Référence agronomique · France

Grandes cultures · Conduite du pois protéagineux

Adventices du pois protéagineux

Référence technique · Adventices du pois protéagineux

Le pois est une culture sensible à la concurrence des adventices Terres Inovia conseille de privilégier les parcelles propres le salissement de fin de cycle est fréquent lorsque le couvert s’éclaircit et peut encore affecter le rendement 6 L’enjeu n’est pas seulement de désherber le pois il faut reconnaître la flore attendue avant le semis distinguer les levées d’automne de sortie d’hiver et de printemps puis empêcher la production de graines qui entretient le stock semencier pour les rotations suivantes 6 14 En pois de printemps la prélevée offre le spectre herbicide le plus large et sécurise les parcelles sales en dicotylédones notamment gaillet renouées matricaire et éthuse une post-levée seule peut convenir aux faibles…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à adventices du pois protéagineux
Adventices du pois protéagineux · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Vulpin, ray-grass, folle-avoine

Graminées annuelles

Concurrence + résistance fréquente aux antigraminées · Historique de résistance ? Levées automne ou printemps ? [S01][S02]

02
Consolidé

Coquelicot, gaillet, véroniques, stellaire

Dicots d’hiver

Présentes tôt, parfois difficiles à rattraper · Prélevée utile ? Espèce résistante ? [S01][S02]

03
Consolidé

Renouées, chénopode, matricaire, éthuse

Dicots de printemps

Levées rapides et parfois échelonnées · Stade cotylédons–2/3 feuilles encore accessible ? [S01][S02]

04
Consolidé

Chardon, liserons, rumex

Vivaces

Foyers pérennes ; contrôle de la culture souvent incomplet · Agir localement ou dans l’interculture/rotation ? [S01][S02]

01 · Référence

Synthèse opérationnelle

Le pois est une culture sensible à la concurrence des adventices. Terres Inovia conseille de privilégier les parcelles propres ; le salissement de fin de cycle est fréquent lorsque le couvert s’éclaircit et peut encore affecter le rendement. [6]

L’enjeu n’est pas seulement de “désherber le pois” : il faut reconnaître la flore attendue avant le semis, distinguer les levées d’automne, de sortie d’hiver et de printemps, puis empêcher la production de graines qui entretient le stock semencier pour les rotations suivantes. [6][14]

En pois de printemps, la prélevée offre le spectre herbicide le plus large et sécurise les parcelles sales en dicotylédones, notamment gaillet, renouées, matricaire et éthuse ; une post-levée seule peut convenir aux faibles pressions si la flore est bien connue et les adventices très jeunes. [4]

En pois d’hiver, une prélevée unique est souvent insuffisante à cause des relevées de sortie d’hiver. Dans les situations complexes, Terres Inovia privilégie un programme prélevée modulée puis post-levée ; les options réglementaires diffèrent de celles du pois de printemps. [5]

Les graminées résistantes (vulpin, ray-grass) doivent être raisonnées à l’échelle de la rotation. Le pois de printemps peut être un bon levier grâce au décalage de date de semis, mais les antigraminées foliaires restent exposés au risque de résistance ; changer de culture sans changer de mode d’action peut laisser le problème intact. [8][23][24]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Périmètre : “adventice” ne signifie pas seulement salissement visible

Une adventice est une plante spontanée présente dans la culture sans avoir été souhaitée. Sa nuisibilité dépend de l’espèce, de la densité, de la période de levée, de la durée de concurrence, de la capacité du pois à fermer le rang, du débouché et du risque de production de graines. Deux parcelles ayant le même pourcentage de sol couvert par les adventices peuvent donc présenter des risques très différents. [6][14]

Pour le pois protéagineux, il faut distinguer au moins quatre familles de problèmes : les dicotylédones annuelles d’hiver ou de printemps, les graminées annuelles, les vivaces, et les espèces “difficiles” ou réglementées telles qu’ammi élevé et ambroisie. Cette classification guide le choix des leviers bien mieux qu’un simple score global d’enherbement. [8][14]

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03 · Référence

Contexte français : une culture utile dans la rotation mais peu compétitive au démarrage

Terres Inovia affiche pour 2025 environ 149 799 ha, 35,9 q/ha de rendement moyen et 537 462 t de production sur ses pages pois. Au-delà du chiffre, l’intérêt du pois dans les rotations vient de son décalage de calendrier, de son absence de besoin d’azote minéral fertilisant et de son rôle de diversification. [2][3]

Paradoxalement, le pois peut aider à gérer certaines adventices à l’échelle de la rotation tout en restant lui-même sensible à la concurrence. L’institut souligne sa couverture foliaire et son enracinement relativement lents en début de cycle ; les adventices peuvent capter l’azote minéral du sol, forçant davantage le pois à compter sur sa fixation symbiotique. Dans les systèmes sans herbicides étudiés par Terres Inovia, les pertes de rendement attribuées aux infestations sont évaluées entre 20 et 50 %. [8]

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04 · Référence

Calendrier des levées : la date compte autant que l’espèce

Les flores diffèrent fortement selon le calendrier de semis. Le pois d’hiver rencontre davantage les graminées et dicotylédones automnales/hivernales ; le pois de printemps décale la pression vers des levées de sortie d’hiver et de printemps. Certaines espèces comme ammi et ambroisie peuvent lever de façon étalée, ce qui rend une intervention unique moins robuste. [4][5][8]

Figure 1 — Lecture qualitative des fenêtres de levée et de vigilance. Synthèse SILLOVA à partir des recommandations Terres Inovia et Infloweb ; elle ne remplace pas l’observation locale. [4][5][6][8][14]

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05 · Référence

Diagnostic au champ : protocole avant toute décision

Le diagnostic doit d’abord répondre à “quoi, combien, où et à quel stade ?”. Une espèce au stade cotylédons n’a pas la même sensibilité qu’à 6–8 feuilles ; une infestation en ronds n’appelle pas la même stratégie qu’une présence homogène. Terres Inovia insiste explicitement sur des post-levées réalisées sur adventices jeunes, typiquement cotylédons à 2–3 feuilles, avant fermeture du couvert. [4][5]

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06 · Référence

Grandes dicotylédones des pois d’hiver

Les situations d’hiver combinent fréquemment coquelicot, gaillet, véroniques, stellaire, pensée, matricaire et diverses crucifères ou fumeterres selon les parcelles. Terres Inovia indique que la prélevée doit être anticipée dans les flores compliquées à gérer en post-levée, notamment coquelicots, renouées, gaillet et véronique de Perse ; une post-levée peut compléter les levées de sortie d’hiver. [5][35]

Le coquelicot mérite un statut à part à cause des résistances. R4P a mis à jour ses cartes nationales en 2025 et rappelle que la résistance aux inhibiteurs de l’ALS touche une part élevée des parcelles infestées étudiées. Un échec répété, spatialement structuré et cohérent avec l’historique de modes d’action doit déclencher un diagnostic de résistance plutôt qu’une simple augmentation de dose. [24][25]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Grandes dicotylédones des pois de printemps

En printemps, les renouées, chénopode, matricaire, éthuse, arroche, mercuriale, morelle, moutarde/ravenelle et repousses de cultures peuvent être déterminantes selon région et rotation. Terres Inovia cite spécialement gaillet, renouées, matricaire et éthuse parmi les flores pour lesquelles une base de prélevée sécurise la culture ; renouée liseron et chénopode deviennent difficiles à contrôler lorsqu’ils sont trop développés. [4]

La post-levée “à vue” n’est donc pas une stratégie de retard : elle exige au contraire une observation fréquente et une intervention au stade jeune. La fenêtre utile peut se refermer en quelques jours lorsque températures et humidité accélèrent les levées. [4]

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08 · Référence

Graminées : vulpin, ray-grass, folles avoines et risque de résistance

Le vulpin et les ray-grass sont des enjeux de rotation plus que de simple culture. Terres Inovia recommande, selon le contexte, labour occasionnel, faux-semis de fin d’été-automne et diversification des dates de semis. L’implantation d’un pois de printemps constitue un levier particulièrement intéressant parce qu’elle rompt le cycle des levées automnales. [8]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
Famille de problèmeExemplesPourquoi elle compte dans le poisQuestion de décision
Graminées annuellesVulpin, ray-grass, folle-avoineConcurrence + résistance fréquente aux antigraminéesHistorique de résistance ? Levées automne ou printemps ?
Dicots d’hiverCoquelicot, gaillet, véroniques, stellairePrésentes tôt, parfois difficiles à rattraperPrélevée utile ? Espèce résistante ?
Dicots de printempsRenouées, chénopode, matricaire, éthuseLevées rapides et parfois échelonnéesStade cotylédons–2/3 feuilles encore accessible ?
VivacesChardon, liserons, rumexFoyers pérennes ; contrôle de la culture souvent incompletAgir localement ou dans l’interculture/rotation ?
Difficiles / réglementéesAmmi, ambroisie, repousses VTH de tournesolLevées échelonnées, solutions partielles, enjeux sanitaires ou résistanceÉviter la parcelle ? Programme spécifique ? Empêcher toute grenaison ?
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?

Le pois est une culture sensible à la concurrence des adventices Terres Inovia conseille de privilégier les parcelles propres le salissement de fin de cycle est fréquent lorsque le couvert s’éclaircit et peut encore affecter le rendement 6 L’enjeu n’est pas seulement de désherber le pois il faut reconnaître la flore attendue avant le semis distinguer les levées d’automne de sortie d’hiver et de printemps puis empêcher la production de graines qui entretient le stock semencier pour les rotations suivantes 6 14 En pois de printemps la prélevée offre le… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur périmètre : “adventice” ne signifie pas seulement salissement visible ?

Une adventice est une plante spontanée présente dans la culture sans avoir été souhaitée Sa nuisibilité dépend de l’espèce de la densité de la période de levée de la durée de concurrence de la capacité du pois à fermer le rang du débouché et du risque de production de graines Deux parcelles ayant le même pourcentage de sol couvert par les adventices peuvent donc présenter des risques très différents 6 14 Pour le pois protéagineux il faut distinguer au moins quatre familles de problèmes les dicotylédones annuelles d’hiver ou de… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur contexte français : une culture utile dans la rotation mais peu compétitive au démarrage ?

Terres Inovia affiche pour 2025 environ 149 799 ha 35 9 q ha de rendement moyen et 537 462 t de production sur ses pages pois Au-delà du chiffre l’intérêt du pois dans les rotations vient de son décalage de calendrier de son absence de besoin d’azote minéral fertilisant et de son rôle de diversification 2 3 Paradoxalement le pois peut aider à gérer certaines adventices à l’échelle de la rotation tout en restant lui-même sensible à la concurrence L’institut souligne sa couverture foliaire et son enracinement relativement lents en… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur calendrier des levées : la date compte autant que l’espèce ?

Les flores diffèrent fortement selon le calendrier de semis. Le pois d’hiver rencontre davantage les graminées et dicotylédones automnales/hivernales ; le pois de printemps décale la pression vers des levées de sortie d’hiver et de printemps. Certaines espèces comme ammi et ambroisie peuvent lever de façon étalée, ce qui rend une intervention unique moins robuste. [4][5][8] Figure 1 — Lecture qualitative des fenêtres de levée et de vigilance. Synthèse SILLOVA à partir des recommandations Terres Inovia et Infloweb ; elle ne remplace pas l’observation locale. [4][5][6][8][14] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur diagnostic au champ : protocole avant toute décision ?

Le diagnostic doit d’abord répondre à “quoi, combien, où et à quel stade ?”. Une espèce au stade cotylédons n’a pas la même sensibilité qu’à 6–8 feuilles ; une infestation en ronds n’appelle pas la même stratégie qu’une présence homogène. Terres Inovia insiste explicitement sur des post-levées réalisées sur adventices jeunes, typiquement cotylédons à 2–3 feuilles, avant fermeture du couvert. [4][5] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur grandes dicotylédones des pois d’hiver ?

Les situations d’hiver combinent fréquemment coquelicot gaillet véroniques stellaire pensée matricaire et diverses crucifères ou fumeterres selon les parcelles Terres Inovia indique que la prélevée doit être anticipée dans les flores compliquées à gérer en post-levée notamment coquelicots renouées gaillet et véronique de Perse une post-levée peut compléter les levées de sortie d’hiver 5 35 Le coquelicot mérite un statut à part à cause des résistances R4P a mis à jour ses cartes nationales en 2025 et rappelle que la résistance aux inhibiteurs de l’ALS touche une part élevée des… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08