Référence agronomique · France

Cuniculture · Races et élevage de lapins

Lapin néo-zélandais

Le Néo-Zélandais blanc est une race de lapin d’origine américaine, sélectionnée pour la chair. Le standard français doit être distingué des lignées commerciales qui utilisent cette ascendance.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 6 min
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Lapin néo-zélandais — illustration documentaire (Cuniculture, Races et élevage de lapins)
Lapin néo-zélandais · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour comprendre le sujet.

Origine

États-Unis

Robe

Blanche aux yeux roses

Type

Race moyenne

Usage

Chair et sélection

01 · Guide

Définition : en France, le Néo-Zélandais est le Néo-Zélandais blanc

Le Néo-Zélandais est une race moyenne de lapin domestique (Oryctolagus cuniculus) créée aux États-Unis et sélectionnée très tôt pour la production de viande. La Fédération Française de Cuniculiculture (FFC) le classe en 2026 parmi les races moyennes, le qualifie de « peu répandu » et indique qu’il descend de lapins colorés américains dont le type blanc est l’albinos.

La nomenclature officielle FFC 2026/2027, applicable au 1er septembre 2026, n’admet sous l’intitulé « Néo-Zélandais » que la variété « blanc aux yeux roses ». Autrement dit, le New Zealand Red, Black, Blue ou Broken reconnu dans certains pays n’est pas, à cette date, une variété du Néo-Zélandais jugée sous ce nom dans le standard français.

02 · Guide

Repères sur le Néo-Zélandais

Origine : États-Unis. La FFC décrit des débuts sélectifs dans la première décennie du XXe siècle, à partir de lapins colorés américains ; l’origine précise reste historiquement discutée.

Reconnaissance française : le standard français du Néo-Zélandais a été adopté lors de la publication du recueil de 1963 ; la race aurait été introduite en France en 1960 par les moines de l’abbaye de Bellefontaine près de Cholet, puis par d’autres importateurs américains.

Standard FFC 2026 : race moyenne, poids idéal de 4,500 à 5,250 kg, corps puissamment développé et de longueur moyenne, dos/râble/croupe très remplis, chair ferme, fourrure dense.

Variété française : blanc aux yeux roses uniquement dans la nomenclature officielle 2026/2027.

Génétique du blanc : l’albinisme du New Zealand White est lié au locus TYR. Une mutation p. T373K du gène de la tyrosinase est documentée chez les Néo-Zélandais blancs et associée à l’allèle albinos récessif.

Le Néo-Zélandais est une race moyenne de lapin domestique (Oryctolagus cuniculus) créée aux États-Unis et sélectionnée très tôt pour la production de viande. La Fédération Française de Cuniculiculture (FFC) le classe en 2026 parmi les races moyennes, le qualifie de « peu répandu » et indique qu’il descend de lapins colorés américains dont le type blanc est l’albinos.

03 · Guide

Histoire : du Néo-Zélandais coloré au blanc de production

La nomenclature officielle FFC 2026/2027, applicable au 1er septembre 2026, n’admet sous l’intitulé « Néo-Zélandais » que la variété « blanc aux yeux roses ». Autrement dit, le New Zealand Red, Black, Blue ou Broken reconnu dans certains pays n’est pas, à cette date, une variété du Néo-Zélandais jugée sous ce nom dans le standard français.

Étapes de diffusion de la race Néo-Zélandaise
Date / périodeÉvénementLecture historique
Première décennie du XXe siècleDébuts sélectifs aux États-Unis.Origine précise discutée ; FFC cite notamment lapins supposés néo-zélandais en Californie et croisements Lièvre Belge × Golden Fawn.
1913–1915Populations américaines encore très variées et bigarrées.Type moins fixé, oreilles développées, couleurs multiples.
1916Reconnaissance de la race par l’ARBA.Race américaine malgré son nom.
Années 1910–1920Les types rouges/fauves précèdent le blanc ; les critères bouchères se renforcent.Passage d’un type coloré à un modèle de viande plus compact.
Après 1917Émergence et diffusion du Néo-Zélandais blanc albinos.Peau blanche intéressante pour la fourrure et identification visuelle du type commercial.
1957J. -F. Rambaud présente le Néo-Zélandais aux cuniculteurs français dans Cocoricos.Le type très viandeux surprend alors les éleveurs français.

04 · Guide

Génétique du blanc albinos : TYR et yeux roses

Le Néo-Zélandais blanc est un modèle classique d’albinisme chez le lapin. Le locus C de coloration correspond notamment au gène TYR codant la tyrosinase, enzyme indispensable à la synthèse de mélanine. Des travaux moléculaires ont identifié chez le New Zealand White une mutation p. T373K de TYR, homozygote chez les individus albinos étudiés, associée à l’allèle récessif c.

Phénotype : pelage blanc, absence de pigment mélanique normal et yeux apparaissant rouges/roses par transparence vasculaire.

Transmission : l’allèle albinos est récessif ; un sujet blanc albinos doit recevoir l’allèle concerné de ses deux parents.

Le blanc du Néo-Zélandais n’est pas le même mécanisme que le blanc aux yeux bleus de certaines autres races.

Le Californien porte un autre allèle du même locus TYR, de type himalayen thermosensible ; les deux races illustrent donc deux phénotypes distincts du même système de pigmentation.

05 · Guide

Pourquoi le Néo-Zélandais est devenu une référence mondiale de la viande

La FFC résume son objectif historique par quatre caractères : vitesse de croissance, précocité, indice de consommation et poids. La conformation est centrée sur les parties bouchères, tandis que la fourrure blanche a historiquement facilité la valorisation des peaux.

06 · Guide

Rôle du Néo-Zélandais dans la génétique INRA française

L’INRA a mis en place dès la fin des années 1960 l’un des plus anciens programmes modernes de sélection du lapin. Le Néo-Zélandais blanc y a joué un rôle central, mais il faut distinguer race et lignée : après plusieurs générations de sélection fermée, une souche INRA n’est plus une simple moyenne de la race.

07 · Guide

Race de concours ≠ lignée commerciale

Un Néo-Zélandais conforme au standard FFC est sélectionné sur un type racial et une homogénéité morphologique. Une lignée professionnelle peut avoir été issue du Néo-Zélandais mais sélectionnée pendant des dizaines de générations sur prolificité, croissance, longévité ou résistance. Les deux objets ne sont donc pas interchangeables.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quelles variétés le standard français admet-il sous le nom Néo-Zélandais?

La nomenclature FFC 2026/2027 n’admet que la variété « blanc aux yeux roses ». Les autres variétés reconnues dans certains pays ne sont pas jugées sous ce nom dans le standard français.

Pourquoi le Néo-Zélandais blanc est-il albinos?

L’albinisme du New Zealand White est lié au locus TYR. L’allèle albinos est récessif : un sujet blanc albinos doit recevoir cet allèle de ses deux parents.

Une lignée commerciale est-elle un Néo-Zélandais de concours?

Non. Une lignée professionnelle peut descendre du Néo-Zélandais mais être sélectionnée sur la prolificité, la croissance, la longévité ou la résistance. Les deux objets ne sont pas interchangeables.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.

  1. Fédération Française de Cuniculiculture

    Le lapin Néo-Zélandais

    2026

  2. Fédération Française de Cuniculiculture

    Nomenclature des races de lapins 2026-2027

    2026