01 · Référence
Mode d’emploi, méthode et qualité des données
Le plan directeur SILLOVA définit la partie 29 comme une page spécialisée sur la production d’agneaux et la conduite des troupeaux allaitants, à documenter sur les systèmes de production, les races et croisements, le calendrier de reproduction, la croissance et la finition, le pâturage et l’autonomie alimentaire, la qualité de carcasse, la santé des agneaux, ainsi que les coûts, prix, saisonnalité et labels [S01].
Le présent dossier reprend ce périmètre et l’élargit aux dimensions indispensables à une base de référence : structure de la filière, histoire, bassins, bâtiments, travail, mécanisation, numérique, traçabilité, réglementation, PAC, génétique, environnement, climat, pastoralisme, indicateurs de performance, FAQ, glossaire et modèle de données.
02 · Référence
Résumé exécutif — ce qu’il faut retenir
L’élevage ovin viande français est une production de ruminants très liée à l’herbe aux prairies et aux territoires à contraintes naturelles mais extrêmement diverse dans ses modes de conduite systèmes fourragers intensifiés herbagers de plaine systèmes de montagne grands pastoraux méditerranéens polyculture-élevage agneaux de bergerie agneaux d’herbe ventes standard ou sous signe officiel de qualité La performance d’un atelier ne se résume donc jamais à un nombre d’agneaux ou à un prix au kilogramme elle…
En 2025 l’OFPM estime le cheptel ovin français à 6 7 millions de têtes dont environ 3 4 millions de brebis allaitantes et 1 5 million de brebis laitières La production française de viande ovine est d’environ 66 200 tonnes équivalent carcasse tec contre une consommation intérieure de 137 200 tec Les importations de viande…
03 · Référence
Définitions, histoire et place de l’ovin viande dans l’agriculture française
L’élevage ovin viande désigne l’ensemble des systèmes dans lesquels les moutons sont conduits principalement pour produire des agneaux destinés à la viande. Le noyau de production est un troupeau de brebis allaitantes : les brebis mettent bas, allaitent les agneaux, puis ceux-ci sont commercialisés après une phase de croissance et, selon le système, une finition à l’herbe, en bergerie ou mixte. Les brebis de réforme et, plus marginalement, certains animaux adultes fournissent également de la viande.
Le terme « allaitant » distingue ce système de l’ovin lait : le lait de la brebis est destiné en priorité à l’agneau et non à la traite commerciale. Des exploitations peuvent néanmoins être mixtes ou intégrer plusieurs ateliers. La frontière « viande/lait » est donc une finalité économique dominante plutôt qu’une différence biologique absolue.
04 · Référence
Filière ovine viande française : cheptel, production, régions et comparaison européenne
Agreste comptabilisait 6 607 millions d’ovins en 2024 Parmi eux 3 047 millions étaient des brebis viande et 1 198 million des brebis laitières Entre 2014 et 2024 le cheptel total a reculé de 7 9 mais la baisse est plus forte pour les brebis viande -12 6 S03 S04 La diminution résulte à la fois de sorties d’exploitations du vieillissement des actifs de la concurrence d’autres activités des contraintes de travail de la prédation…
En 2024, la France se situe au quatrième rang de l’Union européenne pour le nombre d’ovins, derrière l’Espagne, la Roumanie et la Grèce [S03][S04]. Les trajectoires sont contrastées : la Roumanie et l’Irlande ont gagné des animaux sur la décennie 2014–2024, tandis que l’Italie, la Grèce, l’Espagne et la France ont reculé.
05 · Référence
Systèmes de production d’agneaux en France
L’OFPM reprend la typologie Inosys–Réseaux d’élevage pour comparer les coûts de production. Elle distingue quatre familles. Cette typologie est utile car elle relie les résultats économiques à la base fourragère et au degré de dépendance aux parcours, plutôt qu’à une opposition simpliste « intensif/extensif » [S02].
Dans les systèmes de bergerie la croissance après sevrage est pilotée par des fourrages conservés de bonne qualité et une complémentation énergétique protéique Le principal avantage est la maîtrise du calendrier le lot est pesé trié et préparé pour un poids de carcasse donné y compris à des saisons où l’herbe est insuffisante Les contreparties…
06 · Référence
Races ovines, croisements et stratégie génétique
La génétique d’un troupeau allaitant peut être raisonnée autour de trois fonctions : maternalité, adaptation au milieu et aptitude bouchère. Une même race peut combiner plusieurs fonctions, mais les systèmes de croisement permettent de les spécialiser.
Exemples non exhaustifs ; la page SILLOVA « Races ovines françaises » doit porter le catalogue détaillé. Les programmes de sélection officiels sont la référence.
Le croisement terminal consiste à accoupler des brebis choisies pour leurs qualités maternelles leur rusticité et leur adaptation à une race de bélier sélectionnée pour la croissance et les aptitudes bouchères Les agneaux…
07 · Référence
Reproduction : saisonnalité, lutte, agnelage et renouvellement
La brebis est une espèce à reproduction saisonnière naturellement favorisée par la diminution de la durée du jour La photopériode agit via la mélatonine et explique pourquoi la fertilité naturelle est généralement meilleure en automne que lors des luttes de printemps Le degré de saisonnalité varie fortement selon race latitude âge état corporel et historique du troupeau Un cycle œstral est d’environ 17 jours une gestation dure autour de cinq mois ce qui permet de…
L’état corporel est un indicateur central Le CIIRPO recommande de préparer les brebis avant la lutte et cite un objectif courant d’environ 3 points de note d’état corporel au début de la période d’accouplement avec adaptation au système S13 Les brebis trop maigres sont davantage exposées à une faible fertilité et à des portées plus…
08 · Référence
Agnelage, nouveau-né et prévention de la mortalité
La période d’agnelage concentre une grande partie du risque technique de l’atelier mise bas prise colostrale thermorégulation lien mère agneau mamelle adoption des multiples et détection des brebis malades Une amélioration de quelques points de survie peut peser davantage sur le nombre d’agneaux vendus qu’une hausse équivalente de prolificité La préparation doit donc être pensée comme un processus de prévention lots homogènes aire propre et sèche matériel prêt registre des interventions surveillance proportionnée au risque…
Alloter selon le nombre de fœtus lorsque l’échographie le permet : les besoins augmentent fortement en fin de gestation et les brebis portant deux ou trois agneaux n’ont pas la même capacité d’ingestion ni le même risque métabolique que les simples.
| Donnée | Fréquence de mise à jour conseillée | Source prioritaire |
|---|---|---|
| Cheptel / exploitations | Annuelle | Agreste / GraphAgri |
| Abattages / échanges | Mensuelle puis bilan annuel | Agreste / FranceAgriMer |
| Prix agneau / cotations | Hebdomadaire à mensuelle | RNM / FranceAgriMer / OFPM |
| FCO et restrictions sanitaires | Hebdomadaire ou à chaque alerte | Ministère / GDS / DDPP |
| Aide ovine PAC | Chaque campagne | Ministère / Télépac / instruction technique |
| SIQO et cahiers des charges | À chaque modification réglementaire | INAO / JOUE / Légifrance |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur mode d’emploi, méthode et qualité des données ?
Le plan directeur SILLOVA définit la partie 29 comme une page spécialisée sur la production d’agneaux et la conduite des troupeaux allaitants à documenter sur les systèmes de production les races et croisements le calendrier de reproduction la croissance et la finition le pâturage et l’autonomie alimentaire la qualité de carcasse la santé des agneaux ainsi que les coûts prix saisonnalité et labels S01 Le présent dossier reprend ce périmètre et l’élargit aux dimensions indispensables à une base de référence structure de la filière histoire bassins bâtiments travail mécanisation numérique… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur résumé exécutif — ce qu’il faut retenir ?
L’élevage ovin viande français est une production de ruminants très liée à l’herbe aux prairies et aux territoires à contraintes naturelles mais extrêmement diverse dans ses modes de conduite systèmes fourragers intensifiés herbagers de plaine systèmes de montagne grands pastoraux méditerranéens polyculture-élevage agneaux de bergerie agneaux d’herbe ventes standard ou sous signe officiel de qualité La performance d’un atelier ne se résume donc jamais à un nombre d’agneaux ou à un prix au kilogramme elle En 2025 l’OFPM estime le cheptel ovin français à 6 7 millions de têtes dont… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définitions, histoire et place de l’ovin viande dans l’agriculture française ?
L’élevage ovin viande désigne l’ensemble des systèmes dans lesquels les moutons sont conduits principalement pour produire des agneaux destinés à la viande Le noyau de production est un troupeau de brebis allaitantes les brebis mettent bas allaitent les agneaux puis ceux-ci sont commercialisés après une phase de croissance et selon le système une finition à l’herbe en bergerie ou mixte Les brebis de réforme et plus marginalement certains animaux adultes fournissent également de la viande Le terme allaitant distingue ce système de l’ovin lait le lait de la brebis est… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur filière ovine viande française : cheptel, production, régions et comparaison européenne ?
Agreste comptabilisait 6 607 millions d’ovins en 2024 Parmi eux 3 047 millions étaient des brebis viande et 1 198 million des brebis laitières Entre 2014 et 2024 le cheptel total a reculé de 7 9 mais la baisse est plus forte pour les brebis viande -12 6 S03 S04 La diminution résulte à la fois de sorties d’exploitations du vieillissement des actifs de la concurrence d’autres activités des contraintes de travail de la prédation En 2024 la France se situe au quatrième rang de l’Union européenne pour le nombre… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur systèmes de production d’agneaux en france ?
L’OFPM reprend la typologie Inosys Réseaux d’élevage pour comparer les coûts de production Elle distingue quatre familles Cette typologie est utile car elle relie les résultats économiques à la base fourragère et au degré de dépendance aux parcours plutôt qu’à une opposition simpliste intensif extensif S02 Dans les systèmes de bergerie la croissance après sevrage est pilotée par des fourrages conservés de bonne qualité et une complémentation énergétique protéique Le principal avantage est la maîtrise du calendrier le lot est pesé trié et préparé pour un poids de carcasse donné… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur races ovines, croisements et stratégie génétique ?
La génétique d’un troupeau allaitant peut être raisonnée autour de trois fonctions : maternalité, adaptation au milieu et aptitude bouchère. Une même race peut combiner plusieurs fonctions, mais les systèmes de croisement permettent de les spécialiser. Exemples non exhaustifs ; la page SILLOVA « Races ovines françaises » doit porter le catalogue détaillé. Les programmes de sélection officiels sont la référence. Le croisement terminal consiste à accoupler des brebis choisies pour leurs qualités maternelles leur rusticité et leur adaptation à une race de bélier sélectionnée pour la croissance et les aptitudes bouchères Les agneaux… [S01][S02][S03]





