Référence agronomique · France

Arboriculture · Espèces et variétés fruitières

Braeburn

Malus domestica Borkh. · cultivar Braeburn

Braeburn est une pomme bicolore d’origine néo-zélandaise. Repères sur son identité, la pollinisation, la charge de l’arbre et la qualité du fruit.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 5 min
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Braeburn — illustration documentaire (Arboriculture, Espèces et variétés fruitières)
Braeburn · Illustration documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Variété

Braeburn

Origine

Nouvelle-Zélande

Fruit

Bicolore et ferme

Verger

Charge à équilibrer

01 · Référence

Origine, découverte et diffusion historique

La National Fruit Collection situe la découverte de Braeburn sur la propriété d’O. Moran à Waiwhero, en Nouvelle-Zélande. Sa culture commerciale a commencé dans le verger Braeburn Orchard en 1952.

Repères historiques et variétaux de Braeburn
IndicateurDonnée citée dans la page
Début de la culture commerciale (Braeburn Orchard)1952
Mutation colorée recensée par la National Fruit CollectionHidala
Porte-greffe cité dans les références expérimentalesM. 26

02 · Référence

Parenté : hypothèse historique et preuve génomique moderne

La National Fruit Collection donne Lady Hamilton comme l’un des parents de Braeburn et laisse l’autre parent inconnu. La variété provient d’un semis découvert dans un verger, sans croisement dirigé documenté.

03 · Référence

Nom, synonymes, sports et mutants colorés

Braeburn désigne le cultivar original. La National Fruit Collection recense notamment Hidala parmi ses mutations colorées ; il faut identifier le cultivar ou le clone réellement planté plutôt que de considérer toutes les pommes vendues sous le nom Braeburn comme identiques.

04 · Référence

Génétique d’incompatibilité et S-génotype

Comme la majorité des pommiers cultivés, Braeburn est soumise à l’auto-incompatibilité gamétophytique : une production régulière exige du pollen compatible transporté pendant une floraison synchrone. Le CTIFL rappelle que la pollinisation du pommier requiert à la fois compatibilité pollinique et synchronisme de floraison, ainsi qu’un vecteur pollinisateur efficace, principalement les insectes.

Une publication de 2021 consacrée au génotypage S-RNase rapporte à plusieurs reprises Braeburn avec les allèles S9 et S24.

05 · Référence

Floraison, nouaison et pollinisation au verger

La phénologie varie selon région et année. Les observations de collections étrangères montrent une floraison de mi-saison à relativement tardive dans leurs conditions. Pour un verger français, la décision doit reposer sur des historiques phénologiques locaux et sur la proximité réelle des pollinisateurs, pas sur une date calendaire importée.

Maintenir des conditions favorables aux abeilles et autres pollinisateurs : absence de traitements dangereux pendant le vol, ressources florales complémentaires et accès au verger.

Éviter les blocs monovariétaux trop longs sans pollinisateurs répartis ; la distance au pollen peut réduire le nombre de pépins et la qualité de fécondation.

Suivre gel, pluie, vent et températures de floraison : ils agissent sur activité des insectes, germination du pollen, croissance du tube pollinique et nouaison.

06 · Référence

Porte-greffes, vigueur et architecture

La vigueur observée de Braeburn dépend fortement du porte-greffe, du sol, de la fertigation et de la charge. Les références expérimentales sur Braeburn utilisent fréquemment des porte-greffes nanisants ou semi-nanisants, notamment M. 26, afin de maîtriser la hauteur et de favoriser une entrée en production rapide.

Dans les systèmes modernes, la logique n’est pas de chercher un « porte-greffe Braeburn » unique, mais d’ajuster le couple variété × porte-greffe à la vigueur du sol, à la disponibilité en eau, au risque de replantation, au besoin d’ancrage, au système de palissage et à l’objectif de densité.

07 · Référence

Arbre : fructification, précocité et potentiel de rendement

Braeburn est connue pour une productivité élevée dans les systèmes adaptés, mais cette capacité doit être pilotée : un excès de fruits pénalise le calibre et peut retarder la maturité ; une charge trop faible favorise des fruits très gros, une vigueur excessive et, selon plusieurs travaux, peut augmenter le risque de bitter pit en réduisant la dilution minérale et en modifiant les équilibres calcium/potassium.

Des essais de charge sur Braeburn montrent que le nombre de fruits par surface foliaire modifie la photosynthèse, la taille, la maturité et la composition minérale. La charge est donc un paramètre de qualité et de conservation, pas uniquement un paramètre de rendement.

08 · Référence

Alternance, éclaircissage et retour à fleur

L’éclaircissage doit être raisonné très tôt à partir de la floraison, de la nouaison, du potentiel en bourgeons, de la vigueur et des prévisions de calibre. Dans une variété tardive comme Braeburn, un ajustement tardif de la charge corrige moins efficacement l’équilibre physiologique qu’une stratégie progressive : taille hivernale, gestion florale, éclaircissage précoce puis retouches manuelles ciblées.

Sous-charge : fruits très gros, croissance végétative accrue, déséquilibres minéraux et risque accru de bitter pit dans plusieurs essais.

Retour à fleur : dépend du millésime, du moment de l’éclaircissage, de la vigueur et de la nutrition ; suivre le comportement du bloc sur plusieurs années.

09 · Référence

Description du fruit : morphologie et présentation

Le fruit typique est bicolore, avec un fond vert à jaune-vert recouvert d’un rouge orangé ou rouge brun en plages et stries. L’intensité de coloration dépend du clone, de la lumière, des écarts thermiques, de la charge et du microclimat de canopée. La forme est généralement globuleuse à conique, parfois légèrement asymétrique.

La norme européenne classe le Braeburn original en groupe B de coloration. Les mutants plus rouges, sélectionnés pour améliorer la couverture, sont pour la plupart classés en groupe A. Cette catégorisation influence les exigences de coloration par classe commerciale et doit être intégrée au tri optique en station.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quelle est l’origine documentée de Braeburn?

La National Fruit Collection situe sa découverte en Nouvelle-Zélande. Lady Hamilton est donné comme l’un des parents, l’autre restant inconnu.

Braeburn a-t-elle besoin d’un pollinisateur?

Oui. Comme la majorité des pommiers, Braeburn est auto-incompatible : une production régulière exige un pollen compatible pendant une floraison synchrone.

Une charge faible est-elle favorable à Braeburn?

Non. Une charge trop faible favorise des fruits très gros et une vigueur excessive, et peut augmenter le risque de bitter pit selon plusieurs travaux.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.