Référence agronomique · France

Maraîchage · Légumes, petits fruits et systèmes de culture

Poivron

Capsicum annuum L.

Le poivron commercial est principalement issu de Capsicum annuum L., famille des Solanaceae. Dans la monographie taxonomique moderne du genre Capsicum, C. annuum var. annuum correspond à la forme cultivée présentant une très grande diversité de fruits, depuis des formes petites et piquantes jusqu’aux gros fruits doux pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres. Cinq grands taxons cultivés…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 13 min
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Vue agricole consacrée à poivron
Poivron · Illustration documentaire SILLOVA
32 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

1 243 ha ; 19 760 t ; 15,9 t…

France 2025 (provisoire)

Production −4,9 % par rapport à 2024. [S02][S03]

02
Consolidé

25 950 t de poivron — chiffre Ministère/Agreste

France 2022

Périmètre différent de la ligne SAA 2024-2025 : comparaison prudente. [S02][S03]

03
Consolidé

≈17 % selon CTIFL, 2024

Autoapprovisionnement

Potentiel de substitution aux importations mais forte concurrence. [S02][S03]

04
Consolidé

25 000 plants/ha plein champ ; 2 à 2…

Densité repère 2020

Ordres de grandeur officiels historiques ; à ajuster au système. [S02][S03]

01 · Référence

Identité botanique, origine, domestication et diversité

Le poivron commercial est principalement issu de Capsicum annuum L., famille des Solanaceae. Dans la monographie taxonomique moderne du genre Capsicum, C. annuum var. annuum correspond à la forme cultivée présentant une très grande diversité de fruits, depuis des formes petites et piquantes jusqu’aux gros fruits doux pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres. Cinq grands taxons cultivés du genre Capsicum sont reconnus dans la…

L’histoire de domestication doit être distinguée de l’aire de diversité du genre. Des analyses combinant génétique, archéobotanique, modélisation de distribution et paléolinguistique situent l’origine de la domestication de C. annuum au Mexique, probablement dans une zone centrale à orientale/nord-est du pays, il y a plusieurs millénaires. L’introduction en Europe suit les échanges colombiens à partir de la fin du XVe et du XVIe siècle.

Sources de cette section [S19][S18][S02]

02 · Référence

Production française : surfaces, volumes, bassins et dynamique récente

La statistique agricole annuelle 2025 provisoire révisée d’Agreste recense, pour la ligne « poivrons et piments », 1 243 ha de superficie développée et 19 760 t de production récoltée hors jardins, contre 1 268 ha et 20 775 t en 2024. Le rendement moyen passe de 16,4 à 15,9 t/ha. La baisse 2024→2025 est donc d’environ 2,0 % sur la…

Le Ministère identifie Provence-Alpes-Côte d’Azur comme première région productrice de poivron. Les références officielles de 2020 situaient l’essentiel de la production de poivron et piment dans le Sud-Est et le Sud-Ouest. La concentration méridionale répond à la thermophilie de la culture, mais les systèmes chauffés ou très protégés peuvent déplacer la fenêtre de production et la localisation économique.

Sources de cette section [S03][S02][S05][S07][S08]

03 · Référence

Systèmes de production et calendrier

Le choix du système conditionne presque toute la conduite : niveau d’investissement, date de plantation, durée du cycle, densité, forme de palissage, stratégie climatique, irrigation, nutrition, pression de ravageurs, rendement et calendrier de vente. Le CTIFL décrit deux pôles professionnels dominants en France : culture en sol sous abri froid et culture hors-sol sous abri chauffé.

Ces fenêtres sont des repères de saisonnalité CTIFL, pas des dates universelles de plantation ou de récolte.

Sources de cette section [S06]

04 · Référence

Types commerciaux, choix variétal et critères de décision

Le CTIFL distingue quatre grandes familles morphologiques pour le marché français : carré, rectangulaire demi-long (environ 12 à 15 cm), rectangulaire trois-quarts long (environ 15 à 18 cm) et triangulaire. Au sein de ces types, les objectifs de couleur finale, d’épaisseur de chair, de nombre de loges, de calibre, de fermeté et de résistance aux bioagresseurs déterminent le choix variétal.

L’APREL publie des préconisations variétales poivron actualisées en 2026 à partir d’essais du réseau provençal et d’observations de terrain. Les références variétales étant évolutives et parfois protégées derrière un accès professionnel, SILLOVA doit conserver la logique de critères ci-dessus et mettre à jour la liste des cultivars séparément chaque campagne.

Sources de cette section [S06][S09]

05 · Référence

Semences, plants, pépinière, greffage et sécurité sanitaire

La qualité du plant conditionne l’homogénéité de la culture. Un plant commercial doit présenter un système racinaire actif, une motte bien colonisée sans chignon excessif, un axe compact, une coloration normale, aucun symptôme de virose, bactériose, flétrissement ou ravageur, et une traçabilité claire du lot. Une acclimatation progressive avant plantation limite le choc hydrique et thermique.

Le Tomato brown rugose fruit virus (ToBRFV) s’est diffusé largement dans l’Union européenne. La réglementation européenne l’a intégré au régime des organismes réglementés non de quarantaine (ORNQ/RNQP) pour le matériel de plantation de tomate et de Capsicum annuum, hors variétés reconnues résistantes, avec un seuil de tolérance de 0 %. Les textes modifiés en 2024 sont applicables depuis 2025 et le règlement d’exécution 2019/2072 est consolidé en 2026.

Sources de cette section [S13][S14][S15][S12]

06 · Référence

Implantation : sol, structure, pH, préparation et densité

Le poivron exige un profil aéré, profond et drainant. L’asphyxie racinaire augmente le risque de dépérissement et favorise notamment Phytophthora capsici. À l’inverse, un sol trop filtrant et pauvre en réserve utile accentue les à-coups hydriques et les désordres de nouaison ou de calibre. La préparation vise donc un compromis : porosité, portance, réserve en eau, faible semelle et bonne homogénéité le long…

La référence officielle DGAL 2020 donne des ordres de grandeur de 25 000 plantes/ha en plein champ et de 2 à 2,5 plantes/m² sous serre ou abri. Ce sont des repères de densité de plants et non de tiges : en conduite multi-tiges, la densité de tiges/m² devient souvent l’indicateur plus pertinent pour analyser interception lumineuse, humidité de canopée et charge en fruits.

Sources de cette section [S05]

07 · Référence

Température, lumière, humidité et pilotage climatique

Le poivron est thermophile mais sa nouaison se dégrade lorsque la température sort durablement de la zone favorable. Des travaux expérimentaux sur C. annuum situent une zone généralement favorable au développement des fruits autour d’une vingtaine de degrés jusqu’à la fin de la vingtaine, tandis que des températures supérieures à environ 32 °C peuvent pénaliser la formation des fruits, selon le génotype, l…

Sources de cette section [S20][S21]

08 · Référence

Irrigation, bilan hydrique, qualité de l’eau et salinité

Le poivron est très sensible aux alternances entre déficit et excès d’eau. Les stades floraison-nouaison et grossissement des fruits sont particulièrement critiques : un stress réduit le nombre de fruits, le calibre et la régularité, tandis qu’un excès permanent réduit l’oxygénation des racines. La stratégie moderne consiste à fractionner les apports, suivre l’humidité ou la tension du sol/substrat et ajuster…

Les essais de Semiz et Suarez sur poivron sous serre montrent que l’augmentation de la salinité réduit le rendement et l’efficience d’utilisation de l’eau, avec interaction avec la fertilisation azotée. La règle opérationnelle est donc de suivre l’EC de l’eau, de la solution nutritive et, en hors-sol, du drainage ; toute dérive doit être corrigée en identifiant d’abord l’origine (eau brute, concentration nutritive, sous-irrigation, accumulation dans le substrat).

Sources de cette section [S22]

09 · Référence

Fertilisation, nutrition minérale et fertigation

Le pilotage nutritionnel doit partir d’analyses : sol avant campagne, eau d’irrigation, éventuellement solution du sol, sève ou analyses foliaires selon le système. Les besoins changent fortement entre enracinement, croissance végétative, floraison, charge fruitière et récoltes répétées. Une dose annuelle fixe…

Une expérimentation sur poivron sous salinité modérée a montré que la fertilisation K et Ca modifie le rendement, la qualité et l’incidence de nécrose apicale, soulignant l’importance des interactions entre nutrition et salinité. L’objectif n’est donc pas de « corriger le BER avec du calcium » isolément, mais de sécuriser l’absorption et le transport du Ca par une croissance équilibrée, une alimentation hydrique stable et une EC maîtrisée.

Sources de cette section [S23]

10 · Référence

Taille, palissage, conduite de la canopée et charge en fruits

Sous abri, le poivron est fréquemment palissé afin de sécuriser les tiges et d’ouvrir la canopée. La conduite peut conserver plusieurs axes principaux ; le nombre de tiges, le positionnement des ficelles ou filets, l’ébourgeonnage et l’effeuillage varient selon vigueur…

Le poivron est largement autofertile. La qualité de la nouaison dépend cependant de la viabilité du pollen, de l’ouverture de la fleur, de la température, de l’humidité et de l’état hydrique. Les épisodes très chauds, les nuits anormalement chaudes, le froid ou une hygrométrie extrême peuvent provoquer chute florale ou fruits mal conformés. Le pilotage doit donc combiner climat et équilibre végétatif/génératif plutôt que viser uniquement un nombre de fleurs élevé.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
RepèreValeur / constatInterprétation
France 2025 (provisoire)1 243 ha ; 19 760 t ; 15,9 t/ha — « poivrons et piments »Production −4,9 % par rapport à 2024.
France 202225 950 t de poivron — chiffre Ministère/AgrestePérimètre différent de la ligne SAA 2024-2025 : comparaison prudente.
Autoapprovisionnement≈17 % selon CTIFL, 2024Potentiel de substitution aux importations mais forte concurrence.
Densité repère 202025 000 plants/ha plein champ ; 2 à 2,5 plants/m² sous serre/abriOrdres de grandeur officiels historiques ; à ajuster au système.
ToBRFV en 2026ORNQ/RNQP sur matériel de plantation de C. annuum non réputé résistant ; tolérance 0 %Exigence sanitaire structurante pour semences/plants.
Norme commerciale UECatégories Extra, I, II ; exigences de fraîcheur, fermeté, intégrité et homogénéitéApplicable au poivron doux frais ; règles détaillées en section 19.
Sources de cette section [S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur identité botanique, origine, domestication et diversité ?

Le poivron commercial est principalement issu de Capsicum annuum L., famille des Solanaceae. Dans la monographie taxonomique moderne du genre Capsicum, C. annuum var. annuum correspond à la forme cultivée présentant une très grande diversité de fruits, depuis des formes petites et piquantes jusqu’aux gros fruits doux pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres. Cinq grands taxons cultivés du genre Capsicum sont… [S19][S18][S02]

Que faut-il retenir sur production française : surfaces, volumes, bassins et dynamique récente ?

La statistique agricole annuelle 2025 provisoire révisée d’Agreste recense, pour la ligne « poivrons et piments », 1 243 ha de superficie développée et 19 760 t de production récoltée hors jardins, contre 1 268 ha et 20 775 t en 2024. Le rendement moyen passe de 16,4 à 15,9 t/ha. La baisse 2024→2025 est donc d’environ 2… [S03][S02][S05][S07][S08]

Que faut-il retenir sur systèmes de production et calendrier ?

Le choix du système conditionne presque toute la conduite : niveau d’investissement, date de plantation, durée du cycle, densité, forme de palissage, stratégie climatique, irrigation, nutrition, pression de ravageurs, rendement et calendrier de vente. Le CTIFL décrit deux pôles professionnels dominants en France : culture en sol sous abri froid et culture hors-sol sous abri chauffé. Ces fenêtres sont des repères de… [S06]

Que faut-il retenir sur types commerciaux, choix variétal et critères de décision ?

Le CTIFL distingue quatre grandes familles morphologiques pour le marché français : carré, rectangulaire demi-long (environ 12 à 15 cm), rectangulaire trois-quarts long (environ 15 à 18 cm) et triangulaire. Au sein de ces types, les objectifs de couleur finale, d’épaisseur de chair, de nombre de loges, de calibre, de fermeté et de résistance aux bioagresseurs déterminent le choix variétal… [S06][S09]

Que faut-il retenir sur semences, plants, pépinière, greffage et sécurité sanitaire ?

La qualité du plant conditionne l’homogénéité de la culture. Un plant commercial doit présenter un système racinaire actif, une motte bien colonisée sans chignon excessif, un axe compact, une coloration normale, aucun symptôme de virose, bactériose, flétrissement ou ravageur, et une traçabilité claire du lot. Une acclimatation progressive avant plantation limite le choc hydrique et thermique. Le Tomato brown rugose fruit… [S13][S14][S15][S12]

Que faut-il retenir sur implantation : sol, structure, ph, préparation et densité ?

Le poivron exige un profil aéré, profond et drainant. L’asphyxie racinaire augmente le risque de dépérissement et favorise notamment Phytophthora capsici. À l’inverse, un sol trop filtrant et pauvre en réserve utile accentue les à-coups hydriques et les désordres de nouaison ou de calibre. La préparation vise donc un compromis : porosité, portance, réserve en eau, faible semelle et bonne… [S05]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 32

  1. S02
  2. S03
  3. S04
  4. S05
  5. S06
  6. S07
  7. S08
  8. S09