Référence agronomique · France

Élevage porcin · Conduite de l’élevage porcin

Génétique porcine

Référence technique · Génétique porcine

La génétique porcine n’est pas le choix d’une meilleure race en absolu C’est un système de décision qui combine objectif de production lignées maternelles verrat terminal croisement précision des valeurs génétiques sanitaire conditions d’élevage et débouché Le potentiel génétique ne s’exprime qu’au travers de l’environnement alimentation logement climat santé et conduite restent déterminants S2 S6 S29 En France la diffusion du progrès repose sur une pyramide sélection multiplication production La pyramide 2024 recensée par l’IFIP compte 12 250 truies dans 67 élevages de sélection 32 300 truies dans 144 élevages de multiplication et 836 330 truies au niveau production Les races locales gérées par LIGERAL sont comptabilisées séparément S3 La génomique est désormais intégrée au…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à génétique porcine
Génétique porcine · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

11,896 millions de têtes ; 853 000 truies

Cheptel porcin France 2025

FranceAgriMer, bilan 2025 [S5] [S01][S02]

02
Consolidé

12 250 truies sélection / 32 300 multiplication / 836 330 production

Pyramide génétique 2024

IFIP / ASP / SSP [S3] [S01][S02]

03
Consolidé

6 : Basque, Bayeux, Blanc de l’Ouest, Cul Noir Limousin, Gascon, Nustrale

Races locales

LIGERAL / IFIP [S8] [S01][S02]

04
Consolidé

5 populations évaluées chaque semaine (2 LW, 2 LR, 1 Piétrain)

Évaluations IFIP 2025

Axiom et Nucléus [S6] [S01][S02]

01 · Référence

Repères techniques

La génétique porcine n’est pas le choix d’une « meilleure race » en absolu. C’est un système de décision qui combine objectif de production, lignées maternelles, verrat terminal, croisement, précision des valeurs génétiques, sanitaire, conditions d’élevage et débouché. Le potentiel génétique ne s’exprime qu’au travers de l’environnement : alimentation, logement, climat, santé et conduite restent déterminants. [S2, S6, S29]

En France, la diffusion du progrès repose sur une pyramide sélection → multiplication → production. La pyramide 2024 recensée par l’IFIP compte 12 250 truies dans 67 élevages de sélection, 32 300 truies dans 144 élevages de multiplication et 836 330 truies au niveau production. Les races locales gérées par LIGERAL sont comptabilisées séparément. [S3]

La génomique est désormais intégrée au cœur de plusieurs schémas En 2025 l’IFIP indique que cinq populations deux Large White deux Landrace une Piétrain sont évaluées chaque semaine pour Axiom et Nucléus 4 600 Landrace 5 700…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Définition : ce que recouvre la génétique porcine

La génétique porcine regroupe les méthodes utilisées pour décrire la variabilité héréditaire, estimer la valeur transmissible des animaux, organiser les accouplements et diffuser le progrès dans les élevages. Elle concerne les caractères de reproduction, croissance, consommation d’aliment, carcasse, qualité de viande, santé, comportement, adaptation et longévité. [S2, S6, S13]

L’insémination artificielle accélère la diffusion du progrès par la voie mâle. FranceAgriMer indique qu’une vingtaine de centres de collecte agréés répartis sur le territoire hébergent plus de 3 500 verrats purs ou croisés ; la semence fraîche est la voie de diffusion de routine, la semence congelée restant techniquement plus complexe et surtout utilisée pour conservation ou export. [S2]

Le dispositif français associe des établissements de sélection privés opérant souvent à l’échelle internationale et en parallèle un dispositif collectif de conservation des six races locales Le ministère reconnaît les opérateurs et…

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03 · Référence

Races, lignées et rôles dans les croisements

Le Piétrain est devenu la principale base paternelle de nombreux schémas français depuis le début des années 2000. Le Duroc constitue une alternative ou une composante de croisements lorsque la qualité de viande, le gras intramusculaire ou certains profils de robustesse sont davantage pondérés. Ces oppositions ne sont jamais absolues : chaque ESP possède ses propres lignées, indices et objectifs. [S2, S18]

Le croisement permet de combiner les aptitudes complémentaires des lignées et de bénéficier de l’hétérosis, particulièrement utile sur les caractères de reproduction, de survie et de robustesse. Le schéma classique est une femelle parentale issue de deux lignées maternelles, accouplée à un verrat terminal. [S2, S15]

Un croisement performant n’est donc pas réductible à la somme de deux races réputées Il faut considérer la compatibilité des lignées la performance des descendants croisés et la destination du produit Les informations commerciales d’un verrat terminal devraient idéalement être accompagnées de résultats sur…

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04 · Référence

BLUP, génomique et SS-GBLUP

Le BLUP modèle animal exploite simultanément les performances et les relations de parenté pour prédire la valeur génétique. La génomique ajoute l’information de milliers de marqueurs SNP ; elle améliore en particulier la précision sur les jeunes candidats avant d’avoir beaucoup de descendants. [S13, S14]

La fiche FranceAgriMer 2025 cite la méthodologie SS-GBLUP (Single-Step Genomic BLUP), qui combine dans une même évaluation généalogies, génotypes et phénotypes. En 2025, l’IFIP a mis en production une nouvelle chaîne d’évaluation génomique pour le Piétrain dans son dispositif mutualisé. [S2, S6]

Qualités maternelles : capacité laitière, nombre de tétines fonctionnelles, poids et homogénéité des porcelets, comportement et survie. [S2, S22]

Robustesse et santé : caractères encore difficiles à phénotyper à grande échelle, mais de plus en plus intégrés aux projets de sélection. [S11]

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05 · Référence

Objectifs de sélection des lignées paternelles / terminales

Les nouveaux critères d’efficacité alimentaire explorent notamment comportement alimentaire, interactions sociales, efficacité digestive et effets génétiques indirects. Une étude IFIP a rapporté des héritabilités de 0,18 à 0,70 pour plusieurs de ces mesures prometteuses, ce qui justifie leur exploration dans les schémas. [S20]

Le locus historiquement appelé « halothane » correspond à une mutation du gène RYR1. L’allèle de sensibilité a été associé à une forte dégradation de la qualité technologique de la viande, notamment de la capacité de rétention en eau, et à une sensibilité accrue au stress. L’IFIP a montré des différences nettes entre génotypes NN, Nn et nn dans la population Piétrain. [S19]

Le génotypage d’un gène majeur ne remplace pas l’évaluation polygénique il vient compléter l’index En pratique les programmes peuvent définir des contraintes de portage selon leurs objectifs la liste…

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06 · Référence

Phénotypage : ce qu’il faut mesurer pour sélectionner

La génomique n’élimine pas le besoin de phénotypes de haute qualité : elle a besoin d’une population de référence associant génotypes et mesures fiables. La station IFIP poursuit en 2026 la collecte de croissance, efficacité alimentaire, carcasse et qualité de viande, et teste de nouveaux phénotypes à valeur future. [S7]

L’étude INRAE comparant des descendants de verrats Duroc et Piétrain NN sous deux régimes illustre cette interaction : les porcs de type Piétrain présentaient de meilleures croissance/efficacité et plus de muscle, tandis que les descendants Duroc présentaient une meilleure qualité technologique et davantage de gras intramusculaire. [S18]

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07 · Référence

Biosécurité du haut de la pyramide

Le sanitaire est critique car un noyau de sélection ou un centre de collecte peut diffuser très largement ses animaux ou sa semence FranceAgriMer décrit un dispositif réglementaire complété par des démarches volontaires dont l’Engagement Qualité Sanitaire EQS avec surveillance des élevages de sélection multiplication…

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08 · Référence

Génétique française, export et souveraineté

FranceAgriMer indique que la génétique porcine française est exportée dans 70 pays sur cinq continents Les exportations ont représenté 14 4 M en 2024 plaçant la France au 4e rang européen et 5e rang mondial selon l’infographie publiée en août 2025 37 étaient destinées à…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
RepèreValeurLecture
Cheptel porcin France 202511,896 millions de têtes ; 853 000 truiesFranceAgriMer, bilan 2025 [S5]
Pyramide génétique 202412 250 truies sélection / 32 300 multiplication / 836 330 productionIFIP / ASP / SSP [S3]
Races locales6 : Basque, Bayeux, Blanc de l’Ouest, Cul Noir Limousin, Gascon, NustraleLIGERAL / IFIP [S8]
Évaluations IFIP 20255 populations évaluées chaque semaine (2 LW, 2 LR, 1 Piétrain)Axiom et Nucléus [S6]
Génotypages 20254 600 LR ; 5 700 LW ; 3 100 PiétrainPuce ADN haute densité [S6]
Base BDIR fin 202516,3 millions d’individusDonnées validées pour indexation/recherche [S6]
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Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur repères techniques ?

La génétique porcine n’est pas le choix d’une meilleure race en absolu C’est un système de décision qui combine objectif de production lignées maternelles verrat terminal croisement précision des valeurs génétiques sanitaire conditions d’élevage et débouché Le potentiel génétique ne s’exprime qu’au travers de l’environnement alimentation logement climat santé et conduite restent déterminants S2 S6 S29 En France la diffusion du progrès repose sur une pyramide sélection multiplication production La pyramide 2024 recensée par l’IFIP compte 12 250 truies dans 67 élevages de sélection 32 300 truies dans 144 élevages… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur définition : ce que recouvre la génétique porcine ?

La génétique porcine regroupe les méthodes utilisées pour décrire la variabilité héréditaire estimer la valeur transmissible des animaux organiser les accouplements et diffuser le progrès dans les élevages Elle concerne les caractères de reproduction croissance consommation d’aliment carcasse qualité de viande santé comportement adaptation et longévité S2 S6 S13 L’insémination artificielle accélère la diffusion du progrès par la voie mâle FranceAgriMer indique qu’une vingtaine de centres de collecte agréés répartis sur le territoire hébergent plus de 3 500 verrats purs ou croisés la semence fraîche est la voie de diffusion… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur races, lignées et rôles dans les croisements ?

Le Piétrain est devenu la principale base paternelle de nombreux schémas français depuis le début des années 2000 Le Duroc constitue une alternative ou une composante de croisements lorsque la qualité de viande le gras intramusculaire ou certains profils de robustesse sont davantage pondérés Ces oppositions ne sont jamais absolues chaque ESP possède ses propres lignées indices et objectifs S2 S18 Le croisement permet de combiner les aptitudes complémentaires des lignées et de bénéficier de l’hétérosis particulièrement utile sur les caractères de reproduction de survie et de robustesse Le schéma… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur blup, génomique et ss-gblup ?

Le BLUP modèle animal exploite simultanément les performances et les relations de parenté pour prédire la valeur génétique La génomique ajoute l’information de milliers de marqueurs SNP elle améliore en particulier la précision sur les jeunes candidats avant d’avoir beaucoup de descendants S13 S14 La fiche FranceAgriMer 2025 cite la méthodologie SS-GBLUP Single-Step Genomic BLUP qui combine dans une même évaluation généalogies génotypes et phénotypes En 2025 l’IFIP a mis en production une nouvelle chaîne d’évaluation génomique pour le Piétrain dans son dispositif mutualisé S2 S6 Qualités maternelles capacité laitière… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur objectifs de sélection des lignées paternelles / terminales ?

Les nouveaux critères d’efficacité alimentaire explorent notamment comportement alimentaire interactions sociales efficacité digestive et effets génétiques indirects Une étude IFIP a rapporté des héritabilités de 0 18 à 0 70 pour plusieurs de ces mesures prometteuses ce qui justifie leur exploration dans les schémas S20 Le locus historiquement appelé halothane correspond à une mutation du gène RYR1 L’allèle de sensibilité a été associé à une forte dégradation de la qualité technologique de la viande notamment de la capacité de rétention en eau et à une sensibilité accrue au stress L’IFIP… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur phénotypage : ce qu’il faut mesurer pour sélectionner ?

La génomique n’élimine pas le besoin de phénotypes de haute qualité elle a besoin d’une population de référence associant génotypes et mesures fiables La station IFIP poursuit en 2026 la collecte de croissance efficacité alimentaire carcasse et qualité de viande et teste de nouveaux phénotypes à valeur future S7 L’étude INRAE comparant des descendants de verrats Duroc et Piétrain NN sous deux régimes illustre cette interaction les porcs de type Piétrain présentaient de meilleures croissance efficacité et plus de muscle tandis que les descendants Duroc présentaient une meilleure qualité technologique… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08