01 · Référence
Identité, taxonomie et nomenclature
Le CTIFL retient Lauerman pour l'Allemagne et Royal Ann pour les États-Unis. La littérature internationale ajoute Royal Anne, Wellington, Napoleon Wax, Queen Ann, Oxheart et d'autres appellations historiques. Ces noms doivent être conservés comme alias, mais la fiche française doit rester canonisée sur « Bigarreau Napoléon ».
Emperor Francis partage le génotype d'incompatibilité S3S4 et est donc incompatible avec Napoléon comme pollinisateur. Dans certaines bases historiques américaines, les synonymies ont été confuses ; le CTIFL le traite implicitement comme cultivar distinct en indiquant précisément l'incompatibilité.
Le plan directeur SILLOVA définit la partie 329 comme une fiche variétale détaillée de Bigarreau Napoléon, centrée sur l'origine, l'arbre, le fruit, la maturité, la conservation, les sensibilités et les usages. Il exige au minimum : origine, parenté, synonymes, vigueur, port, floraison, pollinisateurs, productivité, description du fruit, sucre et acidité, maturité, récolte, climat, maladies, ravageurs, désordres, conservation, transport, usages, bassins, atouts, limites et variétés comparables.
02 · Référence
Origine historique : Allemagne, Lauermann et renommage Napoléon
La référence moderne française la plus robuste est le CTIFL : variété ancienne originaire d'Allemagne dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
Les sources patrimoniales européennes précisent souvent qu'elle aurait été obtenue avant 1785 par Lauermann, puis rebaptisée Napoléon par l'horticulteur belge Parmentier à Enghien vers 1820-1828. Une source pomologique belge de 1853 attribuait au contraire l'obtention elle-même à Parmentier vers 1820. Hedrick, en 1915, recensait ces récits divergents et jugeait mieux authentifiée l'attribution du nom Napoléon à Parmentier en 1820.
En Angleterre, le nom Wellington a parfois remplacé Napoléon pour des raisons politiques. Sur la côte pacifique des États-Unis, la variété est devenue Royal Ann après la perte de l'étiquette d'un arbre lors de l'introduction par la famille Lewelling.
Le CTIFL retient Lauerman pour l'Allemagne et Royal Ann pour les États-Unis. La littérature internationale ajoute Royal Anne, Wellington, Napoleon Wax, Queen Ann, Oxheart et d'autres appellations historiques. Ces noms doivent être conservés comme alias, mais la fiche française doit rester canonisée sur « Bigarreau Napoléon ».
03 · Référence
Place unique dans la filière du bigarreau d’industrie
ANIBI présente la cerise blanche, dont Bigarreau Napoléon est la variété la plus connue, comme une production spécifique des régions méditerranéennes destinée aux cerises confites et aux cerises douces au sirop.
Le CTIFL qualifie Napoléon de principale variété douce pour l'industrie du fruit confit. Cette destination explique plusieurs caractères recherchés qui diffèrent d'une cerise de bouche moderne : couleur claire permettant la coloration après transformation, chair ferme, récolte mécanique possible, homogénéité de lot et aptitude à la conservation en saumure.
04 · Référence
Arbre : vigueur, port, ramification et productivité
Cette combinaison de forte vigueur et de mise à fruit rapide impose de raisonner charge, porte-greffe et taille ensemble. Un verger destiné à l'industrie peut rechercher un compromis différent d'un verger de bouche : débit de récolte, homogénéité de maturité et résistance des arbres à la vibration deviennent des critères majeurs.
05 · Référence
Floraison, autostérilité et génotype S
Napoléon est autostérile. Le CTIFL lui attribue le génotype S3S4, confirmé par plusieurs études moléculaires de l'incompatibilité gamétophytique du cerisier doux. Il appartient ainsi au groupe d'incompatibilité III dans les classifications internationales.
Le CTIFL cite Rainier et Burlat. La floraison est indiquée à l'époque de Burlat et Rainier. La fiche attire toutefois l'attention sur l'écart de maturité de plus de trois semaines avec Burlat, ce qui peut compliquer la protection phytosanitaire lorsque les deux variétés sont présentes dans le même bloc. Rainier est plus proche en calendrier de récolte.
06 · Référence
Choix du site : climat méditerranéen et besoins du cerisier
La filière industrielle est concentrée autour d'Apt, du Luberon et de la basse Durance. ANIBI met en avant un fort ensoleillement, des réseaux d'irrigation développés et un temps sec au moment de la récolte, conditions particulièrement favorables à une cerise sensible aux marques et à l'éclatement.
Intégrer le risque de pluie à maturité et le potentiel de protection anti-pluie lorsque le débouché le justifie.
Cette combinaison de forte vigueur et de mise à fruit rapide impose de raisonner charge, porte-greffe et taille ensemble. Un verger destiné à l'industrie peut rechercher un compromis différent d'un verger de bouche : débit de récolte, homogénéité de maturité et résistance des arbres à la vibration deviennent des critères majeurs.
07 · Référence
Porte-greffes et systèmes de verger modernes
Le CTIFL montre que le porte-greffe doit être choisi selon sol, vigueur variétale et système. Gisela 6 est semi-nanisant, très précoce et très productif, mais sensible à très sensible au Pseudomonas et déconseillé dans les situations où sol, climat et variété favorisent le chancre bactérien. Ce point est particulièrement important car Napoléon présente lui-même une sensibilité moyenne à forte au Pseudomonas.
Maxma 14 est un semi-nanisant de référence, à très bon ancrage et bonne compatibilité, mais peut rester trop vigoureux en sols fertiles pour des formes étroites.
08 · Référence
Densité, architecture et mécanisation du verger
Les références CTIFL sur les nouveaux systèmes de cerisier donnent, à titre de cadre, des distances entre rangs de 3,5 à 4 m ; sur le rang, environ 2 m avec Gisela 6 en sol moyennement fertile pour certaines variétés, ou 2,5 à 3 m avec Gisela 6 en sol poussant et Maxma 14. Ces chiffres ne constituent pas une densité spécifique à Napoléon.
09 · Référence
Fruit : morphologie, chair et présentation
Le fruit est bicolore, typiquement jaune clair à crème avec blush rose à rouge selon exposition et maturité. Cette couleur claire est un avantage majeur pour la transformation, car elle permet d'obtenir ensuite différentes couleurs de fruits confits. AptUnion commercialise ainsi le Bigarreau Napoléon confit en rouge, vert, jaune ou noir.
10 · Référence
Sucre, acidité et maturité technologique
Le CTIFL décrit le profil comme équilibré à acidulé mais ne publie pas, sur la fiche Napoléon, un seuil Brix national de récolte. Les valeurs de solides solubles varient fortement avec destination, bassin et maturité.
Dans des références internationales de transformation, Napoléon/Royal Ann peut être récoltée pour la saumure à un stade moins sucré que pour la consommation ou la conserve. Une synthèse technique américaine donne par exemple 14-18° Brix pour la saumure et au moins 20° Brix pour la conserve ; ces repères ne sont pas des cahiers des charges français.
| Caractère CTIFL | Napoléon |
|---|---|
| Vigueur | Forte |
| Port | Semi-érigé |
| Ramification | Moyenne |
| Mise à fruit | Très rapide |
| Productivité | Bonne à très bonne |
| Floribondité | Moyenne à forte |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie et nomenclature ?
Le CTIFL retient Lauerman pour l'Allemagne et Royal Ann pour les États-Unis. La littérature internationale ajoute Royal Anne, Wellington, Napoleon Wax, Queen Ann, Oxheart et d'autres appellations historiques. Ces noms doivent être conservés comme alias, mais la fiche française doit rester canonisée sur « Bigarreau Napoléon ». Emperor Francis partage le génotype d'incompatibilité S3S4 et est donc incompatible avec Napoléon… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur origine historique : allemagne, lauermann et renommage napoléon ?
La référence moderne française la plus robuste est le CTIFL : variété ancienne originaire d'Allemagne dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les sources patrimoniales européennes précisent souvent qu'elle aurait été obtenue avant 1785 par Lauermann, puis rebaptisée Napoléon par l'horticulteur belge Parmentier à Enghien vers 1820-1828. Une source pomologique belge de 1853 attribuait au contraire l'obtention elle… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur place unique dans la filière du bigarreau d’industrie ?
ANIBI présente la cerise blanche, dont Bigarreau Napoléon est la variété la plus connue, comme une production spécifique des régions méditerranéennes destinée aux cerises confites et aux cerises douces au sirop. Le CTIFL qualifie Napoléon de principale variété douce pour l'industrie du fruit confit. Cette destination explique plusieurs caractères recherchés qui diffèrent d'une cerise de bouche moderne : couleur claire permettant… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur arbre : vigueur, port, ramification et productivité ?
Cette combinaison de forte vigueur et de mise à fruit rapide impose de raisonner charge, porte-greffe et taille ensemble. Un verger destiné à l'industrie peut rechercher un compromis différent d'un verger de bouche : débit de récolte, homogénéité de maturité et résistance des arbres à la vibration deviennent des critères majeurs. [G01][G02]
Que faut-il retenir sur floraison, autostérilité et génotype s ?
Napoléon est autostérile. Le CTIFL lui attribue le génotype S3S4, confirmé par plusieurs études moléculaires de l'incompatibilité gamétophytique du cerisier doux. Il appartient ainsi au groupe d'incompatibilité III dans les classifications internationales. Le CTIFL cite Rainier et Burlat. La floraison est indiquée à l'époque de Burlat et Rainier. La fiche attire toutefois l'attention sur l'écart de maturité… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur choix du site : climat méditerranéen et besoins du cerisier ?
La filière industrielle est concentrée autour d'Apt, du Luberon et de la basse Durance. ANIBI met en avant un fort ensoleillement, des réseaux d'irrigation développés et un temps sec au moment de la récolte, conditions particulièrement favorables à une cerise sensible aux marques et à l'éclatement. Intégrer le risque de pluie à maturité et le potentiel de protection anti… [G01][G02]





