Référence agronomique · France

Santé des cultures · Maladies des cultures

Piétin-verse

Référence technique · Piétin-verse

Décider à partir du seul modèle TOP : le modèle décrit le risque climatique, pas la présence réelle de symptômes ni le potentiel infectieux complet de la parcelle. Traiter automatiquement une variété notée ≥5 : les références ARVALIS 2026 indiquent qu’une protection spécifique n’est pas justifiée dans cette classe. Confondre une nécrose basale avec du piétin-verse : rhizoctone et fusariose de la tige donnent des lésions d’aspect différent et ne conduisent pas à la même décision.

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à piétin-verse
Piétin-verse · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Oculimacula yallundae dominant en France ; O. acuformis également impliqué.

Agent causal

[S1, S5] [S01][S02]

02
Consolidé

Blé tendre ; blé dur concerné, attaques bien plus rares sur orge et triticale.

Hôte prioritaire

[S1] [S01][S02]

03
Consolidé

Lésion ocellée elliptique, marge brun diffus, stromas noirs incrustés persistant au doigt humide.

Signature diagnostique

[S1, S4] [S01][S02]

04
Consolidé

À partir d’épi 1 cm ; décision avant fermeture du couvert, avec priorité épi 1 cm → 1 nœud.

Fenêtre d’observation

[S2, S4] [S01][S02]

01 · Référence

Résumé opérationnel

Décider à partir du seul modèle TOP : le modèle décrit le risque climatique, pas la présence réelle de symptômes ni le potentiel infectieux complet de la parcelle.

Traiter automatiquement une variété notée ≥5 : les références ARVALIS 2026 indiquent qu’une protection spécifique n’est pas justifiée dans cette classe.

Confondre une nécrose basale avec du piétin-verse : rhizoctone et fusariose de la tige donnent des lésions d’aspect différent et ne conduisent pas à la même décision.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Identification, taxonomie et nomenclature

Le piétin-verse des céréales ou eyespot dans la littérature anglophone correspond à un complexe de deux espèces de champignons ascomycètes du genre Oculimacula La nomenclature a beaucoup évolué les anciens noms Pseudocercosporella herpotrichoides et Tapesia spp restent fréquents dans la littérature historique les rapports d’essais anciens et certaines bases de données Pour une base de connaissances comme SILLOVA il est donc indispensable de conserver les synonymes afin de relier les documents de différentes époques S6…

Dans les documents historiques, les populations ont aussi été décrites par des « types » ou groupes de croissance. ARVALIS qualifie O. yallundae de type rapide et le donne majoritaire en France. Ces appellations ne doivent pas remplacer les noms d’espèces modernes : elles sont utiles pour comprendre l’historique de l’épidémiologie et des résistances aux fongicides. [S1, S5]

Décider à partir du seul modèle TOP : le modèle décrit le risque climatique, pas la présence réelle de symptômes ni le potentiel infectieux complet de la parcelle.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Plantes hôtes et importance en France

Le piétin-verse est avant tout une maladie du blé La fiche accident ARVALIS le décrit comme assez commun sur blé et beaucoup plus exceptionnel sur orge et triticale Cette hiérarchie est essentielle la simple présence du pathogène sur une graminée ne signifie pas que la culture présente le même niveau de risque économique Les graminées et résidus de céréales peuvent contribuer au maintien de l’inoculum tandis que le raisonnement d’intervention est principalement développé pour le…

Confondre une nécrose basale avec du piétin-verse : rhizoctone et fusariose de la tige donnent des lésions d’aspect différent et ne conduisent pas à la même décision.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Symptômes et reconnaissance au champ

Le diagnostic doit être réalisé à la base des tiges, sur des maîtres-brins nettoyés. Les lésions apparaissent d’abord sur les gaines puis progressent vers les tissus internes. L’aspect « œil » n’est pas toujours parfaitement régulier : ce qui compte est l’association d’une lésion elliptique, d’une bordure brune peu nette et de stromas noirs incrustés lorsque les gaines sont écartées. [S1, S4]

Après avoir retiré les gaines passer doucement un doigt humide sur les points noirs Dans le piétin-verse les stromas restent fixés dans les tissus Lorsque les ponctuations noires s’effacent et que la lésion apparaît plus blanche bien délimitée le rhizoctone devient plus probable Ce test est simple mais ne remplace pas un diagnostic de laboratoire…

Transformer une autorisation E-Phy en recommandation agronomique : l’AMM définit le cadre légal d’emploi, mais l’intérêt technique dépend du niveau de risque, du stade et de l’efficacité réelle.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Diagnostics différentiels

Le diagnostic différentiel est central car plusieurs maladies du pied provoquent des nécroses brunes à la base des tiges. Une erreur d’identification peut conduire à une intervention inutile ou à une mauvaise interprétation de la verse. Les critères ci-dessous doivent être combinés plutôt qu’utilisés isolément. [S1, S4, S8]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Biologie des Oculimacula

Oculimacula yallundae et O acuformis sont des champignons spécialisés dans la colonisation de la base des céréales L’infection débute sur le coléoptile ou les gaines externes Les conidies produites sur les débris infectés germent forment des structures d’adhésion et un réseau mycélien le pathogène progresse ensuite de gaine en gaine vers les tissus de la tige Des travaux menés avec O yallundae montrent une phase initiale peu symptomatique puis l’apparition de nécroses visibles plusieurs semaines…

Les deux espèces ne se comportent pas strictement de la même façon Des travaux expérimentaux ont montré que leur vitesse de progression dans les gaines varie avec la température la saison et le cultivar Cette différence biologique aide à comprendre la coexistence des espèces mais elle n’est pas un critère utilisable directement par l’agriculteur au…

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07 · Référence

Conditions climatiques et microclimat

Les contaminations sont favorisées par un automne et un hiver doux et humides Le modèle TOP traduit cet effet climatique à partir des températures et pluies journalières depuis le semis La date de semis agit donc à la fois sur la durée d’exposition et sur les conditions météorologiques rencontrées par les jeunes plantes Un semis précoce n’est pas à lui seul une preuve d’attaque mais il augmente généralement le potentiel de risque lorsqu’il est combiné…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Facteurs agronomiques et potentiel infectieux

Le piétin-verse se raisonne comme un cumul de facteurs. La présence répétée de blé, le maintien ou le repositionnement de résidus infectés, la sensibilité variétale, certains types de sols et le climat de la campagne peuvent se renforcer. La grille nationale ARVALIS quantifie ces facteurs pour hiérarchiser les parcelles. [S1, S2, S11]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
PointRepère opérationnelSource
Agent causalOculimacula yallundae dominant en France ; O. acuformis également impliqué.[S1, S5]
Hôte prioritaireBlé tendre ; blé dur concerné, attaques bien plus rares sur orge et triticale.[S1]
Signature diagnostiqueLésion ocellée elliptique, marge brun diffus, stromas noirs incrustés persistant au doigt humide.[S1, S4]
Fenêtre d’observationÀ partir d’épi 1 cm ; décision avant fermeture du couvert, avec priorité épi 1 cm → 1 nœud.[S2, S4]
Échantillonnage40 maîtres-brins pris au hasard dans la parcelle ; une tache est comptée lorsqu’elle a traversé au moins une gaine.[S2]
Seuil terrain<10 % : ne pas traiter ; 10–35 % : zone d’incertitude ; ≥35 % : traitement envisageable/conseillé selon risque.[S3, S4]
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?

Décider à partir du seul modèle TOP : le modèle décrit le risque climatique, pas la présence réelle de symptômes ni le potentiel infectieux complet de la parcelle. Traiter automatiquement une variété notée ≥5 : les références ARVALIS 2026 indiquent qu’une protection spécifique n’est pas justifiée dans cette classe. Confondre une nécrose basale avec du piétin-verse : rhizoctone et fusariose de la tige donnent des lésions d’aspect différent et ne conduisent pas à la même décision. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur identification, taxonomie et nomenclature ?

Le piétin-verse des céréales ou eyespot dans la littérature anglophone correspond à un complexe de deux espèces de champignons ascomycètes du genre Oculimacula La nomenclature a beaucoup évolué les anciens noms Pseudocercosporella herpotrichoides et Tapesia spp restent fréquents dans la littérature historique les rapports d’essais anciens et certaines bases de données Pour une base de connaissances comme SILLOVA il est donc indispensable de conserver les synonymes afin de relier les documents de différentes époques S6 Dans les documents historiques les populations ont aussi été décrites par des types ou groupes… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes et importance en france ?

Le piétin-verse est avant tout une maladie du blé La fiche accident ARVALIS le décrit comme assez commun sur blé et beaucoup plus exceptionnel sur orge et triticale Cette hiérarchie est essentielle la simple présence du pathogène sur une graminée ne signifie pas que la culture présente le même niveau de risque économique Les graminées et résidus de céréales peuvent contribuer au maintien de l’inoculum tandis que le raisonnement d’intervention est principalement développé pour le… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur symptômes et reconnaissance au champ ?

Le diagnostic doit être réalisé à la base des tiges sur des maîtres-brins nettoyés Les lésions apparaissent d’abord sur les gaines puis progressent vers les tissus internes L’aspect œil n’est pas toujours parfaitement régulier ce qui compte est l’association d’une lésion elliptique d’une bordure brune peu nette et de stromas noirs incrustés lorsque les gaines sont écartées S1 S4 Après avoir retiré les gaines passer doucement un doigt humide sur les points noirs Dans le piétin-verse les stromas restent fixés dans les tissus Lorsque les ponctuations noires s’effacent et que… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur diagnostics différentiels ?

Le diagnostic différentiel est central car plusieurs maladies du pied provoquent des nécroses brunes à la base des tiges. Une erreur d’identification peut conduire à une intervention inutile ou à une mauvaise interprétation de la verse. Les critères ci-dessous doivent être combinés plutôt qu’utilisés isolément. [S1, S4, S8] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur biologie des oculimacula ?

Oculimacula yallundae et O acuformis sont des champignons spécialisés dans la colonisation de la base des céréales L’infection débute sur le coléoptile ou les gaines externes Les conidies produites sur les débris infectés germent forment des structures d’adhésion et un réseau mycélien le pathogène progresse ensuite de gaine en gaine vers les tissus de la tige Des travaux menés avec O yallundae montrent une phase initiale peu symptomatique puis l’apparition de nécroses visibles plusieurs semaines Les deux espèces ne se comportent pas strictement de la même façon Des travaux expérimentaux… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08