Référence agronomique · France

Agronomie · Eau et irrigation

Irrigation du maïs

Eau et irrigation

Piloter l'irrigation du maïs demande de suivre le stade, la réserve du sol et la météo. La floraison et la formation des grains rendent un déficit particulièrement coûteux.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Irrigation du maïs — illustration documentaire (Agronomie, Eau et irrigation)
Irrigation du maïs · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Début

Réserve et stade

Priorité

Autour de la floraison

Suivi

Bilan et sondes

Fin

Selon le grain

01 · Guide

Décider avec le stade et la réserve du sol

L'irrigation du maïs se pilote avec le stade de la culture, l'eau encore accessible dans la zone racinaire et la demande climatique. Un calendrier fixe ne suffit pas : le premier apport dépend aussi de la profondeur du sol et de la capacité du matériel à parcourir les parcelles.

À l'approche de la floraison, surveiller plus étroitement la réserve disponible. Les observations de terrain et le bilan hydrique se complètent pour éviter de déclencher trop tôt ou de laisser s'installer un déficit difficile à rattraper.

02 · Guide

Repères de stades pour piloter l’eau

Le SLAG (stade limite d’avortement des grains) est un repère physiologique plus robuste qu’un nombre fixe de jours après floraison, car la vitesse de développement dépend de la température. Des documents ARVALIS l’approximent autour de 250 degrés-jours base 6 après la floraison femelle, ce qui peut représenter une dizaine à une quinzaine de jours par temps chaud, mais le repère doit être recalé au contexte de l’année.

Repères de stade et de réserve pour le maïs
ÉlémentRepère à retenir
SLAGStade limite d’avortement des grains, repère plus robuste qu’un nombre fixe de jours après floraison
Approximation ARVALISEnviron 250 degrés-jours base 6 après la floraison femelle, soit une dizaine à une quinzaine de jours par temps chaud
Premier tour d’eauAu voisinage de 10 à 12 feuilles, en confrontant stade, réserve facilement utilisable et pluies attendues
Sol superficielSe vide plus vite qu’un sol encore bien pourvu

03 · Guide

Bilan hydrique: méthode de base

Un bilan hydrique parcellaire suit jour après jour les entrées et les sorties du réservoir exploité par les racines. Une écriture simplifiée est: stock du jour = stock de la veille + pluie efficace + irrigation efficace – ETc – drainage profond – ruissellement. Dans les situations où des remontées capillaires sont importantes, elles doivent également être intégrées. La qualité du résultat dépend directement de la qualité des données d’entrée.

04 · Guide

Observer le stade avant le premier apport

Un premier tour d'eau ne se déclenche pas à une date fixe. Au voisinage de 10 à 12 feuilles, confronter le stade observé avec la réserve facilement utilisable et les pluies attendues. Un sol encore bien pourvu peut permettre d'attendre ; un sol superficiel se vide plus vite.

ARVALIS recommande de réévaluer la décision tout au long de la croissance, en particulier à l'approche de la floraison. Le débit disponible et le temps nécessaire pour couvrir toutes les parcelles doivent être intégrés avant de retarder le premier passage.

05 · Guide

Répartir une ressource en eau limitée

Quand la ressource ne couvre pas tous les besoins, éviter de répartir de faibles doses identiques sur toutes les parcelles sans tenir compte des stades. Prioriser celles qui approchent les phases les plus sensibles et dont la réserve s'épuise.

06 · Guide

Comparer chaque apport et adapter la fin de l’irrigation

Après chaque apport, comparer la dose réellement délivrée, la pluie et l'évolution de la réserve.

Adapter la fin des irrigations au développement et à l'humidité du grain, plutôt qu'à une date commune pour toutes les parcelles.

07 · Guide

Corriger les pluies dans le bilan hydrique

Une pluie courte et intense peut ruisseler ; une faible pluie sur couvert développé peut être partiellement interceptée. Ces pluies doivent être corrigées dans le bilan hydrique.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Faut-il attendre une date fixe pour le premier apport?

Non. Un premier tour d’eau ne se déclenche pas à une date fixe. Au voisinage de 10 à 12 feuilles, le stade observé est confronté à la réserve facilement utilisable et aux pluies attendues.

Pourquoi le SLAG est-il préféré à un nombre fixe de jours?

Le SLAG est un repère physiologique plus robuste, car la vitesse de développement dépend de la température. Il doit toutefois être recalé au contexte de l’année.

Que faire si la ressource en eau ne couvre pas tous les besoins?

Éviter de répartir de faibles doses identiques sur toutes les parcelles. Prioriser celles qui approchent les phases les plus sensibles et dont la réserve s’épuise.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.