Référence agronomique · France

Grandes cultures · Conduite de la pomme de terre

Besoins en potassium de la pomme de terre

Référence technique · Besoins en potassium de la pomme de terre

12 Les seuils Trenf et Timp sont régionalisés par type de sol Pour une culture à forte exigence en K les seuils ARVALIS 2021 vont selon les sols d’environ 70 100 mg K2O kg en sable champenois à 300 450 mg kg dans certains argilo-calcaires superficiels S4 S5 13 Il est donc incorrect de lire une analyse 180 mg K2O kg sans connaître la région le type de sol la méthode d’analyse et la classe d’exigence de la culture 14 Le K total du sol est très supérieur au K immédiatement disponible solution du sol K échangeable et formes plus lentement disponibles s’équilibrent selon minéralogie CEC humidité et dynamique racinaire S1 S3 S24 15 En…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à besoins en potassium de la pomme de terre
Besoins en potassium de la pomme de terre · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Potassium présent dans l’ensemble plante + tubercules à un stade donné.

K absorbé

kg K/ha ou kg K2O/ha équivalent · Le confondre avec la dose d’engrais. [S01][S02]

02
Consolidé

Potassium retiré avec les tubercules ou autres produits sortis de la parcelle.

K exporté

kg K2O/ha · Le considérer comme la dose annuelle obligatoire. [S01][S02]

03
Consolidé

Fraction mesurée/estimée pouvant contribuer à l’alimentation à l’échelle du cycle.

K du sol disponible

mg K2O/kg ou méthode laboratoire · Utiliser une valeur sans seuil régional. [S01][S02]

04
Consolidé

Apport calculé avec la grille et le contexte.

Dose conseillée

kg K2O/ha · Ignorer les PRO, résidus et historique. [S01][S02]

01 · Référence

La grille COMIFER plafonne l’apport calculé à 400 kg K2O/ha/an pour les grandes cultures. [S2]

12. Les seuils Trenf et Timp sont régionalisés par type de sol. Pour une culture à forte exigence en K, les seuils ARVALIS 2021 vont, selon les sols, d’environ 70/100 mg K2O/kg en sable champenois à 300/450 mg/kg dans certains argilo-calcaires superficiels. [S4, S5]

13. Il est donc incorrect de lire une analyse « 180 mg K2O/kg » sans connaître la région, le type de sol, la méthode d’analyse et la classe d’exigence de la culture.

14. Le K total du sol est très supérieur au K immédiatement disponible ; solution du sol, K échangeable et formes plus lentement disponibles s’équilibrent selon minéralogie, CEC, humidité et dynamique racinaire. [S1, S3, S24]

15. En sols sableux acides et pauvres en matière organique, le K est plus exposé au déplacement en profondeur ; en sols plus argileux, la mobilité est faible mais fixation et diffusion peuvent limiter l’accès. [S22, S24]

16. La qualité de structure et l’humidité gouvernent l’accès au K. Une racine limitée par tassement, asphyxie ou sécheresse peut souffrir malgré une teneur analytique correcte. [S7, S19]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définition précise : besoin en potassium, absorption, exportation et dose de K2O

Le terme « besoin en potassium » recouvre plusieurs grandeurs qu’il faut séparer. Le besoin physiologique correspond au flux de K absorbé par la plante entière au cours du cycle. L’exportation correspond au K retiré de la parcelle avec les organes récoltés, ici principalement les tubercules. La dose de fertilisant correspond enfin à la quantité de K2O à apporter pour tenir compte à la fois du risque de carence immédiate et de la gestion du stock biodisponible du sol. Confondre ces trois notions conduit soit à sous-fertiliser, soit à appliquer systématiquement l’équivalent des prélèvements sans tenir compte de la fourniture du sol. [S1-S3]

Les analyses végétales et certains articles scientifiques expriment le potassium en K élémentaire, alors que les engrais et recommandations françaises sont généralement exprimés en équivalent K2O. Le facteur stœchiométrique découle des masses molaires : K2O/K = 94,196/78,196 ≈ 1,2046. Ainsi, 100 kg K correspondent à environ 120,5 kg K2O et 100 kg K2O correspondent à 83,0 kg K.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Physiologie : pourquoi la pomme de terre demande autant de potassium

La pomme de terre accumule de grandes quantités de potassium parce que le tubercule constitue un puits majeur d’assimilats et d’eau. K n’entre pas dans une molécule organique structurale comme l’azote dans les protéines, mais agit comme cation mobile, activateur enzymatique et régulateur osmotique. INRAE/Ephytia insiste sur son rôle dans le transfert des sucres des feuilles vers les tubercules et dans leur conversion en amidon. La littérature de synthèse met également en avant photosynthèse, stomates, turgescence, transport phloémien et activité enzymatique. [S11, S19]

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04 · Référence

Dynamique d’absorption au cours du cycle

La demande n’est pas constante. Après plantation, le plant et les réserves du tubercule-semence contribuent à l’installation. Puis la croissance du couvert et surtout le début du grossissement augmentent fortement les flux de K. Le tubercule devient un puits majeur : une carence peut apparaître au grossissement sur les feuilles âgées même si la végétation paraissait normale auparavant. Les référentiels internationaux confirment que les symptômes de K sur pomme de terre sont souvent remarqués au grossissement, ce qui est cohérent avec cette montée de la demande. [S19, S24]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Carence potassique : symptômes et diagnostic différentiel

INRAE/Ephytia décrit une carence débutant sur feuilles âgées : décoloration, taches nécrotiques brunes d’abord marginales, feuilles gaufrées ou déformées et aspect vert foncé, brillant ou bronzé. La carence réduit rendement, taille et qualité des tubercules et peut diminuer la résistance aux stress. Le symptôme n’est toutefois pas spécifique : sénescence, alternariose, brûlures, salinité, stress hydrique, défaut racinaire et déséquilibre Mg peuvent imiter certains signes. [S11]

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06 · Référence

Interactions K × eau × azote × magnésium × calcium

La nutrition potassique doit être lue dans un système. L’eau contrôle la diffusion de K vers la racine et la croissance des racines ; l’azote pilote le volume de couvert et donc la demande en assimilats ; Mg et Ca partagent des mécanismes d’échange et peuvent entrer en compétition. Le conseil de K ne peut donc pas être isolé d’une analyse de structure, d’irrigation et d’équilibre cationique. [S19, S22, S24]

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07 · Référence

Le socle français : méthode COMIFER de raisonnement du potassium

Le groupe PKMg du COMIFER précise que P, K et Mg sont en forte interaction avec la phase solide du sol et doivent être raisonnés à l’échelle pluriannuelle. Pour K, la grille 2009 calcule une dose à partir des exportations prévisibles multipliées par un coefficient qui dépend de l’exigence de la culture, de la teneur du sol et du passé récent de fertilisation. Un supplément peut s’ajouter si les résidus du précédent sont exportés lorsque le sol n’est pas à teneur élevée. [S1-S3]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Classe d’exigence : la pomme de terre est « très exigeante » en K

Dans la classification COMIFER/ARVALIS des grandes cultures, la betterave sucrière et la pomme de terre constituent la classe « très exigeante » pour K. Cette exigence traduit la fréquence et l’importance des pertes en l’absence de fumure lorsque le statut du sol devient insuffisant. Elle ne signifie pas qu’il faille fertiliser systématiquement à forte dose sur un sol riche. [S2, S7]

Classification issue de la grille COMIFER 2009. [S2]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
TermeDéfinition opérationnelleUnité couranteErreur fréquente
K absorbéPotassium présent dans l’ensemble plante + tubercules à un stade donné.kg K/ha ou kg K2O/ha équivalentLe confondre avec la dose d’engrais.
K exportéPotassium retiré avec les tubercules ou autres produits sortis de la parcelle.kg K2O/haLe considérer comme la dose annuelle obligatoire.
K du sol disponibleFraction mesurée/estimée pouvant contribuer à l’alimentation à l’échelle du cycle.mg K2O/kg ou méthode laboratoireUtiliser une valeur sans seuil régional.
Dose conseilléeApport calculé avec la grille et le contexte.kg K2O/haIgnorer les PRO, résidus et historique.
Produit commercialMasse réelle de fertilisant à épandre selon son titre.kg produit/haConfondre kg de produit et kg K2O.
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur la grille comifer plafonne l’apport calculé à 400 kg k2o/ha/an pour les grandes cultures. [s2] ?

12 Les seuils Trenf et Timp sont régionalisés par type de sol Pour une culture à forte exigence en K les seuils ARVALIS 2021 vont selon les sols d’environ 70 100 mg K2O kg en sable champenois à 300 450 mg kg dans certains argilo-calcaires superficiels S4 S5 13 Il est donc incorrect de lire une analyse 180 mg K2O kg sans connaître la région le type de sol la méthode d’analyse et la classe d’exigence de la culture 14 Le K total du sol est très supérieur au K… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition précise : besoin en potassium, absorption, exportation et dose de k2o ?

Le terme besoin en potassium recouvre plusieurs grandeurs qu’il faut séparer Le besoin physiologique correspond au flux de K absorbé par la plante entière au cours du cycle L’exportation correspond au K retiré de la parcelle avec les organes récoltés ici principalement les tubercules La dose de fertilisant correspond enfin à la quantité de K2O à apporter pour tenir compte à la fois du risque de carence immédiate et de la gestion du stock biodisponible du sol Confondre ces trois notions conduit soit à sous-fertiliser soit à appliquer systématiquement l’équivalent… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur physiologie : pourquoi la pomme de terre demande autant de potassium ?

La pomme de terre accumule de grandes quantités de potassium parce que le tubercule constitue un puits majeur d’assimilats et d’eau. K n’entre pas dans une molécule organique structurale comme l’azote dans les protéines, mais agit comme cation mobile, activateur enzymatique et régulateur osmotique. INRAE/Ephytia insiste sur son rôle dans le transfert des sucres des feuilles vers les tubercules et dans leur conversion en amidon. La littérature de synthèse met également en avant photosynthèse, stomates, turgescence, transport phloémien et activité enzymatique. [S11, S19] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur dynamique d’absorption au cours du cycle ?

La demande n’est pas constante. Après plantation, le plant et les réserves du tubercule-semence contribuent à l’installation. Puis la croissance du couvert et surtout le début du grossissement augmentent fortement les flux de K. Le tubercule devient un puits majeur : une carence peut apparaître au grossissement sur les feuilles âgées même si la végétation paraissait normale auparavant. Les référentiels internationaux confirment que les symptômes de K sur pomme de terre sont souvent remarqués au grossissement, ce qui est cohérent avec cette montée de la demande. [S19, S24] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur carence potassique : symptômes et diagnostic différentiel ?

INRAE/Ephytia décrit une carence débutant sur feuilles âgées : décoloration, taches nécrotiques brunes d’abord marginales, feuilles gaufrées ou déformées et aspect vert foncé, brillant ou bronzé. La carence réduit rendement, taille et qualité des tubercules et peut diminuer la résistance aux stress. Le symptôme n’est toutefois pas spécifique : sénescence, alternariose, brûlures, salinité, stress hydrique, défaut racinaire et déséquilibre Mg peuvent imiter certains signes. [S11] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur interactions k × eau × azote × magnésium × calcium ?

La nutrition potassique doit être lue dans un système. L’eau contrôle la diffusion de K vers la racine et la croissance des racines ; l’azote pilote le volume de couvert et donc la demande en assimilats ; Mg et Ca partagent des mécanismes d’échange et peuvent entrer en compétition. Le conseil de K ne peut donc pas être isolé d’une analyse de structure, d’irrigation et d’équilibre cationique. [S19, S22, S24] [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04

    ARVALIS Fertilisation P-K connaître les teneurs seuils dans sa région…

    S4] ARVALIS. Fertilisation P-K : connaître les teneurs seuils dans sa région selon son sol. 2 février 2021.

    2026

  5. S05

    ARVALIS. Teneurs-seuils PK par type de sol

    S5] ARVALIS. Teneurs-seuils PK par type de sol — mise à jour 2021.

    2026

  6. S06
  7. S07

    ARVALIS. Fertilisation PK : dans quels cas faire l’impasse ?

    S7] ARVALIS. Fertilisation PK : dans quels cas faire l’impasse ?

    2026

  8. S08

    ARVALIS Comment estimer les valeurs fertilisantes de la fumure organique…

    S8] ARVALIS. Comment estimer les valeurs fertilisantes de la fumure organique ? 26 janvier 2023.

    2026