Référence agronomique · France

Cultures industrielles · Pomme de terre

Variétés tardives de pomme de terre

Référence technique · Variétés tardives de pomme de terre

La maturité variétale décrit la vitesse relative de sénescence et d’atteinte de la maturité physiologique Dans le système français de référence une note élevée correspond à une maturité plus précoce et une note faible à une maturité plus tardive S1 1 2 Maturité tubérisation et date d’arrachage ne sont pas synonymes La précocité de tubérisation décrit la rapidité avec laquelle le rendement tubercule se met en place la maturité décrit le rythme du cycle végétatif la date d’arrachage est une décision de conduite qui peut être avancée ou retardée selon le débouché le contrat le calibre la matière sèche l’état sanitaire et la météo Une tardive peut donc être défanée avant sa sénescence naturelle si…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à variétés tardives de pomme de terre
Variétés tardives de pomme de terre · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Très précoce

9

Belle de Fontenay · Hors périmètre [S01][S02]

02
Consolidé

Précoce

8

Sirtema · Hors périmètre [S01][S02]

03
Consolidé

Demi-précoce

7

Bintje, Charlotte · Hors périmètre [S01][S02]

04
Consolidé

Demi-précoce à moyenne

6

Tentation, Nazca · Comparaison [S01][S02]

01 · Référence

Définition, terminologie et périmètre

La maturité variétale décrit la vitesse relative de sénescence et d’atteinte de la maturité physiologique. Dans le système français de référence, une note élevée correspond à une maturité plus précoce et une note faible à une maturité plus tardive. [S1]

1.2. Maturité, tubérisation et date d’arrachage ne sont pas synonymes

La précocité de tubérisation décrit la rapidité avec laquelle le rendement tubercule se met en place ; la maturité décrit le rythme du cycle végétatif ; la date d’arrachage est une décision de conduite qui peut être avancée ou retardée selon le débouché, le contrat, le calibre, la matière sèche, l’état sanitaire et la météo. Une tardive peut donc être défanée avant sa sénescence naturelle si le cahier des charges l’exige, mais ce raccourcissement peut limiter le potentiel de rendement ou de fécule. [S1, S22, S25, S27]

1.3. « Tardive » n’est pas synonyme de « conservation »

L’aptitude à la conservation est une notation distincte, intégrant notamment le comportement germinatif et les pertes de poids. La base française attribue par exemple une note de conservation 5 à Eris, 4 à Makhaï et Producent, 5 à Hinga, alors que Kerpondy et Kelly atteignent 7. Cela montre que la durée de végétation au champ et l’aptitude au stockage sont deux axes séparés. [S2-S7]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Pourquoi cultiver une variété tardive ?

2.1. Prolonger l’interception du rayonnement et le grossissement

Tant que le feuillage reste sain, hydraté et photosynthétiquement actif, un cycle plus long peut poursuivre l’accumulation de biomasse vers les tubercules. Cet avantage potentiel explique l’intérêt des tardives dans les systèmes visant un tonnage élevé, des gros calibres ou une forte production de fécule. Il ne s’agit toutefois pas d’un mécanisme automatique : la variété, le nombre de tubercules, l’état du couvert, l’azote, l’eau et la température déterminent la conversion de ce temps supplémentaire en rendement commercial. [S22, S27, S31-S35]

Pour la féculerie, la cible économique est le rendement en fécule, pas le tonnage brut. Le CTPS raisonne donc le rendement féculier comme le produit du rendement tubercule par la teneur en fécule, avec un témoin officiel. Brennus illustre ce raisonnement : 10,28 t/ha de fécule dans les essais mentionnés par le GEVES, soit 118,84 % du témoin officiel. [S11]

Dans une exploitation multi-variétés, associer des classes de maturité différentes permet d’étaler défanage, arrachage, réception, séchage et stockage. Pour une usine, une féculerie ou une ligne de transformation, cette diversité peut aussi sécuriser un calendrier d’approvisionnement. La contrepartie est une exposition plus tardive aux sols humides, au tassement, aux températures basses et aux difficultés de séchage à la mise en stockage. [S25, S28]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Place dans la filière française en 2025-2026

3.1. Une filière pomme de terre vaste, mais une féculerie contractée

La SAA 2025 provisoire estime 241 758 ha de pommes de terre en France pour 10,202 Mt. La consommation représente 207 296 ha et 8,886 Mt, tandis que la féculerie représente 10 800 ha et 509 199 t. Le segment féculier est donc beaucoup plus réduit en surface que la conservation, mais il concentre une partie importante des génétiques tardives du Catalogue. [S17]

Source : Agreste, SAA 2025 provisoire publiée en mai 2026 [S17].

3.2. 2026 : recul de surface et forte volatilité du potentiel

Les estimations Agreste ont été révisées au fil de la campagne. Début juillet 2026, la féculerie est estimée à environ 10 000 ha, soit -5 % sur un an et environ -38 % par rapport à la moyenne 2021-2025 ; la conservation et demi-saison est estimée à 166 000 ha, soit -13,4 % sur un an. Le 7 août, Agreste estime la production de pommes de terre de conservation à environ 6,5 Mt, -22 % sur un an, dans un contexte de sécheresse et de températures caniculaires affectant plusieurs grandes cultures. [S18-S19]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Lire correctement une fiche variétale tardive

Les fiches SEMAE/FN3PT reprennent les caractères issus des évaluations officielles GEVES. Elles distinguent maturité, rendement, calibre, conservation, matière sèche ou fécule, qualité culinaire, repos végétatif, sensibilité à l’égermage et résistances aux bioagresseurs. Ces caractères doivent être lus ensemble. [S1, S15-S16]

Pour les variétés de consommation inscrites avant 1995, les tardives sont historiquement comparées à Kerpondy = 100, alors que les classes moins tardives utilisent Bintje. Les variétés féculières utilisent Kaptah Vandel comme référence historique du rendement en fécule. Depuis 1995, les fiches expriment le rendement par rapport aux témoins officiels des deux années CTPS précédant l’inscription. Un 118 % de 2022 ne peut donc pas être classé directement devant un 110 % d’une autre époque sans essai harmonisé. [S1, S10-S12]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Variétés tardives et très tardives : profils de référence

5.1. Kelly - consommation, classe 3, profil technologique marqué

Kelly est une variété de consommation classée « demi-tardive à tardive », inscrite dans la fiche consultée avec un rendement à 116,14 % du témoin. Elle présente une proportion de gros tubercules notée 6, une conservation 7, une matière sèche 6 et un groupe culinaire C avec coloration à la friture claire. Son profil sanitaire est contrasté : mildiou feuillage 8, virus Y 6, mais gale commune 2 et mildiou tubercule 4. [S2]

Dans une stratégie de transformation ou de matière sèche, Kelly peut être intéressante par la combinaison maturité, rendement et friture claire. Le risque gale doit toutefois être mis au premier plan sur parcelles à historique ou conditions favorables à la maladie. [S2]

5.2. Kerpondy - témoin historique des tardives de consommation

Kerpondy, inscrite en 1949, est classée « demi-tardive à tardive » et reste une référence historique pour l’expression des rendements des anciennes tardives. Sa fiche indique conservation 7, groupe culinaire B, matière sèche 4, mildiou feuillage 5, tubercule 8 et gale commune 8. [S1, S3]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Tableau comparatif de variétés représentatives

Le tableau ci-dessous juxtapose des données de fiches officielles ou de synthèses CTPS/ARVALIS. Les indices ne sont pas strictement comparables entre millésimes ; ils servent à caractériser les profils, pas à établir un classement absolu. « F » = féculière ; « C » = consommation. [S1-S14]

Sources : S1-S14. Les notations n.d. ne doivent pas être interprétées comme une résistance.

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07 · Référence

Progrès génétique récent : rendement fécule, environnement et résistances

7.1. La VATE ne juge plus seulement le rendement

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Choisir selon le débouché : frais, transformation ou fécule

Pour le frais la maturité tardive doit rester compatible avec présentation calibre régularité lavabilité couleur tenue à la cuisson défauts externes et capacité de stockage Kelly et Kerpondy montrent que des profils tardifs de consommation existent mais ils ne doivent pas être confondus avec la…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
NoteClasse officielleExemple officielPlace dans le dossier 843
9Très précoceBelle de FontenayHors périmètre
8PrécoceSirtemaHors périmètre
7Demi-précoceBintje, CharlotteHors périmètre
6Demi-précoce à moyenneTentation, NazcaComparaison
5MoyenneMagnumComparaison
4Demi-tardiveCephoraFrontière
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur définition, terminologie et périmètre ?

La maturité variétale décrit la vitesse relative de sénescence et d’atteinte de la maturité physiologique Dans le système français de référence une note élevée correspond à une maturité plus précoce et une note faible à une maturité plus tardive S1 1 2 Maturité tubérisation et date d’arrachage ne sont pas synonymes La précocité de tubérisation décrit la rapidité avec laquelle le rendement tubercule se met en place la maturité décrit le rythme du cycle végétatif la date d’arrachage est une décision de conduite qui peut être avancée ou retardée selon… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur pourquoi cultiver une variété tardive ? ?

2 1 Prolonger l’interception du rayonnement et le grossissement Tant que le feuillage reste sain hydraté et photosynthétiquement actif un cycle plus long peut poursuivre l’accumulation de biomasse vers les tubercules Cet avantage potentiel explique l’intérêt des tardives dans les systèmes visant un tonnage élevé des gros calibres ou une forte production de fécule Il ne s’agit toutefois pas d’un mécanisme automatique la variété le nombre de tubercules l’état du couvert l’azote l’eau et la température déterminent la conversion de ce temps supplémentaire en rendement commercial S22 S27 S31-S35 Pour… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur place dans la filière française en 2025-2026 ?

3 1 Une filière pomme de terre vaste mais une féculerie contractée La SAA 2025 provisoire estime 241 758 ha de pommes de terre en France pour 10 202 Mt La consommation représente 207 296 ha et 8 886 Mt tandis que la féculerie représente 10 800 ha et 509 199 t Le segment féculier est donc beaucoup plus réduit en surface que la conservation mais il concentre une partie importante des génétiques tardives du Catalogue S17 Source Agreste SAA 2025 provisoire publiée en mai 2026 S17 3 2 2026… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur lire correctement une fiche variétale tardive ?

Les fiches SEMAE FN3PT reprennent les caractères issus des évaluations officielles GEVES Elles distinguent maturité rendement calibre conservation matière sèche ou fécule qualité culinaire repos végétatif sensibilité à l’égermage et résistances aux bioagresseurs Ces caractères doivent être lus ensemble S1 S15-S16 Pour les variétés de consommation inscrites avant 1995 les tardives sont historiquement comparées à Kerpondy 100 alors que les classes moins tardives utilisent Bintje Les variétés féculières utilisent Kaptah Vandel comme référence historique du rendement en fécule Depuis 1995 les fiches expriment le rendement par rapport aux témoins officiels… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur variétés tardives et très tardives : profils de référence ?

5 1 Kelly - consommation classe 3 profil technologique marqué Kelly est une variété de consommation classée demi-tardive à tardive inscrite dans la fiche consultée avec un rendement à 116 14 du témoin Elle présente une proportion de gros tubercules notée 6 une conservation 7 une matière sèche 6 et un groupe culinaire C avec coloration à la friture claire Son profil sanitaire est contrasté mildiou feuillage 8 virus Y 6 mais gale commune 2 et mildiou tubercule 4 S2 Dans une stratégie de transformation ou de matière sèche Kelly… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur tableau comparatif de variétés représentatives ?

Le tableau ci-dessous juxtapose des données de fiches officielles ou de synthèses CTPS/ARVALIS. Les indices ne sont pas strictement comparables entre millésimes ; ils servent à caractériser les profils, pas à établir un classement absolu. « F » = féculière ; « C » = consommation. [S1-S14] Sources : S1-S14. Les notations n.d. ne doivent pas être interprétées comme une résistance. [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02

    Référence technique

    S2 — SEMAE / FN3PT - Fiche KELLY.

    2026

  3. S03
  4. S04

    Référence technique

    S4 — SEMAE / FN3PT - Fiche HINGA.

    2026

  5. S05

    Référence technique

    S5 — SEMAE / FN3PT - Fiche MAKHAI.

    2026

  6. S06
  7. S07

    Référence technique

    S7 — SEMAE / FN3PT - Fiche ERIS.

    2026

  8. S08