouest, elle coexiste avec Corne, Marbot, Grandjean et, de plus en plus, avec des variétés modernes comme Fernor… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur botanique, architecture de l’arbre et fructification ?
Le CTIFL décrit Franquette comme assez vigoureuse, avec un port semi-érigé à érigé. Cette vigueur explique les écartements historiques importants et la nécessité de conserver de la lumière à l’intérieur de la couronne. Dans un arbre adulte non maîtrisé, la fermeture du couvert réduit l’éclairement des zones fructifères, complique la circulation de l’air et peut dégrader calibre, qualité… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur phénologie, floraison et pollinisation ?
Franquette est protandre : la floraison mâle précède la pleine floraison femelle et le chevauchement n’est que partiel. Sur de jeunes arbres, l’apparition des chatons peut en outre être lente. La seule présence d’une variété ne garantit donc pas une pollinisation régulière. Le CTIFL recommande d’associer des pollinisateurs tels que Meylannaise et Ronde de Montignac, disposés en tenant compte… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur fruit, cerneau et qualité organoleptique ?
La noix Franquette est allongée, à contour elliptique, avec des bords de suture marqués et une pointe pistillaire bien développée. La coque est décrite comme assez bosselée, d’épaisseur moyenne et offrant une bonne résistance à la manipulation. Ces caractéristiques participent à l’identité visuelle de la variété et à son aptitude au commerce en coque. Pour une noix, les indicateurs commerciaux… [G01][G02]





