Référence agronomique · France

Arboriculture · Espèces et variétés fruitières

Ferraduel

Prunus dulcis · cultivar Ferraduel

Ferraduel appartient à la génération de cultivars qui a structuré la relance génétique française de l’amandier au XXe siècle. La littérature scientifique récente la rattache au programme de sélection de l’INRA et indique un croisement Cristomorto × Aï, avec introduction en 1969. Aï est une ancienne variété française recherchée pour sa floraison tardive et certaines aptitudes…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 13 min
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Vue agricole consacrée à ferraduel
Ferraduel · Illustration documentaire SILLOVA
15 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Prunus dulcis [Mill.] D.A. Webb (Rosaceae); synonyme taxonomique…

Espèce

Repère à contextualiser [S02][S03]

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Consolidé

France - programme d’amélioration de l’INRA, aujourd’hui…

Origine

Repère à contextualiser [S02][S03]

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Consolidé

Cristomorto × Aï (ordre des parents parfois inversé dans…

Parentage

Repère à contextualiser [S02][S03]

04
Consolidé

Fin des années 1960 ; la revue scientifique 2025 retient…

Introduction / diffusion

Repère à contextualiser [S02][S03]

01 · Référence

Origine, obtention, parenté et histoire

Ferraduel appartient à la génération de cultivars qui a structuré la relance génétique française de l’amandier au XXe siècle. La littérature scientifique récente la rattache au programme de sélection de l’INRA et indique un croisement Cristomorto × Aï, avec introduction en 1969. Aï est une ancienne variété française recherchée pour sa floraison tardive et certaines aptitudes sanitaires ; Cristomorto est une variété italienne également…

La reconstruction généalogique de 220 génotypes d’amandier publiée en 2021 confirme le poids de quelques fondateurs, notamment Cristomorto et Aï, dans la sélection française. Ferraduel et Ferragnès sont deux cultivars apparentés issus du même couple parental, mais ils diffèrent par leur S-génotype, leur morphologie du fruit, leur coque et certains comportements sanitaires. Cette proximité génétique explique qu’ils aient longtemps été associés dans les vergers sans pour autant être interchangeables.

Sources de cette section [S04][S05][S02]

02 · Référence

Place de Ferraduel dans la filière amande française

Le CTIFL cite Ferraduel parmi les principales variétés cultivées en France issues du programme INRA, avec Lauranne, Mandaline et Ferragnès. Historiquement, l’évaluation variétale a surtout été conduite à Nîmes-Balandran et à l’INRA d’Avignon, ce qui reflète le cœur méditerranéen de la culture. La relance récente intéresse aussi Auvergne-Rhône-Alpes et d’autres territoires où la question n’est plus seulement…

Les statistiques nationales ne ventilent pas systématiquement les surfaces par variété. Ferraduel ne peut donc pas être créditée d’un nombre officiel d’hectares en 2026. Il est préférable de présenter sa place comme celle d’une variété historique de référence et d’un pollinisateur traditionnel de Ferragnès, tout en indiquant que les nouveaux projets s’appuient aussi sur des variétés auto-compatibles et extra-tardives.

Sources de cette section [S09]

03 · Référence

Botanique, arbre, port et vigueur

Ferraduel est un amandier caduc de la famille des Rosaceae. Comme les autres cultivars de Prunus dulcis, il forme une charpente pérenne portant des rameaux végétatifs, des rameaux mixtes et des organes courts fructifères. La revue de 2025 décrit un arbre de vigueur moyenne, à port dressé à étalé, et une fructification sur rameaux d’un an et bouquets courts. Ce profil facilite une conduite…

Une vigueur excessive n’est pas un avantage automatique. Elle peut retarder la stabilisation de la mise à fruit, augmenter l’ombre interne, compliquer la récolte mécanique et créer un microclimat plus humide favorable aux maladies de rameaux. À l’inverse, un arbre trop faible limite la formation de bois renouvelable et le potentiel de fructification. L’objectif de taille est donc une charpente solide, éclairée, accessible et régulièrement renouvelée.

Sources de cette section [S02][S03]

04 · Référence

Fructification, mise à fruit, productivité et alternance

Ferraduel est classée à forte productivité dans la synthèse internationale, mais cette mention décrit un potentiel variétal et non un rendement garanti. Chez l’amandier, le nombre de fruits final résulte d’une chaîne de contraintes : quantité de fleurs, compatibilité du pollen, activité des abeilles, température pendant la floraison, gel, nouaison, disponibilité hydrique, surface foliaire, charge de l’année précédente et protection sanitaire.

L’alternance peut apparaître lorsque la charge d’une année limite la croissance végétative et la différenciation florale de l’année suivante. Des descriptions professionnelles signalent une certaine tendance à l’alternance chez Ferraduel dans certains contextes. Pour la contenir, le pilotage doit rechercher une alimentation hydrique régulière, une nutrition équilibrée, une taille qui renouvelle le bois fructifère et une pollinisation suffisamment robuste pour éviter des années de très faible nouaison suivies de surcharges.

Sources de cette section [S02][S03]

05 · Référence

Floraison, besoins thermiques et risque de gel

La floraison très tardive est l’un des marqueurs majeurs de Ferraduel. La revue de Calle et al. l’associe à un besoin en froid d’environ 54 Chill Hours et à un besoin de chaleur après levée de dormance d’environ 9 272 Growing Degree Hours dans les jeux de données harmonisés utilisés par les auteurs. Ces valeurs sont des repères scientifiques dépendants du…

Le caractère très tardif réduit le risque par rapport aux cultivars précoces mais ne l’annule pas. À Gotheron dans la Drôme, INRAE a souligné que les variétés françaises courantes, dont Ferraduel, peuvent fleurir entre fin février et début mars et subir des gels certains printemps. Le BSV PACA 2026 montre également que la phénologie varie fortement selon secteur et année : au 24 mars 2026, plusieurs sites avaient déjà atteint la chute ou la fin de chute des pétales pour les principales variétés.

Sources de cette section [S11][S04]

06 · Référence

Auto-incompatibilité, S-allèles et pollinisation

Ferraduel est auto-incompatible : son propre pollen ne suffit pas à assurer une production commerciale. La revue 2025 rapporte le génotype d’incompatibilité S1S4. Ferragnès est rapportée S1S3. Les deux cultivars partagent donc l’allèle S1, mais la littérature sur l’amandier…

En pratique française, la Chambre d’agriculture qualifie Ferraduel de pollinisateur traditionnel de Ferragnès. Cette association historique est un signal opérationnel fort. Pour autant, la conception moderne d’un verger ne doit pas dépendre d’une seule paire variétale : un troisième cultivar compatible et des ressources favorables aux pollinisateurs peuvent sécuriser la nouaison quand la météo décale les courbes de floraison.

Sources de cette section [S04][S03][S06]

07 · Référence

Conception du verger et choix des pollinisateurs

La pollinisation doit être intégrée dès le plan de plantation. Un verger de Ferraduel destiné à produire ne peut pas être conçu comme un bloc génétiquement uniforme. Il faut sélectionner au moins une variété compatible dont la floraison recouvre celle de Ferraduel…

Les courbes de floraison peuvent se décaler d’une année à l’autre : la date moyenne n’est donc pas suffisante. Pour SILLOVA, la bonne donnée structurée n’est pas seulement « floraison tardive », mais une série locale : début de floraison, 10 %, 50 %, pleine floraison, chute des pétales, fin de floraison, avec température et station. Cette approche permet de construire à terme une matrice de compatibilité phénologique par bassin.

Sources de cette section [S02][S03]

08 · Référence

Fruit, coque et amandon : description pomologique

Ferraduel produit un fruit sec dont l’endocarpe forme une coque très dure. La synthèse 2025 décrit l’amandon comme elliptique à allongé, de taille intermédiaire autour de 1,3 g, avec une surface ridée et une couleur intermédiaire. La coque très…

Le fruit en coque est souvent décrit comme long et large, avec une coque dure. Le taux très faible d’amandons doubles est un avantage pour les marchés recherchant homogénéité, tri et transformation. En revanche, la coque dure explique pourquoi la variété est déconseillée par la Chambre d’agriculture pour la vente directe en coque : le consommateur final est moins bien équipé pour la casser et la proportion de coque transportée est élevée.

Sources de cette section [S02][S03]

09 · Référence

Calibre, rendement au cassage, doubles et qualité commerciale

Le rendement au cassage est un indicateur central pour Ferraduel parce que la coque est très dure. La revue internationale retient environ 28 %. Dans l’essai GRAB 2023 conduit sur une parcelle d’Auvergne-Rhône-Alpes, un échantillon de Ferraduel a toutefois…

Pour un outil d’aide à la décision, un seul pourcentage ne doit donc pas être stocké comme vérité absolue. Il faut conserver la valeur, l’année, la localisation, le nombre de fruits, le statut frais/sec et la méthode. Le même principe vaut pour le taux de doubles : la littérature situe Ferraduel très bas, et l’échantillon GRAB 2023 n’a observé aucun double sur 104 fruits, mais cela ne prouve pas une fréquence nulle dans toutes les conditions.

Sources de cette section [S02][S03]

10 · Référence

Goût, composition et notion d’acidité

Contrairement à une pomme ou une poire, l’amande ne se caractérise pas professionnellement par un couple sucre/acidité mesuré en °Brix et acide malique. La qualité de l’amandon repose davantage sur la teneur en eau, la texture, la composition lipidique…

L’acidité pertinente pour le stockage est surtout l’acidité libre de l’huile et l’oxydation lipidique, qui augmentent en cas de mauvaise conservation. Une humidité excessive, une température élevée, l’oxygène et la durée accélèrent le rancissement et peuvent favoriser les moisissures. La stratégie qualité consiste donc à récolter à maturité, écaler rapidement, sécher jusqu’à un niveau sûr, trier puis stocker au sec et au frais.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
CritèreFerraduel - référence de travail
EspècePrunus dulcis [Mill.] D.A. Webb (Rosaceae); synonyme taxonomique fréquemment rencontré : Prunus amygdalus Batsch
OrigineFrance - programme d’amélioration de l’INRA, aujourd’hui INRAE
ParentageCristomorto × Aï (ordre des parents parfois inversé dans des sources secondaires ; le couple parental est concordant)
Introduction / diffusionFin des années 1960 ; la revue scientifique 2025 retient 1969
FertilitéAuto-incompatible
S-génotypeS1S4 dans la revue de Calle et al. (2025)
Sources de cette section [S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur origine, obtention, parenté et histoire ?

Ferraduel appartient à la génération de cultivars qui a structuré la relance génétique française de l’amandier au XXe siècle. La littérature scientifique récente la rattache au programme de sélection de l’INRA et indique un croisement Cristomorto × Aï, avec introduction en 1969. Aï est une ancienne variété française recherchée pour sa floraison tardive et certaines aptitudes sanitaires ; Cristomorto est une… [S04][S05][S02]

Que faut-il retenir sur place de ferraduel dans la filière amande française ?

Le CTIFL cite Ferraduel parmi les principales variétés cultivées en France issues du programme INRA, avec Lauranne, Mandaline et Ferragnès. Historiquement, l’évaluation variétale a surtout été conduite à Nîmes-Balandran et à l’INRA d’Avignon, ce qui reflète le cœur méditerranéen de la culture. La relance récente intéresse aussi Auvergne-Rhône-Alpes et d’autres territoires où la question n… [S09]

Que faut-il retenir sur botanique, arbre, port et vigueur ?

Ferraduel est un amandier caduc de la famille des Rosaceae. Comme les autres cultivars de Prunus dulcis, il forme une charpente pérenne portant des rameaux végétatifs, des rameaux mixtes et des organes courts fructifères. La revue de 2025 décrit un arbre de vigueur moyenne, à port dressé à étalé, et une fructification sur rameaux d’un an et bouquets courts. Ce profil… [S02][S03]

Que faut-il retenir sur fructification, mise à fruit, productivité et alternance ?

Ferraduel est classée à forte productivité dans la synthèse internationale, mais cette mention décrit un potentiel variétal et non un rendement garanti. Chez l’amandier, le nombre de fruits final résulte d’une chaîne de contraintes : quantité de fleurs, compatibilité du pollen, activité des abeilles, température pendant la floraison, gel, nouaison, disponibilité hydrique, surface foliaire, charge de l’année précédente et protection… [S02][S03]

Que faut-il retenir sur floraison, besoins thermiques et risque de gel ?

La floraison très tardive est l’un des marqueurs majeurs de Ferraduel. La revue de Calle et al. l’associe à un besoin en froid d’environ 54 Chill Hours et à un besoin de chaleur après levée de dormance d’environ 9 272 Growing Degree Hours dans les jeux de données harmonisés utilisés par les auteurs. Ces valeurs sont des repères… [S11][S04]

Que faut-il retenir sur auto-incompatibilité, s-allèles et pollinisation ?

Ferraduel est auto-incompatible : son propre pollen ne suffit pas à assurer une production commerciale. La revue 2025 rapporte le génotype d’incompatibilité S1S4. Ferragnès est rapportée S1S3. Les deux cultivars partagent donc l’allèle S1, mais la littérature sur l’amandier montre qu’une pollinisation dite semi-compatible peut rester pleinement efficace sur le terrain lorsque l’autre allèle diffère, sous… [S04][S03][S06]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 15

  1. S02
  2. S03
  3. S04
  4. S05
  5. S06
  6. S07
  7. S08
  8. S09