01 · Référence
Définition, fonction agronomique et place dans les systèmes français
Un enrouleur est une machine d’aspersion mobile dans laquelle un canon d’arrosage — ou une rampe — est porté par un chariot alimenté par un tuyau en polyéthylène. Le tuyau est tiré sur la parcelle puis rembobiné progressivement sur une bobine ; ce retour fait avancer le chariot et transforme un débit continu en lame d’eau appliquée sur une bande. ARVALIS décrit l’ensemble canon, arrivée d’eau, bobine, palpeur de sécurité, turbine et système de trancannage. [S02]
Sa force principale est la mobilité une même machine peut passer d’une parcelle à l’autre et s’intégrer à une rotation où certaines cultures sont irriguées et d’autres non Cette flexibilité explique sa forte implantation historique en grandes cultures françaises La contrepartie est un besoin de main-d’œuvre et de logistique de positionnement plus élevé que sur…
02 · Référence
Architecture complète de la machine
Le châssis doit résister à la masse propre, au poids de l’eau contenue, aux efforts de traction du PE et aux couples de la bobine. La stabilité au départ de la bande est une condition de sécurité : machine nivelée, béquilles ou ancrages correctement posés, tourelle verrouillée et axe du tuyau cohérent avec le trajet du chariot. Une mauvaise implantation favorise le ripage, le mauvais trancannage et des efforts latéraux anormaux.
Les gros enrouleurs sont routiers ou remorqués à vitesse limitée selon leur homologation, leur freinage, leurs dimensions et le tracteur. La notice, la plaque machine et la réglementation routière applicable au convoi font foi ; il faut distinguer la capacité de déplacer la machine dans la parcelle et l’autorisation de circuler sur voie publique.
03 · Référence
Canon, buse, secteur et rampe
Le canon transforme la pression disponible en vitesse de jet, portée et distribution radiale. Ses réglages essentiels sont la buse, la pression au canon, l’angle de trajectoire, le secteur arrosé et la vitesse de rotation/retour. Les tables pluviométriques du fabricant du canon doivent être le document de référence : elles associent diamètre de buse, pression, débit et portée.
Comme ordre de grandeur technique la fiche Chambres Grand Est situe l’enrouleur-canon autour de 4 à 6 bar et 40 à 120 m³ h avec une pression au canon de 5 à 6 bar recommandée dans cette fiche pour une bonne répartition Elle donne pour un enrouleur de diamètre 125 mm des exemples de buses…
04 · Référence
Hydraulique : débit, pression, pertes de charge
Le débit est un volume par unité de temps ; la pression représente l’énergie disponible par unité de surface. Une installation ne se dimensionne pas en « m³/h » seulement : il faut disposer du débit demandé à la pression nécessaire au point de distribution, après pertes dans la pompe, conduites, vannes, dénivelé, turbine et tuyau PE. ARVALIS rappelle 1 bar ≈ 10,2 m de colonne d’eau. [S02]
Le dénivelé se traite en pression statique : dans la fiche Chambres, 10 m d’élévation ajoutent environ 1 bar à fournir. Un point d’eau 25 m plus bas que le canon peut donc représenter ~2,5 bar supplémentaires avant même les pertes dynamiques. [S05]
05 · Référence
Dose, vitesse d’avancement et écartement entre bandes
V (m/h) = 1000 × Q (m³/h) ÷ [D (mm) × E (m)]
La formule publiée par la Chambre du Gers relie directement les quatre variables de terrain. Elle suppose que Q est le débit réellement appliqué, E l’écartement réel entre positions et V la vitesse réelle du chariot. [S03]
Calculs SILLOVA avec la formule de la Chambre du Gers Ne pas confondre vitesse affichée et vitesse vérifiée…
06 · Référence
Largeur utile, portée et vent
La portée géométrique du canon n’est pas l’écartement recommandé entre bandes. L’uniformité vient du recouvrement des profils de pluie successifs. Le fabricant du canon ou les essais de terrain fournissent une largeur utile ; l’écartement doit être resserré quand le vent déforme le profil. L’écartement excessif crée une sous-dose entre bandes, même si le sol est visiblement mouillé partout.
ARVALIS recommande, dans les zones ventées, d’éviter les créneaux les plus exposés et rappelle que des méthodes comme IRRIPARC peuvent intégrer vent, angle de secteur, buse, pression et écartement pour apprécier l’uniformité. [S07]
07 · Référence
Uniformité : comment la mesurer au champ
La performance d’un enrouleur ne se juge pas au seul débit Des pluviomètres disposés transversalement à la bande permettent de mesurer les hauteurs d’eau et de calculer un coefficient d’uniformité par exemple le coefficient de Christiansen CUC Le projet PR NF EN ISO 8224-1 en enquête publique en août 2026 décrit des essais de laboratoire et de terrain destinés aux machines d’irrigation mobiles dont l’évaluation de l’uniformité sur une bande et de la vitesse de…
Un CUC élevé traduit une faible dispersion des hauteurs mesurées. Il n’existe pas dans ce dossier de seuil universel imposé à toute culture : l’interprétation doit tenir compte du protocole, du vent, de la dose, de la culture, du sol et des références du fabricant ou de l’organisme d’essai.
08 · Référence
Intensité de pluie, infiltration et ruissellement
Une bonne uniformité n’empêche pas le ruissellement si l’intensité instantanée dépasse la capacité d’infiltration. Les sols battants, les pentes, les surfaces croûtées et les pluies sur sol déjà humide sont les plus sensibles. Le canon concentre temporairement une forte intensité autour de la zone balayée ; il faut donc vérifier le comportement du sol pendant les premiers passages.
| Niveau | Nature de la donnée | Usage dans SILLOVA |
|---|---|---|
| A | Droit, guide national sécheresse, statistiques publiques | Règles, obligations, chiffres nationaux, date de validité |
| B | ARVALIS, Chambres d’agriculture, littérature technique | Réglages, hydraulique, qualité d’application, énergie, économie |
| C | Normes / projets de normes | Protocoles de mesure et vocabulaire de performance |
| D | Constructeurs / fournisseurs | Exemples de configurations, automatismes et dimensions à vérifier modèle par modèle |
| E | Calculs SILLOVA | Conversions et scénarios dérivés des équations publiées ; hypothèses explicites |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur définition, fonction agronomique et place dans les systèmes français ?
Un enrouleur est une machine d’aspersion mobile dans laquelle un canon d’arrosage ou une rampe est porté par un chariot alimenté par un tuyau en polyéthylène Le tuyau est tiré sur la parcelle puis rembobiné progressivement sur une bobine ce retour fait avancer le chariot et transforme un débit continu en lame d’eau appliquée sur une bande ARVALIS décrit l’ensemble canon arrivée d’eau bobine palpeur de sécurité turbine et système de trancannage S02 Sa force principale est la mobilité une même machine peut passer d’une parcelle à l’autre et s’intégrer… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur architecture complète de la machine ?
Le châssis doit résister à la masse propre au poids de l’eau contenue aux efforts de traction du PE et aux couples de la bobine La stabilité au départ de la bande est une condition de sécurité machine nivelée béquilles ou ancrages correctement posés tourelle verrouillée et axe du tuyau cohérent avec le trajet du chariot Une mauvaise implantation favorise le ripage le mauvais trancannage et des efforts latéraux anormaux Les gros enrouleurs sont routiers ou remorqués à vitesse limitée selon leur homologation leur freinage leurs dimensions et le tracteur… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur canon, buse, secteur et rampe ?
Le canon transforme la pression disponible en vitesse de jet portée et distribution radiale Ses réglages essentiels sont la buse la pression au canon l’angle de trajectoire le secteur arrosé et la vitesse de rotation retour Les tables pluviométriques du fabricant du canon doivent être le document de référence elles associent diamètre de buse pression débit et portée Comme ordre de grandeur technique la fiche Chambres Grand Est situe l’enrouleur-canon autour de 4 à 6 bar et 40 à 120 m³ h avec une pression au canon de 5 à… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur hydraulique : débit, pression, pertes de charge ?
Le débit est un volume par unité de temps la pression représente l’énergie disponible par unité de surface Une installation ne se dimensionne pas en m³ h seulement il faut disposer du débit demandé à la pression nécessaire au point de distribution après pertes dans la pompe conduites vannes dénivelé turbine et tuyau PE ARVALIS rappelle 1 bar 10 2 m de colonne d’eau S02 Le dénivelé se traite en pression statique dans la fiche Chambres 10 m d’élévation ajoutent environ 1 bar à fournir Un point d’eau 25 m… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dose, vitesse d’avancement et écartement entre bandes ?
V (m/h) = 1000 × Q (m³/h) ÷ [D (mm) × E (m)] La formule publiée par la Chambre du Gers relie directement les quatre variables de terrain. Elle suppose que Q est le débit réellement appliqué, E l’écartement réel entre positions et V la vitesse réelle du chariot. [S03] Calculs SILLOVA avec la formule de la Chambre du Gers Ne pas confondre vitesse affichée et vitesse vérifiée… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur largeur utile, portée et vent ?
La portée géométrique du canon n’est pas l’écartement recommandé entre bandes L’uniformité vient du recouvrement des profils de pluie successifs Le fabricant du canon ou les essais de terrain fournissent une largeur utile l’écartement doit être resserré quand le vent déforme le profil L’écartement excessif crée une sous-dose entre bandes même si le sol est visiblement mouillé partout ARVALIS recommande dans les zones ventées d’éviter les créneaux les plus exposés et rappelle que des méthodes comme IRRIPARC peuvent intégrer vent angle de secteur buse pression et écartement pour apprécier l’uniformité… [S01][S02][S03]





