01 · Référence
Synthèse exécutive
Le radis fourrager combine une implantation rapide, un bon potentiel de biomasse, un enracinement pivotant et une capacité élevée de récupération de l'azote minéral. Il est donc utile dans les intercultures longues après céréales, mais il ne doit pas être sélectionné uniquement sur la vitesse de couverture : l'historique de Brassicacées, les nématodes de la betterave, la hernie, le risque Sclerotinia, l'orobanche ramose…
Les références CTPS/GEVES donnent une rare quantification varietale en conditions françaises : dans les essais 2020-2021, certaines variétés de radis fourrager ont produit autour de 2,5 t MS/ha et acquis environ 80 kg N/ha dans la biomasse aérienne. Ces valeurs ne sont pas des rendements garantis : elles varient fortement avec la date de semis, l'eau disponible, la température, l'azote résiduel, la densité et la durée de croissance.
02 · Référence
Identité botanique et terminologie
Les traitements taxonomiques varient. Les références agronomiques françaises utilisent Raphanus sativus L. pour le radis fourrager. Certaines bases botaniques contemporaines rattachent les formes cultivées à Raphanus raphanistrum subsp. sativus ; Raphanus sativus var. oleiformis apparaît aussi dans la littérature. Pour une base agronomique opérationnelle, le nom de variété et le type d'usage sont plus sûrs qu'un seul nom vernaculaire.
03 · Référence
Biologie, cycle et vitesse d’installation
Le radis fourrager est apprécié pour sa facilité d'implantation et sa croissance rapide. Sa floraison est en moyenne plus tardive que celle de la moutarde blanche, ce qui le rend plus adapté aux semis précoces d'été lorsque l'objectif est de produire de la biomasse sans monter trop vite à graines. Toutefois, l'écart entre variétés est important : la précocité de floraison est…
1. Germination et levée : phase critique, dépendante du contact terre-graine, de la température et du potentiel hydrique.
04 · Référence
Variétés et critères de choix
Gélivité / tolérance au froid, sans confondre dégâts foliaires et mort du pivot.
Ces résultats proviennent d'un dossier CTPS/GEVES publié en 2021 et ne constituent ni un classement commercial 2026, ni une liste exhaustive. Ils illustrent surtout le caractère mesurable de la résistance et de la biomasse. Avant achat, vérifier le Catalogue officiel et la fiche du lot commercial.
05 · Référence
Nématodes : lire correctement les classes H1, H2, H3 et S
Dans les tests 2019, l'indice de résistance à H. schachtii était de 99,41 % pour Doublemax, 97,59 % pour le témoin H1 Doublet, 93,73 % pour Ultimate, 57,09 % pour le témoin H3 Carwoodi et 0 % pour Iris. En 2020, les indices étaient respectivement 99,64 %, 97,45 %, 95,27 %, 27,32 % et 0 %. Le classement final proposé était H1 pour Doublemax et H2…
Le même dossier montre qu'Ultimate était sensible à Meloidogyne hapla. C'est un exemple pédagogique majeur : 'résistant aux nématodes' n'a aucun sens sans préciser l'espèce de nématode et la méthode d'évaluation. Les listes GEVES récentes couvrent plusieurs nématodes cibles pour les plantes de service.
06 · Référence
Exigences de sol, climat, température et eau
Le radis fourrager valorise de nombreux sols agricoles, mais la réussite dépend surtout de la qualité de l'implantation et de la structure. Les sols très tassés, asphyxiants ou hydromorphes peuvent limiter le pivot ; les sols desséchés en surface pénalisent la levée. Les situations avec hétérogénéité de paille exigent une attention particulière au placement de la graine.
ARVALIS le classe comme très tolérant à une humidité limitée du lit de semence et tolérant des températures fraîches à très chaudes pour la germination. Le bénéfice est surtout relatif : en été, une espèce tolérante peut encore échouer si le semis est trop superficiel dans un horizon desséché ou si les pluies manquent durablement après la levée.
Les couverts consomment de l'eau, mais l'impact sur la culture suivante dépend de la date de destruction, du climat et du drainage. La synthèse INRAE conclut que la réduction du drainage liée aux cultures intermédiaires est généralement modérée et qu'une date de destruction adaptée limite le risque sur l'alimentation hydrique suivante. En climat méditerranéen ou avant culture de printemps, la destruction ne doit pas être retardée mécaniquement sans raison.
07 · Référence
Fenêtres de semis et place dans la rotation
Les références Terres Inovia distinguent trois grandes logiques : couverts d'été semés après récolte de juillet, couverts d'automne semés en août et couverts d'hiver semés en septembre-octobre. Le radis fourrager est particulièrement intéressant en semis précoce car sa floraison est plus tardive que celle de la moutarde blanche. Plus le semis est tardif, plus la production de biomasse et l'azote capté…
08 · Référence
Modes de semis, profondeur, densité et levée
La fiche ARVALIS retient 9 kg/ha en pur avec un PMG indicatif de 12 g, ce qui correspond à environ 75 graines/m². C'est un excellent exemple de raisonner le semis en nombre de graines plutôt qu'en kg/ha lorsque le PMG varie entre lots et variétés.
ARVALIS indique une profondeur optimale pouvant aller jusqu'à environ 5 cm et déconseille un placement trop superficiel en conditions sèches. Cette recommandation est plus profonde que celle parfois donnée pour de petites graines de Brassicacées et traduit la capacité du radis à émerger de profondeur. Le réglage doit néanmoins éviter tout enfouissement excessif en sol lourd ou battant.
09 · Référence
Culture pure et mélanges
Les mélanges sont devenus fréquents parce qu'ils associent architectures racinaires, vitesses d'installation et modes de nutrition. Terres Inovia recommande de construire un mélange fonctionnel plutôt que d'additionner des espèces. Dans un mélange de 3 à 6 espèces, une règle de départ consiste à fractionner les doses pures, puis à les corriger selon le rôle de chaque espèce, le mode de semis et…
10 · Référence
Biomasse, couverture et compétition contre les adventices
Dans les essais CTPS/GEVES publiés, les références varietales de radis fourrager ont produit environ 2,2 à 2,7 t MS/ha en moyenne sur les séries présentées, avec des quantités d'azote aérien de l'ordre de 73 à 87 kg N/ha. Ces ordres de grandeur sont cohérents avec un couvert réussi d'automne, mais les écarts entre années et dates de…
La couverture rapide réduit la lumière disponible pour les adventices et peut diminuer leur croissance. L'effet dépend de la fermeture du couvert, de la flore présente, de la date d'émergence des adventices et de la biomasse. Il ne faut pas confondre compétition temporaire et contrôle pluriannuel du stock semencier.
| Version | 1.0 - 19 août 2026 |
|---|---|
| Périmètre | France métropolitaine en priorité ; références UE et scientifiques lorsque pertinentes |
| Finalité | Base documentaire pour la future page Web SILLOVA et la base de connaissances agronomique |
| Cahier des charges | Partie 214 du plan directeur : radis fourrager comme couvert ou plante de service |
| Niveau de preuve | Sources officielles, instituts techniques, CTPS/GEVES, INRAE et publications scientifiques, avec données de marché datées |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
Le radis fourrager combine une implantation rapide, un bon potentiel de biomasse, un enracinement pivotant et une capacité élevée de récupération de l'azote minéral. Il est donc utile dans les intercultures longues après céréales, mais il ne doit pas être sélectionné uniquement sur la vitesse de couverture : l'historique de Brassicacées, les nématodes de la betterave, la hernie, le risque Sclerotinia… [S02][S03][S04][S08]
Que faut-il retenir sur identité botanique et terminologie ?
Les traitements taxonomiques varient. Les références agronomiques françaises utilisent Raphanus sativus L. pour le radis fourrager. Certaines bases botaniques contemporaines rattachent les formes cultivées à Raphanus raphanistrum subsp. sativus ; Raphanus sativus var. oleiformis apparaît aussi dans la littérature. Pour une base agronomique opérationnelle, le nom de variété et le type d'usage sont plus sûrs qu'un seul nom vernaculaire. [S26]
Que faut-il retenir sur biologie, cycle et vitesse d’installation ?
Le radis fourrager est apprécié pour sa facilité d'implantation et sa croissance rapide. Sa floraison est en moyenne plus tardive que celle de la moutarde blanche, ce qui le rend plus adapté aux semis précoces d'été lorsque l'objectif est de produire de la biomasse sans monter trop vite à graines. Toutefois, l'écart entre variétés est important : la précocité… [S02][S04]
Que faut-il retenir sur variétés et critères de choix ?
Gélivité / tolérance au froid, sans confondre dégâts foliaires et mort du pivot. Ces résultats proviennent d'un dossier CTPS/GEVES publié en 2021 et ne constituent ni un classement commercial 2026, ni une liste exhaustive. Ils illustrent surtout le caractère mesurable de la résistance et de la biomasse. Avant achat, vérifier le Catalogue officiel et la fiche du lot commercial. [S07][S08][S09]
Que faut-il retenir sur nématodes : lire correctement les classes h1, h2, h3 et s ?
Dans les tests 2019, l'indice de résistance à H. schachtii était de 99,41 % pour Doublemax, 97,59 % pour le témoin H1 Doublet, 93,73 % pour Ultimate, 57,09 % pour le témoin H3 Carwoodi et 0 % pour Iris. En 2020, les indices étaient respectivement 99,64 %, 97,45 %, 95,27 %, 27,32 % et 0 %. Le classement final proposé était H1 pour… [S08][S10][S11]
Que faut-il retenir sur exigences de sol, climat, température et eau ?
Le radis fourrager valorise de nombreux sols agricoles, mais la réussite dépend surtout de la qualité de l'implantation et de la structure. Les sols très tassés, asphyxiants ou hydromorphes peuvent limiter le pivot ; les sols desséchés en surface pénalisent la levée. Les situations avec hétérogénéité de paille exigent une attention particulière au placement de la graine. ARVALIS le classe comme très… [S02][S16][S12]





