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Taxonomie et nomenclature utile
Les épis décolorés peuvent être colonisés par différentes espèces de Fusarium ou de Microdochium. L’apparence seule ne permet pas toujours de les distinguer ; le risque de mycotoxines doit être apprécié selon l’agent, le contexte de floraison et, si nécessaire, une analyse.
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Symptômes : reconnaître une fusariose des épis
Les symptômes deviennent généralement visibles deux à trois semaines après la floraison, donc trop tard pour décider d’un traitement. Un ou plusieurs épillets se décolorent prématurément alors que le reste de l’épi reste vert. L’attaque peut ensuite s’étendre. Avec F. graminearum, le rachis peut être colonisé et des portions entières de l’épi s’échaudent ; des teintes saumon, rose-orangées à rougeâtres peuvent apparaître sur les glumes ou à la base des épillets par temps humide.
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Cycle biologique de Fusarium graminearum
F. graminearum survit entre cultures principalement dans les résidus infectés. Sur ces débris, le champignon peut former des périthèces produisant des ascospores, disséminées par l’air, et des conidies transportées sur de plus courtes distances par les éclaboussures. Cette phase explique pourquoi la quantité et la localisation des résidus à la surface du sol pèsent fortement sur le risque.
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Microdochium : même symptôme, autre logique de risque
Microdochium majus et M. nivale sont souvent inclus dans le langage agronomique des fusarioses d’épis, mais leur épidémiologie et leur sensibilité aux fongicides diffèrent. Les travaux repris par ARVALIS indiquent que le précédent, le travail du sol et la sensibilité variétale utilisés dans la grille DON de F. graminearum ne prédisent pas correctement le risque Microdochium. Les conditions météorologiques autour de la floraison, notamment fraîcheur, pluie et hygrométrie persistante, sont déterminantes.
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Climat : pluie, hygrométrie et température
Le climat autour de la floraison domine le risque final. La période utilisée dans les conseils français est généralement de sept jours avant à sept jours après la floraison. La pluie stimule la production et la dispersion de l’inoculum, prolonge la mouillure des tissus et permet la germination des spores. Les épisodes répétés sont plus dangereux qu’un simple cumul isolé si l’humidité reste élevée pendant l’anthèse.
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Grille ARVALIS du risque DON sur blé tendre
La grille ARVALIS classe le risque d’accumulation de DON lié à F. graminearum de 1 à 7. Elle combine précédent, gestion des résidus et sensibilité variétale. Le climat autour de la floraison module ensuite la décision. Pour la campagne 2026, ARVALIS rappelle qu’une variété est dite sensible lorsque sa note DON est ≤ 3,5 et peu sensible lorsqu’elle est > 5,5.
Cette grille évalue le risque de déoxynivalénol associé à certaines espèces de Fusarium ; elle ne permet pas à elle seule d’identifier l’agent d’un épi décoloré. Pour interpréter un résultat, conserver la date de floraison, le précédent, la gestion des résidus et les pluies observées. Un doute sur la qualité sanitaire d’un lot récolté relève d’une analyse adaptée à l’usage prévu.
La réglementation européenne fixe des teneurs maximales pour certains contaminants selon la denrée et sa destination. Une observation visuelle de la parcelle ne mesure pas la concentration en DON du grain : les décisions sur un lot destiné à l’alimentation doivent s’appuyer sur une analyse représentative et sur le seuil applicable au produit concerné.
| Note DON de la variété | Qualification |
|---|---|
| ≤ 3,5 | Variété dite sensible |
| > 5,5 | Variété dite peu sensible |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelles espèces causent la fusariose des épis?
Différentes espèces de Fusarium ou de Microdochium peuvent coloniser les épis décolorés. L’apparence seule ne permet pas toujours de les distinguer.
Quand apparaissent les symptômes?
Généralement deux à trois semaines après la floraison, donc trop tard pour décider d’un traitement.
La grille ARVALIS mesure-t-elle le DON du grain?
Non. Elle évalue le risque de déoxynivalénol associé à certaines espèces de Fusarium. Une observation visuelle de la parcelle ne mesure pas la concentration en DON du grain.





