01 · Référence
Résumé opérationnel
Décider à partir du seul modèle TOP : le modèle décrit le risque climatique, pas la présence réelle de symptômes ni le potentiel infectieux complet de la parcelle.
Traiter automatiquement une variété notée ≥5 : les références ARVALIS 2026 indiquent qu’une protection spécifique n’est pas justifiée dans cette classe.
Confondre une nécrose basale avec du piétin-verse : rhizoctone et fusariose de la tige donnent des lésions d’aspect différent et ne conduisent pas à la même décision.
02 · Référence
Identification, taxonomie et nomenclature
Le piétin-verse des céréales ou eyespot dans la littérature anglophone correspond à un complexe de deux espèces de champignons ascomycètes du genre Oculimacula La nomenclature a beaucoup évolué les anciens noms Pseudocercosporella herpotrichoides et Tapesia spp restent fréquents dans la littérature historique les rapports d’essais anciens et certaines bases de données Pour une base de connaissances comme SILLOVA il est donc indispensable de conserver les synonymes afin de relier les documents de différentes époques S6…
Dans les documents historiques, les populations ont aussi été décrites par des « types » ou groupes de croissance. ARVALIS qualifie O. yallundae de type rapide et le donne majoritaire en France. Ces appellations ne doivent pas remplacer les noms d’espèces modernes : elles sont utiles pour comprendre l’historique de l’épidémiologie et des résistances aux fongicides. [S1, S5]
Décider à partir du seul modèle TOP : le modèle décrit le risque climatique, pas la présence réelle de symptômes ni le potentiel infectieux complet de la parcelle.
03 · Référence
Plantes hôtes et importance en France
Le piétin-verse est avant tout une maladie du blé La fiche accident ARVALIS le décrit comme assez commun sur blé et beaucoup plus exceptionnel sur orge et triticale Cette hiérarchie est essentielle la simple présence du pathogène sur une graminée ne signifie pas que la culture présente le même niveau de risque économique Les graminées et résidus de céréales peuvent contribuer au maintien de l’inoculum tandis que le raisonnement d’intervention est principalement développé pour le…
Confondre une nécrose basale avec du piétin-verse : rhizoctone et fusariose de la tige donnent des lésions d’aspect différent et ne conduisent pas à la même décision.
04 · Référence
Symptômes et reconnaissance au champ
Le diagnostic doit être réalisé à la base des tiges, sur des maîtres-brins nettoyés. Les lésions apparaissent d’abord sur les gaines puis progressent vers les tissus internes. L’aspect « œil » n’est pas toujours parfaitement régulier : ce qui compte est l’association d’une lésion elliptique, d’une bordure brune peu nette et de stromas noirs incrustés lorsque les gaines sont écartées. [S1, S4]
Après avoir retiré les gaines passer doucement un doigt humide sur les points noirs Dans le piétin-verse les stromas restent fixés dans les tissus Lorsque les ponctuations noires s’effacent et que la lésion apparaît plus blanche bien délimitée le rhizoctone devient plus probable Ce test est simple mais ne remplace pas un diagnostic de laboratoire…
Transformer une autorisation E-Phy en recommandation agronomique : l’AMM définit le cadre légal d’emploi, mais l’intérêt technique dépend du niveau de risque, du stade et de l’efficacité réelle.
05 · Référence
Diagnostics différentiels
Le diagnostic différentiel est central car plusieurs maladies du pied provoquent des nécroses brunes à la base des tiges. Une erreur d’identification peut conduire à une intervention inutile ou à une mauvaise interprétation de la verse. Les critères ci-dessous doivent être combinés plutôt qu’utilisés isolément. [S1, S4, S8]
06 · Référence
Biologie des Oculimacula
Oculimacula yallundae et O acuformis sont des champignons spécialisés dans la colonisation de la base des céréales L’infection débute sur le coléoptile ou les gaines externes Les conidies produites sur les débris infectés germent forment des structures d’adhésion et un réseau mycélien le pathogène progresse ensuite de gaine en gaine vers les tissus de la tige Des travaux menés avec O yallundae montrent une phase initiale peu symptomatique puis l’apparition de nécroses visibles plusieurs semaines…
Les deux espèces ne se comportent pas strictement de la même façon Des travaux expérimentaux ont montré que leur vitesse de progression dans les gaines varie avec la température la saison et le cultivar Cette différence biologique aide à comprendre la coexistence des espèces mais elle n’est pas un critère utilisable directement par l’agriculteur au…
07 · Référence
Conditions climatiques et microclimat
Les contaminations sont favorisées par un automne et un hiver doux et humides Le modèle TOP traduit cet effet climatique à partir des températures et pluies journalières depuis le semis La date de semis agit donc à la fois sur la durée d’exposition et sur les conditions météorologiques rencontrées par les jeunes plantes Un semis précoce n’est pas à lui seul une preuve d’attaque mais il augmente généralement le potentiel de risque lorsqu’il est combiné…
08 · Référence
Facteurs agronomiques et potentiel infectieux
Le piétin-verse se raisonne comme un cumul de facteurs. La présence répétée de blé, le maintien ou le repositionnement de résidus infectés, la sensibilité variétale, certains types de sols et le climat de la campagne peuvent se renforcer. La grille nationale ARVALIS quantifie ces facteurs pour hiérarchiser les parcelles. [S1, S2, S11]
| Point | Repère opérationnel | Source |
|---|---|---|
| Agent causal | Oculimacula yallundae dominant en France ; O. acuformis également impliqué. | [S1, S5] |
| Hôte prioritaire | Blé tendre ; blé dur concerné, attaques bien plus rares sur orge et triticale. | [S1] |
| Signature diagnostique | Lésion ocellée elliptique, marge brun diffus, stromas noirs incrustés persistant au doigt humide. | [S1, S4] |
| Fenêtre d’observation | À partir d’épi 1 cm ; décision avant fermeture du couvert, avec priorité épi 1 cm → 1 nœud. | [S2, S4] |
| Échantillonnage | 40 maîtres-brins pris au hasard dans la parcelle ; une tache est comptée lorsqu’elle a traversé au moins une gaine. | [S2] |
| Seuil terrain | <10 % : ne pas traiter ; 10–35 % : zone d’incertitude ; ≥35 % : traitement envisageable/conseillé selon risque. | [S3, S4] |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?
Décider à partir du seul modèle TOP : le modèle décrit le risque climatique, pas la présence réelle de symptômes ni le potentiel infectieux complet de la parcelle. Traiter automatiquement une variété notée ≥5 : les références ARVALIS 2026 indiquent qu’une protection spécifique n’est pas justifiée dans cette classe. Confondre une nécrose basale avec du piétin-verse : rhizoctone et fusariose de la tige donnent des lésions d’aspect différent et ne conduisent pas à la même décision. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification, taxonomie et nomenclature ?
Le piétin-verse des céréales ou eyespot dans la littérature anglophone correspond à un complexe de deux espèces de champignons ascomycètes du genre Oculimacula La nomenclature a beaucoup évolué les anciens noms Pseudocercosporella herpotrichoides et Tapesia spp restent fréquents dans la littérature historique les rapports d’essais anciens et certaines bases de données Pour une base de connaissances comme SILLOVA il est donc indispensable de conserver les synonymes afin de relier les documents de différentes époques S6 Dans les documents historiques les populations ont aussi été décrites par des types ou groupes… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et importance en france ?
Le piétin-verse est avant tout une maladie du blé La fiche accident ARVALIS le décrit comme assez commun sur blé et beaucoup plus exceptionnel sur orge et triticale Cette hiérarchie est essentielle la simple présence du pathogène sur une graminée ne signifie pas que la culture présente le même niveau de risque économique Les graminées et résidus de céréales peuvent contribuer au maintien de l’inoculum tandis que le raisonnement d’intervention est principalement développé pour le… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes et reconnaissance au champ ?
Le diagnostic doit être réalisé à la base des tiges sur des maîtres-brins nettoyés Les lésions apparaissent d’abord sur les gaines puis progressent vers les tissus internes L’aspect œil n’est pas toujours parfaitement régulier ce qui compte est l’association d’une lésion elliptique d’une bordure brune peu nette et de stromas noirs incrustés lorsque les gaines sont écartées S1 S4 Après avoir retiré les gaines passer doucement un doigt humide sur les points noirs Dans le piétin-verse les stromas restent fixés dans les tissus Lorsque les ponctuations noires s’effacent et que… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diagnostics différentiels ?
Le diagnostic différentiel est central car plusieurs maladies du pied provoquent des nécroses brunes à la base des tiges. Une erreur d’identification peut conduire à une intervention inutile ou à une mauvaise interprétation de la verse. Les critères ci-dessous doivent être combinés plutôt qu’utilisés isolément. [S1, S4, S8] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur biologie des oculimacula ?
Oculimacula yallundae et O acuformis sont des champignons spécialisés dans la colonisation de la base des céréales L’infection débute sur le coléoptile ou les gaines externes Les conidies produites sur les débris infectés germent forment des structures d’adhésion et un réseau mycélien le pathogène progresse ensuite de gaine en gaine vers les tissus de la tige Des travaux menés avec O yallundae montrent une phase initiale peu symptomatique puis l’apparition de nécroses visibles plusieurs semaines Les deux espèces ne se comportent pas strictement de la même façon Des travaux expérimentaux… [S01][S02][S03]





