01 · Référence
Définir le périmètre bourguignon
Pour cette page, « Bourgogne » désigne l’ancienne région administrative: Côte-d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire et Yonne. Les données officielles récentes sont souvent publiées à l’échelle Bourgogne-Franche-Comté (BFC). Les quatre départements sont agrégés seulement lorsque les données départementales sont disponibles.
En 2025, ces quatre départements totalisent 111 700 ha de colza, soit 82,1 % de la sole BFC. La production recomposée atteint environ 383 180 t, soit 80,8 % de la production régionale, pour un rendement pondéré de 34,3 q/ha.
02 · Référence
Périmètre: ce que recouvre « Colza en Bourgogne »
Il faut distinguer la Bourgogne historique avec la région administrative actuelle Bourgogne-Franche-Comté. Depuis 2016, la statistique publique est fréquemment agrégée sur huit départements. Pour garder un périmètre cohérent, on retient les quatre départements de l’ancienne Bourgogne — Côte-d’Or (21), Nièvre (58), Saône-et-Loire (71) et Yonne (89) — et affiche clairement le niveau géographique de chaque chiffre.
03 · Référence
Importance de la production: photographie 2025
La campagne 2024-2025 a été favorable au colza à l’échelle BFC: 136 000 ha, 35 q/ha et 4,7413 millions de quintaux, contre une moyenne 2020-2024 de 105 900 ha et 31 q/ha. La DRAAF souligne une teneur en huile très élevée, malgré un PMG légèrement pénalisé par les fortes températures et des pucerons de fin de cycle.
Lecture: les quatre départements bourguignons concentrent 82,1 % des surfaces régionales de colza et 80,8 % de la production BFC en 2025. L’Yonne représente à elle seule 44,2 % de la sole bourguignonne.
| Repère | Campagne 2024-2025 | Moyenne 2020-2024 |
|---|---|---|
| Surface | 136 000 ha | 105 900 ha |
| Rendement | 35 q/ha | 31 q/ha |
04 · Référence
Campagne 2026: davantage de surface, mais un rendement dégradé
Au printemps 2026, la DRAAF estime la surface BFC de colza à 153 700 ha, soit +13 % par rapport aux 136 000 ha récoltés en 2025 et +34 % par rapport à la moyenne des cinq campagnes précédentes. Cette expansion ne préjuge pas du rendement.
05 · Référence
Évolution de long terme: la variabilité fait partie du système
La série régionale 2000-2025 montre un rendement du colza oscillant de 25 à 38 q/ha selon les campagnes. Cette amplitude rappelle qu’un rendement « moyen » ne décrit ni la réserve en eau du sol, ni la qualité d’implantation, ni la pression des ravageurs, ni les accidents de floraison ou de remplissage. La valeur 2026 de 29 q/ha est une prévision régionale de juillet, pas un résultat final de la Bourgogne historique.
06 · Référence
Sols: le pivot et la réserve utile avant tout
Le colza valorise une implantation qui lui permet de développer rapidement un pivot profond et fonctionnel. Les situations à petite terre sont doublement exposées: elles offrent moins de réserve utile et limitent la capacité de la culture à compenser un stress de fin de cycle. En 2026, Terres Inovia observe précisément une meilleure tenue dans les sols profonds du Nord-Est et davantage de pénalités dans les sols superficiels.
À l’implantation: rechercher un lit de semences suffisamment fin autour de la graine mais éviter la pulvérisation excessive et les semelles de travail.
Avant l’hiver: contrôler la qualité réelle du pivot, la biomasse et l’homogénéité; ne pas se contenter du nombre de plantes levées.
07 · Référence
Climat: automne humide, printemps sec, gel et chaleur peuvent s’enchaîner
La campagne 2024-2025 illustre l’irrégularité du signal climatique: cumul annuel proche des normales mais déficit marqué de février à mai, puis records de pluie en août-septembre; température moyenne +1 °C et ensoleillement excédentaire. Pour le colza, les pluies d’août ont retardé certains semis en Yonne et Saône-et-Loire, tandis que le printemps sec a limité certaines dynamiques de croissance.
En 2026, le risque a changé de nature: précocité exceptionnelle, gel à floraison puis canicules et fin de cycle rapide. Il faut donc raisonner non seulement la quantité annuelle d’eau, mais sa distribution par phase: implantation, croissance automnale, reprise, floraison, nouaison/remplissage.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que désigne « Bourgogne » dans cette page?
L’ancienne région administrative : Côte-d’Or, Nièvre, Saône-et-Loire et Yonne. Les données récentes sont souvent publiées à l’échelle Bourgogne-Franche-Comté.
Un rendement moyen suffit-il à décrire une campagne?
Non. La série régionale 2000-2025 oscille de 25 à 38 q/ha, et un rendement moyen ne décrit ni la réserve en eau du sol, ni la qualité d’implantation, ni la pression des ravageurs.
Une surface en hausse garantit-elle un bon rendement?
Non. La DRAAF estime la surface BFC à 153 700 ha au printemps 2026, mais cette expansion ne préjuge pas du rendement.





