01 · Référence
Synthèse décisionnelle
La floraison est la phase où le colza convertit une architecture végétative en nombre de siliques puis en nombre de graines. Le rendement potentiel dépend davantage de la survie des fleurs et des jeunes siliques que du nombre maximal de fleurs émises. Un couvert vigoureux peut avorter une partie de ses organes reproducteurs et compenser par des ramifications ou des fleurs plus tardives ; un couvert déjà stressé possède une marge de compensation beaucoup plus faible. [S26, S28]
Le repère terrain le plus utile au démarrage est F1 : 50 % des plantes de la variété d’intérêt présentent au moins une fleur ouverte. Terres Inovia situe ensuite G1 - chute des premiers pétales et apparition des premières siliques - environ 6 à 12 jours plus tard selon les températures, soit autour de 100 degrés-jours en base 0. Cette fenêtre est déterminante pour raisonner le risque sclérotinia. [S03, S09]
La période allant du début de floraison à G4 + environ dix jours est particulièrement sensible au déficit hydrique. En essai Terres Inovia sous stress marqué, une irrigation positionnée pendant cette phase a procuré de l’ordre de 8 q/ha de gain pour 100 mm apportés ainsi qu’un gain de teneur en huile ; ce résultat est un ordre de grandeur expérimental et non une garantie économique. [S04, S20]
La floraison attire massivement les pollinisateurs. Le colza reste cependant capable de produire par autopollinisation : la contribution des insectes au rendement de colza de consommation varie fortement selon le contexte, de proche de zéro à environ 30 % dans la littérature compilée. L’ajout de ruches ne garantit donc pas un gain si la pollinisation est déjà suffisante. [S05, S31]
Sources principales : S02, S03, S04, S05, S06, S07, S10, S11, S26.
02 · Référence
Définition et place de la floraison dans l’itinéraire technique
La floraison correspond au principal stade BBCH 6 du colza, compris entre l’ouverture des premières fleurs et la fin de floraison. Dans l’itinéraire français du colza d’hiver, elle succède à la montaison et à l’apparition des inflorescences, puis chevauche rapidement la nouaison : les premières siliques se forment alors que les ramifications secondaires continuent à émettre des fleurs. [S32, S36]
Agronomiquement, il faut distinguer trois phénomènes simultanés : l’émission de fleurs, la fécondation et la survie des jeunes fruits. Une parcelle très jaune peut avoir beaucoup de fleurs mais une nouaison médiocre ; inversement, une floraison visuellement moins spectaculaire peut conserver suffisamment de siliques si la plante répartit efficacement ses assimilats. [S26]
Cette page est donc une page de pilotage transversal : elle connecte phénologie, eau, nutrition, pollinisation, maladies, ravageurs, réglementation et estimation du rendement. Pour SILLOVA, toute réponse doit demander au minimum la région, le stade, la variété, l’état hydrique, la vigueur du couvert, les symptômes et l’historique de pression sclérotinia avant de proposer une action. [S02, S03]
03 · Référence
Repères français 2026 : sole, production et campagne
Le colza reste l’un des grands oléagineux français. En avril 2026, Agreste estimait la sole à environ 1,38 million d’hectares, soit +9 % sur un an et environ +12 % par rapport à la moyenne 2021-2025. En juillet 2026, la récolte était estimée autour de 4,6 Mt : la hausse des surfaces était compensée par un rendement moyen en retrait par rapport à 2025. [S12]
La campagne 2025 avait été très favorable : Terres Univia/Terres Inovia indiquent environ 1,263 Mha de colza, un rendement national de 36,7 q/ha et une production proche de 4,63 Mt. Ces références montrent l’importance du contexte climatique annuel : les performances de floraison et de remplissage ne peuvent pas être interprétées indépendamment de la campagne. [S13]
En 2026, Terres Inovia décrit une floraison précoce, souvent chaotique et longue, exposée à des méligèthes précoces, puis à un mois d’avril exceptionnellement sec. Des pluies de début mai ont parfois restauré le nombre de graines par silique. La campagne constitue un cas d’école de l’interaction entre précocité thermique, ravageurs, enracinement et disponibilité en eau. [S22]
04 · Référence
Échelles de stades : BBCH, F1 et G1 sans les confondre
Deux langages coexistent. L’échelle BBCH décrit la floraison comme le stade principal 60 à 69. Les références internationales donnent par exemple BBCH 60 = première fleur ouverte, 61 = environ 10 % des fleurs de l’inflorescence principale ouvertes, 65 = pleine floraison et 69 = fin de floraison. [S32, S36]
05 · Référence
Comment déterminer le stade réel d’une parcelle
L’observation doit être représentative de la parcelle et non concentrée sur la bordure une zone claire ou les plantes les plus hautes Parcourir la parcelle en diagonale ou en W et observer plusieurs groupes de plantes Dans les parcelles hétérogènes noter séparément les zones précoces…
06 · Référence
Biologie de la fleur de colza
Le colza (Brassica napus) porte des fleurs jaunes à quatre pétales, typiques des Brassicacées, regroupées en grappes. Chaque fleur comprend des étamines productrices de pollen et un pistil contenant les ovules. Après pollinisation et fécondation, l’ovaire s’allonge et devient une silique. [S26, S32]
07 · Référence
Déclenchement de la floraison et déterminisme thermique
Chez le colza d’hiver, l’entrée en floraison résulte de l’interaction entre génotype, vernalisation, photopériode et température. Les gènes de type FLC, FT et CO participent à cette régulation. En pratique agronomique, la température accélère fortement l’enchaînement des stades une fois la reprise printanière engagée. [S47]
08 · Référence
Durée de floraison et hétérogénéité
La floraison totale d’une parcelle peut durer plusieurs semaines Une revue scientifique des travaux sur la pollinisation rapporte des durées d’environ 20 à 45 jours en Europe avec de fortes variations selon climat variété densité et architecture Les plantes peu denses et fortement ramifiées peuvent…
| Décision | Repère opérationnel | Erreur à éviter |
|---|---|---|
| Stade | Observer plusieurs zones de la parcelle ; raisonner sur la variété majoritaire | Se fier à la couleur générale ou à une date fixe |
| Sclérotinia | Repérer F1 puis anticiper G1 6-12 jours plus tard | Traiter trop tôt sur boutons ou trop tard après contamination |
| Méligèthe | La nuisibilité chute fortement dès que le pollen devient accessible dans les fleurs ouvertes | Traiter automatiquement une parcelle déjà en floraison |
| Eau | Surveiller réserve utile et stress entre F1 et G4 + 10 j | Attendre des symptômes visuels extrêmes |
| Pollinisateurs | Préserver les heures de butinage et les habitats ; éviter les traitements inutiles | Confondre présence d’abeilles et garantie de +30 % de rendement |
| Nutrition | Soufre et bore doivent être anticipés ; à floraison les corrections sont souvent trop tardives | Multiplier les foliaires non diagnostiqués |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse décisionnelle ?
La floraison est la phase où le colza convertit une architecture végétative en nombre de siliques puis en nombre de graines Le rendement potentiel dépend davantage de la survie des fleurs et des jeunes siliques que du nombre maximal de fleurs émises Un couvert vigoureux peut avorter une partie de ses organes reproducteurs et compenser par des ramifications ou des fleurs plus tardives un couvert déjà stressé possède une marge de compensation beaucoup plus faible S26 S28 Le repère terrain le plus utile au démarrage est F1 50 des plantes… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition et place de la floraison dans l’itinéraire technique ?
La floraison correspond au principal stade BBCH 6 du colza compris entre l’ouverture des premières fleurs et la fin de floraison Dans l’itinéraire français du colza d’hiver elle succède à la montaison et à l’apparition des inflorescences puis chevauche rapidement la nouaison les premières siliques se forment alors que les ramifications secondaires continuent à émettre des fleurs S32 S36 Agronomiquement il faut distinguer trois phénomènes simultanés l’émission de fleurs la fécondation et la survie des jeunes fruits Une parcelle très jaune peut avoir beaucoup de fleurs mais une nouaison médiocre… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur repères français 2026 : sole, production et campagne ?
Le colza reste l’un des grands oléagineux français En avril 2026 Agreste estimait la sole à environ 1 38 million d’hectares soit 9 sur un an et environ 12 par rapport à la moyenne 2021-2025 En juillet 2026 la récolte était estimée autour de 4 6 Mt la hausse des surfaces était compensée par un rendement moyen en retrait par rapport à 2025 S12 La campagne 2025 avait été très favorable Terres Univia Terres Inovia indiquent environ 1 263 Mha de colza un rendement national de 36 7 q ha… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur échelles de stades : bbch, f1 et g1 sans les confondre ?
Deux langages coexistent L’échelle BBCH décrit la floraison comme le stade principal 60 à 69 Les références internationales donnent par exemple BBCH 60 première fleur ouverte 61 environ 10 des fleurs de l’inflorescence principale ouvertes 65 pleine floraison et 69 fin de floraison S32 S36 Terres Inovia utilise en pratique des repères historiques très utiles sur colza d’hiver F1 quand 50 des plantes présentent au moins une fleur ouverte puis G1 quand les premiers pétales chutent et que les dix premières siliques de la hampe principale sont formées avec une… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur comment déterminer le stade réel d’une parcelle ?
L’observation doit être représentative de la parcelle et non concentrée sur la bordure une zone claire ou les plantes les plus hautes Parcourir la parcelle en diagonale ou en W et observer plusieurs groupes de plantes Dans les parcelles hétérogènes noter séparément les zones précoces moyennes et tardives avant de retenir le stade majoritaire pour une décision générale S03 S34 En présence d’une variété piège à méligèthes très précoce ne pas l’intégrer dans le diagnostic de F1 G1 de la variété d’intérêt Son rôle est précisément de fleurir plusieurs jours… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur biologie de la fleur de colza ?
Le colza Brassica napus porte des fleurs jaunes à quatre pétales typiques des Brassicacées regroupées en grappes Chaque fleur comprend des étamines productrices de pollen et un pistil contenant les ovules Après pollinisation et fécondation l’ovaire s’allonge et devient une silique S26 S32 La fleur est de courte durée à l’échelle individuelle mais la plante prolonge la floraison par l’ouverture successive des boutons sur la hampe principale puis sur les ramifications Cette organisation étale la période de fécondation et donne au colza une forte plasticité des fleurs avortées tôt peuvent… [S01][S02][S03]





