01 · Référence
Origine, découverte et diffusion historique
Le CTIFL attribue l'obtention à Léonard Burlat dans le Rhône. Les récits patrimoniaux lyonnais situent la découverte d'un semis intéressant à Gerland, à Lyon, pendant la Première Guerre mondiale, autour de 1915, puis sa diffusion par greffage.
La Ville de Lyon conserve cette histoire comme élément du patrimoine de Gerland. Cette composante territoriale explique la forte association de Burlat avec le bassin rhodanien, même si la variété a ensuite été largement diffusée dans plusieurs régions françaises.
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 328 une fiche variétale détaillée de Burlat, centrée sur l'origine, l'arbre, le fruit, la maturité, la conservation, les sensibilités et les usages. Les thèmes minimaux imposés sont : origine et sélection historique, parenté et synonymes ; vigueur, port, floraison, pollinisateurs et productivité ; forme, couleur, calibre, texture, goût, sucre et acidité ; date de maturité, récolte, alternance et climat ; maladies, ravageurs et désordres ; conservation, transport, usages, bassins, atouts, limites et variétés comparables.
02 · Référence
Arbre : vigueur, port, architecture et ramification
La fiche CTIFL décrit un arbre de vigueur forte à très forte et de port érigé. La densité de ramification est moyenne et l'angle d'insertion des branches est fermé, autour de 45°. Le gobelet figure parmi les formations possibles.
Éliminer les fruits momifiés et organes malades pour réduire l'inoculum de Monilia.
La liste FranceAgriMer/CTIFL du 25 juin 2026 confirme « Cerise Bigarreau HATIF BURLAT 370 » parmi les cultivars admis à la certification. Le système INFEL® s'ajoute à la certification officielle selon les normes de l'Union européenne ; la liste ne représente pas tous les cultivars existant dans l'UE.
03 · Référence
Mise à fruit, productivité et régularité
Le CTIFL qualifie la mise à fruit de moyenne. Dans le tableau détaillé, la production est « assez régulière sauf hivers doux » ; dans la synthèse générale, l'irrégularité de production est citée parmi les points négatifs. La meilleure interprétation est donc une production acceptable dans des conditions de froid satisfaisantes mais fortement déstabilisée par les hivers trop doux.
En forte production, les fruits peuvent se répartir en « manchons » sur les branches et l'homogénéité de calibre devient moyenne.
Le CTIFL indique que la mise à fruit et la productivité peuvent être améliorées avec des porte-greffes productifs comme Tabel®, Gisela 5, Gisela 6 ou Weiroot 158. Le choix doit cependant intégrer sol, climat, irrigation et charge.
Le CTIFL attribue l'obtention à Léonard Burlat dans le Rhône. Les récits patrimoniaux lyonnais situent la découverte d'un semis intéressant à Gerland, à Lyon, pendant la Première Guerre mondiale, autour de 1915, puis sa diffusion par greffage.
04 · Référence
Hivers doux, dormance et changement climatique
INRAE rappelle que le cerisier a des besoins en froid élevés pour lever correctement la dormance. Le réchauffement hivernal peut modifier la date et l'homogénéité du débourrement et de la floraison. Les programmes de recherche cherchent notamment des génotypes combinant besoins en froid plus faibles et besoins en chaleur adaptés pour limiter l'exposition aux gels tardifs.
Aucun seuil numérique officiel de froid propre à Burlat n'a été retrouvé dans les sources consultées ; SILLOVA doit privilégier le suivi local des unités de froid et de la phénologie plutôt qu'un chiffre générique.
05 · Référence
Floraison, autostérilité et allèles S
Burlat présente une floribondité forte et une floraison précoce. Elle est autostérile et son profil d'auto-incompatibilité est S3 S9.
Le CTIFL attire l'attention sur les délais avant récolte des traitements lorsqu'un bloc mélange des variétés de maturités éloignées : la variété la plus précoce peut imposer des contraintes au programme phytosanitaire du bloc.
06 · Référence
Porte-greffes : effets sur vigueur et précocité
Pour Burlat, le porte-greffe est un levier majeur car le cultivar est naturellement très vigoureux et seulement moyennement précoce à entrer en production. Le CTIFL cite explicitement Tabel®, Gisela 5, Gisela 6 et Weiroot 158 comme options productives permettant d'améliorer mise à fruit et productivité.
Les éléments de comparaison détaillés proviennent des fiches porte-greffes CTIFL ; aucun porte-greffe n'est supérieur partout.
07 · Référence
Sol, eau et implantation du verger
Le choix du sol relève davantage du couple cerisier-porte-greffe que du cultivar seul. Pour Burlat, la forte vigueur permet un bon développement sur des sols favorables, mais l'objectif est de garder une croissance équilibrée et un fruit suffisamment ferme.
Diagnostiquer profondeur, texture, drainage, pH, calcaire actif, matière organique et compaction avant plantation.
08 · Référence
Fruit : forme, pédoncule, calibre et fermeté
Le CTIFL décrit le fruit Burlat comme aplati, à pédoncule de longueur moyenne. Le calibre dominant est moyen, 22 à 26 mm, avec une homogénéité pouvant devenir moyenne lorsque l'arbre porte fortement.
La fermeté est faible à moyenne : Durofel 25 de 45 à 55. Le CTIFL argumentaire commercial décrit Burlat comme une cerise demi-ferme, nettement moins croquante que des bigarreaux modernes comme Folfer.
09 · Référence
Couleur, maturité et qualité gustative
La couleur de récolte optimale est le code CTIFL 3 à 4. À ces stades, Burlat conserve le meilleur compromis entre goût et tenue.
La qualité gustative est citée comme un point positif de la variété. La saveur est décrite comme équilibrée. Le sucre et l'acidité varient avec maturité, charge, irrigation et année ; aucun seuil national Brix spécifique à Burlat n'est publié dans la fiche CTIFL.
Le cahier des charges IGP accepte explicitement Hâtif Burlat. Il impose une récolte manuelle en plusieurs passages sur base du code couleur CTIFL et des critères de maturité. Le tableau du cahier des charges associe le groupe Hâtif Burlat / Summit à une couleur 3-4 et à un seuil minimal de richesse en sucre dans ce contexte IGP. Ces critères ne doivent pas être généralisés à toute Burlat française.
10 · Référence
Éclatement : sensibilité variétale et pluie pré-récolte
Burlat est classée sensible à l'éclatement par le CTIFL. L'éclatement résulte d'un ensemble de facteurs : absorption d'eau par le fruit, variations hydriques, pluie à maturité, propriétés de la cuticule, charge et stade.
La campagne PACA 2026 donne un exemple concret : les épisodes pluvieux début mai ont provoqué des éclatements sur les fruits déjà colorés, et le BSV indique que les variétés précoces sont souvent très sensibles. Burlat entrait alors en récolte dans le Bas Ventoux.
| Caractère | État CTIFL | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Vigueur | Forte à très forte | Besoin de maîtriser volume et hauteur |
| Port | Érigé | Ouvrir les charpentières en formation |
| Ramification | Densité moyenne | Éclairage à maintenir par taille |
| Angle d'insertion | Fermé, ~45° | Risque de canopée verticale et zones peu éclairées |
| Formation | Gobelet possible | Adaptée aux systèmes traditionnels ; autres architectures à raisonner avec porte-greffe |
| Taille | Longue ou mixte | Préserver équilibre bois/fructification |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur origine, découverte et diffusion historique ?
Le CTIFL attribue l'obtention à Léonard Burlat dans le Rhône. Les récits patrimoniaux lyonnais situent la découverte d'un semis intéressant à Gerland, à Lyon, pendant la Première Guerre mondiale, autour de 1915, puis sa diffusion par greffage. La Ville de Lyon conserve cette histoire comme élément du patrimoine de Gerland. Cette composante territoriale explique la forte association de Burlat avec… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur arbre : vigueur, port, architecture et ramification ?
La fiche CTIFL décrit un arbre de vigueur forte à très forte et de port érigé. La densité de ramification est moyenne et l'angle d'insertion des branches est fermé, autour de 45°. Le gobelet figure parmi les formations possibles. Éliminer les fruits momifiés et organes malades pour réduire l'inoculum de Monilia. [G01][G02]
Que faut-il retenir sur mise à fruit, productivité et régularité ?
Le CTIFL qualifie la mise à fruit de moyenne. Dans le tableau détaillé, la production est « assez régulière sauf hivers doux » ; dans la synthèse générale, l'irrégularité de production est citée parmi les points négatifs. La meilleure interprétation est donc une production acceptable dans des conditions de froid satisfaisantes mais fortement déstabilisée par les hivers trop doux. En forte production, les fruits… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur hivers doux, dormance et changement climatique ?
INRAE rappelle que le cerisier a des besoins en froid élevés pour lever correctement la dormance. Le réchauffement hivernal peut modifier la date et l'homogénéité du débourrement et de la floraison. Les programmes de recherche cherchent notamment des génotypes combinant besoins en froid plus faibles et besoins en chaleur adaptés pour limiter l'exposition aux gels tardifs. Aucun seuil numérique officiel… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur floraison, autostérilité et allèles s ?
Burlat présente une floribondité forte et une floraison précoce. Elle est autostérile et son profil d'auto-incompatibilité est S3 S9. Le CTIFL attire l'attention sur les délais avant récolte des traitements lorsqu'un bloc mélange des variétés de maturités éloignées : la variété la plus précoce peut imposer des contraintes au programme phytosanitaire du bloc. [G01][G02]
Que faut-il retenir sur porte-greffes : effets sur vigueur et précocité ?
Pour Burlat, le porte-greffe est un levier majeur car le cultivar est naturellement très vigoureux et seulement moyennement précoce à entrer en production. Le CTIFL cite explicitement Tabel®, Gisela 5, Gisela 6 et Weiroot 158 comme options productives permettant d'améliorer mise à fruit et productivité. Les éléments de comparaison détaillés proviennent des fiches porte-greffes CTIFL ; aucun porte-greffe n… [G01][G02]





