01 · Référence
Identité : un complexe de maladies de l’épi
Sous l’expression fusariose des épis se cachent plusieurs champignons filamenteux En France l’enjeu le plus critique est souvent Fusarium graminearum parce qu’il provoque à la fois une maladie d’épi et une contamination potentielle des grains par des trichothécènes notamment le DON F culmorum peut également produire du DON D’autres Fusarium - F avenaceum F tricinctum F poae F langsethiae - peuvent être isolés sur épis et contribuer à des flores complexes avec des profils de…
Le genre Microdochium est historiquement rangé dans le même ensemble symptomatique au champ mais il ne s’agit pas d’un Fusarium M majus et M nivale peuvent provoquer des attaques sévères notamment en années fraîches et humides Leur impact porte surtout sur le rendement le poids de mille grains le poids spécifique et sur blé dur…
02 · Référence
Taxonomie et nomenclature utile
Dans les documents anciens ou certaines bases d’usage, on rencontre encore des appellations larges comme « Fusarium roseum » ou « Fusarium nivale ». Pour une base de connaissances moderne, SILLOVA doit privilégier les noms taxonomiques actuels et conserver les anciens termes uniquement comme synonymes historiques permettant de retrouver des références ou des libellés réglementaires.
03 · Référence
Importance agronomique en France et variabilité des campagnes
La fusariose des épis n’est pas une maladie à pression constante Son expression résulte d’un alignement entre inoculum stade et météo Une campagne sèche à floraison peut rendre la maladie marginale dans des parcelles pourtant à risque agronomique alors qu’une série de pluies au même stade peut déclencher des contaminations massives Les campagnes 2024 et 2026 illustrent cette variabilité 2024 a été marquée dans plusieurs régions par des conditions fraîches et humides favorisant fortement Microdochium…
L’enjeu économique dépasse la perte de quintaux Un lot dont le DON dépasse la limite applicable au débouché peut être refusé déclassé ou réorienté Sur blé dur les contraintes technologiques et sanitaires sont particulièrement fortes PMG poids spécifique moucheture qualité semoulière et DON se combinent La protection de l’épi y est donc souvent considérée comme…
04 · Référence
Symptômes : reconnaître une fusariose des épis
Les symptômes deviennent généralement visibles deux à trois semaines après la floraison, donc trop tard pour décider d’un traitement. Un ou plusieurs épillets se décolorent prématurément alors que le reste de l’épi reste vert. L’attaque peut ensuite s’étendre. Avec F. graminearum, le rachis peut être colonisé et des portions entières de l’épi s’échaudent ; des teintes saumon, rose-orangées à rougeâtres peuvent apparaître sur les glumes ou à la base des épillets par temps humide.
Les grains issus d’épis atteints peuvent être petits ridés légers blanchâtres ou rosés avec une baisse de PMG et de poids spécifique L’intensité visuelle n’est toutefois pas un dosage de DON la relation existe à l’échelle d’essais mais un lot peut présenter peu de symptômes visibles et néanmoins contenir du DON ou l’inverse selon la…
05 · Référence
Cycle biologique de Fusarium graminearum
F. graminearum survit entre cultures principalement dans les résidus infectés. Sur ces débris, le champignon peut former des périthèces produisant des ascospores, disséminées par l’air, et des conidies transportées sur de plus courtes distances par les éclaboussures. Cette phase explique pourquoi la quantité et la localisation des résidus à la surface du sol pèsent fortement sur le risque.
Lorsque les épis sont en floraison les tissus floraux constituent une porte d’entrée privilégiée Le pathogène colonise les fleurons puis peut progresser d’un épillet à l’autre via le rachis Le DON n’est pas seulement un contaminant il agit aussi comme facteur de virulence favorisant la progression du champignon dans certains tissus Après infection les grains…
06 · Référence
Microdochium : même symptôme, autre logique de risque
Microdochium majus et M. nivale sont souvent inclus dans le langage agronomique des fusarioses d’épis, mais leur épidémiologie et leur sensibilité aux fongicides diffèrent. Les travaux repris par ARVALIS indiquent que le précédent, le travail du sol et la sensibilité variétale utilisés dans la grille DON de F. graminearum ne prédisent pas correctement le risque Microdochium. Les conditions météorologiques autour de la floraison, notamment fraîcheur, pluie et hygrométrie persistante, sont déterminantes.
La protection chimique est également plus étroite : en 2026, la Note commune et ARVALIS considèrent le prothioconazole comme le seul IDM présentant une efficacité pratique sur Microdochium spp. Les QoI/strobilurines ont perdu leur intérêt du fait de résistances largement implantées, notamment la substitution G143A du cytochrome b.
07 · Référence
Climat : pluie, hygrométrie et température
Le climat autour de la floraison domine le risque final. La période utilisée dans les conseils français est généralement de sept jours avant à sept jours après la floraison. La pluie stimule la production et la dispersion de l’inoculum, prolonge la mouillure des tissus et permet la germination des spores. Les épisodes répétés sont plus dangereux qu’un simple cumul isolé si l’humidité reste élevée pendant l’anthèse.
08 · Référence
Grille ARVALIS du risque DON sur blé tendre
La grille ARVALIS classe le risque d’accumulation de DON lié à F. graminearum de 1 à 7. Elle combine précédent, gestion des résidus et sensibilité variétale. Le climat autour de la floraison module ensuite la décision. Pour la campagne 2026, ARVALIS rappelle qu’une variété est dite sensible lorsque sa note DON est ≤ 3,5 et peu sensible lorsqu’elle est > 5,5.
| Point clé | Repère France 2026 |
|---|---|
| Agents majeurs | Fusarium graminearum ; F. culmorum et autres Fusarium ; Microdochium majus et M. nivale. |
| Enjeu sanitaire | F. graminearum et F. culmorum peuvent produire du DON ; Microdochium spp. ne produit pas de DON mais peut fortement pénaliser rendement et qualité. |
| Fenêtre d’infection critique | Anthèse / début floraison ; période de référence agronomique : environ 7 jours avant à 7 jours après la floraison. |
| Climat F. graminearum | Pluie/humidité à floraison, optimum opérationnel souvent cité autour de 20-22 °C. |
| Climat Microdochium | Temps frais et humide ; optimum opérationnel souvent cité autour de 16-18 °C. |
| Précédents à haut risque | Maïs grain, maïs fourrage et sorgho, surtout avec résidus en surface et travail simplifié. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur identité : un complexe de maladies de l’épi ?
Sous l’expression fusariose des épis se cachent plusieurs champignons filamenteux En France l’enjeu le plus critique est souvent Fusarium graminearum parce qu’il provoque à la fois une maladie d’épi et une contamination potentielle des grains par des trichothécènes notamment le DON F culmorum peut également produire du DON D’autres Fusarium - F avenaceum F tricinctum F poae F langsethiae - peuvent être isolés sur épis et contribuer à des flores complexes avec des profils de Le genre Microdochium est historiquement rangé dans le même ensemble symptomatique au champ mais il… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie et nomenclature utile ?
Dans les documents anciens ou certaines bases d’usage, on rencontre encore des appellations larges comme « Fusarium roseum » ou « Fusarium nivale ». Pour une base de connaissances moderne, SILLOVA doit privilégier les noms taxonomiques actuels et conserver les anciens termes uniquement comme synonymes historiques permettant de retrouver des références ou des libellés réglementaires. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance agronomique en france et variabilité des campagnes ?
La fusariose des épis n’est pas une maladie à pression constante Son expression résulte d’un alignement entre inoculum stade et météo Une campagne sèche à floraison peut rendre la maladie marginale dans des parcelles pourtant à risque agronomique alors qu’une série de pluies au même stade peut déclencher des contaminations massives Les campagnes 2024 et 2026 illustrent cette variabilité 2024 a été marquée dans plusieurs régions par des conditions fraîches et humides favorisant fortement Microdochium L’enjeu économique dépasse la perte de quintaux Un lot dont le DON dépasse la limite… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes : reconnaître une fusariose des épis ?
Les symptômes deviennent généralement visibles deux à trois semaines après la floraison donc trop tard pour décider d’un traitement Un ou plusieurs épillets se décolorent prématurément alors que le reste de l’épi reste vert L’attaque peut ensuite s’étendre Avec F graminearum le rachis peut être colonisé et des portions entières de l’épi s’échaudent des teintes saumon rose-orangées à rougeâtres peuvent apparaître sur les glumes ou à la base des épillets par temps humide Les grains issus d’épis atteints peuvent être petits ridés légers blanchâtres ou rosés avec une baisse de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique de fusarium graminearum ?
F graminearum survit entre cultures principalement dans les résidus infectés Sur ces débris le champignon peut former des périthèces produisant des ascospores disséminées par l’air et des conidies transportées sur de plus courtes distances par les éclaboussures Cette phase explique pourquoi la quantité et la localisation des résidus à la surface du sol pèsent fortement sur le risque Lorsque les épis sont en floraison les tissus floraux constituent une porte d’entrée privilégiée Le pathogène colonise les fleurons puis peut progresser d’un épillet à l’autre via le rachis Le DON n’est… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur microdochium : même symptôme, autre logique de risque ?
Microdochium majus et M nivale sont souvent inclus dans le langage agronomique des fusarioses d’épis mais leur épidémiologie et leur sensibilité aux fongicides diffèrent Les travaux repris par ARVALIS indiquent que le précédent le travail du sol et la sensibilité variétale utilisés dans la grille DON de F graminearum ne prédisent pas correctement le risque Microdochium Les conditions météorologiques autour de la floraison notamment fraîcheur pluie et hygrométrie persistante sont déterminantes La protection chimique est également plus étroite en 2026 la Note commune et ARVALIS considèrent le prothioconazole comme le… [S01][S02][S03]





