01 · Référence
Identité, taxonomie et nomenclature
Williams appartient au poirier européen, Pyrus communis L., famille des Rosaceae. Le protocole DHS du CPVO utilise le nom 'Williams' Bon Chrétien' et fournit les synonymes Bartlett, Buen Cristiano Williams et Williams Christbirne.
Le nom 'Bartlett' n'identifie pas une variété différente : il désigne le même cultivar dans l'usage nord-américain. Le qualificatif 'Bon Chrétien' appartient à l'ancienne nomenclature pomologique ; pour les données françaises modernes, SILLOVA doit indexer 'Williams' comme nom d'affichage principal tout en conservant 'Williams' Bon Chrétien' et 'Bartlett' comme alias normalisés.
02 · Référence
Origine, histoire et diffusion mondiale
La littérature académique situe l'origine de Bon Chrétien Williams dans le jardin d'un instituteur anglais vers 1770. La monographie de la New York Agricultural Experiment Station (Hedrick, 1921) précise que le semis spontané fut trouvé par M. Stair, instituteur à Aldermaston (Berkshire), puis acquis par un pépiniériste nommé Williams à Turnham Green, Middlesex, qui le multiplia et le diffusa sous son nom.
La variété fut introduite aux États-Unis en 1797 ou 1799 par James Carter pour Thomas Brewer, à Roxbury, Massachusetts. En 1817, Enoch Bartlett acquit la propriété, ignora le nom européen de la poire et la diffusa sous son propre nom. D'où la coexistence durable des noms Williams et Bartlett.
Les parents génétiques de Williams ne sont pas établis dans les sources de référence consultées. La variété est historiquement décrite comme un semis de hasard. SILLOVA doit donc encoder 'parentage_verified = unknown' et ne pas reconstruire un croisement hypothétique.
03 · Référence
Génétique, auto-incompatibilité et valeur comme géniteur
Le poirier européen possède un système d'auto-incompatibilité gamétophytique (GSI) contrôlé au locus S. Il limite l'autofécondation et rend la compatibilité pollinique déterminante pour la nouaison. La revue de Claessen et al. (2019) donne pour Williams/Bartlett les allèles PcS101 et PcS102 ; cette identité a été à nouveau vérifiée par séquençage dans une étude publiée en 2024.
La revue de 2019 souligne que Williams/Bartlett a fréquemment été utilisé comme parent dans les programmes d'amélioration, au point que l'allèle PcS101 est surreprésenté dans certains descendants sélectionnés. Cette importance génétique explique aussi pourquoi la compatibilité avec les descendants de Williams doit être vérifiée et non présumée.
Le CPVO distingue Red Bartlett, avec comme synonymes Max Red Bartlett, Rote Williams, Williams Roja et Williams Rouge. Les catalogues USDA décrivent plusieurs mutants de bourgeon rouges de Bartlett, généralement diploïdes, dont Max Red Bartlett et Sensation Red Bartlett.
04 · Référence
Arbre : vigueur, port, mise à fruit et productivité
La source officielle CPVO classe la vigueur de Williams comme moyenne. La monographie historique de 1921 la décrivait comme vigoureuse, productive et entrant relativement jeune en production. L'écart illustre l'effet du contexte, du porte-greffe et du référentiel : le descripteur CPVO moderne est à privilégier pour la base variétale, tandis que la littérature historique éclaire l'adaptabilité ancienne.
Le CPVO identifie Williams comme variété portant principalement ses boutons floraux sur des rameaux longs. Cette caractéristique influence directement la taille : une stratégie qui raccourcit systématiquement toutes les pousses d'un an peut supprimer une partie du potentiel floral.
La régularité ne doit pas être codée comme une constante variétale indépendante du verger. La nouaison dépend de la pollinisation croisée, des gels, de la charge de l'année précédente, de la vigueur et de la disponibilité en eau. La littérature ancienne considérait Bartlett très productive, mais les systèmes modernes à haute densité nécessitent un pilotage précis de la charge.
05 · Référence
Phénologie, floraison, besoin en froid et climat
Le CPVO classe le début de floraison de Williams dans la classe 'moyenne'. Un BSV des Pays de la Loire du 3 avril 2026 observait Williams, Conférence et Angelys à pleine floraison (F2/BBCH 65) alors que Comice ne faisait que débuter sa floraison : un exemple concret de la position phénologique relative du cultivar en 2026 dans ce bassin.
Le CTIFL a soumis sept variétés de poirier à des hivers artificiels. L'augmentation du froid accélère et homogénéise débourrement et floraison. Dans le classement des besoins minimaux, Harrow Sweet et Docteur Jules Guyot sont les moins exigeantes, suivies de Bon Chrétien Williams, puis CH201 FRED®, Celina QTee®, Conférence et Doyenné du Comice. Williams se situe donc parmi les variétés relativement peu exigeantes du panel, sans être la moins exigeante.
Hivers plus doux : risque de décalage et d'hétérogénéité de sortie de dormance, même si Williams est moins exigeante que plusieurs cultivars du panel CTIFL.
Floraison avancée : exposition possible à des gels tardifs si la date de floraison progresse plus vite que la fin des épisodes froids.
Canicules estivales : accélération possible de la maturation, pertes de fermeté, coups de soleil ou difficultés de coloration selon clone et conduite.
06 · Référence
Pollinisation : compatibilité, organisation du verger et nouaison
La Williams est à raisonner comme une variété auto-incompatible à pollinisation croisée. Son génotype PcS101/PcS102 signifie que tout candidat pollinisateur doit être vérifié au niveau de son génotype S et de son chevauchement floral.
2. Vérifier un chevauchement de floraison suffisant sur plusieurs années dans le bassin, pas sur une seule campagne.
3. Prévoir une répartition spatiale des pollinisateurs dans la parcelle afin de limiter les distances de butinage entre cultivars.
5. Mesurer la nouaison et le nombre de pépins afin de vérifier l'efficacité réelle de la stratégie.
07 · Référence
Porte-greffes, affinité et choix du matériel végétal
Le protocole CPVO prévoit pour l'examen français des arbres d'un an greffés sur cognassier BA29. Cette mention concerne un dispositif DHS et ne constitue pas, à elle seule, une recommandation de plantation commerciale.
Le CTIFL indique que Farold®87 Daytor améliore l'affinité et la vigueur de Williams par rapport au cognassier BA29 dans le contexte pédoclimatique du Sud-Est. Le porte-greffe reste compatible avec différentes densités, architectures et intensités de taille.
08 · Référence
Densité de plantation et systèmes de conduite
Dans la synthèse CTIFL 2026 sur Williams/Farold®87 Daytor en Sud-Est, les systèmes multiaxes 2D et 3D améliorent la régulation de la végétation et peuvent accroître la proportion de gros calibres. En revanche, la 3D augmente fortement le temps de taille et l'investissement ; lorsque la pollinisation est satisfaisante, la très forte densification ne génère pas un gain technico-économique suffisant. Le meilleur…
09 · Référence
Site, sols, climat et implantation
À l'échelle de l'espèce, le Ministère rappelle que le poirier peut tolérer des froids hivernaux importants mais que la floraison reste vulnérable aux températures négatives. Les décisions variétales doivent donc croiser froid hivernal, risque de gel de printemps, disponibilité en eau et historique sanitaire.
Diagnostiquer avant plantation : texture, profondeur utile, hydromorphie, pH, calcaire actif, matière organique, compaction, P-K-Mg et salinité si irrigation.
Adapter le porte-greffe au calcaire et au potentiel de vigueur ; ne pas rechercher uniquement la précocité de mise à fruit.
10 · Référence
Taille, canopée et maîtrise de la vigueur
La présence principale des boutons floraux sur rameaux longs est un caractère clef de Williams. La taille doit conserver un renouvellement de bois fructifère, éviter les raccourcissements systématiques et répartir la lumière dans l'ensemble de la haie.
Maintenir un équilibre entre croissance annuelle, nombre de boutons floraux et charge en fruits.
| Date de consolidation | 19 août 2026 |
|---|---|
| Périmètre | France prioritaire ; compléments UE et publications scientifiques internationales lorsque nécessaires |
| Cultivar canonique | Williams / Williams' Bon Chrétien ; Bartlett en Amérique du Nord |
| Statut des données | Chiffres et règles datés ; paramètres dépendants du site explicitement signalés |
| Sources prioritaires | Agreste, Ministère, CTIFL, CPVO, INRAE, ANSES, DRAAF/BSV, Eurostat, publications scientifiques |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie et nomenclature ?
Williams appartient au poirier européen, Pyrus communis L., famille des Rosaceae. Le protocole DHS du CPVO utilise le nom 'Williams' Bon Chrétien' et fournit les synonymes Bartlett, Buen Cristiano Williams et Williams Christbirne. Le nom 'Bartlett' n'identifie pas une variété différente : il désigne le même cultivar dans l'usage nord-américain. Le qualificatif 'Bon Chrétien' appartient à l'ancienne nomenclature pomologique… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur origine, histoire et diffusion mondiale ?
La littérature académique situe l'origine de Bon Chrétien Williams dans le jardin d'un instituteur anglais vers 1770. La monographie de la New York Agricultural Experiment Station (Hedrick, 1921) précise que le semis spontané fut trouvé par M. Stair, instituteur à Aldermaston (Berkshire), puis acquis par un pépiniériste nommé Williams à Turnham Green, Middlesex, qui le multiplia et le diffusa sous… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur génétique, auto-incompatibilité et valeur comme géniteur ?
Le poirier européen possède un système d'auto-incompatibilité gamétophytique (GSI) contrôlé au locus S. Il limite l'autofécondation et rend la compatibilité pollinique déterminante pour la nouaison. La revue de Claessen et al. (2019) donne pour Williams/Bartlett les allèles PcS101 et PcS102 ; cette identité a été à nouveau vérifiée par séquençage dans une étude publiée en 2024. La revue de… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur arbre : vigueur, port, mise à fruit et productivité ?
La source officielle CPVO classe la vigueur de Williams comme moyenne. La monographie historique de 1921 la décrivait comme vigoureuse, productive et entrant relativement jeune en production. L'écart illustre l'effet du contexte, du porte-greffe et du référentiel : le descripteur CPVO moderne est à privilégier pour la base variétale, tandis que la littérature historique éclaire l'adaptabilité ancienne. Le CPVO… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur phénologie, floraison, besoin en froid et climat ?
Le CPVO classe le début de floraison de Williams dans la classe 'moyenne'. Un BSV des Pays de la Loire du 3 avril 2026 observait Williams, Conférence et Angelys à pleine floraison (F2/BBCH 65) alors que Comice ne faisait que débuter sa floraison : un exemple concret de la position phénologique relative du cultivar en 2026 dans ce bassin. Le CTIFL a… [G01][G02]
Que faut-il retenir sur pollinisation : compatibilité, organisation du verger et nouaison ?
La Williams est à raisonner comme une variété auto-incompatible à pollinisation croisée. Son génotype PcS101/PcS102 signifie que tout candidat pollinisateur doit être vérifié au niveau de son génotype S et de son chevauchement floral. 2. Vérifier un chevauchement de floraison suffisant sur plusieurs années dans le bassin, pas sur une seule campagne. [G01][G02]





