01 · Référence
Définitions comptables
Le terme « marge » doit toujours préciser les charges incluses. La marge brute mesure le produit moins les charges opérationnelles. Une marge semi-nette ajoute généralement mécanisation, travaux par tiers ou autres charges directes. Une marge nette économique vise à couvrir toutes les charges affectables, y compris main-d’œuvre, foncier et capitaux.
Deux exploitations peuvent publier des marges très différentes avec la même performance technique simplement parce que leur périmètre comptable diffère. SILLOVA doit donc afficher les postes inclus et permettre d’activer ou désactiver chaque famille de charges.
02 · Référence
Produit brut et produit net
Produit brut = rendement commercialisé × prix unitaire + aides/compléments explicitement rattachés à la culture. Pour comparer les cultures, les aides découplées peuvent être affichées séparément.
Le produit net de commercialisation corrige le produit brut des frais liés au débouché : transport, séchage, stockage, taxes, cotisations, réfactions et éventuellement frais de couverture. Les primes de contrat ou de qualité sont ajoutées.
La marge du maïs dépend d’abord du périmètre de charges. La marge brute soustrait les charges opérationnelles au produit ; les marges semi-nettes intègrent généralement mécanisation ou travaux affectés ; la marge nette vise à couvrir l’ensemble des charges économiques. ARVALIS permet, avec ImpactCoutProduction, d’intégrer semences, engrais, phytosanitaires, irrigation, séchage, stockage, mécanisation, main-d’œuvre, fermage et frais financiers, puis d’obtenir coût de production, seuil de commercialisation et marge. [R1]
03 · Référence
Rendement humide et rendement commercial
Le maïs étant souvent récolté au-dessus de l’humidité commerciale, le poids livré doit être converti. La matière sèche est conservée dans le calcul théorique.
Exemple : 100 q/ha à 30 % d’humidité contiennent 70 q de matière sèche. À 15 % d’humidité, l’équivalent théorique est 70/0,85 = 82,35 q/ha. Ce calcul ne comprend pas les pertes physiques de séchage ou de manutention.
Le produit du maïs grain doit être calculé à partir du rendement commercialisable ramené à la base d’humidité du contrat et du prix réellement reçu par l’exploitation. Une cotation « rendu Bordeaux » n’est pas un prix départ ferme : transport, séchage, stockage, taxes, réfactions et primes doivent être intégrés.
04 · Référence
Prix net ferme
Une cotation portuaire ou « rendu Bordeaux » sert de repère mais ne doit pas être comparée directement au coût de production de la ferme. Prix net ferme = référence de marché ± base locale ± prime − approche − séchage − stockage − taxes/réfactions.
Entre juillet 2025 et janvier 2026, le maïs rendu Bordeaux s’est établi en moyenne un peu sous 184 €/t, soit -8,8 % sur un an selon Agreste. [R6]
La campagne 2025 a déjà montré une forte sensibilité au risque climatique. Agreste estime la récolte autour de 13,8 Mt, tandis qu’ARVALIS situe le rendement national autour de 88,5 q/ha, avec un maïs pluvial proche de 77 q/ha et des baisses de 20 à 30 % dans plusieurs régions. L’irrigation a souvent préservé le potentiel lorsqu’elle était disponible, mais avec des besoins élevés. [R2][R3]
05 · Référence
Charges opérationnelles
Les postes principaux sont semences, azote, phosphore-potassium et autres fertilisants, herbicides, insecticides/biocontrôle, irrigation, séchage, assurance et parfois prestations de récolte.
ARVALIS indique que la fertilisation azotée est le premier poste de charges opérationnelles du maïs et représente environ 14 % des charges totales dans la Fermothèque 2025. [R8]
La campagne 2026 est beaucoup plus sévère. Au 7 août, Agreste estime le maïs grain, semences incluses, à 9,0 Mt et 70,3 q/ha : production potentiellement la plus faible depuis 1980 et rendement au plus bas depuis 2003. ARVALIS décrit plusieurs canicules, des pluies très faibles depuis mi-mai et des ETP atteignant environ 10 mm/j au pic. [R4][R5]
06 · Référence
Mécanisation, main-d’œuvre et foncier
Une comparaison basée uniquement sur la marge brute ignore la consommation de capital et de travail. ImpactCoutProduction inclut carburant, amortissement ou remboursement du capital, entretien, travaux par tiers, location, frais financiers, main-d’œuvre salariée et familiale, fermage et autres charges fixes. [R1]
Le coût de mécanisation réel dépend du taux d’utilisation du parc. Un séchoir, un pivot ou une moissonneuse sous-utilisés peuvent augmenter fortement le coût par tonne.
Le prix constitue l’autre côté du risque. Agreste indique un maïs rendu Bordeaux légèrement inférieur à 184 €/t en moyenne entre juillet 2025 et janvier 2026, -8,8 % sur un an, alors que FranceAgriMer signale au printemps 2026 une envolée du prix des engrais. [R6][R7]
07 · Référence
Coût de production et seuil
Le coût de production €/t = charges totales / tonnes commercialisées. À charges constantes de 1 900 €/ha, le coût est 158 €/t à 12 t/ha, 190 €/t à 10 t/ha, 238 €/t à 8 t/ha et 271 €/t à 7 t/ha.
Le seuil de commercialisation est le prix permettant de couvrir les charges nettes des aides retenues. Cet indicateur est utile avant semis pour définir un prix minimum de vente ou une stratégie de couverture.
08 · Référence
Prix du maïs 2025/26
La campagne 2025/26 évolue dans un environnement mondial abondant et concurrentiel. Les cours français ont reculé par rapport à 2024/25. FranceAgriMer maintient un suivi mensuel des bilans et marchés céréaliers. [R10][R11]
Pour un budget, il est préférable d’utiliser trois hypothèses de prix et de documenter le stade commercial : départ ferme, rendu port, contrat physique ou moyenne comptable.
| Champ | Référence |
|---|---|
| Numéro SILLOVA | 960 |
| Intitulé | Marge du maïs |
| Culture | Maïs grain en priorité |
| Indicateurs | Marge brute ; marge semi-nette ; marge nette ; coût de production ; seuil de commercialisation |
| Variables | Rendement sec ; prix net ferme ; humidité ; séchage ; irrigation ; azote ; semences ; protection ; mécanisation ; foncier ; aides |
| 2025 | Production ≈13,8 Mt ; rendement ARVALIS ≈88,5 q/ha ; prix juillet-janvier ≈184 €/t rendu Bordeaux |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur définitions comptables ?
Le terme « marge » doit toujours préciser les charges incluses. La marge brute mesure le produit moins les charges opérationnelles. Une marge semi-nette ajoute généralement mécanisation, travaux par tiers ou autres charges directes. Une marge nette économique vise à couvrir toutes les charges affectables, y compris main-d’œuvre, foncier et capitaux. Deux exploitations peuvent publier des marges très différentes avec la même performance technique simplement parce que leur périmètre comptable diffère. SILLOVA doit donc afficher les postes inclus et permettre d’activer ou désactiver chaque famille de charges. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur produit brut et produit net ?
Produit brut = rendement commercialisé × prix unitaire + aides/compléments explicitement rattachés à la culture. Pour comparer les cultures, les aides découplées peuvent être affichées séparément. Le produit net de commercialisation corrige le produit brut des frais liés au débouché : transport, séchage, stockage, taxes, cotisations, réfactions et éventuellement frais de couverture. Les primes de contrat ou de qualité sont ajoutées. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur rendement humide et rendement commercial ?
Le maïs étant souvent récolté au-dessus de l’humidité commerciale, le poids livré doit être converti. La matière sèche est conservée dans le calcul théorique. Exemple : 100 q/ha à 30 % d’humidité contiennent 70 q de matière sèche. À 15 % d’humidité, l’équivalent théorique est 70/0,85 = 82,35 q/ha. Ce calcul ne comprend pas les pertes physiques de séchage ou de manutention. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur prix net ferme ?
Une cotation portuaire ou « rendu Bordeaux » sert de repère mais ne doit pas être comparée directement au coût de production de la ferme. Prix net ferme = référence de marché ± base locale ± prime − approche − séchage − stockage − taxes/réfactions. Entre juillet 2025 et janvier 2026, le maïs rendu Bordeaux s’est établi en moyenne un peu sous 184 €/t, soit -8,8 % sur un an selon Agreste. [R6] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur charges opérationnelles ?
Les postes principaux sont semences, azote, phosphore-potassium et autres fertilisants, herbicides, insecticides/biocontrôle, irrigation, séchage, assurance et parfois prestations de récolte. ARVALIS indique que la fertilisation azotée est le premier poste de charges opérationnelles du maïs et représente environ 14 % des charges totales dans la Fermothèque 2025. [R8] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur mécanisation, main-d’œuvre et foncier ?
Une comparaison basée uniquement sur la marge brute ignore la consommation de capital et de travail. ImpactCoutProduction inclut carburant, amortissement ou remboursement du capital, entretien, travaux par tiers, location, frais financiers, main-d’œuvre salariée et familiale, fermage et autres charges fixes. [R1] Le coût de mécanisation réel dépend du taux d’utilisation du parc. Un séchoir, un pivot ou une moissonneuse sous-utilisés peuvent augmenter fortement le coût par tonne. [S01][S02][S03]





